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 Bienvenue chez eux ! | Les couillons-bouffons

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Adriæn Kælaria
~ Sirène ~ Niveau I ~

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Adriæn Kælaria
Mer 17 Avr 2024, 13:34

Bienvenue chez eux ! | Les couillons-bouffons  5l2x
Image par Minhua Fang
Bienvenue chez eux !



Sympan avait demandé à Boraür de lui confier un carnet et de quoi écrire. Depuis cet instant, il prenait des notes sur les orateurs et traçait les liens qui existaient – ou existaient probablement – entre eux. Il émettait des hypothèses qu’il consignait scrupuleusement. Chaque garçon – ou fille – avait sa propre page. Il trouvait cependant que l’île ne se prêtait pas à la révélation du véritable caractère de chacun. L’idée d’Alcide de les inviter ici était bonne pour la cohésion – et, bien entendu, personne ne doutait que Sympan voulût une parfaite cohésion – mais pour qu’elle se fît véritablement, il fallait aussi que les tensions éclatassent. Avec le retour de Dastan et Érasme, l’idée de l’Ygdraë ne fit que se renforcer. Il ne douta pas du fait qu’ils eussent conclu. Cependant, sans l’aide d’Ësse’Aellun, ils auraient probablement mis plus de temps, ou n’auraient jamais rien fait. Les conséquences risquaient d’être désastreuses. Il sourit, conscient que Boraür les plaçait dans une fiction, tout en appréciant profiter de cette dernière. En dehors, les choses se corseraient fatalement. « Oh… Euh… Oui. » répondit Sympan au regard de Lazare. « Je pensais qu’on pourrait changer d’endroit. » avoua-t-il. « On va faire ça. » Il sourit. « Boraür, téléporte-nous ensemble chez l’un d’entre nous. » Il valait mieux laisser l’île décider, surtout parce qu’il n’avait aucune idée d’où vivait la plupart des garçons qu’il côtoyait. Il avait bien précisé « chez l’un » et pas « chez les parents de ». Il savait que certains étaient déjà propriétaires – c’était d’ailleurs son cas. Les chances de tomber à Juvaniel étaient grandes. À Juvaniel, ils seraient tous en sécurité, pensa-t-il vaguement.

Quand ils atterrirent ailleurs, sa pensée se modifia. Ils n’étaient pas à Juvaniel et cette information le ravit. La sécurité n’était pas une notion très intéressante. De plus, c’était dans l’adversité que la pérennité d’un groupe se testait. « On est où là ? » questionna Johannês. Le sourire de l’Ygdraë s’élargit. Pieris avait révélé une hypothèse intéressante à voix haute. Il la partageait et ils en avaient d’ailleurs déjà discuté ensemble. Il ne pensait pas que le bleu fût un Magicien. Il ne rappela néanmoins pas l’épisode et se contenta de hausser les épaules. « Je dirais… dans une cabane de pêcheur. Et vu l’odeur… » Il était déjà venu ici, avec ses parents. L’odeur de la ville était spéciale. Elle avait changé au fil des années pour adopter celle du danger. « … Sceptelinôst, non ? » demanda-t-il, en se tournant vers Dastan. Autrement dit, personne n’était réellement à l’abri ici, surtout pas le Salvatore. Adriæn et Ikar avaient de la chance de ne pas posséder une magie distincte. Cependant, il suffirait que quelqu’un les poussât à l’eau pour que leur peuple fût révélé. Sympan émit une sorte de ricanement discret.

457 mots



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Priam & Freyja
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Priam & Freyja
Mer 17 Avr 2024, 20:08




Bienvenue chez eux !

En groupe | Dastan


RP précédent : Bienvenue chez vous !


Les effets de l’île persistèrent durant quelques secondes, si bien qu’en reconnaissant les lieux, le Réprouvé se mit d’abord à rire. Ils se trouvaient dans la maison dont il avait hérité suite à l’Odon do Dur. La décoration en était spartiate, l’ameublement aussi : il y avait tout juste de quoi y vivre. Freyja y avait récemment séjourné – elle le lui avait dit, à Lumnaar’Yuvon. Certaines de ses affaires étaient restées : quelques armes traînaient sur la table, un manteau couvrait l’une des chaises et un pantalon était jeté sur l’accoudoir d’un fauteuil. De Boraür à Sceptelinôst… L’île avait un drôle d’humour. Cette pensée le frappa, et toutes ses implications suivirent : ils étaient à Gein’Drakul, une cité de pègre et de dangers, personne n’était en sécurité ici, si on le voyait avec eux, c’en était fini de lui. L’insouciance et le bonheur distillés par l’île s’évanouirent aussitôt : tous les problèmes de ces derniers mois lui rejaillirent à la figure, aspergés par les récents événements, par des visions du corps d’Érasme contre le sien, de son bassin entre ses cuisses. Chacun de ses muscles se raidit. Il jeta un regard furibond au Sorcier et s’éloigna immédiatement du groupe. Il fallait qu’ils partissent, tous. Ils n’avaient pas le droit d’être là. Pas avec lui. Surtout pas Érasme.

La peur tambourinait à ses tempes, et elle attaqua son cœur avec la violence de la colère. « Toi. » Il fixa son regard sur Sympan. « Pourquoi tu m’as amené là-bas ? » Il s’avança jusqu’à l’Ygdraë et le saisit par le col. « Pourquoi tu nous as amené ici ? » Son odeur l’étrangla. Il la sentit courir en lui comme le faisait celle d’Érasme, celle de Lucius, celle de Tekoa. Il grogna. « À quoi tu joues ? Tu veux crever ? Tu veux qu’ils me butent ? » Il le lâcha et le repoussa vers l’arrière. Il aperçut Alcide du coin de l’œil. « Ou c’était toi ? » Le Manichéen pivota vivement vers le blond. « Le fils de Jun Taiji… » Le bronze de ses yeux flambait. « Ou toi. » Il se tourna vers Érasme et planta son regard dans le sien. « Qu’est-ce que tu m’as fait ? » Sa respiration soulevait sa poitrine. Elle bougeait à l’image des vagues sous le coup d’une tempête, avec profondeur et puissance. « Qu’est-ce que tu m’as fait ? » cria-t-il. Le poing de l’ire déforma son visage juste avant que le sien ne frappât en direction du Sorcier. « Je vais te tuer ! »



Message I – 428 mots

Ambiaaaance ! Même si imaginer Dastan énervé en kigurumi bestiole mignonne a quelque chose de très rigolo nastae




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Kaahl Paiberym
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Kaahl Paiberym
Ven 19 Avr 2024, 22:33



Bienvenue chez eux !



