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 Bienvenue chez le Duc Paiberym et la Duchesse Belegad | Les couillons-bouffons

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Kaahl Paiberym
~ Sorcier ~ Niveau VI ~

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◈ Activité : Professeur
Kaahl Paiberym
Sam 08 Juin 2024, 12:15



Bienvenue chez le Duc Paiberym


et la Duchesse Belegad



Rp précédent : Bienvenue chez eux !

« Et dire que le bal n’est que dans quelques heures !!! » Le château était en effervescence. J’y étais peut-être pour quelque chose, à force de courir à droite et à gauche. « Pauline, est-ce que tu as vu mon chapeau ? » « Absolument pas, mon trésor. » « Mais je ne peux pas aller au bal sans mon chapeau ! » « Demande à Rosalie, mon cœur. » « Mais elle s’est enfermée dans sa chambre avec Rose-Abelleeuh ! » « Oh la la ! » « Pauline ! Est-ce que Jude et Ilias sont rentrés du tournoi d’Ublys ? » « Je ne sais pas, mon canard. Il faudrait demander au majordome. » « Le majordome ? C’est pas lui qui fait la sieste sous la véranda ? » m’indiqua le garçon, un doigt accusateur pointé sur les jardins en contre-bas. « Il ne doit pas faire la sieste, il doit réfléchir… » En m’approchant, je me rendis compte qu’il faisait définitivement la sieste. « Pauliiinne ! Y a un truc qui sent le cramé dans la cuisine ! » « Le cra… ? » J’ouvris des yeux ronds. « Saperlipopette ! Mon gâteau ! » Je voulus courir dans la cuisine mais un cri venu de ma droite attira mon attention. « Minéphore ? Minéphore ? Il faut que tu ailles sauver mon gâteau dans la cuisine ! » appelai-je le mari de ma sœur, Gustine. Depuis le terrible sort qui avait plongé sa femme dans le sommeil, il n’était plus le même. Bien plus discret qu’avant, il tentait de paraître gai. Je savais qu’il ne l’était pas, pas plus que moi lorsque je pensais à elle. Chaque année, il vieillissait un peu plus alors que son épouse restait de marbre. Il craignait de disparaître avant qu’elle ne se réveillât. Le Duc effectuait bien des recherches pour tenter de la sortir de sa torpeur. Plusieurs spécialistes s’étaient succédé à son chevet, en vain. Nous ne perdions néanmoins pas espoir. Un jour, elle se réveillerait. Nous en étions convaincus. C’était une trop bonne personne pour que le destin la frappât ainsi pour toujours.

Une fois que je fus sûre que Minéphore s’occupait du gâteau, je soulevai de nouveau mes jupons et me hâtai vers la source du cri. J’ouvris une porte et découvris les derniers adoptés en pamoison devant des adolescents qui semblaient aussi confus que ma tarte au citron devait être brûlée. Je m’arrêtai. « Amis Lucius. » me déclara un grand garçon à la peau chocolat au lait et aux muscles si développés que je fus obligée d'attarder malencontreusement mon regard dessus. « Vous êtes les amis de Lucius ? » demandai-je finalement. Je n’attendis aucune réponse. Un grand sourire éclaira mon visage. « Vous tombez parfaitement bien ! Le bal va bientôt commencer ! Il va falloir vous hâter ! » Je pris la main de celui que je reconnus enfin comme étant Alcide Taiji pour l’entraîner et créer un effet de groupe. « Je ne sais pas où est Lucius mais inutile de l’attendre pour vous habiller ! Tu ferais un très bel Arcange, mon cher Alcide ! Nous avons réuni tout ce qu’il faut dans le petit salon est ! C’est la pagaille mais vous trouverez aisément de quoi vous habiller ! J’ai peut-être vu trop grand en commandant toutes ces fournitures ! » Je ris et jetai une œillade aux autres. « Allez, hâtez-vous ! Il ne faudrait pas que le bal commence sans vous les enfants ! Vous serez tous très beaux, j’en suis sûre ! » Une fois dans le couloir, je m’époumonai. « Lucius, chéri ? Tes amis sont làà ! » Je me tournai vers eux. « C’est amusant parce que je pensais qu’il était resté à Boraür ! » leur confiai-je. « Enfin, avec les pontons et toutes ces nouvelles méthodes de voyage que vous autres, les jeunes, avaient développées, ça ne m’étonne pas qu’il soit rentré ! Et avec tous ces enfants qui courent partout, j’ai dû le louper ! Le coquinou n’a pas dû m’avertir ! Il est tellement secret ! Et maintenant que son mariage approche… Oh la la, j’espère qu’il nous fera de merveilleux petits enfants ! » Enjouée, je continuai de leur parler de la pluie et du beau temps. Au bout d’un moment, je compris que j’avais faillis à mon rôle d’hôte. « Oh mais je ne vous ai pas demandé !! Est-ce que vous voulez boire quelque chose ? J’ai du jus d’orange, du jus de… En fait j’ai un peu de tout ! En tout cas, ne vous inquiétez pas, le Duc et la Duchesse ne sont pas là alors vous ne les dérangerez pas ! Ils doivent encore être en lune de miel… même si le Duc a dit à ses enfants qu’il partait en mission pour la couronne. Quel coquinou celui-là aussi ! »

