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 Tu n'aurais jamais du.. [solo]

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Lun 06 Mai 2013, 15:31

« Oh Viktorya, Viktorya… Encore, danse pour moi… »

Cocoon avait la voix grave, chargée de désir pour l’Orine à ses côtés, qui s’efforçait de tordre son corps doucement et gracieusement, pour satisfaire son maitre. Elle tremblait, elle n’avait pas beaucoup d’équilibre et toutes ses maigres compétences, étaient surplombées par de la peur et de la colère.
Viktorya détestait Cocoon. Et elle avait de bonnes raisons.
Leur rencontre ne fut pas des plus joyeuses et la jeune femme, après seulement trois jours de vie en communauté avec l’Orisha, arpentant routes et chemins, s’était faite abuser, en pleine forêt, par cet homme.Tu n'aurais jamais du.. [solo] 34g0g3t D’apparence froid, courageux, puissant, il n’avait rien d’agréable mis à part sa plastique. Ainsi, pour elle, il était détestable. Elle ne s’était jamais enfui –du moins pas pour le moment- et exécutait ses moindres ordres. Elle attendait une opportunité, une faiblesse de la part du guerrier, pour pouvoir se faire la malle. Mais voilà, pour le moment, il n’en n’était pas question. Alors elle patientait et prenait sur elle, et sa faible résistance commençait à céder. Ca faisait trente jours. Trente longs jours qu’elle le suivait, qu’elle lui obéissait, qu’elle avait peur de lui, et que lui, ne l’avait pas touché. Cette fois-ci, il prenait une chambre à lit séparés quand ils devaient dormir dans une auberge, et elle avait droit à son intimité. Elle ne partait pas, elle n’en n’avait pas… Besoin, car en soi, il ne la maltraitait pas, mais elle était complètement soumise, à faire toujours ses quatre volontés, et elle détestait ça. Viktorya était la jeune fille fraîche, innocente et pleine de vie, par excellence. Rien que d’imaginer, sceller sa vie à quelqu’un à l’aube de ses dix huit ans, était imaginable. Et pourtant c’était ce qu’il se passait. La petite ne se rendait pas compte l’emprise qu’excerçait l’Orisha sur elle. Il était omniprésent dans sa vie depuis un mois, et de son côté, il avait mis tout en œuvre, pour la laisser captive de sa toile vénéneuse. Il était l’araignée qui allait la manger toute crue, en se régalant plus que personne au passage. Et naïve comme elle était, elle ne s’en rendrait pas compte. Quoi qu’elle fasse à l’avenir, tout était maitrisé par une seule personne.
Cocoon était pour elle, un être détestable.

L’Orisha était assis dans un fauteuil, correctement installé, les jambes étendues sur le sol, les mains derrière la tête, à regarder le spectacle qui s’offrait à lui. Il avait découvert, récemment, en parlant avec elle, que c’était une vraie artiste, et plus particulièrement, une bonne danseuse. Toute sa vie on l’avait initié à cet art, pour qu’elle soit une déesse dans sa spécialité. Alors quand l’homme avait découvert cela, il s’était empressé de lui demander, non sans une pointe de perversité absolue, de danser pour lui. L’Orine n’avait clairement pas le choix, c’était comme ça, elle devait danser et se contorsionner gracieusement, pour ses yeux bicolores, qui se régalaient au passage.Il avait osé l’emmener au Palais. Ouais, sa résidence secondaire insonorisée. Une belle cage dorée pour un oiseau aux ailes d’argents…
Pliant les jambes, il délia ses doigts de sa nuque, pour lui faire signe de venir vers lui. Hésitante et apeurée, elle s’approcha de lui, ne sachant que faire, et il lui attrapa la main pour qu’elle se tienne debout, entre ses jambes. Il fit glisser ses mains sur ses voilages qui lui servaient de vêtements, les arrêtant sur ses hanches. Décollant son dos du dossier, il colla son oreille au ventre de la petite Orine, et ferma les yeux.