Mes prunelles naviguèrent à l’intérieur de la cabane. L’odeur de Sceptelinôst emplit mes poumons. Sans Sympan, je n’aurais pas deviné notre position. Je n’eus cependant pas le temps de m’y habituer, à l’endroit mais également à la vague émotive qui me transperça. J’étais bien mieux à Boraür. Mes problèmes s’y étaient envolés. À présent, ils me revenaient comme une déferlante. Pourtant, un élément brisa le relatif silence. Toujours le même : Dastan. Je l’observai s’en prendre à Sympan sans intervenir. D’après moi, il méritait d’éprouver la peur. Il était bien trop inconséquent et chaotique. À chaque fois que je le voyais, il me rappelait les bruits qui couraient sur l’Empereur Noir : sur ses instruments plus étranges les uns que les autres, sur ses concerts macabres, sur sa façon de se comporter avec autrui, comme si aucune morale ne venait chatouiller sa conscience. Ma réaction fut cependant différente lorsque l’ire du Réprouvé effleura Alcide. « Laisse-le, il n’a rien fait. » dis-je, sèchement. C’était même la dernière personne ici qui aurait cherché à nuire à autrui mais le Bipolaire était aveuglé par la rage qui l’embrasait tout entier. Je pouvais comprendre en partie, bien qu’il fût chez lui. Notre présence n’était pas la bienvenue à Sceptelinôst. Pour autant, s’il fermait sa gueule, personne ne se douterait de rien. Ce n’était pas comme à Lumnaar’Yuvon. Il y avait des étrangers ici. Le seul élément vraiment problématique s’illustrait dans la personne d’Érasme. Je levai les yeux vers lui une seconde après le rouquin. Ses maxillaires étaient serrés. La silhouette de l’ancien Prince Noir était droite et semblait faite de marbre, statufiée dans une expression presque glacée. « Rien. » répondit-il. À la seconde question du Feu Follet je sentis que les choses allaient dégénérer. Mes mâchoires se serrèrent à leur tour et, tandis que le corps d’Érasme se changeait en arabesques de fumée, je fis apparaître un bouclier dans ma main que je confiai à Tekoa. « S’il me casse la gueule, lance-lui ça dessus. » précisai-je, avant de m’avancer pour faire face à mon ami. « Dastan, personne ne saura qu’on est là si t’arrêtes de beugler comme un cochon qu’on égorge, alors calme-toi avant de faire quelque chose que tu regretteras ! » Je jetai un coup d’œil à Érasme dont le corps venait de redevenir tangible, plus loin. La même expression était posée sur son visage. Il y avait quelque chose de nouveau entre eux, quelque chose que le Sorcier n’avait visiblement pas envie de formuler. « Ça me fait chier de le dire mais laisse-le sinon on va encore se retrouver avec sa nounou sur le dos. Ne lui donne pas de prétexte, Val'Aimé n’attend que ça. » J’inspirai. « On va partir. Laisse-nous juste le temps de nous organiser. »  

464 mots
nastae

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Priam & Freyja
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Priam & Freyja
Dim 21 Avr 2024, 22:05



Unknown

Bienvenue chez eux !

En groupe | Les couillons-bouffons & Alcide (& Dastan)



Le fils de Jun Taiji. Pour la première fois de sa vie, Alcide mesura l’ampleur de la menace qui pouvait vibrer dans ces mots. Le cœur tremblant de crainte, il se fit violence pour ne pas reculer. Il avait peur, mais pas autant qu’à Seaghdha. Les dents serrées, les jointures blanchies par la force de ses poings recroquevillés, il fixa le Réprouvé sans être capable de verbaliser son innocence. Seule sa tête se secoua de droite à gauche. En elle, la sensation de gaieté permanente de Boraür ne flottait plus. Il regarda Dastan se jeter sur Érasme, aussi démuni que la grande majorité des membres du groupe. Ce ne fut que lorsque Lucius s’interposa que le blondinet sembla retrouver un ersatz de contenance. Il se rapprocha de Tekoa, qui était armé pour le défendre. Il était prêt à intervenir, lui aussi. Il ne savait pas encore trop comment, mais il trouverait. Il ne voulait pas se révéler aussi inutile qu’à Seaghdha ; et il sentait sa magie pulser de la même volonté au bout de ses doigts.

Les deux mains en appui sur la table de la cuisine, Dastan respirait aussi profondément que rapidement. Ses épaules se soulevaient en rythme. Ses iris de feu étaient fixés sur les armes éparpillées devant lui. La voix de Lucius ne lui parvenait qu’en un lointain écho. Ce qu’il disait n’avait pas d’importance, de toute façon. Il ne comprenait pas, il ne comprenait rien. Érasme l’avait poussé à commettre l’irréparable. D’un mouvement vif, il pivota vers les autres. « Qu’il vienne, ce connard ! » clama-t-il par-dessus la requête du Magicien. Il s’avança vers lui. « Je n’ai pas peur de lui. J’ai juré de le tuer et s’il arrivait maintenant, je le ferais. » Sa voix avait mué en quelque chose de plus grondant, aux accents de caverne et d’outre-monde. Au creux de ses iris, des braises semblaient rougeoyer. Le Démon asseyait son empire. « Et je ne vous ai pas dit de partir ! » Sa peau crépitait ; des stries dorées léchaient le pourtour de ses os, gravaient ses veines et soulignaient ses muscles. Si une seule personne apprenait que tant d’étrangers étaient entrés chez lui – qu’Érasme Salvatore était entré chez lui –, il ne pourrait jamais rétablir son honneur. Cette pensée l’obsédait, ravivé par la marque que le Sorcier avait laissée en lui. Il devait mourir. Ils devaient tous mourir.

À la seconde où sa main allait se refermer sur la gorge de Lucius, il sentit une pointe s’insérer entre ses omoplates. Un grognement de douleur racla sa gorge. Il se retourna d’un mouvement agile : d’abord le vide, puis soudain la silhouette d’Alcide, livide, la main tremblante, tachée de sang et de brûlures. Celle du Manichéen se referma sur sa gorge et il le souleva de terre pour le plaquer dos contre la table de la cuisine. Le Magicien eut à peine le temps d’émettre un cri étouffé avant que sa voix ne s’éteignît.



Message I – 495 mots

Dastan adopte partiellement sa forme démoniaque. Comme son surnom c'est le Feu Follet, j'aimerais bien trouver un truc qui y ressemble : pour l'instant rien de concluant, mais pour donner des idées, on est sur quelque chose de cet ordre-là : image, en moins esthétique parce que j'aimerais bien qu'il soit un peu plus monstrueux/moins humain ! sûrement avec des cornes, peut-être une grande gueule, et j'aimerais bien qu'il y ait l'effet "feu follet" (crépitant, coloré, vif...).
Comme ça n'est pas écrit : Alcide a utilisé son pouvoir d'invisibilité pour se déplacer jusqu'à la table, prendre une arme et poignarder Dastan nastae




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Kaahl Paiberym
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Kaahl Paiberym
Lun 22 Avr 2024, 18:36



Bienvenue chez eux !