790 mots

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Priam & Freyja
~ Ange ~ Niveau III ~

~ Ange ~ Niveau III ~
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Priam & Freyja
Mer 12 Juin 2024, 08:20



Unknown

Bienvenue chez le Duc Paiberym
et la Duchesse Belegad

En groupe | Les couillons-bouffons & Alcide



Le regard d’Alcide quitta les nombreux enfants pour se planter sur Pauline. Lucius les avait bien jetés chez son père. Lucius l’avait téléporté chez son père alors qu’il lui avait promis qu’ils iraient chercher les autres. Il l’avait envoyé ici alors que les autres couraient un grave danger. Et il était venu, lui aussi. Ceux qui n’avaient pas emprunté son portail étaient donc seuls à Gein’Drakul – Érasme et Dastan. Arrivé dans les premiers, il avait vu avec soulagement apparaître les silhouettes successives d’Adriæn, des Orines et d’Ikar. Pourtant, pour l’une des premières fois de sa vie, il était en colère. Il plissa les lèvres, les sourcils froncés et le regard sombre. Qu’allait faire Lucius ? Appeler son père ? Retourner là-bas et essayer de les sauver seul ? C’était le meilleur moyen de mourir. Le blond serra les poings. Même les regards effarés des enfants ne lui donnaient pas envie de rire.

Il adressa un coup d’œil à Tekoa, puis à ceux qui avaient pu se téléporter jusqu’ici. Il inspira, perclus de désagréables tensions, avant de sentir les doigts de Pauline s’enrouler autour de son poignet. Ses mains ressemblaient à celles de Nounou Bonbon : fripées par la vieillesse mais d’une douceur sans égale, comme si le temps en avait fait du papier de soie. « Quel bal ? » demanda-t-il, brutalement arraché à son agacement. Il la suivit sans protester, jetant un regard par-dessus son épaule pour vérifier que les autres leur emboîtaient le pas. « Arcange ? » Il haussa les sourcils. Faisait-elle référence à celui du Conte ? On l’avait souvent comparé à lui, ou à Nicodème. Il lui fallut encore quelques instants après qu’elle l’eût lâché pour connecter les informations. Après leur séjour à Boraür, les Basphéliens étaient censés reprendre les cours quelques temps, puis participer à des tournois d’Ublys. Les festivités devaient se clôturer avec la réception organisée par le Vicomte Halloy pour célébrer la sortie du deuxième volume du Conte dédié à Narfas. « Paul- » Elle appelait Lucius depuis le couloir. Alcide resta figé au milieu de la pièce envahie de costumes, démuni.

