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 Réunion des Veuves Noires II

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Ven 11 Mai 2012, 21:59

En me voyant arriver enfin, Aya me taquina gentiment sur le temps qu'avait prit ma toilette avant de me complimenter car le résultat lui paressait très réussit. Pour chacune d'entre nous elle savait avoir un mot aimable et courtois, elle avait un don pour mettre les gens à l'aise. Et puis il y avait déjà une certaine connivence entre celles qui se connaissaient.
D'autres femmes arrivèrent après moi, celle qui fut le plus remarquée fut très certainement Neith dont l'apparition fut agrémenté d'un requiem. Je sourie. Le message était on ne peut plus clair. Notre sœur avait réussit, elle avait prit le pouvoir, elle était devenue un Esprit de la Mort, l'âme des Faucheuses. Son succès me faisait plaisir de bien des manières... Pour elle mais aussi pour ce qu'il nous apportait à nous qui allions conquérir le monde. C'était un pas, au même titre que le couronnement d'Aya qui ne tarderait pas.

Une autre inconnue se présenta, les cheveux courts, roux, une courte robe moulante attachée sur l'épaule avec un très joli plissé figurant une fleur. Je lui adressais un sourire. En fait, nous étions nombreuses, nous autres rousses. Vanille, cette jeune femme et moi même. Aya m'avait parlé de cette femme, une sirène qui appartenait à notre organisation depuis bien longtemps, plus longtemps que moi même. Pourtant je ne l'avais jamais rencontrée encore. Je l'observait attentivement. Avec ses grande boucles cuivrées et ses yeux d'émeraudes elle était une beauté, mais surtout derrière des apparences lisses je devinais une nature impulsive et un zone d'ombre. Puis j’aperçus une petite fille en kimono, elle se rapprochait de Neith et je devinais sa nature d'ombre. Mon cœur se serra au souvenir de mon fils... Elle était bien jeune elle aussi. Mais je chassais le chagrin et lui souriait, j'avais naturellement envie de la protéger mais elle n'en avait sans doute pas besoin car son compagnon s'occupait d'elle.

Aya nous fit un petit discours et nous entraina dans un salon plus privé décoré de motifs de toiles d'araignées et aux couleurs noires et rouges. Elle nous avait préparé une collation, boissons et douceurs étaient au rendez-vous. Je me servais une tasse et humais le parfum. L'arôme m'enivra. L'odeur de la menthe poivrée mélangée à la délicatesse du thé rehaussés par la douceur du sucre. Je sirotais à petite gorgée et toute à mon plaisir dédaignait les sucreries un instant avant de changer d'avis et de déguster des pâtisseries à la pâte d'amande. J'observais ce qui allait se passer.
Au début il y eut un petit silence suivit d'une invitation d'Aya, aux nouvelles ou anciennes, à se présenter.

La petite ombre, Shiro, commença. Elle avait prit le partit de nous aider suite à une invitation de Neith. Je sourie. Elle devait nous servir d'espionne. Ce qui faisait sens, car une enfant passerais facilement inaperçue. Les hommes ne lui prêteraient pas attention et puis, sans doute cela faisait des décennies qu'elle état ombre et derrière une nature enfantine et un peu fofolle se cachait surement un grand savoir. Elle nous présenta une sorte de poupée qu'elle tenait contre elle, c'était son compagnon, un démon. Je lui adressais un grand sourire cette fois. Son exubérance me plaisait. Comme elle adressait un commentaire à Takias concernant sa tenue, j'en déduisit qu'elles se connaissaient déjà, ce qui renforça mon impression.
C'est cette jeune femme rousse et très mystérieuse qui pris son tour ensuite. Elle dégageait une aura de noirceur... Cependant, pour l'instant elle gardait une façade impassible, mais je la sentais bouillir. Moi même je trouvais la situation d'une banalité ennuyeuse... Sa voix était mélodieuse, rappelant celle des sirènes. Cette idée ne fut pas démentie, car elle dit être Vanille Déliana, une proche de la reine Lastraé, et bibliothécaire à ses heures perdues. Je me souvint avoir rencontré cette dernière il y a fort longtemps déjà.
De nouveau un sourire vint étirer mes lèvres. Je la saluais d'un signe de tête.

Il ne restait plus qu'une seule inconnue dans ce cercle. J'étais curieuse d'en connaître plus à son propos. Mon regard se fixa sur son visage. Bientôt nous allions pouvoir passer aux choses sérieuses... Et j'avais hâte, je ressentais le besoin impérieux de bouger, de faire quelque chose !
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Mar 22 Mai 2012, 15:23

Spoiler:

    Je regardais toutes les femmes présentes ici, écoutant mon interlocutrice lorsqu'elle s'adressa à moi. Cette dernière, à l'image des autres était d'une grande beauté, me perdant un instant dans ses yeux turquoises. Je ne lui répondit pas car visiblement, elle avait bien des choses à faire. Quoi qu'il en soit, je restais avec le petit groupe, montrant ainsi ma volonté d'adhérer à leur organisation. Je n'étais pas très bavarde en temps normal mais je savais qu'il fallait que je fasse des efforts afin de m'intégrer convenablement. Je ne devais pas perdre de vue mon objectif, et pour moi, intégrer les veuves noires semblaient être ce qu'il me fallait. Je rejoins le groupe dans la somptueuse salle, regardant une dernière fois la partie publique du Black Widow. Il est vrai qu'un groupe composé uniquement de femme pouvait attirer l'attention, ce qui était justement le cas en ce moment même. Oui, il ne faisais aucun doute que nous serions plus à l'aise dans un endroit privé. Je m'installais dans un des canapés, sur la place de droite et pris une des boissons dans ma main, remerciant du regard la jeune femme qui nous avait concocter tout ceci.

    Le temps fut bientôt aux présentations. Je ne m'imposais pas pour parler, préférant écouter les autres et voir ce qu'il en retournait. J'essayais de peser le pour et le contre des éléments que j'allais leur dévoiler lorsque ce serait mon tour, devais-je tout dire? Il me semblait bien plus honnête de le faire et si ces femmes étaient destinées à devenir semblables à des soeurs pour moi, il valait mieux que je ne leur dissimule rien. La première à se présenter fut une jeune femme-enfant du nom de Shiro. J'essayais de retenir les paroles de chacune, les regardant d'un air attentif et intéressée. Les noms se succédèrent les uns après les autres, certaines des femmes se connaissaient visiblement alors que d'autres non. Il y avait avec nous une sirène, une femme qui disait être très proche de la reine de cette race. Cela m'impressionna légèrement car j'étais bien loin d'avoir atteint ce niveau. Mon attention se porta ensuite sur une jeune femme du nom de Takias qui devait être forgeron de la manière qu'elle parlait des armes. C'était étonnant car tous les forgerons que j'avais pu rencontrer depuis étaient des hommes. Un sentiment de respect naquit donc en moi envers cette personne que je ne connaissais pourtant que depuis quelques minutes à peine. Des visages restaient inconnus pour moi mais, finalement, je décidais de me présenter, souriante.

    « Bonjour à toute. Je m'appelle Edwina, maître mage et compagne du seigneur du tout, Iro. Je suis également couturière à l'atelier Shidori auprès d'un célèbre créateur de vêtement du nom d'Orion. »

    Je fis une petite pause, me disant que, finalement, je n'étais pas si démunie que ça au niveau des personnes qui m'entouraient. Je finis par piquer le sujet au vif :

    « Si je suis ici aujourd'hui c'est parce qu'une femme rencontrée dans un bar m'a dit que j'y trouverais ce que je cherchais. En réalité, j'ai appris récemment que ma famille était un clan composée uniquement de sorcières, un clan célèbre il y a quelques siècles mais dont le nom est tombé dans l'oubli après que les femmes le composant aient trouvé un ennemi redoutable. »

    Je réfléchissais, me demandant si ces femmes étaient intéressées par mon histoire ou non...