« Tu es si belle Vi’, si belle que je veux te garder avec moi jusqu’à ce que tu meure… »
« Ce… Ce n’est pas déjà le cas… ? »

Elle osa une phrase, s’incendiant toute seule d’avoir ouvert la bouche. C’était étrange, elle était si heureuse qu’il lui dise ça mais pourtant, quelqu’un que l’on déteste… Rien ne peut nous faire plaisir venant de lui n’est ce pas ? Elle ne comprenait pas ce qu’il se passait. Elle voulait en savoir plus sur lui, et en même temps elle se refuser de poser des questions, elle voulait rester à ses côtés pour l’aider et le protéger, et en même temps elle voulait fuir, le plus loin possible. Depuis quelques jours seulement, tout était contradictoire pour elle, dans sa tête. C’était horrible de voir combien la haine pouvait vous faire vous attacher à quelqu’un… Elle le détestait surement encore plus pour ça. Il releva la tête pour la regarder, ses yeux planté dans les siens, et son menton collé à elle :

« Si, mais chaque jour je remercie le ciel d’avoir porté une si belle fleur dans mon jardin… »

Viktorya fut touchée par ses paroles. C’était surement pour l’apater, c’était clairement une supercherie, mais elle n’en pouvait plus de se battre de lutter… Elle voulait mettre un terme à tout cela. Elle voulait que cette démence, qui commençait à s’installer dans sa tête, cesse complètement. Ainsi, la jeune femme prit la résolution de partir. Oui, pour de bon, elle fuirait, et cette nuit même…
Pensant à un plan d’évasion, elle passa ses mains dans les cheveux argents de son bourreau, alors qu’il avait à nouveau appuyé son visage contre elle, fermant les paupières…

Lorsque Cocoon l’avait emmené à Eorishaze, elle avait trouvé cela étrange. Alors bien sur, elle lui avait posé la question de qui était-il et si il avait une influence quelconque sur sa race. Il ne lui avait pas répondu précisément :

« Je suis un des intendants du palais. Une personne… Insignifiante, tu vois ? »

« Et… Votre nom ? »
« Quelle importance, tan que tu me reconnais à ma vu, à ma voix, à mon corps, à mon odeur… Le nom n’est-il pas un artefact superficiel donné par des géniteurs trop égoïstes ? »

C’était une vision des choses… Viktorya ne s’était jamais posé la question, mais elle n’insista pas pour autant. Mais pourtant, pour un simple serviteur, il avait une sacrée demeure se disait-elle. Cependant elle le cru, qu’avait-il de bénéfique à mentir ? Rien, alors elle ne pu que lui faire confiance sur ce point là.

Pour l’Orisha, ne pas lui dire exactement qui il était, était stratégique. Si elle parlait de lui, personne ne le reconnaitrait et personne ne viendrait lui poser des problèmes. De plus, au Palais, il ne la touchait pas, et elle, elle ne criait pas au scandale, alors là aussi,  personne ne se doutait de quoi que ce soit.


La nuit arriva trop lentement. Quand la lune fut montée dans le ciel et que le voile noir se posa sur le monde, la jeune fille sortit sur le balcon de la chambre, et regarda les étoiles. Un astre brillait plus que les autres, et elle se perdit dans ses rêves. Puis lui vint l’idée de s’enfuir par là, plutôt que par la porte d’entrée. Ainsi, elle regarda en bas, se penchant sur la balustrade, et évalua le vide. Il y avait un bon étage, voire deux, et elle risquait clairement de se faire mal si elle heurtait le sol depuis cette hauteur. Sentant des mains sur sa taille, elle lâcha un petit cri, et se sentit tirée doucement en arrière. Son dos se colla contre une masse nue et chaude, qui n’était d’autre que le corps de son kidnappeur. Ce dernier la tenait doucement par les hanches, et collée à lui, et embrassa doucement son cou et son épaule nue :

« Ne te penche pas tan, tu risquerais de tomber… »

Et si c’était ça qu’elle voulait, tomber ? Après tout, se suicider était aussi une option non ? Effrayée à cette idée, elle n’y pensa plus, et l’écarta de sa tête, trouvant qu’il y avait mille solutions avant cette dernière, fatale et pourtant si radicale. Sentant les lèvres douces de Cocoon, elle sursauta, s’étonnant de sa douceur. Qui était-il devenu pour être si aimable avec elle ? Les mots qu’il prononça par la suite, lui firent remarquer qu’elle tremblait. Non, elle n’avait pas froid, était-ce la peur qui la faisait autant gigoter ? Pourtant elle pouvait se sentir bien là dans ces bras puissants non ? La jeune femme se demanda mille et uns pourquoi, des comment dans tous les sens, et jamais une réponse n’arriva à son esprit. L’Orisha renchérit :

