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 [Q] - Une affaire douteuse [SOLO]

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Mer 18 Mar 2020, 22:06




Une affaire douteuse


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Intrigue/Objectif : Recherche et exploration
Mephisto,sur ordre de son supérieur doit vendre et échanger des marchandises à un Kāmada Byāran.



L'endroit était sombre et obscur. Les parois entourants la pièce constitués de basalte étaient froids et durs. Le sécrétaire, dont le rôle consistait à donner des tâches aux travailleurs et partisants des territoires du Compte ,était assis sur un fauteuil en face d'une table basse couleur ivoire. Regard droit et figé comme un poteau, voila des heures que la créature fixait toujours la porte d'entrée faite en bois d'ébène. Teint fade, yeux ne cillant point, pli de la boche ferme et visage édifié par un rictus donnait à l'être un aspect rigide. L'endroit non éclairé et  plongé dans le noir, était intentionnel afin d'empêcher, les habitants d'autres contrées,non habitués à ces lieux, à regarder les horreurs cachés dans ces ténèbres.
Deux individus à l'allure déplorables étaient assis en face de lui. Le premier,siégant sur la chaise de gauche, avait des yeux avides de couleur rouge, peau  pâle ,à cause de l'obscurité,cheveux en pagaille avec des cornes disproportionnées. Le second attira l'oeil du sécrétaire, auquel on pourrait dire qu'il serait un peu mieux vêtu,qui possédait un pourpoint déchiré avec des semelles, en or cousues. Voila depuis quelques minutes qu'ils se contemplaient dans l'obscurité. L'officier finit par délier sa langue:

"C'est toujours comme ça ici. Des individus qui sortent du néant. On ne sait pas qui ils sont, d'où ils viennent et puis on les voit du jour au lendemain, comme ça, en face de vous."

Personne ne répondit. Lorsque le démon à gauche commença à prendre la parole, il leva la main.
"Pas la peine. J'ai l'habitude. Vos noms devraient suffir." interrompait-il.

"Mephisto et lui Berwick,monseigneur." déclare celui de gauche.

L'éloge lui fit sourire. Il sortit alors lentement la plume à bec plat de son encrier et le diriga vers un parchemin vierge et fraichement plaçé devant lui. La calligraphie teintée de rouge rendait l'écriture plus large qu'elle donnait déja.
Le sang qui en découler semblait renforçé l'atmosphère morbide du lieu. Cela prit un temps interminable. Le polygraphe finit enfin par signer le document avant de déclarer:

"Vous allez vendre la cargaison numéro "Alpha - 97 - $sopki%keM - 689 450 001" du département de Gestion des biens Communaux. Le destinataire,n'est rien de plus que le grand et respectable Kāmada Byāran Mammon, un Seigneur non lié au Monarque démoniaque. Il ne faut surtout pas que vous ouvrez le contenu. Une propriété lui appartenant est situé un peu plus au Nord de celui de l'Asmodée. Vous n'aurez qu'à vous y présenter avec ce parchemin magique. Vous aurez le strict nécessaire pour accomplir votre mission. Aussi vous sera fourni une carte du chemin sécurisé menant au territoire du Compte. Attention, si par malheur, il vous arrive d'être détourné du chemin vos chances de survie sont nulles."    

Puis il ajouta:
"Demain.Quand le vent montant fait son apparition, prenez la Direction des Affaires Commerciales.Trouvez la chambre numéro 465 958 489. Il y aura une porte massif en marbre scellée par la magie. Deux yeux de gorgone seront disposés là. Vous devez alors ne pas détourner le regard de la créature, prendre une arme contendante,vous tranchez une artère et verser du sang tout en prononçant les mots ******. Sinon vous serez tétanisé et les yeux du monstre se délecteront de votre âme jusqu'à ce que mort s'ensuive .Alors la porte s'ouvrira et vous pourrez récupérer les biens et vivres nécessaires à la quête. Maintenant, disparaissez."