    « Je vais vous épargner les détails mais l'une des femmes du clan auquel j'appartiens à demander une puissance colossale pour toute sa lignée à un génie un jour. Celui-ci exhaussa ce vœux tout en y introduisant un malus : si le véritable prénom d'une de ces femmes était connu par un homme, alors ce dernier pourrait faire d'elle ce qu'il désirerait. Ceci est tombé dans de mauvaises oreilles, celles d'un clan de sorciers composé uniquement d'hommes, ceux-ci prenant un malin plaisir à torturer, réduire en esclavage et massacrer les sorcières de mon clan. »

    Je sentais une certaine colère monter en moi mais je continuais tout de même, ma boisson toujours intacte au creux de ma main :

    « Si je suis ici aujourd'hui c'est pour vous rejoindre et me venger de ses hommes en les tuant un par un. »

    J'avais conscience que pour une magicienne, mon discours était plutôt sombre. D'ailleurs, je doutais de rester du côté du bien longtemps si je continuais comme cela. Mais je verrai bien. J'avais finis mon discours, souriant à ces femmes.
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Mar 22 Mai 2012, 18:55

Aya avait écouté chacune d'elles avec attention. La jeune Shiro était amusante et son age la rendait attachante. Mais la belle déchue n'était pas là pour jouer les nourrices, si elle avait accepté son entrée dans le groupe c'était uniquement parce que Neith lui avait assurée qu'elle serait une bonne espionne. Aya n'en doutait pas d'ailleurs, puisque elle-même avait tendance à ne pas se méfier des jeunes enfants. La future reine était pourtant bien plus intéressée par une autre nouvelle. En effet Aya ne cessait de regarder la jeune femme aux cheveux courts d'un blond vénitien. Elle était charmante et dans son apparence on pouvait sentir qu'elle n'était pas habituée à faire le mal autour d'elle. Son aura semblait pure et d'ailleurs au premier regard on pouvait même se demander ce qui l'avait amené ici. Cependant, Aya savait pertinemment qu'il ne fallait jamais se fier aux apparences et que certaines femmes au visage angélique pouvait être les pires serpents. Une preuve vivante se trouvait non loin d'elle, puisque Vanille en était la représentation parfaite. Alors qu'elle attendait son intervention depuis le début, Aya put enfin avoir le plaisir d'entendre la jeune femme blonde parler.

« Bonjour à toute. Je m'appelle Edwina, maître mage et compagne du seigneur du tout, Iro. Je suis également couturière à l'atelier Shidori auprès d'un célèbre créateur de vêtement du nom d'Orion. »

La compagne du Seigneur du Tout, voilà une nouvelle intéressante. Il était certes plus que bon de connaitre des personnes haut placé, mais de là à avoir des relations officielles avec, c'était vraiment parfait. Aya se voyait déjà faire affaire avec lui, se servant de sa "compagne" pour le convaincre de s'allier à elle. Mais tout cela elle le verrait lorsqu'elle serait reine, ce soir elle devrait déjà apprendre à la connaitre pour savoir comment s'y prendre avec elle.

« Si je suis ici aujourd'hui c'est parce qu'une femme rencontrée dans un bar m'a dit que j'y trouverais ce que je cherchais. En réalité, j'ai appris récemment que ma famille était un clan composée uniquement de sorcières, un clan célèbre il y a quelques siècles mais dont le nom est tombé dans l'oubli après que les femmes le composant aient trouvé un ennemi redoutable. »

Aya la regardait fixement, droit dans les yeux, lui signifiant ainsi qu'elle avait toute son attention.

« Je vais vous épargner les détails mais l'une des femmes du clan auquel j'appartiens à demander une puissance colossale pour toute sa lignée à un génie un jour. Celui-ci exhaussa ce vœux tout en y introduisant un malus : si le véritable prénom d'une de ces femmes était connu par un homme, alors ce dernier pourrait faire d'elle ce qu'il désirerait. Ceci est tombé dans de mauvaises oreilles, celles d'un clan de sorciers composé uniquement d'hommes, ceux-ci prenant un malin plaisir à torturer, réduire en esclavage et massacrer les sorcières de mon clan. »

Décidément dès qu'il y avait de la souffrance, de la soumission, de la torture, les hommes n'étaient jamais loin. Une raison de plus pour éliminer les mauvais spécimens.

« Si je suis ici aujourd'hui c'est pour vous rejoindre et me venger de ses hommes en les tuant un par un. »

Aya avait un sourire malsain au coin des lèvres. Ce fameux sourire qui apparaissait lorsqu'elle s'imaginait déjà décimer plusieurs hommes qui l'avaient mérités. Cette histoire l'avait vraiment intéressée, et si Edwinna souhaitait qu'elle vienne l'aider, elle se ferait un plaisir de les tuer avec elle. Une chose était sur, cette petite chasse à l'homme plairait beaucoup à toutes les femmes du clan, et c'était certains qu'elles voudraient toutes lui venir en aide. Aya en bonne cheffe de clan et surtout en première Veuve Noire, lui répondit avec un grand intérêt.

-" Je suis ravie de voir qu'il y a des femmes prêtes à se venger, Edwinna. De nos jours cela se fait rare, comme vous le voyez nous ne sommes pas nombreuses. Malheureusement trop de femmes ont peur des hommes et de ce qu'ils pourraient leur faire en retour, mais nous, nous ne craignons rien. Je suis désolé pour votre famille et je comprends que vous vouliez vous venger, mais même si je me répète, les hommes malheureusement sont toujours derrière ce genre d'horreurs. Et c'est pour cela que nous allons vous aider à faire basculer la balance, bientôt les choses vont changer, car dans l'ombre nous les ferons disparaitre un à un. Et vous verrez que lorsqu'il n'en restera que quelques un ils viendront vous demander pardon, mais il sera trop tard."

Aya but sa tasse de thé puis la reposa sur la table. Elle jeta un coup d’œil, voyant que toutes les autres étaient occupées à discuter entre elles ou à écouter. Elle reposa son regard sur Edwinna, le visage serein comme si elles parlaient du beau temps.

-"J'aimerais en savoir plus sur cette histoire. Cela va peut être vous paraitre étrange mais je voudrais savoir comment elles sont mortes, ce qu'ils leur ont fait subir exactement, ainsi nous pourrons le faire mille fois pire. Ils devront mourir dans la souffrance c'est certain, mais le mieux est de leur rappeler pourquoi juste avant de les laisser mourir comme des chiens. Leur faire subir les mêmes sévices que leurs victimes leur rappellera à quel point ils ont été des monstres. La roue tourne on le sait bien, mais eux apparemment ne le savent pas, il faut leur rappeler. Dites-moi je vous écoutes, enfin si vous le savez bien sur. N'ayez pas peur des mots, nous ne serons choqué de rien."


Elle se resservit une tasse de thé puis prit un petit gâteau sec qui se trouvait face à elle. Elle grignotait avec élégance, tout en écoutant ce qu'Edwinna aurait à lui dire. Elle commencerait ainsi déjà à se faire une image, à se faire le plaisir de les exterminer dans son imagination.
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Mer 23 Mai 2012, 17:36

Spoiler:

    J'étais réellement heureuse de voir que mon histoire intéressait au moins l'une des veuves noires, une femme qui s'empressa de m'interroger sur la mort des membres de ma famille. Je savais que ce qu'elle disait à propos de la vengeance, du fait de faire payer à ces hommes de la même manière qu'ils avaient torturés les membres de mon clan, oui, je savais que ce qu'elle disait était juste, que je ne devais faire preuve d'aucune pitié. Pourtant, au fond de moi, je m'imaginais mal agir à leur égard de cette façon, je ne me voyais pas torturer quelqu'un, le faire souffrir. Je savais que je le devais, qu'il fallait que je leur montre ce dont mon clan était capable. Et j'avais un avantage considérable sur les autres Syrkell car je n'avais pas grandi auprès d'elles, je demeurai donc inconnue pour les sorciers du clan Taimon. De plus, mon statut de magicienne et mon don de modification de l'apparence faisait de moi la clef parfaite de la réussite. Seulement, j'étais bel et bien bénéfique, chose qui n'allait pas tarder à changer selon Melinda, ma mère. Je devais me montrer à la hauteur du rang qui était à présent le mien. Après tout, je n'étais plus Edwina, une magicienne ayant été recueillie par des ondins quand le bateau de son père avait brûlé en mer. Non, j'étais l'héritière de tout un clan, celle vers laquelle les yeux des dernières survivantes étaient rivés. Je souris donc à Aya :

    « Merci beaucoup de l'aide que vous me proposez. Je saurai vous la rendre bien évidemment, comptez sur moi. »

    Je pensais que la remercier était la première chose à faire. Après tout, quelque soit l'alignement de chacun, la politesse était importante non? Je réfléchis un instant sur comment raconter ce qu'elle me demandait. Le mieux, je pensais, était de commencer à la source, quelques explications complémentaires sur mon clan.

    « Il faut savoir que les sorcières de mon clan ont de tout temps chercher la puissance, tant magique que dans le mariage ou l'accouplement. Pour elles, le sexe ne servait qu'à arriver à leur fin : faire une descendance toujours plus puissante. Leurs pouvoirs magiques étaient par le passé tels qu'ils attiraient beaucoup d'hommes puissants, le marché qu'elles proposaient étant plus qu'alléchant. En réalité, si de l'union un garçon naissait, alors elles l'élevaient jusqu'à la mort de son père, celui étant ensuite réincarné par leurs soins dans son fils, lui donnant une double puissance ainsi que la jeunesse. En revanche, si une fille naissait, c'était l'inverse, elle était élevée par son père jusqu'à ses dix ans, et lorsque celui-ci décédait, la puissance de ce dernier lui revenait. »

    Aya devait sans doute se demander où je voulais en venir mais je préférai continuer car, si elle en avait marre de mon récit, elle pouvait bien entendu m'interrompre.