« Alcide ! » Je m’appuyai contre le mur et observai. Lucius abandonna Dastan pour se diriger vers le Magicien. La Magie Bleue pulsa entre ses doigts et se déversa sur le fils de Jun Taiji. Mon regard rejoignit Tekoa. Il portait toujours le bouclier mais ne l’avait pas encore lancé ce qui ne faisait qu’illustrer l’idée que les Mages Blancs faisaient réellement confiance à n’importe qui. Les autres visages semblaient majoritairement indécis ou apeurés. Un rire s’échappa d’entre mes lèvres, conclusion de mon analyse de la situation. « Parce que tu crois que c’est toi qui commandes ? » interrogeai-je le Réprouvé, en détaillant son corps. Il avait muté. Si j’avais eu plus de respect pour ma propre vie, peut-être aurais-je douté, moi-aussi. Je commençais pourtant à le connaître. Nous étions pareils, à la différence qu’il regrettait de blesser ceux qu’il aimait. Sa partie démoniaque était cruelle. Lorsque l’Ange la remplaçait, il en était ébranlé, brisé. Il n’assumait pas. Ça ne m’étonnait pas. On disait les Sorciers lâches mais les Bipolaires n’étaient pas mieux. Ils étaient même pires, condamnés à refaire toujours les mêmes erreurs sans en tirer la moindre leçon. Les Mages Noirs se savaient pleutres mais n’en éprouvaient aucune culpabilité. Je soufflai par le nez et me mis à le fixer avec insolence. « D’ailleurs je me casse. » Mon regard dévia légèrement sur Lucius, une seconde, le temps qu’il captât… s’il était seulement capable de comprendre quoi que ce fût. « T’assumes jamais rien. T’es qu’une tafiole. » lançai-je ensuite à l’enflammé, avant d’actionner la poignée et de sortir.

Dehors, je fis apparaître la toge d’Ivanhoë et l’enfilai. Ce n’était pas le moment d’être reconnu. Je trouvais d’ailleurs étonnant que Val’Aimé ne fût pas déjà apparu. Il avait peut-être fini par se lasser ou bien mon père lui avait finalement ordonné de me laisser me faire tuer à cause de ma désobéissance. Je soupirai, en espérant que le rouquin me suivrait ou que mon départ le calmerait. Les autres n’auraient pas dû m’importer. J’aurais dû le laisser les tuer un par un. Pourtant, ils étaient ce qu’il y avait de plus plaisant dans mon existence actuellement, avec lui. Toujours lui. À quel point Boraür pouvait-elle garder les secrets enfouis ? En y pensant, je me sentis soudainement mal. Ma respiration se coupa. Ma main chercha appui contre un mur. L’autre se plaqua contre ma poitrine. La douleur était aigüe mais invisible. Je songeai à la lame entre les omoplates de Dastan. Je fermai les yeux et fronçai les sourcils. L’impression de mourir m’enserra. Je sentis l’un de mes genoux céder. Les Sorciers l’avaient peut-être appris et j’en payais le prix. Ma mâchoire se serra. Je sentis la colère poindre. Ils n’avaient qu’à me tuer. Je n’en avais rien à cirer. J’entendis vaguement des mots en Zul’Dov que je ne compris pas. Je ne répondis pas. Je ne pouvais pas. Je les emmerdais tous.

472 mots
- La Malédiction de l'Âme : Erasme sera touché par un mal incurable. De façon totalement imprévisible, il sentira une vive douleur au niveau de sa cage thoracique, comme si son cœur, soudain, était bloqué par un caillot de sang. Serrement, malaise, sueur, impression de mourir, anxiété, tous les symptômes dureront quelques longues secondes.

Je crois que Pim Stones est mon artiste le plus écouté en 2023 et va le rester en 2024  Bienvenue chez eux ! | Les couillons-bouffons  943930617

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Ikar Pendragon
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Ikar Pendragon
Mar 23 Avr 2024, 18:29



Bienvenue chez eux ! | Les couillons-bouffons  Heki

Bienvenue chez eux !


Plusieurs fois au cours de ma vie, je m’étais retrouvé seul face à moi-même. Mon comportement avait été désastreux avec les autres. J’avais été en colère et m’étais emporté au-delà de la normalité. Ma bouche avait prononcé des mots qui dépassaient mes pensées et mes actes avaient blessé mon entourage. Les causes de cette rage étaient mes parents. Parce que je n’en avais pas réellement, que ma mère m’avait rejeté et que mon père me négligeait. Ce manque m’avait fait vriller. J’avais cru avoir tous les droits sur les autres à cause de mon propre mal-être, comme si j’étais le seul à souffrir et que ma vie était la plus importante de toute.

Paradoxalement, en grandissant et en observant mon père, j’avais compris que ce n’était pas le cas. Je ne le formulais pas encore et en avais à peine conscience mais mon comportement s’en était modifié. J’étais plus respectueux, plus à l’écoute des autres, plus empathique. Parfois, en réconfortant mes pairs, j’en sortais même heureux et détaché de mes propres questions existentielles. D’autres fois, je restais un sale mioche, incapable de voir plus loin que le bout de son nez, à la recherche d’attention et prêt à tout pour prouver que j’existais.

La partie encore fonctionnelle de mon cerveau (celle qui n’était pas occupée à trembler de peur) transposait ma propre situation à celle de Dastan. Je me souvins de la douleur de ne voir personne me réconforter lorsque j’en avais besoin, de ne trouver en face de moi que des opposants, des gens qui préféraient m’ignorer ou des personnes qui minimisaient mes crises. Dans ces moments, j’avais juste besoin de mots réconfortants et d’un câlin. Je voulais juste que quelqu’un me dise que ça allait aller, que j’étais aimé malgré l’absence de mes parents et que je valais quelque chose.

Peut-être que si ça avait été un autre que lui, je n’aurais pas avancé. Je ne saurais jamais parce que, justement, c’était lui. Lui qui était violent et lui dont les actes dépassaient probablement la volonté. C’est ce que je me dis en regardant Érasme partir. Ils étaient très différents. Chez le Sorcier, le cerveau parlait. Chez le Réprouvé, c’était le cœur. L’un contrôlait son discours, l’autre semblait se trouver au-delà de toute maîtrise et était fatalement bien plus dangereux. Pourtant, j’étais sûr de l’aimer comme j’avais aimé Ludoric dès que j’avais lu les contes, apparence monstrueuse ou non.

J’arrivai sur lui et resserrai mes bras autour de lui. Je sentis la chaleur puis la brûlure. Ma magie s’activa pour créer une particule d’eau entre nous et la renouveler afin de me protéger du Démon.

« Ça va aller. Je serai là pour toi. »

Je ne connaissais pas le fond du problème. Je ne l’avais vu que quelques minutes sur Boraür avant que nous soyons catapultés ici.