Nous nous levions de nos sièges et tout en prenant les documents nous sortions de la pièce sans jeter un regard en arrière. Le froid n'avait pas fait que de l'intérieur sa maison, un vent glacial parcoure les environs. De plus,ici, dans l'antre des damnés, le temps est assez flou. On se base seulement sur le zéphir pour savoir lorsqu'une journée se terminait.  Le paysage illustre l'immensité de la demeure du Seigneur Asmodée. Des chemins escarpés à des kilomètres de rayons et une cavité d'une profondeur vertigineuse montrent comment il était quasi impossible à un ennemi de passer par ici. Les terrains les plus plats étaient subjugués par la cultivation des terre. Les flux de transport ne cessaient de parcourir le domaine. Nous jetons un regard vers le ciel obscurcit par des pics rocheux en se demandant quels périples nous attendent.





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Dim 22 Mar 2020, 14:15




Une affaire douteuse



Ce soir là, la lune dégagait une sinistre onde lumineuse. Tantôt soit elle qu'elle nous éclaire tantôt elle nous avertit. Le clair de lune ne cessait de dévoiler le visage de la créature dans l'obscurité sans nom de la nuit. Pour ceux qui le regardaient à ce moment là, les traits de l'individu semblaient transparents et indéchiffrables dans la translucide paleur d'Hécate. Semblant avançer tel un religieux ignorant jeté dans l'immensité de la vie,le démon progressait le regard indémontable. Les arbres alentours,cachés dans la pénombre en voyant la compagnie approchait, semblaient s'éloigner de ces derniers qui montaient progressivement la plaine tel une malédiction promulguée par le Seigneur des Ténèbres.

Le convoit que transportait le démon n'arrêtait pas de lui tirer sur la colonne vertébrale depuis un moment. Combien de temps cela faisait il? Une semaine? Dix jours? Un mois? Depuis toujours? Cela ne s'arrêtait pas. Les péchés commis ne cessaient de s'alourdir les un après les autres dans son dos tels la chute incessable des fruits d'un arbre,qui commandés aux ordres de mère Nature comptaient recommencer indéfiniment. Plus le temps passait et plus il avait l'impression de s'enfonçer lentement dans les profondeurs de la terre comme si les racines de la vie voulaient l'empêcher de grandir. Un pas, deux pas, trois pas.. Cela ne cessait. Combien il voulait se laisser tomber dans les bras de sa merveilleuse Précarité!
C'était peut être les pièces qui le poussaient à avancer. Celles qui n'arrêtaient de bruissaient dans sa poche. C'est l'heure mon camarade! L'heure de sortir de ce mauvais rêve et de prendre part dans l'interminable cycle du monstrueux Ouroboros.
Et oui,qui pouvait en réchapper ?



"Combien ce trajet nous a pour l'instant rapporté?" demande Mephisto.

"Même pas la graine d'une pousse de soja." répondit Algorth,un démon qui le suivait depuis le début de l'expédition.

"Le temps presse.On en a pas assez. Le Kāmada Byāran va refuser nos marchandises si on avançe pas. Et c'est comment du côté des marchandises? " demandais je.

"Pas de problème de ce côté-la." répliqua le démon.

"Quel est le statu quo du groupe?"

"Vous n'avez qu'à regarder."

Les esclaves épuisés étaient sur le point de s'effondrer, prêts à tomber en Enfer s'il le fallait.

"C'est bon! Arrêtez vous! On fait une escale." dis je en ordonnant d'arrêter le convoi.