    « Il faut savoir que je n'ai pas reçu cette éducation, le bateau de mon père coulant en mer, moi à son bord. J'ai donc été élevée par des ondins avant de découvrir plus tard que j'étais en réalité magicienne. Normalement, j'aurai dû devenir sorcière, mais le destin en a voulu autrement visiblement. »

    Je fis une courte pause, enchainant sur la suite qui était bien plus intéressante :

    « Toujours est-il que l'origine du clan Taimon vient de cette sélection du mâle chez mon clan. Un homme un jour s'est épris d'une de mes ascendantes. Malheureusement, il ne répondait pas aux critères de puissance exigés par le clan et se fit rejeter. Plus tard, il trouva une épouse avec qui il eut un garçon. Seulement, cet homme n'aimait pas sa femme, rêvant que de cette sorcière qui l'avait envoûté au plus profond de lui. Le petit garçon grandit donc en voyant sa mère souffrir des sentiments non partagés qu'elle éprouvait et se promit de se venger. Plus grand, il constitua un groupe dont le seul but était l'élimination de ce clan et lorsqu'il prit conscience que trouver le prénom de l'une de ses femmes la condamnait, il prit les dispositions nécessaires pour ce faire, devenant l'un des plus grands mages dans son domaine : la potion de vérité. »

    Je repris mon souffle, buvant enfin une gorgée de la boisson que je tenais dans la main. Je fus alors envahie par les souvenirs de mon enfance, lorsque je buvais cette mixture des océans que j'adorai. Je regardais Aya puis repris, lui fournissant enfin ce qu'elle souhaitait :

    « Les sorcières de mon clan furent alors toutes décimées une à une. Beaucoup furent brûlées vives sur des bûchers mais certaines devinrent les esclaves du clan Taimon, condamnées à une vie de soumission, se faisant torturer, violer, sodomiser brutalement, cracher dessus en public. On en obligea certaines à dévoiler les magies secrètes du clan, tout ce qui consistait en la nécromancie mais également le contrôle des serpents qui se fondent dans la chevelure des plus fortes d'entre nous. Certaines furent même obligées de vendre leur sœur, leur mère, leur fille, obligées de les tuer, de les torturer. »

    Je m'arrêtais un instant :

    « Il faut savoir que dès que le prénom d'une des femmes de mon clan tombent dans les mains d'un homme, il peut faire d'elle ce qu'il veut, ou lui faire faire ce qu'il veut. Il n'y a pas de limites à la cruauté, seule la mort a délivré les femmes de mon clan, comme une amie qui venait les tirer de l'enfer. »
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Mer 23 Mai 2012, 18:02

Jusque là je mettais contenté de jouer la carte du silence, mais la petite magicienne était en train d'attirer mon attention, bon ou mauvais augure, toujours était-il que je prêtais dès à présent une oreille attentive à leur discourt, ignorant la boisson que je tenais ou Bast qui, dignement assise baillait aux corneilles. Une magicienne qui rejoignait nos rang, voilà qui n'était pas banal, et je ne savais que pensé des capacités de cette dernière, cependant je savais qu'en devenant l'une des nôtres elle deviendrait une autre. Cette pensée étira un sourire paresseux sur mes lèvres. Immobile comme une statue dans ma grande robe rouge j'écoutais avec la plus grande attention ce qu'elle aller répondre à Aya.

J'en apprenais beaucoup tout en restant silencieuse, oui, une magicienne dans un clan de sorcier, voilà qui n'était pas banal. J'écoutais cette jeune femme avec discrétion néanmoins, chacun de ses mots conduisait a m'en apprendre un peu plus et s'était trop intéressant pour que je cesse d’épiés cette conversation. Bast gronda légèrement d’ennuis, je n'en avais cure cependant. Les courtes poses de cette femme m'agaçais mais je le dissimulé, après tout je n'étais pas facile dernièrement, et les soucis des Ombres ainsi que leur crainte n'avait de cesse de m'énerver. Un être voulait nous nuire, à nous les Ombres et pourtant j'étais là, avec mes sœurs à me tourner les pouces. Chassant ses pensées je buvais une nouvelle gorgé du nectar dans mon verre, reportant mon attention sur la magicienne. Je m'approchais une fois son discourt finis, ma voix se fit plus douce.


"Mais la Mort dernièrement n'est plus ce qu'elle était. Nous serons toutes là pour t'aider dans ta quête."

Je m'arrêtais avant de scruter une a une les Veuves Noires, finalement je décidais qu'il était temps de leur parler, inutile de cacher le lourd secret des Ombres à mes sœurs, elle finirait par comprendre que quelque chose clochait, m'adressant à toute je reprenais parole.

"Masha, je sais que je t'avais promis de mener l'enquête davantage pour te soutenir dans ton épreuve, malheureusement, depuis peu les gens meurent mais aucune Ombre ne peut emmener leur âmes, pires encore ses âmes disparaissent et les corps reprennent vie, créature décharner aux regard vide et fou. Certaine d'entre vous ont peut-être remarqué que je ne participe guère jusque là. Et bien voilà, le peuple des Ombres a besoin de leur souveraine, mais moi je vais avoir besoin de vous pour découvrir qui veux nuire aux Ombres, et à travers elle me nuire, donc nous nuire à toutes."

Je n'avais pas besoin d'en dire plus, je savais mon regard assombris, oui, celui qui s'attaquait aux Ombres s'en prenait aussi à moi et indirectement à mes sœurs puisque occupé je ne pouvais les soutenir convenablement. Je repris parole d'une vois plus douce, m'adressant a Edwina.

"Tous ceux qui meurent ne recevront pas le repos qui leur est due tant que je n'aurais pas réglé ceci."

Et forcément je sous entendais par là que celle de son clan ne recevrait plus rien de la Mort. J me retournais, approchant de Bast, lui accordant une caresse avant de regarder Shiro, puis toutes les autres une nouvelles fois. Je n'avais pas besoin d'en dire plus, je ne le voulais pas et je trouvais toute autres discutions futiles à présent, il me fallait devenir plus forte et bien qu'aimant mes sœurs, il me tardait déjà de partir, je retenais cependant cet envie car être avec elle me permettait aussi de songer à autre chose, bien que s'était difficile au vue des conditions.
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Dim 27 Mai 2012, 15:06

~La petite Ombre termina son dialogue avec Takias, cela lui avait fait plaisir de la revoir. La petite fille rougit légèrement à la dernière remarque de l'Elemantal. Elle se rassit ensuite pour écouter une ancienne du groupe qui revenait chez les Veuves Noires. La jeune fille aimable, sourit à la demoiselle qui faisait parti de l'entourage de la Majesté des océans. Shiro frémit doucement, les dames présentes n'étaient pas des femmes ordinaires, toutes semblaient être de grandes et puissantes combattantes. Mais, la jeune fille c'était fait la promesse de devenir aussi un redoutable adversaire pour ce qui se dresseront sur son chemin. Elle avait juré de maîtriser la magie sur le boue des doigts, c'était ça, sa motivation. A la suite de sa réflexion, elle releva la tête pour écouter la jeune femme qu'elle n'avait jamais aperçu. Il s'agissait d'une magicienne du nom d'Edwina. 

Elle leur raconta son histoire qui expliquait sa venue chez les Veuves Noires. Elle semblait cherche vengeance et était arrivé ici pour trouver de l'aide. Cela rappela à Shiro, le massacre qu'elle avait fait auprès de toute sa famille. En y repensant, la jeune Ombre ne regrettait pas le moins du monde, se qu'elle avait fait à toute sa famille, pour elle, s'était le sort qui leur était réservé et le plus juste qu'elle avait fait. Elle pouvait constatait par le rapport d'Edwina et la suite du discours pas Aya, que les hommes étaient toujours dans le coup. Mais, Shiro était trop petite pour comprendre pourquoi les hommes faisaient de telles choses et, elle était persuadée que Kuro ne ferait pas un tel acte. Même si, par le passé, les choses n'avait pas était facile pour lui et quand plusieurs longue années, il avait beaucoup changé, elle restait sûre et certaine que Kuro avait un bon fond, bien qu'issu d'une race maléfique. Elle se permit de dire à l'intention de la magicienne,

"Moi, je pense que si on cherche la vengeance, on doit pouvoir la trouver... La vengeance est une chose abstraite parfois, mais elle est souvent très simple de compréhension car elle n'a qu'un but, faire payer à quelqu'un de façon équitable, la même chose qu'il nous a fait ou qu'il a fait à quelqu'un qu'on aime. C'est ça, la vengeance, c'est comme une balance, quand un des plateaux est trop lourd, il faut rétablir l'équilibre..."