« Ça va s’arranger. »  

459 mots

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Priam & Freyja
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Priam & Freyja
Mer 24 Avr 2024, 22:18




Bienvenue chez eux !

En groupe | Alcide & Dastan



Une quinte de toux secoua Alcide tout entier. Il porta une main à sa gorge, qui semblait n’être plus qu’un fil au travers duquel l’air peinait à passer. Son autre paume sur la table, ses doigts se recroquevillèrent sur eux-mêmes, brûlés et tachés de sang. Rien n’existait d’autre que sa sensation d’étouffement et l’impression atroce que s’il ne parvenait pas à inspirer une bouffée d’oxygène franche, il allait mourir. Il essayait de dire des choses mais ses cordes vocales ne parvenaient à moduler aucun mot. Il fallut que la magie de Lucius le touchât pour que la sienne se manifestât ; les deux céruléennes dansèrent ensemble et la respiration lui fut rendue. Il haleta bruyamment avant de pouvoir se redresser et de se tourner vers le Paiberym. La panique brillait encore dans ses yeux, chevauchant aux côtés de l’horreur. « Je suis désolé, j’ai cru qu’il… » Ses iris bondirent vers Dastan. Il se tenait au centre de la pièce, le corps tendu, le regard farouche ; la peau animée de différents feux, craquelée de chaleur et suintante d’une colère ardente. La dague était encore fichée entre ses omoplates. Il faisait face à Érasme, et pendant une fraction de seconde, le blond crut qu’il allait lui réserver un sort similaire au sien. « Tu restes ici. » Sous sa peau, chacun de ses muscles semblaient tressaillir. Jamais il n’avait vu un Réprouvé en pleine crise, jamais il n’avait vu le Belegad dans un tel état. Il était terrifiant. Terrifiant, mais immobile. Son regard bleu alla de l’un à l’autre. Le Sorcier tournât les talons. Alors, seulement, Alcide sembla réaliser son propre geste, et il devint aussi pâle que la lune blanche. « Érasme ! » La porte claqua. « ÉRASME ! »

Tout le brûlait. La morsure des flammes qui le parcouraient lui était étrangère, mais il se consumait de l’intérieur comme il avait toujours su que cela arriverait, comme il le lui avait dit dans ce lit, sur cette île maudite. Il aurait dû incendier cette maison et lui avec ; mais il était là et il ne bougeait plus. Ses jambes lui semblaient n’être plus que des tas de cendres que la moindre brise pourrait défaire. Il continuait de flamber, pourtant. Il ne s’arrêtait pas. S’il ne pouvait pas anéantir les autres, il pouvait se détruire. Quelle autre perspective lui restait-il, de toute manière ? Tous ses rêves étaient morts à Boraür. Il eût été préférable de mourir avec eux – il avait échoué, mais il pouvait mourir maintenant. Il pouvait tout arrêter. Partir avec honneur, payer sa dette, rejoindre les Zaahin.

Un étau lui coupa le souffle. Ses prunelles quittèrent la porte close pour descendre sur le visage d’Ikar. « Quoi ? » croassa-t-il. La pellicule d’eau qui couvrait la peau de l’Ondin faisait crépiter ses flammes. De la fumée s’enroula progressivement autour de leurs silhouettes. Il lui semblait avoir déjà vécu cette scène. Son écho rebondissait contre son cœur. Il apaisait ses douleurs. « Placide, tu vas te brûler. » L’eau appelait l’eau, et Dastan la sentit monter en lui, il sentit la colère céder au dépit, à la honte et à la tristesse. Peu à peu, le feu se tarit ; d’abord, ses yeux s’éteignirent, baignés de larmes, puis il ne demeura du Démon qu’une vapeur fumante qui s’élevait de l’épiderme du Manichéen. Il recula d’un pas, passa son bras sous son nez, grimaça de douleur en sentant la morsure de la lame entre ses épaules, renifla. « C’est trop tard. Tout est fini. »



Message II – 589 mots

Franchement Dastan c'est Hauru dans Le Château Ambulant quand il fait sa crise de machin vert gluant.
Pim Stones nastae




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Adriæn Kælaria
Jeu 25 Avr 2024, 09:31

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Image par Kelogsloops
Bienvenue chez eux !



Lorsque la crise démoniaque de Dastan passa et qu’il ne fut plus qu’un feu fumant en train de se transformer en cendres, le corps d’Adriæn reprit vie. Maintenant que sa survie n’était plus menacée, il ressentit les frissons avec plus d’intensité. Il songea qu’il n’y avait décidément que les situations extrêmes qui le sortaient de l’état de neutralité dans lequel il flottait tous les jours. Ça lui faisait du bien. Prendre des risques le remplissait d’une adrénaline salutaire. Un sourire léger apparut sur son visage. Ses yeux se tournèrent vers la porte. Maintenant que l’union entre le Sorcier et le Réprouvé avait été consommée et que le divorce semblait inéluctable, il y avait peut-être un coup à jouer. Il glissa quelques mots à l’oreille de Johannês. « Je vais chercher Érasme. » Pas que voir Dastan sangloter ne fût pas un spectacle plaisant mais il avait d’autres chats à fouetter ; à commencer par l’ancien Prince Noir. Il se vengerait du Réprouvé plus tard – ou en même temps, tout dépendrait du sort réservé à Érasme. Après tout, il s’agissait de Sceptelinôst. Si les rapports entre les Bipolaires et les Ondins n’étaient pas au beau fixe, son peuple d’appartenance n’était pas marqué sur sa face, contrairement au Salvatore qui puait Lux in Tenebris à plein nez. Son aura comme son corps en portaient les stigmates. Ses chances de survie n’étaient pas grandes mais Adriæn se disait qu’il pouvait aider le Destin à se réaliser. Le Mage Noir mort, le Réprouvé serait plus facile à terminer. Il savait parfaitement qu’il s’était engagé à ne pas faire du mal aux autres mais il n’avait jamais eu l’intention de respecter sa parole. Dastan s’était parjuré avant lui et il semblait n’en avoir subi aucune conséquence. L’Ondin aurait cru Sympan plus fourbe. Il songeait depuis la signature des papiers qu’une malédiction quelconque s’abattrait sur ceux qui enfreindraient les règles. Il avait donc attendu de voir l’un d’eux franchir la ligne afin d’évaluer le niveau de danger. Maintenant que c’était fait, il savait à quoi s’en tenir : à rien.

Lorsqu’il retrouva Érasme, deux Réprouvés l’entouraient. D’autres regardaient la scène, curieux. Le Mage Noir était déjà au sol mais ne semblait avoir subi aucun coup. Il était livide. La sueur humidifiait ses tempes. Le blanc s’approcha de deux Bipolaires bien plus grands que lui, de façon à ne pas être perçu par le Sorcier, de toute façon occupé avec son propre mal être. Il le désigna du doigt. « Érasme Salvatore. » dit-il simplement. Les deux mots seraient compris. Il n’avait pas besoin de faire la moindre phrase.