Une clairière se présenta à nous. Il y avait un espace vide, si ce n'est quelques fougères, avec aux alentours la présence des arbres comme des statues figées dans la nuit. On déposa nous bagage et puis certains commençèrent à chercher du bois pour le feu et d'autres plongés dans leurs litures. Plus tard dans la soirée et dans la pénombre de la clairière, l'obscurité alentours semblait peser. Même dans la clairvoyance dont disposait les démons, on avait l'impression que quelque chose nous enveloppait. Tels les créatures d'une autre dimension prêtes à emporter l'âme de leurs victimes dans leurs monde,  les ombres qui vennaient d'apparaître  dansaient autours du feu aménagé de sitôt.. Le feu brûlait comme si le milieu environnement l'appartenait depuis toujours,rappelant la braise de l'existence, comme si le feu de l'enfer a toujours été en notre présence. Cette soirée fût sombre et terrifiante. Le vent calme soufflant dans le vide insondable nous semblait comme l'interminable voyage d'un son interstellaire perdu dans les confins de l'univers . Les bruissements dans les feuillages nous faisaient imaginer à quelques sordides créatures cachaient derrière nous, prêtes à nous agresser. Les bruitages incompréhensibles du néant produisent des murmures incompréhensibles comme la monotone et interminable prière sacerdotale. Cependant, elle ressemblait aux autres, toujours là à nous faire frémir,toujours là à nous peser, et nous nous sommes toujours à son écoute, fascinés, nous les démons et telle Mère Nature nous chuchotant à l'oreille:
"Vous ne pouvez que vous y résigner ! Vous pouvez fuir, vous réfugier dans vos grandes batisses de marbre, nous serons toujours là! Que ce soit au-dessus de vous ou en-dessous de vous...vous n'avez nulle part où vous cacher.."
On peut échapper au danger mais on ne peut pas fuir la mort. Cette pensée là nous quitta pas. Ces nuits là sont des nuits sans fin.

Les lumières finirent par faire leur apparitions dans les feuillages des arbres,semblant indiquer une journée prospice. Le groupe se mit progressivement à s'éveiller et à décamper. On avait une mission et on se mit à alors à regarder devant nous comme si un quelconque avenir s'y présentait.


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Sam 28 Mar 2020, 21:46




Une affaire douteuse


Voila un bon bout de temps qu'on avait quitté les sombres territoires de l'Asmodée. On avait récupéré les marchandises demandées puis on est partit tout droit direction le nord vers le domaine de Mammon. Le vent commence à souffler annonçant une nouvelle journée sur ces terres obscurs. Par ailleurs,il n'y avait pas de lumière dans l'Antre si ce n'est qu'une pâle lumière blanchâtre essayant de trouver son chemin dans ce labyrinthe escarpé. D'autant plus,les chemins sont très étroits et la moindre erreur, la moindre maladresse et on pouvait chuter dans les ténèbres de la cavité sans fond. Pour cette traversée, on est une petite dizaine moi, deux démons et une réprouvée(Algorth,Berwick,Sachira). De plus, on compte six esclaves et un convoi de marchandises, les esclaves tirants ce dernier. Un chemin rocailleux se dresse devant nous montant et parfois descendant. D'autre part, le paysage ressemble plus à un ensemble de polygones et de lignes brisées qu'à quelque chose de réconfortant à voir. De plus,les montagnes ne cessent de transperçer la terre pour monter toujours plus haut dans les cieux. Alors qu'on marchait le regard fixe, Algorth méditait sur la carte qui lui a été donnée. Je m'approche de lui et lui demande alors:

"Alors, nous sommes où?"

"C'est assez compliqué. Je n'ai jamais auparavant été confronté à une cartographie aussi minutieuse. Encore, la complexité n'est pas encore là. On a ici un parchemin magique divisé en plusieurs niveaux et sous-niveaux. Chacun correspondent à des catégories diversifiées décrivant toutes les différentes combinaisons géométriques pouvant donner lieu à un repère dans l'espace. C'est incroyable et terrifiant. Je n'ai jusqu'à ce jour jamais pu imaginer qu'un endroit aussi irrespectueux des lois de la nature pouvait exister. C'est juqu'à en donner le vertige.." répond t'il plongé dans ses observations.


"D'accord, tu peux raccourcir."


"Humm, le maître m'avait un peu expliqué comment m'y prendre.. Il a dit que nous devons toujours essayé de passé par les collines ,ici et là, sinon on sera perdu de bon. Mais..Ah, voila! J'ai trouvé. Nous sommes là, à côté du mont Oiseux. Nous devons continuer à descendre la pente. Ensuite,il y aura une cavité il ne faut surtout pas la prendre. On devra prendre celui qui monte.."