Shiro avait fermé les yeux, se sujet, elle le connaissait presque par coeur. C'était le premier pas qu'elle avait fait vers les Ombres. Elle rouvrit les yeux, sa tête baisse, observant la poupée de soie qu'elle tenait... Elle décida d'écouter la suite du récit de la jeune femme. L'Ombre releva sa tête et saisit avec rapidité, un petit biscuit sablé qu'elle dévora morceau par morceau, sans se presser. Elle reporta son attention sur la magicienne et son histoire. Au passage, elle jeta un coup d'oeil à Neith et Bast qui semblait assit paisiblement. Elle capta quelques paroles de son amie, comme ça, des créatures sans âme commençait à apparaître... Est-ce à cause que les Ombres sont trop peu nombreuses ou trop peu puissantes pour arrêter ses êtres et amener comme il se doit les âmes au pays de la Mort... L'Ombre fronça les sourcils, si ces créatures nuisaient aux Ombres, cela pourrait mal finir pour toutes les autres races... Cette information accentua l'envie de la petite de devenir plus forte, de devenir une gardienne du sceau. Elle adressa quelque mots à sa Reine,

"Tu sais Neith, tu peux avoir confiance dans toutes les Ombres, je suis sûre qu'ensemble, on peut arrêter se fléau. Nous sommes tous à ton service et notre devoir est d'amener les âmes au berceau de l'au-delà, c'est notre devoir à tous, pas qu'à toi. Je te promet Neith, que je ferais tout pour devenir plus forte et t'aider du mieux que je peux, je suis convaincue que toutes les autres Ombres pense comme moi, tu es vraiment une super Reine. Tu ne dois pas être toutes seules à porter se fardeau, c'est tous ensembles que nous devons le porter"

Elle fit un sourire à Neith, voulant la rassurer et lui montrer qu'elle pouvait entièrement compter sur elle et sur toutes les autres Ombres. Shiro était convaincu que, parmi ses semblables, certains étaient bien plus forts qu'elle et, la petite fille voulait faire parti de ces gens-là. Devenir plus fort pour défendre ses semblables, ses soeurs et tous le monde, voilà sa nouvelle motivation... La jeune Ombre était bien déterminée à réussir quelque chose dans sa vie...
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Lun 28 Mai 2012, 16:46


Vanille écoutait attentivement les paroles de la jeune inconnue, Edwinna de son prénom, qui conta rapidement l'histoire de sa famille. La sirène, qui depuis son arrivée semblait plutôt distante, se pencha inconsciemment pendant le récit de la nouvelle venue, légèrement courbée sur elle-même, les coudes sur ses genoux, elle enroulait automatiquement quelques boucles rousses entre ses doigts. Ce genre d'histoire, digne des contes et des aventures les plus horribles de la littérature que l'ondine entant que bibliothécaire ne connaissait que trop bien, fascinait la demoiselle. Elle imaginait aisément les scène dépeintes par Edwinna, la torture le supplice et les viols, les femmes brûlées vives surement sur une grande place, face à un immense public laissant éclaté sa joie, comme un spectacle offert à ses chiens. En y réfléchissant à deux fois, la sirène se demanda si elle n'avait pas déjà lu quelques vieux écrits sur l'histoire de cette jeune femme, qui lui disait vaguement quelque chose. Peut-être que quelques documents se trouvaient dans les archives et qu'elle les avait lu pendant qu'elle s'ennuyait, ou alors, des personnes assistants à ses scènes d'horreurs s'inspirèrent de ses faits pour leur ouvrages. Peu importe.

Vanille observa quelques brefs instants la magicienne, une lueur énigmatique et indéfrichable illuminant ses prunelles d'émeraude. Soudainement, quelque chose lui revint à l'esprit:

« La compagne du Seigneur du tout?»

Elle se souvint avoir déjà croisé Iro, il y a quelques temps déjà. Il était dans un état lamentable, quelque chose semblait lui manquer. Certainement cette charmante femme... Un large sourire étira les lèvres roses de l'ondine qui laissa quelques notes de son rire cristallin monté dans les airs.

« En tout cas, Edwinna, tu pourra compter sur moi. Tu as tout mon soutien et mon appui. Je serai ravie de te venir en aide, de quelque façon que ce soit. N'hésite pas à me contacter si tu en éprouve le besoin.»

Vanille s'étonna elle-même, ce n'était pas vraiment dans ses habitudes de prononcer de tels mots, et pourtant, elle venait de le faire. Peut-être que l'idée de vengeance lui plaisait, à moins que ce soit la sanglante histoire. Dur à dire. Puis, Vanille tourna la tête vers Neith, quelque peu étonnée par ses propos. Voilà qui n'était pas commun, et l'Ombre avait l'air des plus soucieuse, l'inquiétude se lisait clairement sur son doux visage. La jeune femme s'étira furtivement, se remettant ainsi bien droite. Le regard légèrement dans le vague, elle se perdait peu à peu dans ses pensées. Après quelques courts instants de réflexion, elle ajouta:

« Neith, tu sais, j'ai un pouvoir qui me permet de contrôler les morts. Leur cadavre en décomposition, les squelettes. Je sens ainsi la présence des morts. C'est temps-ci, je n'en croise que très peu, je ne sens rien que je pourrais influencer magiquement.»

C'était tellement rare qu'elle parle aussi sérieusement. Et pourtant, sous ses airs enfantins et malicieux se cachaient bien des choses... Des choses étonnantes et inattendues. Ce qu'elle préparait par exemple, qui oserait croire qu'elle pouvait commettre de telles choses? Elle cachait tellement bien son jeu sous le masque de la joie de vivre et de la pureté.

Vanille baissa les yeux, observant Shiro après son petit discours enflammée. Cette petite allait surement instaurer une ambiance bien particulière au sein des Veuves Noires.

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Mar 29 Mai 2012, 02:54

    Une fois mon discours fini, une autre femme prit la parole, visiblement la reine des ombres à en croire ses mots. Ce qu'elle nous apprit me laissa perplexe, notamment lorsqu'elle précisait que ce nouveau fléaux voulait nuire aux ombres. Bien entendu, je n'étais point reine d'une race et peut-être n'avais-je pas assez d'expérience pour avoir une réflexion correcte mais je pensais qu'en faisant cela, la ou les personnes à l'origine de cet étrange phénomène, ne souhaitait pas nuire qu'aux ombres. Bien entendu, cela leur nuisait, mais pourquoi penser que cela s'adressait à cette race en particulier? N'était-ce pas juste la conséquence de quelque chose de beaucoup plus important, quelque chose qui allait détruire bien des institutions? Car d'après les connaissances que j'avais dans ce domaine, cela nuisait sans doute également aux anges et aux démons, cela nuisait à tous les êtres, au cycle entier de la vie, car sans âme, la réincarnation était impossible. Je réfléchissais sans partager mon avis avec les autres, comprenant petit à petit l'ampleur du phénomène. Si ce qu'elle disait était vrai, plus aucun être ne pourrait être créé, une fois que les ombres seraient à court d'âmes, plus aucun enfant ne pourrait naître, ou alors des enfants sans vie, morts nés. J'espérai secrètement que cette femme ne croit pas que cela ne nuirait qu'aux ombres et uniquement à elles, qu'elle n'en fasse pas une affaire de race.

    Quoi qu'il en soit, j'avais envie de me renseigner sur le sujet car, comme je l'avais dit plus tôt, ma famille avait deux spécialités : la chevelure de méduse et la nécromancie. Et ce qu'elle décrivait me paraissait être une sorte de nécromancie plus évoluée. Car je possédais moi-même ce pouvoir, celui de prendre possession des morts. Mais ce que je ne comprenais pas, c'est que les personnes qui mouraient se transformaient directement en zombis. Et si tous les défunts suivaient le même schéma, cela voulait dire que la ou les personnes derrières tout ça étaient fortes, très fortes, qu'elles avaient trouvé le moyen de faire ce que bon nombre d'individus n'avaient jamais réussis à faire. Mais dans quel but? Je me questionnais toujours, cherchant une raison. Pourquoi vouloir que le monde se fige? Etait-ce un désir d'extermination totale? Etait-ce pour asservir les êtres? Il me manquait des éléments pour pouvoir trouver la solution à cette équation mais je comprenais une chose : l'avenir était incertain, et cela allait bien au delà de mon histoire de clan. Peut-être que les sorcières restant dans mon clan savaient quelque chose à ce sujet? Peut-être étaient-elles derrière tout cela? Je devais aller les interroger, je devais savoir.