422 mots



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Ikar Pendragon
Jeu 02 Mai 2024, 16:00



Bienvenue chez eux ! | Les couillons-bouffons  Heki

Bienvenue chez eux !


Il y avait quelque chose d’à la fois effrayant et rassurant à se savoir perdu. J’avais l’impression de vivre mes derniers instants. Mon cœur battait à tout rompre dans ma poitrine et je me dis que peut-être ses flammes seraient plus vigoureuses que mes vagues.

Cependant, le serrer dans mes bras ainsi m’apprenait un principe qu’aucun de mes parents n’auraient pu me transmettre durant mon enfance : quand on aime quelqu’un, on lui fait confiance, sinon, l’amour est impossible. Tout ce que je pouvais dire c’est que je l’aimais. Pourquoi ? Je n’en avais moi-même aucune idée. Le conte était le coupable idéal et peut-être était-il le seul à blâmer. Mais peut-être y avait-il aussi une autre raison qui m’échappait.

Au fond, ça n’avait aucune importance. Je lui faisais confiance pour retrouver ses esprits et pour ne pas détruire tout ce qui l’entourait, moi le premier. J’avais peut-être tort. Dans ce cas, j’étais déjà perdu. Ma certitude de l’être disparut pourtant progressivement. Au pire, tant pis. Je l’aimais et ça justifiait toutes les prises de risques pour tenter de le sauver de ses démons, même si ceux-là étaient liés à un autre, un autre qu’il aimait plus que moi. Je n’en savais rien, et même si je l’avais su, ça n’aurait pas changé ma réaction.

Je relevai la tête lorsqu’il m’appela Placide. Je sus instantanément que ce n’était pas qu’un délire en provenance de mon imagination. Le conte nous liait. Dans le conte, il était Ludoric et il m’aimait aussi. J’avançai pour combler le pas en arrière qu’il venait d’effectuer. Je devais avoir l’air d’un fou à rechercher la compagnie d’un Réprouvé fumant, mille fois plus puissant que moi. Un seul coup de sa part aurait pu me tuer.

Je fis des efforts pour ne pas tousser.

« Rien n’est fini. »

Mes mains s’étaient posées sur ses joues. Il était plus grand mais affaissé, il restait atteignable facilement.

« On va te soigner et ça ira mieux. »

Je voulais paraître convaincant. Je n’étais sûr de rien, parce que je ne connaissais pas l’ampleur de ses problèmes et que je ne savais pas non plus si Alcide lui pardonnerait un jour. Je ne savais rien.

« Mais je t’assure que je serai là pour toi. »

Je le lui avais déjà dit.

« Je t’aime. »

L’aveu était sorti tout seul, mes yeux dans les siens. Si je n’attendais rien en retour, une pluie de livres se déversa sur nous depuis le plafond : des exemplaires des contes.

« Aïe ! »

414 mots
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- « Je t’aime. » : Lorsque votre personnage dit ces mots, plusieurs livres de contes dans lesquels il a incarné un personnage tombent du ciel ou du plafond.
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Haru Araé
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Dim 05 Mai 2024, 20:35



Unknown

Bienvenue chez eux !

En groupe | Les couillons-bouffons



Le choc et la terreur passés, Haru put respirer à nouveau. Elle peinait pourtant à détacher son regard du Réprouvé, dont la peau fumait encore des assauts de sa part démoniaque. Si elle en avait déjà entendu parler, jamais elle n’avait vu l’Ombre à l’œuvre sur un Manichéen, jamais elle n’avait vu la Lumière s’éclipser totalement. Longtemps, elle garderait de cette vision l’effroi qu’elle lui avait inspiré. Ce fut cependant la chute de livres qui la ramena tout à fait à elle-même. Elle sursauta et son regard parcourut la pièce, d’abord sans s’attacher à rien, comme s’il redécouvrait les lieux, puis en s’arrêtant sur chacun des protagonistes présents. Tous semblaient aller bien. Tous ceux qui étaient restés. Elle réalisa à cet instant qu’Érasme et Adriæn avaient quitté la maison. L’Orine tourna la tête vers la porte. Elle se souvenait de l’avoir entendue claquer en se refermant sur la haute silhouette du Sorcier. « Il n’aurait pas dû… » Ses iris bruns remontèrent vers son ami. « Makoto. » Il baissa la tête vers elle. À mesure que sa tête remettait de l’ordre dans son cœur – lentement –, elle percevait la situation avec davantage de lucidité. « Ils auraient dû rester, pour la réunion. Tu ne crois pas ? » - « Si, mais… ça a l’air compliqué. » Son regard dévia malgré elle vers l’une des fenêtres. Dehors, la mer dansait sous les quelques lumières des cabanes de pêcheurs qui égrenaient la côte. « Ils… » Un hoquet hacha sa respiration. Ils étaient à Sceptelinôst. Inutile d’être grandement éduqué pour savoir ce que cela voulait dire : quoique chaque peuple se fût a priori engagé à les laisser en paix, les jeunes Orines avaient été mises en garde au sujet de certains lieux. Cette cité portuaire en faisait partie : hormis ceux de Stenfek, les Réprouvés n’étaient pas réputés pour leur hospitalité envers les étrangers, et Sceptelinôst figurait parmi les villes les plus malfamées de tous les continents. Depuis l’installation du Léviathan, c’était pire. La pègre régnait. « Ils sont en danger ! » s’exclama-t-elle soudain. « On doit aller les chercher. » Elle referma ses mains autour des poignets de Makoto et de Moon. Ses iris tombèrent sur Pieris. « Tu peux venir, toi aussi. Ils te prendront pour une Orine et tu ne craindras rien. » Décidée, elle se dirigea vers la porte et la franchit. L’insupportable odeur de mort la prit à la gorge, tandis que la terreur se creusait à nouveau un terrier dans ses entrailles. Alors, elle se mit à courir aussi vite qu’elle le pouvait, sans savoir si elle se dépêchait pour retrouver rapidement les deux adolescents ou si elle essayait de fuir vainement l’ambiance de la cité. « Là-bas ! » cria Makoto au bout de quelques minutes. Ils s’arrêtèrent brutalement, et se tournèrent vers la silhouette captivante de l’Ondin, fondue dans un cercle de Réprouvés. Haru courut jusqu’à lui et posa sa main sur son épaule. « Adriæn, où est Érasme ? » Même inquiète et apeurée, elle se fit la réflexion qu’il était terriblement beau.



Message I – 514 mots


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Kaahl Paiberym
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Kaahl Paiberym
Mar 07 Mai 2024, 10:47



Bienvenue chez eux !