"Ok,compris. Tu m'informes si t'as du nouveau. Et n'oublies pas qu'on doit suivre seulement et uniquement le chemin qu'on nous a préconisé. "


"Ok"


"Et on te fait tous confiance. On est qu'une bande de moucherons essayant de parcourir la crête de la bête. Un mauvais pas et on tombe tous dans la gueule du loup."


"T'inquiètes. Je ne suis pas encore un Saraṇi pour être aussi fou."


Je m'éloigne alors de lui et me met à regarder un instant le paysage en contrebas qui s'ofrrait à nous. Il n'y avait aucune odeur si ce n'est quelque chose proche de la cendre et des bruits sourds. Soudain,un hurlement tonitruant abatit les airs. "Cet endroit ne présage rien de bon." me dis-je à moi-même.



Alors qu'on descendait progressivement dans les ténèbres, le chemin, si cet amas de roche semblant indiquer une direction est un peu soit il ce qu'on apelle un chemin, s'interrompt pour laisser place à une fissure dans la roche de plus de quatres mètres de largeur et de profondeur inconnue.


"Va falloir traversait ça si on veut pouvoir continuer." m'indique la réprouvée.


"C'est le moins que l'on puisses dire." réplique Algorth.


"C'est le moins que tu puisses dire." corrige Berwick.


Les deux se jettèrent alors un regards noir. Il y avait une rivalitée entre ces deux là depuis qu'on avait quitté le domaine. Depuis que Algorth s'est moqué du Berwick en lui annexant qu'il n'était qu'une larve à qui on a donné du pouvoir, ces deux là ne cessaient de se défigurer.


"wowo calmez vous,vous deux. Ce n'est quand même pas un trou à deux balles qui vous fait peur?"


"Vu ta stature, ce n'est pas toi qui risque de faire le premier pas." me lançe alors à pleine figure Algorth.


"Oui, je préfère d'abord méditer sur comment on va faire traverser le convoi que de sauter dans le vide." lui répondis je. Alors tout le monde s'est tut et examina le transport de marchandises.


"T'as oublié qu'on a des ailes?" me réplique Algorth.


"Ah oui, c'est vrai.. Mais pour le convoi?"


"On a qu'à traverser d'abord puis de demander aux esclaves de faire un pont."propose Sachira.


Tout le monde était d'accord sur cela. Alors on sortit nos grandes ailes teintées de noir et on commença à déposer les marchandises de l'autre côté. Lorsque ce fût au tour des esclaves de traverser en sautant. Et Algorth se trouvant derrière:


"Bon, tu te bouges toi !" et il donna un coup de pied aux fesses d'un esclave,qui tomba misérablement dans la fissure. Après un moment, on entendit un bruit sourd.Sboum.La victime se fracassant à plus de mille mètres en contrebas.


A ce moment-là, tout les démons eurent un sourire démoniaque sur les lèvres avant d'hurler de rire.


"Elle n'était pas mauvaise celle là!"lui dis-je en ricanant avant d'ajouter" mais c'était la dernière fois. On a très peu d'esclaves."
Il jette alors un hagard aux alentours.


Après qu'on ait traversé le pont de fortune, on aperçut un pic rocheux se levant dans les airs à des lieux de là.


"C'est par ici qu'on doit aller?" demandais-je à Algorth.


"Oui, je crois. Ca semble être le lieu dit sur la carte.." réplique t'il,concentré.


Je l'interrompt en avançant doucement:
"Chuut, j'entends du bruit."


On pouvait entendre des bruissements dans l'air et des jeux d'ombres derrière les rochers. Tout le monde sortit alors son épée et ne bouga pas, sur ses gardes. Les esclaves se réfugièrent derrière les rochers.


Une ombre de plus de deux mètres et trentes centimètres se dresse alors. La créature toute noire et a l'apparence humanoide a des yeux rouges comme la braise, des cornes courbées sur la tête avec des longues griffes aiguisées au niveau des bras et des jambes. Elle semble regarder autre part puis elle se fixe sur nous.


"Préparez vous !" hurlai-je. La créature se mit alors à fonçer sur nous avec ses cornes. Tout le monde eut la chance d'esquiver l'attaque, ou presque. Le convoi de marchandises prit le choc et se renversa sur le côté.