    Je repensais à ce qu'avait dit Shiro à propos de la balance. Oui, il me semblait équitable de rétablir cette dernière pour le clan Taimon qui avait massacré les sorcières de mon groupe, mais peut-être que dans le futur je ne souhaiterai pas l'équilibrer, peut-être voudrais-je la faire pencher de nouveau. Je ne savais pas mais je ne cessais de me répéter ce que m'avais dit Melinda, ma mère : un jour le mal s'emparerait de moi, c'était inéluctable car la noirceur de mon sang rattraperait les principes de mon éducation. Alors je me demandais si l'avenir lui donnerait raison ou non, si j'étais condamnée à devenir moi aussi sorcière ou à rester magicienne? C'était un sujet qui m'effrayait quelque part mais qu'il me fallait apprendre à apprivoiser. J'avais répondu à Vanille lorsqu'elle m'avait proposé de la contacter si j'avais besoin d'elle par une phrase toute simple :

    « Merci beaucoup de ton soutien. J'y penserai. »

    Je n'osais trop m'aventurer dans un chemin glissant, je ne préférai donc rien promettre car si le destin en voulait ainsi, je devrai surement affronter seule les Taimon. Je n'espérai pas, réellement, mais cela se pouvait. En tout cas, savoir que je pourrai compter sur d'autres femmes, des femmes qui me comprenaient, me rassurait en quelque sorte. J'attendais de voir les réactions des autres à tout ceci, aussi bien mon histoire que celle de Neith, bien que la sienne semble bien plus importante. Quoi qu'il en soit, je ne tarderai pas à partir car depuis quelques temps, mon emploi du temps était bien chargé et je devais trouver la première Syrkell dans le sous bois maudit.
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Jeu 07 Juin 2012, 15:05

Spoiler:

Enfin cette énigmatique blonde au cheveux courts prit la parole. Je la fixais intensément particulièrement concentrée sur ses paroles. Elle se nommait Edwina,compagne du Seigneur du Tout et magicienne de son état et employée par le célèbre designer Orion. Je haussais un sourcil appréciateur. Voila une demoiselle qui avait des relations... Ces personnes ne m'étaient connus que de renom, je n'avais pas eut l'occasion de les rencontrer... Pas encore tout du moins. Mais je devais avouer que la réputation d'indifférence du sieur Orion me titillait. Pour moi c'était un défi, très alléchant d'ailleurs et j’escomptais bien le rencontrer un jour ou l'autre... Alors je vérifierais les rumeurs par moi même. En fait je commençais à avoir un certain entrainement avec Jun, avec lui la situation n'avait guère évoluée depuis son retour, pourtant je ne perdais pas espoir. La persévérance était mon meilleur atout... Un jour une occasion se présenterais, une ouverture et ce jour là, je serais là, lovée comme un serpent prête à en profiter. Après tout n'était-il pas ma faiblesse ? Celui dont l'absence me fragilisait, dont la présence m'exaltait ? J'eus un sourire en coin, Aya devait être l'une des rares à savoir, peut être Takias s'en était-elle aperçue à l'occasion de fêtes... Sinon Imrinn était le seul dépositaire de mon secret, mais ses lèvres étaient scellées. En lui je pouvais avoir toute ma confiance.

L'histoire d'Edwina était bien sombre. Ses ancêtres formaient un puissant clan de femmes, mais comme toujours les hommes ne peuvent supporter que les femmes les surpassent, ils ne savent contrôler ni leur pulsions, ni leurs passions, ni leur égo démesuré. J'eus un rictus de dégout à l'évocation de ce triste constat que j'avais déjà eut l'occasion de faire à de nombreuses reprises. Alors bien sur, ces êtres méprisables n'avaient eut de cesse de détruire ces femmes. En découvrant leur faiblesse ils avaient pu les asservir et alors leur comportement avait été abjecte. La haine brillait dans mes yeux à l'évocation de ces fait et quand certaines de mes sœurs assurèrent notre cadette de leur aide pour sa vengeance, j'acquiesçais. Il était certain que si je croisais un seul sorcier de ce clan je lui ferais subir mille tourments, je ne le laisserais pas mourir avant que son cœur ne soit tellement partagé entre la haine et l'amour qu'il me vouera qu'il en deviendra fou à lier. Alors dans son cœur déchiré j'insufflerais mon poison. Je me délectais déjà de ce que je leur ferais subir. Sans doute il me faudrait tuer quelques hommes cette nuit avant de pouvoir retrouver la sérénité et le repos. Qu'importe j'avais vu une proie un peu plus tôt.

Me détournant de ces pensés je reportais mon attention vers Neith qui venait de prendre la parole d'un air grave. Elle semblait tourmentée. C'est à moi qu'elle s'adressa, elle me dis que malgré la promesse qu'elle m'avait faite concernant le meurtrier de mon fils, elle se trouvait bien en mal de la tenir. Toutes les âmes disparaissaient avant d'avoir pu être escortées et pire les corps reprenaient vie. Je me crispais. Encore maintenant j'étais très susceptible concernant tout ce qui se rapportait à mon fils, son évocation m'étais douloureuse. Mais plus que mon intérêt personnel, c'est le danger touchant ma soeur tout particulièrement qui perturba. Tout d'abord, cela voulait dire qu'elle perdait en puissance et de ce fait, notre groupe également. Mais pire encore, si aucune âme échappait à la règle la situation était dramatique. Cela impliquait une personne ou un groupe terriblement puissant. C'était ce monde que nous voulions soumettre à nos règles qui allait être détruit et qui allait nous échapper sans parler de ma vengeance... Je fronçais les sourcils et me crispais de plus belle. Shiro assura sa reine du soutien de son peuple, tandis que Vanille confirmait qu'elle ne pouvait plus utiliser sa nécromancie faute de support.
Je jetais un coup d'oeil rapide et anxieux vers Aya. Les implications étaient !multiples et gravissimes. Enfin je pris la parole.

"Neith, peu importe la mort de mon fils et mes désirs de vengeances dans la présente situation. Je comprends ta position. De mon côté je vais faire tout mon possible au sein de l’Échiquier et d'autres réseaux de ma connaissance pour cerner le problème, sa progression et enquêter sur son origine. Aya je pense que tu as fort à faire auprès de ton peuple, aussi je ne t'en voudrais pas si tu ne peux guère être présente, Jun et moi nous efforceront de préparer du mieux que nous pourrons des forces armées pour lutter contre ces êtres si la situation devait devenir incontrôlable...
Quand à toi Edwina, sache que je suis de tout cœur avec toi et que si tu le veux bien je me ferais un plaisir de t'aider dans ta tâche..."


Je me sentais bouillir, ma voix avait sans doute eut cet accent de passion et cette flamme du combat qui s'allumait parfois en moi. Déjà je réfléchissais follement aux stratagèmes qui pourraient être mis en place pour remédier à la situation mais surtout à ceux qui m'amèneraient à une position avantageuse.

[heu je me suis un peu emballée concernant l'échiquier donc si jamais ça ne va pas, ou si il y a un problème de chronologie concernant Jun, je peux modifier Réunion des Veuves Noires II - Page 2 Hane64 ]
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Lun 02 Juil 2012, 13:48

Spoiler:

Aya écoutait attentivement les diverses révélations d'Edwina. Elle était écœurée de savoir ce que ces hommes avaient pu faire à son clan. Elle n'était pas du genre sensible à ses descriptions, non rien à voir, c'était le fait de savoir qu'ils vivaient toujours paisiblement qui lui donnait la nausée. Il fallait absolument trouver un moyen de l'aider. Elle ne viendrait pas empiéter sur son terrain et ne lui volerait pas sa vengeance, mais si Edwina avait besoin d'informations ou d'un coup de main, elle n'hésiterait pas une seconde. La jeune femme savait à quel point la vengeance était meilleure lorsque l'on appliquait celle-ci nous-même. Il était donc normal de ne pas lui retirer ce plaisir. Aya la laissa finir son récit, puis voyant que d'autres mouraient d'envie de lui répondre et de lui proposer son aide, elle se leva lentement et quitta un instant la salle de réunion. Elle remonta les escaliers qui la menait à son salon, son appartement se trouvant juste au dessus du cabaret. Sowelu était présente, elle nettoyait le logis comme à son habitude et préparait quelques petites douceurs pour plus tard. Elle était au petit soin pour sa maitresse et adorait lui préparer des petites choses délicieuses à manger. Aya n'était pas une grande amoureuse de ce principe de manger, mais la fraicheur d'une salade de fruit ou un thé subtilement parfumé lui procurait bien plus que quelques gâteaux.

Elle n'était pas monté pour échapper à ses amies, encore moins pour surveiller sa servante, elle était venue pour chercher quelque chose d'important. Cette dernière avait fait préparer une petite surprise, encore une nouvelle. La dernière fois elle avait offert un diadème qui permettait ainsi aux Veuves Noires de communiquer entre elles sans avoir besoin de se voir. Elles pouvaient donc communiquer par télépathie et se donner rendez-vous de la façon la plus discrète. Ce charmant bijoux avait fortement plut à ses chères amies, elles ne s'attendaient surement pas à être gâtées de la sorte. Loin de n'être qu'un cadeau pour se faire apprécier, elle avait surtout choisit cela pour souder une bonne fois pour toute leur lien si étroit. Aujourd'hui, elle apportait un autre bijoux. Quelque chose de plus discret, enfin pas tout à fait mais il était plus petit tout de même. Aya se rendit donc dans sa chambre puis ouvrit sa malle qui contenait beaucoup d'objets, des souvenirs et autres breloques. Dans sa grande malle de bois et de cuir se trouvait un petit coffre. Le coffret était fermé avec une clés qu'elle avait simplement gardé sur elle par précaution. Elle se saisit du coffret puis passant de nouveau dans le salon, elle demanda à Sowelu de la suivre et d'apporter une autre théière car le thé commençait à manquer. Celle-ci s’exécuta donc tout en sourire.