Lorsque l’air parvint de nouveau dans ma trachée, je pris une inspiration digne d’un nouveau-né. La douleur cessa comme elle était arrivée, ne laissant derrière elle que la marque de ses griffes acérées. Je repris mon souffle, conscient que la situation que je trouverais en levant les yeux ne serait pas plus enviable. Les mots que j’entendais tambouriner à mes oreilles étaient durs de soupçons et d’accusations. Le nombre de Réprouvés autour de moi avait triplé et certains ne semblaient pas d’accord avec d’autres. Ils seraient vite fixés s'il doutait du fait que je fusse un Sorcier. Mon corps portait les stigmates de Lux in Tenebris et les stries noirâtres se verraient d’autant plus une fois que je serais debout. Je pouvais difficilement éviter la situation, même en leur demandant de la drogue ou la direction du bordel le plus proche. Je ne ferais que gagner du temps. Depuis la guerre, les rares Sorciers qui avaient réussi jusqu’ici à se fondre dans Sceptelinôst s’y étaient fait dévorer. Un sourire insolent ourla mes lèvres, suivi d’une grimace, reflet de la position merdique dans laquelle je me trouvais. Je ne pourrais probablement pas partir sans me battre, ils étaient trop nombreux autour de moi. Je serrai les dents et me redressai. Les armes pointèrent directement sur moi. Mon nom fut prononcé. « Reculez ! » ordonnai-je, le regard sombre. Val’Aimé ne viendrait pas, ou plus tard. Il était plus rapide normalement. Soit il s’était lassé et allait délibérément à l’encontre de ses fonctions, soit il était occupé, soit il me testait. Je regardai chacun d’eux, à la recherche d’une lueur qui me permettrait d’améliorer la situation. Je n’en vis aucune. « Reculez, j’ai dit. » répétai-je, plus fort, en détachant chaque syllabe. Je sentis le mur derrière mon dos lorsqu’ils me forcèrent à effectuer deux pas en arrière. J’avais plusieurs choix mais ne devais pas tomber dans la demi-mesure. Si j’avais été un ennemi des Sorciers, j’aurais pu parier sur le fait qu’ils me gardassent en vie, vue mon importance. Les Bipolaires préféreraient probablement planter ma tête quelque part, comme trophée. Inutile de parlementer, donc.

Alors que les secondes s’écoulaient, la discussion entre eux devint de plus en plus houleuse. Ils étaient menaçants mais ne semblaient pas dotés d’un intellect prodigieux. Surtout, au fur et à mesure, je décelai une mésentente allant au-delà de ma personne. Ils ne devaient pas appartenir au même clan. Sans comprendre, je saisis rapidement qu’ils se battaient pour moi et que l'enjeu était important. Pas de demi-mesure, me rappelai-je. Je tissai doucement mais surement un contrôle sur leurs armes. Quand je fus sûr de pouvoir les bouger toutes en même temps, je les retournai contre leur propriétaire et les leur plantai dans la gorge. Un sourire se déroula doucement sur mon visage devant les gargouillis infâmes des silhouettes maintenant à terre. J’allais probablement mourir avant de réussir à sortir de Sceptelinôst. En analysant mon environnement, je croisai le regard d’Adriæn, plus loin. Avec lui, il y avait les Orines mais je ne les vis pas. Je ne regardai que lui, longtemps, jusqu’à ce que des sons d’alerte ne retentissent, d’abord proches de nous, puis en provenance de plus loin, jusqu’à gagner la cité entière. L’adrénaline pulsa dans mes veines. Dans le doute, je préférai songer qu’une traque me concernant venait tout juste de débuter. Je me mis à courir vers des ruelles étroites. Il me semblait vital de privilégier une bonne cachette à la confrontation le temps de trouver un moyen de partir d'ici.

546 mots
Je le sens mal  Bienvenue chez eux ! | Les couillons-bouffons  943930617

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Priam & Freyja
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Priam & Freyja
Mar 07 Mai 2024, 18:42




Bienvenue chez eux !

En groupe | Dastan



Les iris bronze de Dastan plongèrent dans ceux d’Ikar. L’assurance qu’il parvenait à dégager le troublait. Il était convaincu qu’il allait tout perdre. Son peuple n’avait rien requis de compliqué. Il savait qu’il avait eu de la chance, qu’il avait été épargné. Parfois, il songeait que cette salvation était l’œuvre des Zaahin. Il se répétait souvent qu’il devait tout faire pour obtenir sa rédemption auprès d’eux et des Manichéens. Il avait pourtant suffi d’à peine quelques heures à Boraür pour que tous ses serments s’envolassent. Il ne pouvait même pas accuser l’île. Le désir qu’il ressentait pour Érasme était réel. Il existait depuis qu’il était capable d’en éprouver, et il y avait déjà été confronté maintes et maintes fois. Même ici, même ailleurs, il aurait eu envie de lui. Comme au Fessetival, comme à Seaghdha. Comme partout. Il avait juré de tout cesser, de se comporter en Réprouvé exemplaire, et à la seconde où il avait quitté Gona’Halv, il avait failli. Les yeux d’Ikar disaient qu’il y avait toujours de l’espoir, mais les yeux d’Ikar étaient encore innocents. Les siens étaient fatigués, las de trop d’horreurs, brûlés par des larmes de colère et abattus par des nuits trop agitées. Ses doigts se refermèrent délicatement autour des poignets du blond. Il ignorait de quoi il parlait. Ses mots trouvaient un chemin malgré tout, un chemin qui leur était destiné. Quelque chose les liait, il ne savait pas quoi. Un sourire faible ourla ses lèvres. « Ça c’est une décla- aïe ! » Un livre venait de tomber à plat sur l’arrière de son crâne. Il le frotta en jetant un regard assassin à l’ouvrage. D’autres s’abattant, il attrapa Ikar par la nuque pour le coller contre lui dans l’espoir de le protéger et leva son autre bras au-dessus de sa tête pour parer les attaques des reliures. Cela ne dura qu’un instant, au bout duquel il relâcha l’Ondin et recula d’un nouveau pas.

Il s’apprêtait à dire quelque chose, lorsque les sirènes de Sceptelinôst – des cornes de brume chantantes, usuellement utilisé pour les navires, parfois en cas d’alerte générale – retentirent. Leur concert puissant l’ébranla des pieds à la tête. Il se précipita jusqu’à la fenêtre la plus proche et l’ouvrit. Le son s’intensifia. Dehors régnait une nuit pâle, diluée par les lumières des habitations et des établissements nocturnes. Dastan renifla et essuya ses joues d’un revers de main. Rien à l’horizon. Pourtant, un sentiment d’urgence infusait progressivement en lui. L’odeur de mort, omniprésente, mettait instantanément aux aguets. Il fit volte-face. Le poignard dans son dos lui arracha une grimace ; il le retira et le glissa dans sa ceinture. Son regard percuta celui d’Ikar. « Tu ne bouges pas d’ici. » Il ferma la fenêtre et avança jusqu’à la porte. « Vous non plus. » fit-il à l’adresse des autres. Il remarqua qu’Adriæn et les Orines étaient partis. Ses pupilles croisèrent celles de Lucius. Il hésita mais se ravisa. Il sortit, et commença à courir. C’était bien plus fort que lui. C’était comme les rêves, comme ce désir. Tout le dépassait.