"Bordel !" cria Algorth avant de se jeter sur la créature. Il lui assène alors sa grosse matraque ,en fer bordée de multiples épines, dans les jambes. La créature esquiva de justesse l'attaque et saute sur le convoi puis en jettant dans le vide un hurlement strident.


"Sachira, tu vas utiliser Sul Vulon pour illuminer la créature. Je vais alors utiliser le reflet de l'autre pour l'abattre. D'accord?" La jeune femme aquiesca. Soudain,la créature bondit sur Algorth et lui mord l'épaule. Algorth poussa un cri d'angoisse.
"Merde" pensai je. J'essaya de ne pas penser à la situation et de me concentrer sur soi-même. Je fis le vide et essaya de plonger mon regard en moi. Il faisait noir. J'essaya de plonger dans ces ténèbres quand tout à coup j'entendis un bruit violent et mes yeux s'ouvrèrent. Je vis alors Algorth tétanisé par la créature qui ne le lâchait pas tout en aspirant son énergie vitale. Ce dernier hurlait de douleur. Sachira perdut dans ses pensées.
Je ferma vite mes paupières et me concentra encore. Il faisait encore plus noir. Puis au bout d'un instant, mon coeur battit de plus en plus fort,de plus en plus fort, semblant sur le point d'exploser. J'avais l'impression qu'une partie de moi voulait s'échapper,une partie plus sombre. Un sentiment violent prit alors possession de moi. Un être de plus de deux mètres cinquante apparut. Noire et musclée, avec une gueule de bête l'Autre était terrifiant. Yeux rouges de la colère et corps déformé,on dirait un monstre sortit de l'enfer. Soudainement,un flash de lumière éclaircit les lieux pendant un instant. La créature sublimait ne bouge plus puis lâche Algorth et crie de douleur. L'Autre se jette alors sur le monstre et lui transperçe violemment le torax. Pile au moment où je redevins moi-même. Un dernier hurlement puissant se fit alors entendre dans le vide insondable.

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Sam 04 Avr 2020, 22:13




Une affaire douteuse



Le monstre tomba dans un bruit lourd sur le sol rocheux. Front en sueur, genoux fléchits,griffes plongants dans le corps de la créature, le timing était juste, pour ne pas ainsi dire parfait. Mephisto, avec la main plongée dans les viscosités des entrailles de la créature, était en position indélicate. Autour de lui, Algorth le démon n'arrêtant pas de se mouvoir ,criant de douleur et Sachira, épaules affaissées tout à coup épuisée. Quand à Berwick, posture chevaleresque, posait calmement la main sur le fourreau de son épée. Je retire délicatement mes griffes de la créature. Une odeur nauséabonde en sort alors. pire qu'un virus infectant les airs, ça sentait les patates moisies mélangé à du fromage brulé. Je me mit alors à vomir une substance verdâtre au sol. "Pourtant le combat  était plutôt facile." pensais je avec un sourire malaisant. Je me mis à regarder Berwick:
"C'est notre premier combat et t'as l'air calme. C'est une particularité de la famille royale ou c'est dans les gènes?"
"C'est comme ca à l'entrainement chez les Macaria. On nous apprend dès le plus jeune âge à ne pas frémousser." me sourit il.


Sachira dit alors tout haut: "Sul Vulon, c'était limite,si j'avais échouée, on serait tous mort à l'heure actuelle." Je hocha la tête. "Pour le moment, pensons plutôt à 'soigner' Algorth." Sans hausser un sourcil, je sortis mon couteau aiguisé et me rapprocha du bléssé.


"Tu peux te relever? Je vais t'amputer le bras."



Il me regarda effaré. "Et oui, même les démons peuvent avoir peur..." me dis je à moi-même avec un sourire démoniaque sur les lèvres. Il reculait et répliqua aussitôt:
"Ne t'approche pas de moi, toi. J'ai pas besoin de ton aide. Je vais m'en sortir tout seul." avant de mettre une main sur son épaule et de frémir de douleur. En regardant de plus près, une entaille disproportionnée était enlargie dans son épaule. Ca sentait déja le pus et la chair pourrie.