Enfin, il tourna la tête vers Ikar. Il était resté plus longtemps que lui à Sceptelinôst, et il s’était lancé à la poursuite du rouquin. « Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Dastan et Érasme sont revenus dans la cabane ? » s’enquit-il. Pauline revint aussitôt vers eux, ne laissant pas à l’Ondin le loisir de répondre. Avec ses gestes vifs et ses pupilles étincelantes, elle ressemblait à un oiseau rendu fou par les premiers jours du printemps. Il ouvrit la bouche puis la referma, incapable de composer avec cette situation trop inattendue, trop différente de celle qu’il venait de quitter. C’était comme revenir à Boraür mais en plus violent, sans la magie de l’île pour apaiser les maux. Finalement, il réussit à articuler : « Je crois qu’on prendrait tous bien un verre d’eau, et je veux bien du jus de pomme, s’il vous plaît, Pauline. » Dès que chacun eut émis son souhait, elle partit. Alcide tourna la tête vers Ikar. « Alors ? »



Message I – 516 mots




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Orphée Dasgrim
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Orphée Dasgrim
Dim 16 Juin 2024, 21:27



Unknown

Bienvenue chez le Duc Paiberym
et la Duchesse Belegad

En groupe | Les couillons & Lazare



Muet, Lazare observa le nouveau décor qui s’offrait à leurs regards pétrifiés de tant d’émotions. L’architecture et la décoration avaient quelque chose de familier, la légère odeur de lavande aussi, et le chant des oiseaux derrière les fenêtres ; cet endroit lui faisait penser à la demeure de ses parents, la maison où il avait grandi. Il eut la certitude que Lucius les avait envoyés en territoire magicien – probablement chez son père – et malgré lui, cette constatation le rassura. Plus que tout le reste il y avait, pour retenir son attention, toutes ces têtes d’enfants éberlués qui fixaient les adolescents soudainement apparus. Il les scruta, incapable de prononcer un mot, encore sous le choc de ce qu’ils venaient de vivre et des informations que Tekoa leur avait révélé. Comment pouvait-il savoir ? Le Magicien tourna la tête vers le grand brun.

Une entrée en trombe coupa court à ses pensées. Il pivota pour découvrir une vieille dame, dont l’expression reflétait sa propre surprise. Il acquiesça, toujours silencieux. Un grand sourire éclaira le visage de la femme. Il se demanda brièvement comment ils avaient pu passer de Sceptelinôst à ça. « Le bal ? » fit-il, en chœur avec Alcide, avant de se rappeler, comme lui, de cette sortie basphélo-magicienne à laquelle il n’aurait voulu participer pour rien au monde. Ses parents y seraient, c’était sûr. Ses frères et sœurs aussi. S’il y allait, ils ne manqueraient pas de lui faire honte. Il secoua la tête, prêt à protester, mais l’aïeule se transforma soudainement en tornade hyperactive et, à l’image des autres, il se sentit emporté malgré lui. « Je euh… du jus de pomme aussi. » répondit-il, alors qu’il préférait très largement le jus d’orange. Quand la tempête s’éclipsa, la tension qui nouait ses épaules se défit – trop subtilement pour que ce fût satisfaisant. Il laissa un long souffle lui échapper, puis regarda dans la même direction qu’Alcide. Ikar était avec eux. Il ne l’avait même pas remarqué. Il avait dû revenir après qu’il eut sauté dans le portail. Les questions que le Magicien avait posé lors de la brève accalmie durant laquelle Pauline s’époumonait pour rappeler Lucius lui revinrent. « Je… Tekoa a dit… » Il regarda l’intéressé. « Qu’Érasme est parti mais que Dastan est sur la plage… » Ses iris dérivèrent jusqu’à Ikar. « Avec toi ? » Il se mordit l’intérieur des joues. « Et il a dit qu’Erza… » D’un mouvement vif, il pivota vers l’étrange garçon. « Tu as menti, Ikar est ici et Dastan… Et puis comment tu pourrais savoir tout ça ? On n’est pas sortis de la cabane. » Sous la peur et l’incompréhension, l’animosité affleurait.