Plus ses foulées s’enchaînaient, plus la conviction qu’Érasme était en danger imminent lui broyait l’estomac. Pourquoi était-il sorti, cet imbécile ? Et lui, pourquoi courait-il à sa rescousse alors qu’il aurait pu le laisser mourir ? Non. Il valait mieux le tuer lui-même. Dans les rues, le chaos régnait : des Réprouvés couraient de tous côtés, la plupart armés jusqu’aux dents, criant en tous sens. Sur son passage, certains le hélaient, d’autres cherchaient à l’attraper. Il jura mais ne se laissa pas ralentir ; il joua des coudes et distribua deux ou trois coups de poing pour se faufiler dans une venelle moins fréquentée. Il y reprit sa course, sans savoir vers où aller. S’il l’appelait, aucun d’eux ne survivrait. Mais il devait le trouver, il devait le rejoindre, il devait… Ses pensées s’interrompirent à la seconde où sa silhouette percuta quelque chose de plein fouet. Il se redressa immédiatement sur les mains et tomba nez à nez avec une personne étendue sur les pavés. Érasme. Comme s’il était sonné, il avait eu du mal à le reconnaître. « Qu’est-ce que tu fous là ? » grogna-t-il. Son poing se referma autour de son col et il le leva en même temps qu’il se mettait debout. « Tu veux mourir ? » Il le fusilla du regard. « Cours ! » Il partit devant, en direction des falaises.



Message III – 719 mots

ça reste un flash <3

- Défenseur : lorsque les êtres qui lui sont chers sont attaqués, Dastan est obligé de prendre leur défense.

- Fil du Destin : Parmi l'ensemble de la chevelure de votre personnage, un cheveu deviendra doré et bleu. Particulièrement discret, il repoussera systématiquement s'il est arraché, même si sa magie sera éteinte le temps d'une repousse d'environ deux centimètres. Il est la marque d'un lien que votre personnage entretient avec Érasme. En effet, le Fil du Destin permet d'invoquer l'autre, afin qu'il entre dans la vie de votre personnage à n'importe quel moment. À chaque fois qu'il voudra le voir, pour une raison ou pour une autre, la magie du Fil du Destin agira, soit en le téléportant de façon indiscrète et grossière, soit en le plaçant simplement sur la route de votre personnage. Le Fil du Destin possède un grand pouvoir car il peut enfermer l'autre près de votre personnage si celui-ci ne veut plus qu'il parte et ne cesse de l'appeler.




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Adriæn Kælaria
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Adriæn Kælaria
Mer 08 Mai 2024, 12:29

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Image par Rrrrrrice
Bienvenue chez vous !



« Euh… Ouais… » réagit Læn à retardement, une fois que la porte se fut refermée derrière Dastan. Il ne savait pas à quoi il disait « Ouais » exactement. Sans doute à l’ensemble de la situation qui l’avait complètement immobilisé. Plusieurs fois, il avait voulu intervenir. Plusieurs fois, étrangement, son instinct de survie lui avait dit d’éviter. Il était pourtant le premier à courir tête baissée en temps normal. « On est d’accord qu’il est parti alors qu’on vient de lui planter une arme dans le dos ? Et que des livres sont tombés depuis le plafond ? Et lui euh… » Il jeta un coup d’œil à Alcide, à côté de Lucius. « Ça va ? » s’enquit-il, alors même que le Magicien était à la fois agresseur et victime. « C’était comme ça aussi à Seaghdhae ? » Il ne s’en rappelait pas vraiment. Il faut dire qu’il avait trop bu, était arrivé en retard et ne gardait de la soirée que cette infâme fleur sur la cuisse. « En fait… y en a qui sont partis… » Il ne les avait même pas vu quitter la pièce, hormis Érasme qui l’avait fait en grandes pompes et Adriæn qui lui avait chuchoté son départ. Les Orines avaient disparu. « Génial. » souffla-t-il, en essuyant ses mains sur son pantalon. Pieris était resté. Il n’avait pas souhaité quitter le faux Magicien. « On fait quoi, du coup ? » demanda-t-il. « Et c’est quoi leur problème aux deux-là ? » « Ils sont amoureux. » ricana Sympan, qui décida de sortir de derrière une caisse à ce moment-là. Il s’y était réfugié pour observer la scène au mieux sans être de nouveau importuné par la mauvaise humeur du Réprouvé ou n’importe quelle action délirante que le rouquin aurait pu avoir l’idée d’effectuer. L’Ygdraë tapa deux fois aux portes d’un placard. Aäron ouvrit lentement puis sortit de sa cachette en comprenant que la source principale du danger était partie. « C’est vraiment pas une raison. » trancha Læn. « Il va s’énerver à chaque fois qu’on va se voir ou bien ? » Maintenant que Dastan n’était plus là, son caractère habituel revenait à la charge. « En plus, c’est un danger pour tout le monde ici. Même le Sorcier est plus tenable. L’autre on dirait un buffle incontrôlable. Il est devenu un Démon de feu, DE FEU ! Il aurait pu tous nous cramer. Et Alcide, il a failli le buter. Un peu plus et on aurait dû envoyer une lettre de condoléance à JUN TAIJI ! Vous vous voyez lui expliquer que son fils est mort, vous ? Parce que pas moi sérieux. Surtout que la raison ça aurait été quoi ? On sait pas Monsieur, c’est le rouquin, il pète des câbles sans raison parfois ! Désolés hein, c’est la faute à pas de chance ! » Il poussa un soupir. « Sérieux… » marmonna-t-il en tirant une chaise et en s’asseyant, sans se rendre compte que, venant de lui, c'était vraiment l'hôpital qui se foutait de la charité. « Et toi arrête de ricaner putain ! T’es pas une foutue hyène ! »

528 mots



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Kaahl Paiberym
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Kaahl Paiberym
Jeu 09 Mai 2024, 10:29



Bienvenue chez eux !