« Tu es bien silencieuse Vi’, quelque chose t’angoisse ? »

Quoi ? Comment savait-il ? En même temps, il avait l’air beaucoup plus perspicace qu’elle… Elle répondit alors, presque honteuse :

« Non… Non rien. »

« Bien… Essaye de dormir cette nuit, Jupiter m’a dit que tu faisais des crises d’insomnie. »

« Oui, merci. »

Juste dans son caleçon près du corps, Cocoon lui tourna le dos et partit. Quand il s’était détaché d’elle, elle s’était retournée pour le regarder. Déjà ça, quelques jours plus tôt, elle ne l’aurait jamais fait car elle n’avait jamais eu envie de le « voir » de le « regarder ». Mais là c’était différent, elle avait juste écouté son instinct, qui lui disait de lui faire face. Malheureusement, elle ne croisa même pas son regard. L’Orine aurait voulu le retenir, lui dire de rester avec elle, de lui tenir chaud, mais elle ne fit rien, ne sachant que trop bien les conséquences de ses actes. Ce serait terrible pour elle. Leur relation fut chaotique dès le départ, et elle s’en voulait plus que tout de devoir être à sa botte, alors le retenir, ou le supplier, était hors de question. Elle n’était pas une esclave, et ne se mettrait jamais dans cette condition de soumission. Ce n’était pas son maitre !

Lorsqu’il eut fermé les doubles portes de sa chambre, elle retourna dans le salon où elle logeait et commença à trouver une issue, quelque chose pour descendre une pareille hauteur. Elle essayait de ne pas faire de bruit, dansant presque, à pas feutrés, pour ne pas alerté le malade qui s’endormait dans la chambre à côté, mais elle ne trouvait rien. Les armoires étaient gorgées de quelques vêtements, souvent tous les mêmes, ou dans les mêmes tons et gabarit, et les commodes étaient quasiment vide. La porte menant à son bureau était scellée par un sort, et il était pour elle impossible de le défaire. Alors elle s’assit dans un fauteuil, celui sur lequel il était avachi quelques heures plus tôt, et s’imagina en train de danser. Effectivement, il devait avoir une belle vue…
Scrutant la pièce, elle se déchaussa et resta en chaussettes hautes, frottant ses pieds contre le tapis au sol. Ses yeux tombèrent alors sur l’objet, et ils le remontèrent, jusqu’à voir un autre tapis, puis un autre… La pièce n’était quasiment faite que de carpette, de différente taille. Ayant une idée de génie, elle se leva et commença à déplacer fauteuils, chaises et meubles pour pouvoir en attraper un.
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Lun 06 Mai 2013, 15:33


Elle le fit doucement glissé jusqu’au balcon et par un système ingénieux, l’accrocha à la rambarde en pierre. Ravis de sa ruse, elle fit de même, mettant les tapis bout à bout, jusqu’à faire une sorte de « corde-tapis ». S’accroupissant sur le balcon, elle regarda le vide, noua ses cheveux roux, et entendit un fracas derrière elle :

« VIKTORYA ! »


Jupiter était entré dans le salon et paniquait face à la position dans laquelle elle était. Posant un doigt sur sa bouche, en lui faisant un clin d’œil, elle sauta dans le vide.


Cocoon ouvrit les yeux, se réveillant en sursaut. Pourquoi Jupiter avait-il crié de la sorte ? Se levant rapidement, il ouvrit les portes de sa chambre, et vit le salon… Sans sol. Tous les tapis qu’il avait ramenés, des nomades du désert, avaient été volés. Enfin… Lorsqu’il entendit Jupiter appeler l’Orine, il le vit, penché sur le balcon, à s’égosiller. S’y précipitant, il paniqua, et la colère monta en lui, en devinant la suite. Imitant son majordome, il vit une crinière rousse glisser le long de la colonne de tapisseries, et tomber à terre, pour traverser les jardins en courant, et sauter les hauts murs, comme s’ils n’avaient été qu’une simple barrière de courtoisie. Mais la jeune femme, lorsqu’elle se retrouva dans les arbres fruitiers, se retourna en entendant son nom, sortir de la bouche de son maitre. Cocoon ne doutait pas que, malgré la distance, elle avait vu son sourire carnassier. Elle avait seulement prit ses jambes à son cou, et avait fini son évasion. L’Orisha applaudit :