La futur reine descendit les escaliers et retrouva ses amies. Masha était justement en train de parler et s'adressa à elle dans ses paroles. Aya ne répondit rien, elle approuvait tout à fait ce qu'elle venait de dire. Masha était une personne très importante pour elle et elle la connaissait suffisamment pour savoir qu'elle n'aurait pas besoin d'elle pour arriver à ses fins. Cependant, elle serait ravie de l'aider, pour le moment elle ne pourrait rien lui promettre et devrait attendre de voir ce que son futur rang de reine l'obligerait à faire. Elle ne voulait pas promettre son aide si jamais ses prochaines responsabilité lui prenaient trop de temps et l'empêchait de tenir parole. Elle se contenta donc de sourire de façon à exprimer qu'elle était d'accord mais n'en dirait pas plus pour le moment. La jeune femme se replaça à l'endroit où elle était assise précédemment, puis posa le coffret sur la table. Une fois que tout le monde posa son regard sur elle, surement curieux de savoir ce qu'elle allait leur montrer, elle prit enfin la parole à leur attention à toutes.


-"Mesdemoiselles, j'ai une surprise pour vous. C'est une petite attention qui , je penses, devrait vous plaire. Certaines possèdent déjà un diadème que je leur ai offert à notre première réunion, il est donc normal d'apporter quelque chose pour la seconde. Et puis ce petit présent est assez particulier."


Aya prit la clés qu'elle avait caché dans son décolleté puis ouvrit le coffret. En l'ouvrant elle fut ravie de voir les nombreux joyaux scintiller à la lumière. Dans le coffret se trouvait plusieurs bagues identiques. De magnifiques bijoux représentant une veuve noire sur sa toile, tenant entre ses pattes un magnifique saphir. Ces bagues n'étaient pas de simples bijoux, elles étaient une arme particulière, quelque chose de discret et pratique pour tuer sans se faire remarquer. Elle les sortit une à une et les donna à chacune des femmes présentent autour de la table, même la plus jeune des demoiselles. Cela méritait un peu plus d'explications.

-"Voici de magnifiques bijoux que vous aurez le loisir de porter fiérement en pensant à notre clan. Je dois avouer qu'elles ne sont pas simplement belles, mais aussi dangereuses. Pourquoi cela? Et bien tout simplement parce qu'elles contiennent un poison mortel. Il vous suffit de la porter, et au moment ou vous souhaitez empoisonner votre proie, vous devrez simplement le désirer fortement. La bague sera un peu comme une extension de votre corps, ressentant ainsi votre désir de mort. Ainsi, une aiguille minuscule sortira de dessous l'anneau, ainsi vous pourrez simplement poser la main sur la personne, lui caresser la joue, lui attraper le bras, tout est possible. Une fois la piqure faite, il ne lui restera plus que quelques heures à vivre, des heures douloureuses puisqu'il mourra lentement dans l'agonie. Je vous laisses donc choisir le doigts qui vous plaira pour la porter, elles s'ajusteront à votre main c'est une matière particulière, elle se moule sur la personne et comme je vous l'ai dit elle devient comme une partie de vous-même. Des questions?"

La jeune femme portait sa bague sur la main droite. Elle referma le coffret à présent vide et vint s'assoir tranquillement dans son fauteuil attendant les questions de ses amies.
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Lun 02 Juil 2012, 21:23


Lentement, Vanille tourna la tête et laissa son regard d'émeraude vagabonder dans les environs, s'arrêtant sur quelques détails appréciables. Silencieuse, elle se contentait d'observer les meubles, ne se préoccupant plus des jeunes femmes qui discutaient. Il était déjà miraculeux qu'elle se soit intéressée aussi longtemps à la conversations et aux veuves noires présentes, mais à chasser le naturel, il revenait au galop. Distraitement, la jeune femme enroulait les longues boucles cuivrés autour de ses doigts avant de les laisser rebondir doucement. Pendant plusieurs dizaines de secondes, la sirène se désintéressa de son entourage, qui n'avait pour elle qui si peu de valeur. Si elle tentait réellement de porter attention à ces demoiselles, elle n'y parvenait simplement pas. Elles n'avaient pas ce petit quelque chose, du moins aux premiers abords, qui captivait un tant soit peu l'ondine, même s'il était dur de se montrer sous son meilleur jour parmi d'autres. Qu'importe, le résultat était là. Lorsque la voix d'Aya retentit, s'engageant alors dans un long monologue passionné, Vanille ne dédaigna tout d'abord pas la regarder, préférant continuer à contempler les meubles et les tapisseries. Mais après quelques phrases prononcées, elle accorda enfin un regard à la déchue qui présentait fièrement à ses convives le présent qu'elle leur offrait.

Vanille baissa ses prunelles à l'éclat malicieux sur le petit bijou qu'elle avait maintenant entre les mains. Un sourire amusé étira ses lèvres au fur et à mesure qu'elle regardait la petite bague montée d'une araignée qui gardait précieusement entre ses pattes un saphir éclatant. Une pierre bleue? Absolument pas les préférés de l'ondine qui n'appréciait guère la couleur, ayant un petit penchant pour tout ce qui était rouge, blanc ou vert. Et la veuve noire habilement sculptée n'était pas, du moins de son avis, du meilleur goût. En plus de ne pas être forcement très esthétique, ce n'était guère un signe discret et subtile. La prochaine fois, Aya n'aurait qu'à créer des vêtements ou serait brodé en lettres épaisses et majuscules « Je fais partie du groupe secret des Veuves Noires.». Tant qu'à faire, autant être directe. Après ces quelques pensées ironiques et acerbes, Vanille releva ses grands yeux remplis d'innocence pour les poser sur son hôte, et dire simplement d'une voix enjouée et douce:

« Et bien Aya, tu n'as pas perdue de ta générosité.»

C'était sa façon de dire merci. Car même si le petit bijou ne plaisait guère à la sirène, l'attention était assez adorable, car au moins ce n'était pas un vulgaire objet d'apparat, mais aussi une arme qui pouvait grandement aidé lors de combats rapprochés. Et Vanille aimait utiliser les poisons, usant et abusant des plantes toxiques et de venins pour empoisonner ceux qui lui barraient sa route et qu'elle ne pouvait éliminer directement.

Soudainement, une question vint à l'esprit de Vanille qui ne se priva pas de la poser à la déchue. Car après tout, elle était si rarement en présence de cette dernière, autant en profiter.

« Oh ma chère; j'ai une question à te poser. Que pense tu du nouvel établissement à Sceptelinôst ? »

Car après tout, Aya pouvait aussi bien le voir avec indifférence qu'avec méfiance et mépris, et Vanille était curieuse de savoir la réponse. Et tout aussi rapidement, ses pensées allèrent vers Kesmos et Anzu, ses deux compagnons qui rodaient dans les parages, qui ne se doutaient pas de ce que leur maitresse tramait, puis l'image d'Aimé et des leur filles s'imposa. S'ils savaient... Une petite moue agacée s'afficha sur les traits angéliques de la demoiselle qui passa ses doigts dans ses cheveux légèrement emmêlés avant d'ajouter sur un ton quelque peu irrité, voguant d'un sujet à un autre sans lien apparent :

" Je ne vais pas pouvoir rester avec vous encore longtemps. J'ai beaucoup à faire à la Cité Engloutie et je dois allé voir de toute urgence ma reine qui n'est pas au meilleur de sa forme. Dans une petite heure, je devrais partir. "

Une expression étrange peignit les traits de la jeune femme. Une sorte de candeur si pure et sincère qu'elle en était suspecte.

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Lun 02 Juil 2012, 22:25

La discutions ? Je n'y prenais même pas part, enfin jusqu'à ce que je me décide, puis je m'étais à nouveau mise en retrait, ciel que s'était difficile de tenir la place de souveraine. Forcément j'avais décidé d'en parler un peu mais cela ne me donnais que l'impression que rien n'était facile, pire encore en fait. Finalement c'est Shiro, ma petite et précieuse Shiro, la seule autre ombre que je connaissais vraiment, en dehors des gardiens évidemment. Quoi que même si je leur faisait confiance aucun d'eux n'atteignait celle que je plaçais en Shiro. Dire que j'avais invité la petite a rejoindre mes sœurs, la prenant sous mon aile avec une détermination farouche. Je lui souriais d'un sourire chaleureux que dernièrement il me semblait avoir perdu, finalement je me ré-intéressais enfin à ce qui se disait autour de moi. Aya s'était glissé en dehors de la salle, nous laissant a nos discutions, je devinais cependant qu'une fois encore elle devait nous réservé quelque chose, mais quoi ?