Je changeai mon corps en fumée afin de passer au travers du Réprouvé qui tentait de me barrer la route. Puis, je bifurquai sur la droite. Mon cœur battait à tout rompre dans ma poitrine. Des cris retentirent. Je dus m’arrêter. « Merde. » soufflai-je, devant le cul de sac. La toge d’Ivanhoë ne servait plus à rien. Ma magie me trahissait. Elle aspirait à elle seule toute la clarté qui parfois s’engouffrait dans les ruelles. Elle faisait de moi une cible de ténèbres. Menaçante, elle lécha les silhouettes des Bipolaires qui me suivaient. Leurs bouches m’aboyèrent des ordres auxquels je répondis avec la même intensité. Nos deux mondes ne communiquaient pas. Pour eux, je devais mourir. Je pensais la même chose les concernant. Un mur de flammes s’éleva devant moi avant de s’étendre en une ruelle incandescente. Le feu dévora sans pitié. Les habitants de Sceptelinôst pratiquaient la magie, contrairement à ceux de Lumnaar’Yuvon. Malheureusement pour eux, mes dons surpassaient souvent les leur. Seul mon physique me désavantageait, ce que mon anatomie était capable de supporter. Je traversai les flammes. Derrière moi, une ombre plus grande se dessina. Un rugissement retentit, menaçant. Hydrangea regarda mon dos. Je tournai le visage vers sa gueule béante et créait une sphère entre mes doigts, une sphère de feu. Entre les dents de l’hydre, la même lueur se forma. Elle grandit, les bâtiments de fortune criant sous la pression de ses pattes, de sa queue et de ses flancs. Je ramassai une lame, tombée au sol avec son propriétaire et m’entaillai le bras. De mon sang naquit des volutes sombres qui se détachèrent de moi pour se placer sur le sol. Un portail se créa, pour qu’elle pût partir le moment venu. S’ils la tuaient et que je survivais, je raserais tout. C'était une promesse.

Le souffle commençait à me manquer. Je tournai à gauche, en évitant de justesse une lance. Je l’entendis tomber sur le pavé.  « Ah ! » émis-je, lorsque je sentis une énième lame mordre ma chair. « Putain ! » Je tendis la main derrière moi. Un nouveau brasier s’en propulsa. J’étouffais, comme si la cité entière était en train de prendre feu et que l’air se faisait de plus en plus rare. J’entendis les rugissements d’Hydrangea, lointains. Je n’avais pas le temps de la regarder, de constater sa monstruosité élevée au-dessus des plus hautes tours. Je sentis le sol arracher la peau de mes bras. J’étais tombé sans m’en rendre compte. Seul l’impact me tira un cri de douleur qui se mua en plaisir. C’était mon problème. Je ne connaissais pas mes limites. Tout ce qui faisait mal me procurait ce plaisir illusoire, jusqu'à l'évanouissement. Je profitai de ma position pour respirer et repartir, jusqu’à une nouvelle impasse dans laquelle je pris conscience de l’état pitoyable de mon corps. Traverser les flammes avait réduit mes vêtements en cendres à l'exception de la toge. Ils ne jouissaient d’aucune immunité, contrairement à moi. Du sang coulait de plusieurs endroits. Je fixai mon regard devant moi.  Je crus apercevoir la silhouette familière de Clauswitz Eorgor. Je me ressaisis. Je devais bouger. J’entamai une nouvelle course qui n’alla pas loin. Mon corps fut percuté si violemment et soudainement que le choc me cloua au sol. Je n’étais plus au même endroit. Mes prunelles parcoururent le corps de Dastan. L’incompréhension me saisit en même temps que je me sentis hissé vers le haut. J’eus la vague impression de n’être qu’un pantin entre ses mains. « Qu’est-ce que toi tu fous ? » le questionnai-je. Ce n’était pourtant pas le moment de m’interroger. J’acquiesçai et le suivis jusqu'à ce que le paysage me semblât de plus en plus sombre. Un ballet de taches noires dansa devant mes prunelles. Je m'égarai légèrement en tentant de continuer à courir, claudiquant dans une direction erronée. Je subissais le contre-coup. Mon pied heurta une sorte de monticule et mes muscles lâchèrent. Je tombai. Un juron s'échappa d'entre mes lèvres. J'étais trop faible pour continuer à ce rythme.

663 mots
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Ven 10 Mai 2024, 07:35



Unknown

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En groupe | Les couillons & Lazare



Aussi troublé que les autres, Lazare resta un moment derrière le canapé en cuir. La main sur la poitrine, il essayait de réguler sa respiration. Quand il se sentit mieux, il se releva, contourna le meuble et rejoignit les autres, le visage encore livide de ce qu’il venait de se passer. Il les regarda tour à tour. Ses joues devinrent cramoisies, rougies de la honte de n’avoir rien fait. Elle mourut cependant rapidement lorsque tintèrent les paroles de Johannês, remplacée par une colère gorgée de la peur ressentie. « Amoureux ? » répéta-t-il, la voix criblée d’amertume. En même temps que le Magicien bleu, il lâcha avec véhémence : « Et c’est une raison pour foutre un bordel pareil ? On a failli tous crever ! » Il ne s’arrêta même pas sur le fait qu’un Sorcier et un Réprouvé pussent être amoureux. Sur le fait qu’Érasme Salvatore et Dastan Belegad étaient – d’après les dires de Sympan – bel et bien amoureux. Ils défrayaient la chronique depuis des mois. Tous les paris avaient été faits à leur sujet, et chacune de leurs apparitions suscitait la curiosité des bouches avides de rumeurs. Chez les Magiciens, en tout cas ; d’autant que la famille Belegad y était connue et que, récemment, elle manquait rarement une occasion de s’offrir un article dans le journal par quelque coup d’éclat que ce fût.

Il regarda Johannês, acquiesçant à la très grande majorité de ses propos. « Je suis d’accord avec lui. » Il se tourna vers Sympan qui ricanait. « Franchement, toi, si c’est pour me faire venir et que je manque de crever, c’est pas la peine ! » En fait, il en regrettait presque Basphel, ses murs devenus familiers, les étincelles de voix des élèves rieurs ou agacés, les professeurs et leurs devoirs barbants, les heures de cours à n’en plus finir, et peut-être même cette horreur puante de Muscarine. Se rendant compte de son raisonnement, il marmonna : « C’est pas pire que cette école de merde, mais quand même. » Lazare serra les poings et les dents, encore en proie au tumulte suscité par l’altercation entre le Sorcier et le Réprouvé. Ses iris céruléens s’arrêtèrent sur Ikar. « T’as eu de la chance qu’il te crame pas. » commenta-t-il. Il soupira, puis recula jusqu’au dossier du canapé et s’appuya contre celui-ci. Ses jambes tremblaient un peu. Ses mains aussi. Il les posa sur le dessus de l’assise pour le cacher. « On fait quoi, maintenant ? » demanda-t-il. Quelques secondes s’écoulèrent avant qu’une sirène d’alarme ne retentît jusqu’à eux. Il sursauta. « C’est quoi ce bordel ? » Suspicieusement, il se dirigea vers la fenêtre et observa l’extérieur. Bouche-bée face au spectacle qui s’offrait à lui, il fut incapable d’articuler un mot pendant plusieurs secondes. « Euh… je crois que vous devriez venir voir. » Peut-être que le monde devenait fou, et lui avec.



Message I – 482 mots


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