Message I – 445 mots


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Ikar Pendragon
~ Sirène ~ Niveau I ~

~ Sirène ~ Niveau I ~
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Ikar Pendragon
Ven 21 Juin 2024, 12:01



Bienvenue chez le Duc Paiberym et la Duchesse Belegad | Les couillons-bouffons Heki

Bienvenue chez le Duc Paiberym
et la Duchesse Belegad


Je suivis les autres tout en me sentant mort à l’intérieur. Dastan n’était plus avec nous et une partie de moi était restée avec lui à Sceptelinôst. D’un côté, il y avait la situation présente et, de l’autre, sa situation à lui. Les mots qu’il m’avait confiés tournoyaient dans ma tête : les Sorciers qui s’invitaient chez les Réprouvés, la guerre, le cadavre de l’Impératrice des Deux Rives et, par-dessus tout, son idée démentielle d’anéantir l’hydre. Et s’il mourait alors que je n’étais pas avec lui ? Cette idée me figea sur place et rendit les paroles de Pauline lointaines voire inexistantes. Je n’en avais pas envie. Je ne voulais pas que ma dernière vision de lui soit son dos passant une porte.

« On était sur la plage… »

Mes yeux se posèrent sur Lazare avant de revenir sur Alcide.

« Érasme est parti et Dastan m’a dit qu’Erza était morte et qu’il allait combattre l’hydre pour regagner sa place… »

À voix haute, entre mes lèvres, j’avais l’impression que cette volonté du rouquin était encore plus folle que lorsqu’il m’en avait fait part ou que j’y avais pensé ensuite.

« Il m’a dit que… »

Je n’étais pas sûr que tout ce remous puisse être de la seule faute d’Érasme.

« Peut-être que… Peut-être qu’il faudrait contacter des adultes ? Les parents de Dastan ? Ceux d’Érasme ? »

Je ne me voyais pas du tout demander à Elias Salvatore d’intervenir et je ne savais même pas qui étaient les parents du Réprouvé. En revanche…

« Mon père ! Il faut que je contacte mon père ! Parce qu’il y a l’hydre et Dastan risque de se faire tuer s’il cherche à la tuer. Alors que mon père pourrait faire quelque chose, avec les Déchus… Il suffirait de couper les sens de l’hydre pour l’évacuer et ensuite d’apaiser… Peut-être qu’on devrait contacter Laëth et Priam Belegad non ? Ce sont des Anges, ils pourraient intervenir aussi… »

Le problème c’était surtout le temps. Je regardai notre groupe. Lucius était parti sans rien nous dire. J’espérai qu’il avait eu la même idée que moi.

Je lâchai un soupir, soudainement abattu.

« Je crois qu’il n’y a pas grand-chose à faire. Pendant qu’on parle, Dastan doit déjà se battre… »

Je tentais de rester positif en pensant qu’il pouvait le faire, parce qu’il était extraordinaire, mais mon imagination s’occupait pour moi des peintures représentant sa mort. Elles apparaissaient dans ma tête comme un poison.

« Il va réussir je suis sûr. »

Les trémolos dans ma voix n’en étaient pas certains.

« J’vais écrire à mon père. »

Après l’avoir annoncé, je quittai la pièce d’un pas rapide. J’allais trouver quelqu’un qui me donnerait du papier, écrire à Adam et prier pour que Dastan survive.

465 mots

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Lyz'Sahale'Erz
~ Chaman ~ Niveau I ~

~ Chaman ~ Niveau I ~
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Lyz'Sahale'Erz
Mer 03 Juil 2024, 20:11