« Tu vois Ju’, tu laisses un temps soit peu de liberté à une femme, et elle en profite pour te filer entre les doigts… Ca, ça veut dire que je vais devoir changer de psychologie, et rapidement. »

Jupiter aurait eu presque peur s’il ne connaissait pas son maitre par cœur, en voyant son visage victorieux. Tournant le dos à la nuit, il s’habilla et sortit par la grande porte. Il connaissait Mégido par cœur, et il sentait la présence de Viktorya à des kilomètres à la ronde, autant dire qu’en ce moment, il était le chasseur, elle était la proie, et la victoire ne reviendrait certainement pas au gibier…

Parcourant les rues, il fit en sorte qu’elle le voit à chaque carrefour, à chaque croisement, se téléportant du mieux qu’il pu, pour lui mettre la pression, lui faire comprendre qu’elle était traquée et qu’elle n’allait pas lui échapper. De plus en plus l’étau se refermait sur elle. Et puis il arrêta un moment se téléporter, lui courant après. Cependant, la petite s’était visiblement mit dans de beaux draps. Cocoon n’avait pas perdu sa trace, mais ne se précipitant pas, il ne sentit pas la présence d’étrangers avec elle. Alors arrivé dans une ruelle, il vit trois types lui parler, dont l’un l’attrapa par les cheveux. Viktorya tomba à genoux, criant de douleur. L’Orisha se dissimula et arriva derrière celui qui la tenait :

« Je ne savais pas qu’il y avait des putes dans ce coin là… »

Cocoon attrapa l’homme par le cou à ce moment là, les surprenant tous les trois et dit de sa voix rauque et grave, chargée de haine :

« C’est qui la p*te maintenant… ? »

Le type ne lâchait pas la chevelure rousse, et l’Orisha prit son autre bras, pour le lui tordre, jusqu’à ce qu’il se brise. Criant de douleur, et s’étouffant peu à peu que les doigts du guerrier se resserrèrent sur son cou, il finit par abandonner sa prise. La petite fille resta par terre, pleurant de frousse, tremblante comme jamais. Jetant l’homme contre le mur, celui ci eu le crane brisé et mourut sur le coup. Vidant ses mains de ce fardeau, il sourit en coin, plus maléfiquement que jamais et dit :

« Qui vous a dit de toucher mes affaires ? »

Les hommes reculèrent un peu puis se regardèrent, pour lui foncer dessus. L’aura qu’il dégageait était terrifiante, et l’un d’eux se désista pour s’enfuir, ne lui fonçant finalement plus dessus. Seul l’autre se suicida. Cocoon les laissa tous pour mort, rattrapant même le pleutre, pour lui faire payer le fait d’avoir posé ses yeux sales sur le corps de Viktorya. Elle, elle n’osa plus bouger, la joue contre les pavées. Quand Cocoon s’approcha d’elle, il vit qu’elle avait les yeux fermés, pleins de larmes, et du sang sur le corps. Lorsqu’il la toucha elle sursauta et ses spasmes doublèrent.

« Viktorya. »


Sa voix était tout le contraire de son attitude précédente. Elle était calme douce, et si l’odeur du sang n’était pas si forte, on aurait presque pu croire que l’on rêvait. L’orisha la prit par le bras et la releva, avant de la prendre dans ses bras, mettant un bras dans son dos et derrière ses genoux.

« On rentre, ferme les yeux… »


Elle s’exécuta, et se laissa faire.

Une fois au Palais, Cocoon vit qu’elle avait ouvert les yeux mais qu’elle était restée muette. Il la posa dans la salle de bain, et se déshabilla. Viktorya regardait le sol, pleurant encore, mais sans larmes. Une fois qu’il fut dans son sous-vêtement, il s’affaira à la débarasser des habits. Elle se débattit un peu, en émettant de petits cris, quand il lui prit les poignets :

« Viktorya. Viktorya ! Arrête ! Tu es en sécurité ici, arrête ! »

« Non ! NON C’EST FAUX ! VOUS… »

Elle se laissa tomber à genoux.