Cela avait peut-être un rapport avec le fils de Masha, quel drame d'ailleurs ... Vanille attira mon attention, confirmant que ce qui m'inquiétais n'était pas seule chose en ce monde qui changer. Elles avaient raison toutefois, nous devions soutenir Edwina et c'est pour cela que j'adressais a cette dernière un regard calme mais déterminé et un sourire étrange. Masha aussi affichait un soutient étrange, mais rassurant. Finalement et sans que je me rende vraiment compte du moment ou Aya s'était éclipser, elle revint, détenant un petit quelque chose de spéciale, ses paroles d'ailleurs eurent tôt fait de couper court à mes pensées sombre ou mouvementé et je la remerciais d'un regard tout en enfilant la bague à mon annulaire gauche. Elle était du plus bel effet et je me surprit de suite a aimer ce cadeau.


"Aya, tu est bien trop généreuse, cela te perdra un jour."

n sourire malicieux trahissait mes pensées, j'étais heureuse, très heureuse de voir que nôtre sœur venez encore de nous chouchouter. Vanille détourna mon attention en parlant d'un nouvel établissement, je en savais de quoi elle parlait en fait. Quel sotte, comment pouvais-je autant être perturbé ses derniers temps ? je commençais réellement à me dire que je quittais un monde de ténèbres pour un peu de lumière sur le monde actuel. Oui, s'était ça, je sortais enfin de ma torpeur, mais pour découvrir quoi ? Que bien des choses était susceptible de ne pas arranger mes craintes. S'était déprimant à vrai dire de découvrir que j'étais aussi absente. Dans mon dos Bast remua et je ressenti l'espace d'une seconde son amusement. La demoiselle lionne se moquait de moi en prime.

Silencieuse j'écoutais Vanille nous dire qu'elle allait devoir nous faussez compagnie. Tel était son choix, pour ma part je comptais bien rester encore un peu. D'ailleurs, tout en allant m'adosser élégamment contre un des murs je balançais d'une voix chantante.


"Si vous voulez mon avis, à force de se faire chouchouter par nôtre sœur on va finir par crouler sous les artefacts, ce qui n'est pas pour me déplaire."

Je souriais, j'étais gourmande de pouvoir, autant dire que chaque nouveauté était des plus utiles. je songeais encore aux jaws of death forgé par Takias, arme superbe et d'une utilité évidente. Ou bien encore au scarabée déniché avec Alec et que jusque là je n'avais que peu utilisé, en usant toutefois pour devenir reine en éliminant celui qui croyait avoir hériter de la tête de MON peuple. Voilà en prime que je commençais a être possessive, à moins que je ne faisait qu’agrandir ce trait de caractère. Je fermais les yeux, humant les douces odeurs du lieu avant de reposé mes yeux d'or brillant d'un éclat malicieux sur la pièce et les veuves noires. Je pouvais être heureuse d'avoir une tel famille.
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Mar 03 Juil 2012, 19:09

Ce n'est que quand Aya revint que je réalisais qu'elle s'était éclipsée. A mes remarques, elle hocha simplement la tête me signifiant qu'en effet j'allais devoir faire mon possible pour l’Échiquier et m'en sortir seule avec Jun, heureusement qu'il était revenu celui là ! Une fois de plus mon agacement se mêla à de l'attendrissement. Ce que c'était énervant ! Mais après tout, ma position était au mieux près de lui. Ensemble nous faisions une équipe de choc. Je ne doutais pas qu'il emploierait toute son énergie à m'aider... Après tout il avait intérêt... C'est la perspective de nos retrouvailles qui m'avait rendue folle et m'avait fait perdre du temps dans mes travaux auprès de l'organisation. Quand à Aya, les allégations de Neith la touchaient cruellement. Elle aurait bien assez à faire avec son peuple sans s'occuper de cela par dessus le marcher.
Mais elle détourna mon attention en prenant la parole, nous annonçant qu'elle avait une surprise pour nous, et que de la même manière qu'elle avait conclue notre première réunion, elle souhaitait nous offrir un présent. Je haussais un sourcil amusé. Elle passa parmi nous et déposa dans nos mains un petit objet. Je l'observais. C'était une bague représentant une veuve noire tenant un petit saphir d'un bleu incomparable. Certes la bague n'était guère discrète, mais les explications me firent sourire. C'était tout simplement une arme, une bague permettant d'empoisonner les gens au moyen d'une fine aiguille. Un artefact répondant à la volonté de son porteur, ou plutôt de sa porteuse. Je la glissais à mon annulaire droit pendant que Vanille et Neith la remerciaient chacune à leur manière. La bague s'ajusta à la finesse de mon doigt comme prévu. Si bien que le motif de l’araignée devint trop petit pour être facilement identifiable, seul brillait le saphir. Par prudence je plaçais tout de même une petite illusion représentant un serpent à la place de l'araignée. Je souris à la vue du résultat.

"Aya tu es trop bonne, je suis d'accord avec Neith tu nous chouchoute, il se pourrait bien que nous ne sachions bientôt plus où ranger tes présents..." je lui offrait un sourire complice, elle était ma sœur et nous étions si proche...

Soudain Vanille reprit la parole pour évoquer un sujet tout à fait différend. Je me retournais les oreilles aux aguets et fixais sur elle un regard perçant derrière le masque de la curiosité et de l'attention polie. Avais-je bien entendue ? Avait-elle bien parlé du Circus Brothel ? Je ne l'avais pas intégré depuis très longtemps, mais le souvenir en était bien gravé dans ma mémoire. J'avais eut du mal à récolter des informations à son propos. J'avais passé pour cela plusieurs semaines dans la ville à séduire et torturer des hommes qui s'y étaient frottés. Finalement j'avais réussit à trouver le bras droit du seigneur Zéleph et à la convaincre de m'accepter dans le rang des prostituée. Pour cela j'avais fait mes preuves. Je cherchais à discerner quel était son lien et ses rapports avec le Circus, sans succès. Je ne pouvais guère qu’emmètre des suppositions. Finalement je décidais de prendre la parole, après qu'elle nous eut dit avoir à faire et devoir partir d'ici peut.

"J'ai effectivement entendu parler d'un établissement faisant beaucoup parler de lui dans cette citée... Je doute qu'il puisse y avoir le moindre malentendu à ce sujet. Pour ce qu'en dise les rumeurs cela m'a l'air d'un délicieux lieux de dépravation comme je les apprécie... Pour ma part, cela ne me dérangerais pas qu'il y ai plus de lieux de perditions sur ces terres..." je lui avait souris et m'étais adressé à elle sur un ton badin. J'attendais maintenant sa réaction en buvant un verre de jus de fraise délicieusement panaché de rhum cette fois.

[Heu vanille, je sais pas si tu as vu mais j'ai posté pour mon inscription à l'Open Bar, j'ai pensé que cela pourrait être antérieur à la présente réunion vu que c'était prévu de longue date et retardé par le bac. Mais si tu y vois le moindre inconvénient je modifierais mon post hein ! ^^]
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Lun 16 Juil 2012, 17:54

~ Shiro écouta la suite de la discussion, écoutant avec attention le récit d'Ediwna. Apparemment, l'Ombre avait bien des choses à apprendre sur ses soeurs, ce qui était normale, puisqu'elle venait d'arriver. Bien que dans tout cela, la jeune fille se sentait un peu perdu, la présence de Neith la rassurait, grâce à elle, la faucheuse savait qu'il y aurait toujours une lumière dans ses doutes. Cette pensée la fit légèrement sourire. La jeune fille resta silencieuse, il était difficile de savoir quand placer les bons mots, ses pensées parcoururent son esprit avant de s'arrêter sur une en particulier. Sans perdre tout de même le file des échanges entres les dames, elle réfléchis sur son nouvelle objectif. C'était à nouveau quelques questions et angoisses qui s'emparèrent d'elle. Depuis un moment déjà, l'Ombre était troublée, cherchant avec un acharnement réfléchit des réponses à ses tourments. Puis, elle décida de chasser ses pensées négative pour se re-pencher vers la vengeance que cherchait Edwina. L'Ombre savait que certaine d'entre elle ne pouvait aider les autres, déjà surchargé par leur devoir. Mais, la jeune fille n'avait rien en devoir, juste un but à accomplir. Elle n'avait rien de réellement fatiguant à faire. En y réfléchissant, la jeune fille n'avait donc pas de responsabilité à tenir ? Pourtant, elle était sûre d'avoir des choses à réaliser autre que son objectif personnel. Oui, elle devait aider les autres Ombres contre le problème des âmes qui planait sur tout le territoire yinois.