Bienvenue chez le Duc Paiberym


et la Duchesse Belegad



L’ancêtre parlait si vite que je n’arrivais à comprendre qu’un mot sur deux. Elle s’activait comme une abeille dans un massif de lavande, infatigable et inarrêtable. « Elle vous invite tous à un bal. » m’avertit un Esprit. Certains aimaient faire la liaison entre les Chamans et le reste de la population encore vivante, à la manière dont nous étions un pont entre le monde des morts et celui des vivants. Basphel m’avait donné l’occasion de comprendre le concept même de bal. Les invités y dansaient mais d’une manière différente qu’à Awaku No Hi. Certains profitaient de ces danses pour charmer en vue d’une union à plus ou moins long terme. J’avançai avec les autres, silencieux. Je jetai néanmoins un coup d’œil derrière nous. Quelques enfants avaient pris l’initiative de nous suivre discrètement, comme si nous représentions une mission et qu’ils étaient des espions. De bien piètres espions vu leur âge. Je soupirai, tout en songeant à Lucius. Je ne lui avais rien dit lorsqu’il avait exigé de moi que je parlasse. « Toi te calmer. » avertis-je Lazare d’une voix grondante et basse lorsqu’il remit en doute mes paroles. Je m’avançai ensuite dans la pièce pour l’étudier. Il y avait des costumes étonnants. L’uniforme de Basphel m’avait déjà dépaysé, à l’image des vêtements que portaient Dyonis Taiji. Ici, les formes et les couleurs étaient étonnantes. « Il faut que tu te déguises. C’est comme pour les cérémonies. Tu devrais t'habiller en Childéric. » Il me désigna des morceaux d’armure et un pantalon qui semblait trop court pour moi mais qui présentait à la ceinture une fausse épée. À côté, Ikar était une autre abeille. Je haussai les épaules et le laissai partir. « Le bal. » précisai-je aux autres, en enlevant mon haut. Je le plaçai sur une chaise et me séparai ensuite de mon pantalon. « Il faut que tu enlèves les breloques dans tes cheveux si tu veux être un Childéric crédible. » Ce plan ne me disait rien mais il valait mieux que je me laissasse porter. Les Ætheri m’avaient placé ici pour une raison. « Aidez-moi. » dis-je, en commençant à retirer les perles qui ornaient mes cheveux. Contrairement à eux, j’étais on ne peut plus calme. « Oh par Suris ! » lança soudainement Pauline qui revenait avec un plateau chargé des collations à notre attention. La vaisselle finit par terre. Je la fixai, sans comprendre que ma presque nudité était responsable de cette réaction disproportionnée. « Je suis confuse mes enfants. Excusez-moi ! Oh la la, décidément… » Elle releva les yeux vers moi. « Vous ne pouvez pas aller au bal comme ça voyons ! » Ses yeux me scrutaient tout en m’évitant, comme si deux personnes distinctes se trouvaient dans le corps de cette petite bonne femme. « Mesdemoiselles, vous devriez vous changer dans une autre pièce… » dit-elle, en tentant de se reprendre, à l’attention de Moon et de Haru. « Venez, venez ! » les attira-t-elle. « Je vais demander à quelqu’un de ramasser tout ça. Par Suris… vraiment… » Dans le couloir, elle prit les bras des deux Orines afin de les rapprocher d’elle. Elle demanda, sur le ton de la confidence : « Comment s’appelle-t-il, ce garçon sans pudeur ? Et celui avec les cheveux blancs ? Et son ami plus grand, avec les cheveux bleutés ? Ils sont mignons quand même, non ? Surtout celui à la peau basanée... »

574 mots

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Haru Araé
~ Orine ~ Niveau I ~

~ Orine ~ Niveau I ~
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Haru Araé
Ven 05 Juil 2024, 09:25



Unknown

Bienvenue chez le Duc Paiberym
et la Duchesse Belegad

En groupe | Les couillons-bouffons



Quand on les avait autorisées à se rendre à Boraür, on n’avait probablement pas envisagé qu’elles se retrouveraient dans pareille situation. Makoto se demanda si sa mère avait anticipé les événements, si elle savait ce qu’il allait traverser, et si c’était le cas, ce qu’elle en pensait. Elle devait prendre les choses avec l’habituelle philosophie rehla, même s’il était son fils. Il n’était pas mort, après tout. Ses mains sur ses côtes le lui prouvaient, autant par la douceur de son kimono qui courait sous ses doigts que par le rythme de son cœur qui faisait vibrer sa cage thoracique. Les deux Orines avaient été éduquées pour faire face aux menus tracas de la vie, mais aucunement préparées pour affronter ce qu’elles venaient de subir à Sceptelinôst. Il jeta un coup d’œil à Haru, dont la tête suivait les échanges comme une balle coincée entre plusieurs raquettes. Lui ne les écoutait que d’une oreille distraite, encore hypnotisé par ce qu’ils venaient de vivre. La ville en flammes, les rugissements de l’hydre, les Réprouvés qui se jetaient sur Érasme Salvatore, l’orage et le tonnerre, l’annonce de la mort d’Erza Taiji Stark. Contrairement à Lazare, il croyait ce que disait Tekoa – Lyz’Sahale’Erz. C’était plus facile car il savait ce qu’il était. Les Chamans communiquaient de bien des manières qui échappaient aux mortels. Sa mère disait souvent que, s’ils avaient désiré renverser le monde ou y appliquer un chaos illimité, ils en auraient sans aucun doute été en capacité. S’ils avaient décidé d’en faire usage, leur réseau d’espionnage aurait pu ne connaître aucune limite. Les morts savaient ce que les vivants ne soupçonnaient même pas.