"Comme tu veux. Mais n'infectes pas tout le monde avec ta blessure." lui avertis je en tournant les talons.



Je revins vers le cadavre du monstre,sortit abruptement ma lame et la plongea dans son torse,du sang en jaillit. Puis je proclame tout haut:
"Celui-ci,on va le manger, le dépeçer puis on va le vendre. Je veux tout, les yeux,la bouche,les organes,même ses entrailles...On ne garde que les parties osseuses."



"Tu penses qu'à vendre" me fit remarquer Algorth,soudainement mal à l'aise.
Je le regarde tout droit dans les yeux:
"Oui, ce sera peut-être un jour ton tour.." lui murmurais je avec un sourire, qui n'en est pas vraiment un. La douleur de la blessure se mit alors à refaire surface sur son visage et la peur avec.



Ensuite, les esclaves et nous, nous nous mettons à redresser le convoi et à remballer les marchandises éparpillées avant de reprendre le chemin. On se mit à suivre le chemin montant comme l'avait prédit Algorth. Lorsqu'on eu atteint le sommet, un paysage se montrait à nous. Une kaléidoscopie de couleurs réfléchissées sur les montagnes entourées de brumes, ces derniers essayant de nous faire oublier la hauteur ainsi que les tréfonds enfouis en dessous, semblait peindre un tableau pictural représentant un conflit éternel entre le bien et le mal. Sur cette fresque religieuse,les ténèbres qui semblaient se précipiter vers le bas essayaient de fuir la lumière alors que celle-ci tentait de les rattraper.



"Serait ce les ténèbres qui s'enfuient de la lumière ou est ce la lumière qui est attirée par les ténèbres?" demandais je.



"C'est la lumière. Les ténèbres, elles étaient là bien avant. C'est la lumière qui les éclaire. Elles leur donnent un nom. Tout le monde aura son jugement et ce qu'il mérite."
Puis il ajouta:" Mais est-il possible qu'aucune lumière puisse éclairer certains ténèbres? Je n'en sais rien. Cependant, quand tu ne cesses de regarder les abysses,ce sont elles qui te regarderont. J'ai toujours jetter mon regard en direction de la lumière mais elles ne m'ont jamais regardé."



"Moi, je pense que les deux ne font qu'un.Les ténèbres et la lumière sont deux concepts distincts et similaires comme le reflet de l'autre dans un miroir. Il y en a toujours un pour aider l'autre et l'autre pour faire plonger l'un.Pour moi,c'est le sens de la la vie." répond Sachira.




"T'en penses quoi Algorth?"
lui demandais je.



"Moi, je pense qu'aucun de ces deux là ne vont m'aider à soigner cette satanée blessure !! Ombres,lumières vous jouez à quoi? On est pas ici pour faire un tour de cache cache !" s'exclame t'il,agaçé, en n'arrêtant pas de regarder cette maudite blessure.



"Bah, au moins toi tu ne risques pas d'être touché par la lumière ou les ténèbres." me moquais je.



"Ouais,c'est ça." répond t'il, plus inquiet pour sa blessure que par la question.



On put aperçevoir sur le paysage la présence du domaine par delà les collines. Au delà de multiples montagnes rocheuses se trouvait  le repère du Seigneur Mammon. Dans un atmosphère obscur, aucune lumière passait à travers l'épaisse couche d'obscurité magique qui entourait les lieux. On pouvait déja sentir l'énergie négative qu'elle dégageait. Soudainement, derrières nous, on entendait des hurlements brusques et rauque de quelques gigantissimes créatures. On sentait notre peau frémir juste à entendre ce cri d'animal bestial.



"Surement un dragon." me discrétea Algorth.



Je me mis alors à regarder derrière moi. Mais ce fut une terrible erreur. A quelques mètres de là, une imposante créature complètement noire nous observait de haut,mesurant dune vingtaine de mètres, si je puisse dire.



Sa gueule de plus de 3 mètres de haut était grande ouverte sur nous, prête à nous dévorer. On était tétanisé, complètement sous le choc. "Comment..." balbutais je.