Son attention fut rapidement portée sur les paroles de Masha. La vengeance était donc partout. Elle aussi avait eu des envies de vengeance et elle en possédait toujours. La petite Ombre en savait long sur cette sensation de haine et de désir fort, c'était comme un poison qui coule dans les vaines, un venins dont on ne pouvait se défaire si facilement. Il menait les personnes qu'il avait capturé par le doigt. Evidemment, ce n'était pas son possesseur qui contrôlait la vengeance, mais bien la vengeance qui contrôlait le possesseur. Elle arrêta brusquement sa réflexion pour regardait Edwina et lui adressait un sourire et quelques mots,


"Je sais ce que tu ressens... Sache que chacun à le droit d'accomplir sa vengeance et si tu as besoin d'aide, se serait avec plaisir. Mais je reste persuadé que, la vengeance reste un désir solitaire qui doit être accompli seulement par la personne qui le désir sinon, jamais ta vengeance ne trouvera une paix..."

Elle parlait d'une voix calme et posée. La jeune fille accorda un dernier sourire à Edwina avant de voir revenir Aya. D'ailleurs, Shiro n'avait même pas vu partir la jeune femme et elle fut légèrement surprise de la voir revenir. Celle-ci tenait un coffret dans ses mains et instinctivement, la curiosité de l'Ombre se mit en marche, essayant de deviner son contenu. Elle fut bien vite satisfaite, car la déchue ouvrit la boîte et en sortit les objets qu'il renfermait. La petite Ombre les regarda un instant car elle ne trouvait pas tout de suite de quoi il s'agissait. Quand la future reine donna un présent à l'une des dame, elle comprit que c'était une bague. Un beau saphir qui l'attirait particulièrement, la jeune fille ayant un faible pour les pierres précieuses. Shiro fut surprise quand la jeune femme lui en tendit un. Cela faisait des années qu'elle n'avait pas eu le droit à un cadeau et, elle le prit en remerciant comme il se doit la déchue. Elle l'observa un instant la magnifique bijou et le fit tourner entre ses doigts. Puis, elle choisie son majeur droit et enfila la belle bague. Le fait qu'Aya lui offre un cadeau lui faisait scintiller les yeux, c'est la première fois depuis au moins trente ans qu'on lui en donner un. Elle releva la tête et dit à la jeune femme,

"Merci beaucoup Aya, ça me fait vachement plaisir. Cela faisait des années que je n'avais pas eu de cadeau, j'avais oublié ce que cela faisait d'en recevoir un..."

Elle écouta ensuite les explications de l'Ange déchu. Cette bague était donc plus qu'une simple bague, de quoi faire briller davantage les iris écarlate de l'Ombre. La faucheuse entendit ensuite les paroles de la ravissante ondine sur lesquels elle porta attention, mais ne comprit pas de quoi la sirène voulait parler. A vrai dire, bien des choses étaient encore voilées pour la jeune fille et peut-être certaine de ces choses le seraient à tout jamais. Elle se tourna ensuite vers Neith, curieuse de voir sa réaction. Elle la vit debout, ses yeux d'or balayant la pièce et ses occupantes. Quand son regard passa sur elle, avec un sourire aux lèvres, le sien scintille de bonheur, contente de voir sa précieuse amie heureuse. Pour rien au monde elle aurait échangé leur amitié, non rien, pas même le plus gros des trésors, ni même le pouvoir absolu. L'amitié était un lien étrange et fort que rien ne pouvait dissocier à par les créateur de ce lien. L'étoile qui guidait Shiro quand elle était perdue, c'était bien Neith... L'Ombre décida de rester encore un peu, trop heureuse là où elle était.
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Jeu 19 Juil 2012, 15:40

    Je souriais à Shiro sans pour autant ajouter quoi que ce soit. J'avais réellement beaucoup parlé en ce jour, ce qui n'était pas dans mes habitudes. Mais, après tout, j'avais suivi une formation dans le clan de ma famille, un clan qui m'avait appris à me montrer assurée, à faire en sorte que nul doute ne puisse paraître dans l'esprit des individus qui m'écoutaient. J'étais d'ailleurs convaincues à ce moment là que la vengeance était l'unique solution, que je devais tuer tous ces sorciers qui avaient brûlé mes ancêtres sur un bûcher, que je ne devais faire aucun quartier. Pourtant, tuer un individu était une chose délicate et, au fond de moi, je m'interrogeais sur ce que je deviendrai si je franchissais le pas. Ne deviendrai-je point moi-aussi un monstre sanguinaire, incapable de faire la différence entre le bien et le mal? N'aurai-je pas une soif incontrôlable de meurtre? Y prendrai-je plaisir? J'avais peur. Je fermai un instant les yeux, sentant la présence de chacune de ces femmes fatales qui pouvaient avoir tous les hommes à leurs pieds d'un simple regard, d'un simple geste, d'une simple parole. Je n'étais pas comme elles, n'ayant point besoin de me savoir désirée par plusieurs mâles qui, au final, ne passeraient qu'une nuit ou deux avec moi. Je croyais en l'amour, et je me demandais qui au juste se faisait tromper entre l'homme ou la femme qui pensait manipuler. Qui était le réel maître chanteur? Et se comporter ainsi ne faisait-il pas souffrir plus qu'autre chose? Se comporter ainsi ne laissait-il pas le doute planer éternellement sur qui menait la danse, sur sa propre valeur? Et, est ce que l'espoir d'un véritable amour était encore envisageable? Ou est ce que ces femmes passaient parfois à côté d'une grande histoire par simple peur de souffrir? Je ne me permettais pas de les juger, je savais que des hommes ne cessaient de faire souffrir des femmes, je savais ce que le clan Taïmon avait fait à mes ancêtres, mais j'étais certaine que des hommes étaient tout bonnement dignes de confiances, aimant, oui, des hommes ne lèveraient jamais la main sur leur femme, des hommes étaient capables d'un amour puissant, immense. Oh peut-être n'étais-je qu'une femme naïve, une de ces fillettes qui pensent avoir tout vu, tout entendu, qui font des théories alors qu'elles n'y connaissent rien. Mais je voulais espérer qu'Iro était différent des hommes qui étaient décrits ici.

    Mon esprit fut alors captivé par le coffret et la clef qu'Aya tenait entre ses doigts fins. Je me demandais ce qu'il contenait, sans pour autant le demander. Je savais que je le saurai bientôt. Et lorsque je découvris les bijoux, mes yeux trahirent sans doute mon émerveillement. J'étais facilement troublée par ce que je voyais ou entendait, même si ma mère m'avait assuré qu'une femme de pouvoir ne devait montrer ses sentiments que quand cela était nécessaire, que lorsque cela pouvait servir la cause à laquelle je devais m'employer. Mais elle avait de bien grandes théories, des façons de penser que je savais hors de ma portée. Elle m'avait aussi parlé de ma future descendance, me conseillant de me lier à un homme puissant. Je ne lui avais pas parlé d'Iro, décidant de le laisser en dehors de cela car je pensais que s'il savait les traditions de ma famille, cela ne lui plairai sans doute pas. Enfin, peu importait pour le moment, j'étais en charmante compagnie, me sentant soutenue dans mon entreprise. Je voulais connaître plus ces femmes, et peut-être, ensembles, pourrions nous trouver une solution plus diplomatique à ce qui m'attendait. Je ne savais pas...je doutais qu'une entente soit possible entre les deux clans de sorciers...après tout ce que ces hommes avaient fait à mes ancêtres...

    Je regardais Aya, articulant quelques mots en prenant l'un des bijoux que j'insérai à mon annulaire droit. La bague se resserra quelque peu sur mon doigt et je la contemplai un instant avant de dire :

    « Merci beaucoup, je m'en montrerai digne. »

    J'étais émerveillée par un tel bijou, mais en même temps horrifiée qu'elle contienne un si noir pouvoir. Je me promis alors de ne l'utiliser qu'en cas de dernière nécessité, si ma vie en dépendait. Je me levais alors, regardant l'assistance :

    « Mesdames, je vais devoir vous quitter à présent. J'ai été très heureuse de faire votre connaissance et j'espère que nous nous rencontrerons de nouveau d'ici peu. Ce fut très plaisant. »

    Je pris alors congé, pensant que je n'avais pas l'habitude d'employer ce genre de mots et que la petite Edwina que j'étais avant de rencontrer mes ancêtres était maintenant bien loin...ou alors, j'essayais de la tenir à l'écart. Etait-ce un nouveau masque que je portai à présent, comme celui qui était le mien lors de ma première rencontre avec Iro. Je ne le savais mais je devais me montrer forte pour les femmes de mon clan qui comptaient sur moi, je ne pouvais les décevoir.
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Réunion des Veuves Noires II

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