Le regard brun de Makoto dériva jusqu’à Ikar. Sa panique renforça son calme apparent. C’était comme si toute la peur des autres chutait à l’intérieur de lui mais qu’il était incapable de l’exprimer. Les mots de Tekoa ricochèrent jusqu’à lui. « Tu veux aller au bal ? » s’entendit-il prononcer, incrédule. Il jeta une œillade dans la direction empruntée par Ikar et, plus tôt, par Lucius, avant de ramener ses prunelles sur Haru. Plantée à côté d’Adriæn, il la vit rougir comme une tomate au soleil. Il tourna la tête et découvrit le Chaman presque entièrement dévêtu. Il réprima un sourire amusé, qui s’évanouit à l’intervention fracassante de Pauline. Chez les Mages, les bonnes mœurs voulaient qu’hommes et femmes ne se côtoyassent pas nus en dehors du cadre du mariage. Visiblement désireuse de s’y tenir, la vieille femme entraîna les deux adolescentes hors de la pièce. Un petit rire échappa à Makoto, qui se sentit plus apaisé. Quelque chose, dans l’intervention de Pauline, avait brutalement allégé les tensions. Il décroisa les bras et s’approcha de Tekoa. « Les Magiciens ne sont pas à l’aise avec la nudité. » expliqua-t-il, tandis que ses mains se glissaient dans ses cheveux pour en défaire les perles. Activer ses doigts lui permettait de penser plus clairement. Si Dastan était toujours à Sceptelinôst, c’était que le Destin le désirait… « Haru… On ne dirait pas que c’est la fille de l’Orine d’Adam Pendragon. »

Cette dernière avait suivi Pauline sans protester. Bras dessus bras dessous avec l’aïeule, elle avançait dans le couloir de la demeure du Duc Paiberym avec une curiosité que son trouble peinait à laisser s’exprimer. « Tekoa. » lui répondit-elle. « Adriæn, et Johannês. » Elle se félicita d’avoir fait attention à utiliser les prénoms officiels de deux d’entre eux. « Ils sont, euh… » Elle se mit à pouffer et posa aussitôt sa main sur sa bouche. « Pardon. » La situation ne prêtait pas à rire. Si presque tout le monde avait réussi à partir, Dastan était toujours là-bas, et probablement en danger. Et Sceptelinôst brûlait. Et des dizaines, des centaines, des milliers de gens avec elle. S’ils n’étaient pas dévorés par l’hydre. « En fait… » Soudain submergée par les images de ce qui semblait être une autre réalité, Haru sentit sa gorge se nouer, et avant qu’elle eût pu articuler le moindre mot, de grosses larmes roulèrent sur ses joues. Elle s’arrêta brutalement dans le couloir et prit les deux femmes dans ses bras, secouée de gros sanglots.



Message I – 692 mots


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Adriæn Kælaria
~ Sirène ~ Niveau I ~

~ Sirène ~ Niveau I ~
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Adriæn Kælaria
Mar 09 Juil 2024, 10:42

Bienvenue chez le Duc Paiberym et la Duchesse Belegad | Les couillons-bouffons Ca6t
Image par inconnu
Bienvenue chez le Duc Paiberym
et la Duchesse Belegad