« Vous êtes comme eux… Vous n’avez pas de considérations envers moi, vous me traitez comme votre servante vous… Vous m’avez touché sans mon consentement… Vous ne valez pas mieux qu’eux alors, non, je ne suis pas en sécurité ici. Je le serai quand… quand je serai loin de vous… »


Pendant son discours elle pleurait, et elle avait gardé la tête et les yeux baissés. Son corps était nu, ses vêtements au sol, mais elle s’en fichait, elle ne se sentait plus faible à cause de ça. L’Orisha se prit ses paroles de plein fouet dans le visage. Il était un c*nn*rd avec elle, et elle venait de clairement lui cracher à la figure. Lui lâchant les poignets, il se redressa et la regarda. Elle devait s’attendre à se faire frapper, ou n’importe quoi d’autre, mais il ne fit rien, à part sortir de la pièce. Quand la porte de la salle d’eau se ferma, Cocoon s’y appuya dessus et mit son visage dans ses mains en soupirant, alors que l’Orine tomba à terre, pleurant deux fois plus.

Qu’avaient-ils fait ?

Il voulait qu’elle reste, malgré tous les mauvais traitements qu’il pouvait lui infliger.
Elle voulait partir, s’enfuir, mais lorsqu’elle avait sauté du balcon tout à l’heure, son cœur s’était déchiré. Déchiré en deux parts égales, donc une ne voulait qu’une chose, retourner avec lui, avec cet homme.
En livrant les mots comme ça, elle avait déclenché chez eux quelque chose de spécial, et Cocoon ne pu la frapper. Pas cette fois. Alors quand Jupiter entra dans la chambre, il ne s’adressa même pas à lui. Leur simple regard se faisait comprendre. L’Orisha laissa s’écouler cinq minutes, et n’entendit ni le bruit de l’eau, ni aucun autre son, alors doucement, il ouvrit la porte, et entra à nouveau dans la pièce. Viktorya était toute nue, recroquevillée sur le sol, noyée dans ses larmes silencieuses. Cocoon s’approcha d’elle et lui caressa la joue. D’autres images passèrent dans sa tête : celles de son visage si pur, défiguré, ou bien de sa peau brulée, c’était jouissif, mais il fit tout pour les chasser de là, ne s’occupant que de ce visage actuel, si parfait seulement bouffi par la tristesse et la peur. Sa voix rauque résonna légèrement, comme si il n’avait pas parlé depuis des années :

« Viktorya… »


La petite ouvrit les yeux mais ne le regarda pas. Se levant, il fit couler l’eau chaude dans la baignoire, et ne se déshabilla pas, restant en caleçon. Alors il la prit dans ses bras, et plongea dans l’eau avec elle, faisant déborder le tout. Silencieusement il attendit qu’elle se calme, dans ses bras de bourreau sans cœur, qui n’avait fait que la blesser un peu plus chaque jours, croyant faire le contraire. Alors il dit :

« Je sais que tu me détestes, et je ne ferai rien pour que ça s’arrange. Je suis quelqu’un sans âme, sans cœur ? Surement, mais a aucun moment tu ne peux me comparer à ses raclures du fond des rues. Je suis bien plus digne, et j’ai beaucoup plus de respect qu’eux. L’insécurité est partout; tu t’es enfuies et alors ? Tu comptais aller où ? Retourner à Maëlith ? C’est pas comme ça que ça se passe. Je t'ai acheté, tu es à moi. Tu l’as vu de tes propres yeux : quoi que tu fasses, et où que tu ailles, je le saurai, je te rattraperai et je te ramènerai. Je suis devenu ta vie et ton destin, tu seras mon ombre. Je te protègerai, comme on préserve un précieux objet, mais n'attends rien de plus de ma part. Ne caresse même pas le doux espoir de partir un jour, pour une quelconque liberté, tu es liée à moi, pour l'éternité... Ne réfléchis même pas au suicide, c’est impossible. J’ai fais en sorte que ce soit impossible. Essaye et tu verras ce qu’il se passera… »


Il la redressa, et souleva son visage, pour qu’elle le regarde :

« Tu resteras toujours avec moi dorénavant ? Dis oui. »

Elle hocha doucement la tête, son visage plein de tristesse :

« O…Oui… »
« Parfait… »

Il approcha son visage du sien, et finit par l’embrasser. Elle pinça les lèvres, le poussa un peu, puis à force d’insister, elle céda. Ce fut la première fois qu’elle abandonnait un combat.