[ atttention violent ? | 16-18 ans xd ] :



Au moment où Algorth prononçait ses derniers mots, la gueule se ferma complètement, dévorant son contenu.


"Merci de mavoir tiré en arrière." dis je en remerciant berwick qui nous avait trainés par le bras, moi et la réprouvée, alors qu'on observait de plus en plus loin l'acte sordide qui venait d'être commis.



"Désolé pour l'autre. Je n'ai que deux bras." me répliqua t'il.



"C'est ok."



On se mit alors à trébucher sur quelque chose de dur et à chuter la falaise. Il fit alors tout noir.
Quand je me réveilla, Berwick me regardait.



"Bon tanpis, pour Algorth, il nous manquera tous." me dit il avec un faux sourire.



"Oui, il nous manquera.Mais on a perdu un géographe quand même.Et le convoi n'en parle pas.." lui répondis je.
La réprouvée préféra ne pas commenter, ne voulant pas pimenter la situation.



Voila des heures qu'on marchait, ou plutôt qu'on se précipitait. A la fin de la journée, on se mit enfin à aperçevoir à l'horizon les murailles qui entouraient le domaine. Un garde était posté là près d'une herse géante qui semblait être le seul accès physique pour entrer sur le territoire.
On se raprocha de lui et je lui demanda:



"Bonjour,nous.."



A peine ai-je prononçé ces mots, qu'une lame me menaçait au niveau du cou.
"Suivez moi vous tous." disait il simplement.
La herse se mit  alors à se redresser lentement. Le garde sans se retourner se mit à avancer. On le suivit alors.



Dans le domaine de Mammon, il faisait si noir que la seule lumière présente était la clareté des métaux qui constituaient les bâtiments. Ces derniers ressemblaient plus à des vestiges oubliés qu'à de luxueux appartements. Des fois, certains bâtiments avaient une partie écroulait par des éboulis.



"Voila un moment qu'on a pas eu de visite. Ici, il y a personne. Personne ne rentre et personne ne sort.." nous avertit il en nous jettant un coup doeil sur le côté.



"Personne ne sort?"



"Mammon est le Seigneur de cet endroit. C'est un domaine très vieux lui appartenant. C'est comme si vous étiez déja dans la paume da sa main." répliqua til en sarrêtant en face dun grand bâtiment.



"Victor! Laisse entrer les invités!" cria t'il aussitôt.
"Des invités? Vous savez qu'on viendrait?" lui demandais je alors.



"Je te l'ai dit. Le seigneur de cet endroit a des yeux et des oreilles partout."
La porte s'ouvrit laissante place à un gros bonhomme en armure, garni par une barbe. Il se mit à nous regarder de haut.



"Ce sont eux les vers quon nous a envoyé?" demanda t'il en portant à ses lèvres une grosse chope de bière.



"Ouais. Jai entendu le dragon inquiétant que tout le monde parle les pourchasser. Ils ont eu de la chance.."



Une étincelle se mit à briller dans les yeux du buveur.


"Cest bien... Maintenant vous allez m'expliquer, mes petits vermillons."

On s'installa autours d'une large table ronde.



"Les papiers?" me demanda t'il. Je déposa alors la grosse boîte en fer blindée sur la table,constituée d'un matériau inconnue.



"Humm,..Ok. Mais mes petits.. Vous n'avez pas lu jusqu'au bout le contrat..".
nous déclare t'il après avoir regardé et lu le contenu.



"Quoi?" lui demandais je, en essayant de réprimer le plus possible ma colère.



"..Le contrat stipule que vous devez être mort à l'heure actuelle. Seul le convoi de marchandises doit nous parvenir.."



"Pardon?"


Il me tendit la feuille et me dit: "Regarde, mon vermillon."



"Mais.. Mais c'était pas là avant !" m'écriais je aussitôt.



Un sourire apparut sur le visage du démon. Le sourire ne cessait de s'agrandir. ALors que le sourire atteint ses oreilles, toute la pièce nous parut obscure. Seul le visage du démon qui s'était transformé transparaissait. On se sentit alors tout à coup fatigué.


"Faites de beaux rêves" nous déclare t'il avec un sourire aux lèvres.


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