Aäron s’assit sur une chaise et passa ses mains dans ses cheveux, comme s’il cherchait à chasser un Esprit Parasite de son crâne. C’était vraiment trop pour lui. Alors qu’il tentait de se calmer, une silhouette à la peau blanchâtre vint s’asseoir à côté de lui. Pieris se pencha en avant, jusqu’à ce que l’Alfar le remarquât. Avec une mine timide, il lui indiqua doucement : « J’ai faim. ». Puis, il papillonna des yeux. Aäron recula légèrement, perplexe. « Et ? » « Nourris-moi. » formula la voix rauque du Vampire. « Tu rêves. » L’efféminé fit la moue et se releva, laissant le Fils de Drosera à ses noires pensées. Il passa à côté d’Adriæn. Il n’était pas une bonne cible, parce que l’Ondin refuserait mais également parce qu’il ne l’aimait pas. Il était pourri jusqu’à la moelle et ça ne lui plaisait pas. Les événements récents semblaient ne pas l’avoir perturbé outre mesure. Pieris était loin du compte puisque le Kælaria ressentait clairement une excitation qu’il avait bien du mal à contenir. Le fait de frôler la mort l’avait vivifié. Il se sentait exister et, au-delà des émotions qui l’honoraient de leur présence, il espérait secrètement que Dastan mourrait. En attendant la bonne nouvelle, il pensait à la poitrine de Moon. Pauline en avait une belle également. Dans sa jeunesse, ses seins avaient dû faire sensation. Combien d’enfants avait-elle eu ? Combien en avait-elle nourris, à-même ses mamelons ? Pieris passa sa route sans constater que la Sirène retenait un sourire envieux de naître sur ses lèvres.

Ikar étant parti, il ne pouvait plus lui demander de boire son sang. Les candidats potentiels se réduisirent de nouveau avec le départ de Pauline, Haru et Moon. Tekoa ? L’idée était tentante mais le Vampire le trouvait étrange. De toute façon, il était occupé avec Makoto. Alcide n’avait pas l’air non plus en état d’accepter sa morsure. Sympan ? Ce dernier avait le nez plongé dans un carnet. Le crayon coincé entre ses doigts bougeait frénétiquement. « Tu fais quoi ? » L’Ygdraë releva les yeux vers Pieris. Ils lui semblèrent exorbités. Les émotions qui traversaient le scientifique paraissaient diverses et violentes. Il vivait mal le contrecoup mais ne pouvait se résoudre à oublier quoi que ce fût de cette expérience. Entre tremblements et détermination à se perdre dans sa tâche, il faisait peur. « Je note. » répondit-il. « Je note. » La répétition indiqua au Suceur de Sang que ce n’était pas le moment. Lui-même se sentait étrange, d’où la soif qui le tiraillait.

Finalement, comme si ça devait être lui depuis le début, il se dirigea vers Johannês. Le faux Magicien était lui-aussi assis, la tête en arrière, posée contre le mur. Ni une ni deux, le Vampire s’installa sur ses genoux et posa ses mains sur ses épaules. L’autre ouvrit les yeux et les referma presque aussitôt. Il semblait vidé de l’énergie qui l’aurait incitée à protester. Alors que Pieris approchait sa bouche de son cou, il daigna tout de même lui tendre son poignet. « Bois là si tu veux. » « Je préfère dans ton cou. » avança le brun, d’une voix apaisante. Heureusement, il n’était pas assez futé pour se figurer toutes les implications de leur présence à Sceptelinôst ; ni assez intelligent pour s’en souvenir avec précision. Il voulait juste le sang de son colocataire préféré.

Moon gloussa. Elle gloussait beaucoup depuis qu’ils étaient revenus de la cité des Réprouvés. C’était plus fort qu’elle. Elle n’arrivait pas à se retenir. Après avoir poussé un petit cri de cocotte surprise à la Grande Chute du plateau de Pauline, elle gloussait à présent en entendant la vieille femme émettre des commentaires sur les garçons du groupe. Entre rire sincère et rire nerveux, elle ne savait plus où donner de la tête. « C’est vrai qu’ils sont mignons. » Elle fit de nouveau la poule, perdue dans un état secondaire qui se brisa dès que Haru fondit en larmes. Là, n'y tenant plus, elle la suivit.

659 mots
Je crois que c'est la fin  happy



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