Cocoon lava son corps laiteux, parsemant sa peau de baisers et lui soufflant de la mousse dessus. Elle se détendit un peu, et pas rancunière pour deux sous visiblement, arriva à rire. Lui préférait se concentrer sur la propreté de ce corps taché de sang, que sur ses formes voluptueuses, de peur de faire un faux pas. Non pas qu’il se souciait de lui faire du mal ou pas, mais pour ce soir, ce serait bien suffisant. La pauvre fille avait vécu assez d’émotions, de sensations, et ce qu’il lui avait dis avait du faire l’effet d’une bombe atomique dans son pauvre cerveau d’artiste. Ouais, c’était terminé le petit jeu du chat et de la souris…

Ils étaient si proches, elle pouvait le toucher, sans se soucier des manières, ou des conséquences et pourquoi pas ? Pourquoi ne pas se laisser faire pour une fois ? Alors là aussi, elle laissa libre court à la seconde partie de son cœur. Celle qu’il lui disait de toucher cet homme.
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Lun 06 Mai 2013, 15:34

Malgré tout ce qu'ils s'étaient dit, la jeune femme avait pensé à réfléchir à tout cela plus tard, surtout devant l'attitude tout à coup, amicale de son maître. L’Orisha éternua, et de la mousse vint se poser sur sa joue. Viktorya se mit à rire doucement et tendit le bras pour caresser sa joue de ses doigts fins, juste pour enlever le morceau de mousse. Mais la jeune femme aurait du calculer ses actes, car le regard de Cocoon changea dans la seconde pour se transformer en une tout autre définition. La petite ne le vit pas et souffla la mousse au bout de son doigt, dans les airs.

Quand elle posa ses yeux sur l’Orisha elle le trouva anormalement imposant. Il était appuyé à la baignoire, les bras de chaque côtés du bord, et les jambes de part et d’autre de Viktorya. Son visage était sérieux, dénué de toute expression, mis à part ses yeux qui brillaient d’un feu flamboyant. Que se passait-il ? La petite le regarda et déglutit, avant de tourner la tête.

« J’ai… J’ai froid… »


Elle était gênée, timide, et n’osa prononcer ces mots que dans un souffle. Cocoon se leva de la baignoire pour en sortir, et s’entourer d’une serviette. Quand elle vit qu’il avait gardé son sous-vêtement elle rit et dit :

« Vous auriez pu l’enlever ! Même si c’est drôle de voir que vous vous lavez habillé ! »

Ne se retournant pas, il détourna juste sa tête :

« Ah oui… ? »


Sa voix n’avait absolument rien de doux, de joyeux, ou faisant résonner un quelconque rire. Il était sérieux, presque à nouveau malsain. Elle, elle arrêta de rire ou même de sourire, et regarda, inquiète, la carrure brune de cet homme. Ses yeux ne se détachèrent pas de ce dos musclé, ni de sa cambrure, ni même de ses jambes… Son corps entier était désirable, et elle se mordit la lèvre inférieure, tenant son bras contre elle. Elle se sentait si petite et insignifiante, c’était horriblement oppressant. Baissant alors la tête, elle le vit du coin de l’œil sortir de là. Ooh…
Cocoon était irrité. Il s’était forcé à sortir de la chambre pour ne pas lui faire peur. Il voulait vraiment la laisser tranquille cette nuit, mais il ne pouvait pas. Un mois ? Non, ça faisait bien trop longtemps, et tan pis s’il devait réduire à néant tous ses efforts. Là, il n’en pouvait plus.
L’Orisha s’était mis sous les draps, essayant de trouver un peu de paix intérieure. Paix qui fut totalement dégagé de son esprit quand il entendit la porte de la salle d’eau s’ouvrir. L’Orine sortie et se figea, attendant il ne savait quoi, avant de longer le lit pour sortir de la chambre. Mais Cocoon l’arrêta en prenant son poignet, et la tira un peu vers lui. Il était allongé sur le lit, sur le ventre, les draps ne le couvrant qu’à moitié, et Viktorya tomba à moitié sur lui. Elle du toucher son corps pour se retenir, ce qui la gêna encore plus.

« Cette nuit, tu reste avec moi. Ce serait fâcheux que tu essayes à nouveau de t’enfuir non… ? »

« Je… Je ne partirai pas ! »
« Bien sur… »

Et comme pour s’en assurer, il fit apparaître des chaines, reliant leur poignet. Viktorya sursauta et tira dessus, mais la chaine résista, et elle souleva légèrement le bras de Cocoon.

« Non… Non je vous promet je ne partirai plus, ne m’attachez pas… S’il vous plait… »

Elle tomba à genoux, contre le lit, mettant sa tête sur le matelas, la mine détruite. Elle avait l’air de quoi là ? D’un vulgaire animal que l’on attachait pour ne pas qu’il s’enfuit, pour ne pas qu’il fasse de bêtises quand son maitre n’est pas là… Ce n’était pas une vie ça ! Cocoon passa sa main dans sa crinière rousse, sentent une mèche de ses cheveux, avant de tirer sur la chaine pour complètement la faire venir sur le lit :

« Juste pour cette nuit… D’accord ? »


Il lui posa une sorte de question, mais en aucun cas il ne lui laissait le choix. Et si demain il n’avait pas envie de la libérer, alors il ne le ferait pas. Cependant, elle ne se laissa pas faire.
L’Orine se leva et se décala, tirant sur son bras pour attraper un élément de décoration qui se voulait tranchant. Elle l’abattit sur la chaine, sans succès, puis voulu presque se couper la main. Voyant ça, son tortionnaire sauta hors du lit, en tenue d’Adam, et lui asséna un coup. La jeune fille tomba à terre. Sa lèvre saignait, mais au moins elle avait lâché l’objet.

« Tu pensais faire quoi là exactement ?! »

« LÂCHEZ MOI ! ESPÈCE DE… AAH ! »
« Moi qui voulais être gentils avec une petite biche blessée… J’ai eu bien tort. »

L’Orisha lui tira les cheveux, renversant sa tête en arrière, alors qu’elle hurlait. Personne, absolument personne ne pouvait l’entendre. Ca ne lui servait à rien.
Cocoon était enragé. Il plaqua sa main sur sa bouche, et alors qu’elle essayait de le mordre, il lui arracha ses vêtements. Encore une fois, elle était mise à nue. Les jolis yeux de Viktorya s’écarquillèrent, et elle voulu s’enfuir, loin, très loin. Cet homme était le diable, et il allait encore la… Non ! La jeune fille voulu se retourner, et commença à sortir de son étreinte, quand il la retenu d’une poigne ferme. Regardant son visage, elle vit à côté de celui ci sa main, qui tomba à nouveau sur elle. Elle étouffa un cri, se recevant une gifle qui la fit presque tomber dans l’inconscience. La douleur irradiait son corps, son cœur, et elle se demanda si elle n’aurait pas préféré partir avec les autres types, et perdre son « maitre » que rester avec ce démon. Mais l’heure n’était plus aux réflexions. Viktorya porta ses mains à son visage, toucha sa pommette cassée, sa joue endolorie, sa lèvre fendue… Du sang perlait un peu de cette dernière, et elle avait finie par être anesthésié. Les blessures qu’elle avait, les maux qu’il lui infligeait, étaient trop horribles à supporter pour rester conscient de quelque chose. Alors elle ferma doucement les yeux… Quand elle sentit que l’air lui manquait.
Elle commença à tousser, à respirer plus fort, encore plus, et au moment où elle pensait que c’était sa dernière heure, l’air vif et presque piquant, de la pièce, envahit ses poumons. Elle toussa encore un peu, inspira énormément, soulevant sa cage thoracique, avant de sentir une étreinte au niveau de son cou. Son tortionnaire faisait encore des siennes…

Cocoon était en train de jubiler. Il avait réussi à déformer son visage, la rossant de coups jusqu’à ce qu’elle en ait les os cassés. A cheval sur son corps léger, frêle et nu, il avait réussi à la marquer. Elle devait avoir mal, très mal, mais qu’importe, il était trop heureux de voir son visage de poupée, déchiré et lacéré. Sa main ne toucha plus sa tête, préférant descendre, pour l’étrangler. Attraper son cou fin et pâle, pour le serrer entre ses doigts, jusqu’à ce qu’il se contracte, cherchant avidement l’air. Il sentit sous son pouce, le pouls de Viktorya s’accélérer, puis sa trachée se rétrécir, se battant pour capter, ne serait-ce qu’un mince filet d’oxygène, avant de décider de tout relâcher. Il ne voulait pas qu’elle meure, juste qu’elle souffre et qu’elle se rappelle de lui, comme la pire des choses qui existent sur terre. Laissant sa main contre sa peau, il la vit tousser, et sentit sa gorge se détendre sous sa paume. Palper toutes ces sensations, ces nerfs qui se décontractaient… Était pour lui quelque chose de phénoménal. Il adorait ça, et s’il n’avait pas risqué de la tuer, il aurait surement recommencé. Mais tout ceci l’avait bien trop excité pour qu’il la laisse se remettre de ses émotions et, alors qu’elle devait voir des petites étincelles partout dans la pénombre de la chambre, dû au manque d’oxygène au cerveau, il en profita pour la lâcher, et se concentrer sur ses jambes. Dès qu’il enleva ses mains, elle porta les siennes à son cou, pour le caresser doucement et se rassurer. Ca lui allait, comme ça, elle ne se concentrait pas sur ce qu’il faisait, bien qu’il ne doutait pas qu’elle allait vite le remarquer. A genoux devant elle, comme dans la forêt, il prit fermement ses cuisses pour les écarter, quitte à lui briser les os du bassin là aussi. D’ailleurs, certains craquèrent et elle poussa un léger cri, soulevant sa tête pour le regarder.

Lorsqu’elle vit ce que Cocoon allait faire, elle voulu refermer les jambes, les bouger, mais sa force était supérieure à la sienne, et de loin, et elle ne pu pas lutter. Elle sentit toute la misère du monde lui tomber dessus et tout ce qu’elle fit c’était pleurer et crier, sa voix baignée dans les larmes et la torpeur. Elle n’était même pas encore devenu une femme, qu’elle se sentait déjà juste l’ombre de soit même. Elle n’était plus rien, même pour elle. Pas de respect, pas de dignité, pas d’importance… Elle voulait seulement que sa prochaine étreinte, ce soit avec la Mort en personne, de manière à alléger son corps, cœur, son esprit, son âme, de toutes ces souffrances, de tous ces souvenirs, que tout cela disparaisse à jamais, pour ne laisser qu’un vide grand, froid et profond, dans lequel elle se sentirait mille fois mieux. Mettant ses mains sur sa bouche, elle fondit en larme, absorbant les coups de bassin, la douleur, les blessures internes et spirituelles… C’était difficile. Cette fois ci, elle ne se débattit pas, et bizarrement, ça dura moins longtemps que la dernière fois.
Elle avait tenté de rompre le lien, de se dégager de son emprise, et voilà qu’elle se retrouvait, malgré elle, aux creux de ses bras répugnants. Même si elle fermait les yeux, elle avait l’impression de le voir, de voir son sourire malsain, ses yeux vairons qui étaient… D’une immondice sans pareille, pour elle.
Alors après qu’il fut repu, il la laissa là, souillée, sur le tapis, nu, meurtrie… Elle n’arrivait même pas à bouger, se sentait paralysée, regardant le plafond. Cet acte aussi vulgaire, froid, dégueulasse, salement effectué sur un sol d’or, à côté d’un lit aux broderies raffinées, dans un environnement tout aussi cossue, amplifiait le degré de perversion de la situation. Il ne se leva pas tout de suite, essayant de l’embrasser, mais elle restait inerte, attendant patiemment que la Mort vienne, et dit :

« Tan que tu restes ici, avec moi, tu es en sécurité… »

QUOI ?! Comment osait-il dire ça ?! En sécurité ? Il se foutait d’elle non ? Sérieusement ! En quoi pouvait-on la considérer en sécurité avec un type aussi machiavélique que lui ? Tout avait été réduit à néant. Les trente derniers jours passés à ses côtés, où elle n’avait pas été forcée ni contrainte de quoi que ce soit, et où elle avait pu profiter d’un peu de liberté, avaient été complètement annihilés par ce malade. Même les petits moments qu’ils avaient passé dans la baignoire un peu avant, tout avait été détruit en quelques secondes. Sans répondre, sa mâchoire trembla, et elle pleura à nouveau. Son visage lui faisait mal, mais ce n’était rien face au saignement de son cœur.
Le sort en était jeté : Viktorya avait scellé sa vie.
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