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 A la lumière d'hiver [Allen]

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Ven 16 Déc 2011, 23:50

Spoiler:
    Le jour venait à peine de se lever, et les rayons du soleil, timides, commençaient de réchauffer l'air, l'herbe et la surface du lac. Cependant, de nombreux nuages gris obscurcissaient le ciel qui semblait d'un bleu pur, mais dont on ne pouvait apercevoir que peu de sa perfection d'azur. La brume n'avait pas disparu et se propageait même dans tout le lieu. Ce brouillard était nettement visible à l'horizon, quand on perdait son regard dans l'immensité du lagon et qu'on contemplait les fins nuages bas proches de l'eau. C'était un spectacle particulier, assez mélancolique mais qui restait magnifique. La nature pouvait réserver bien des surprises, que se soit dans sa beauté ou sa cruauté, son ironie ou son hasard. Ces derniers jours, il avait fait très froid, à tel point que pendant la nuit, une fine couche de givre s'était forcé sur les branches des arbres nus, les brins d'herbe, les fleurs à peine éclose et tout ce qui pouvait gelé. Pourtant, le printemps avait commencer depuis quelques temps déjà, mais l'hiver ne comptait manifestement pas céder sa place à des températures plus douces. Quelques flocons étaient même tombés, recouvrant le sol d'un tapis blanc assez épais, immaculé, parfait, dépourvu d'empreinte. La chaleur qui tentait de s'imposer à présent faisait se ramollir la glace et la neige, et les animaux, gênés par ces changements anormaux, commençaient tout juste à pointer leur bout du nez. L'atmosphère pouvait paraître à un observateur insensible aux délicatesses de Dame Nature lourde et pesante. Mais comment ne pouvait-on pas se sentir bien dans un tel endroit? C'était du moins le point de vue de la jeune femme qui marchait doucement sur la mousse blanche qui craquait à chacun de ses pas légers. Elle était la première créature à poser ses pieds sur cette blancheur, et s'en voulait presque de briser ce monde parfait de glace. La jeune femme était entièrement dissimulée sous une cape de velours d'un pourpre sombre, et les manches et la capuche étaient entourés d'un petit morceau de mousseline plus claire que le reste. Les mains jointes devant elle, immobile à quelques pas du rivage du lac, Lily-Lune se tenait bien droite. On ne pouvait presque rien discerner de sa personne, si ce n'est sa peau blanche comme le paysage, ses lèvres naturellement teintes de rouge et quelques mèches noirs de sa chevelure qui voletaient avec grâce dans les airs. Ainsi, on comprenait vite que la demoiselle avait les cheveux d'une longueur assez effrayante...

    Lily-Lune rapprocha lentement ses mains de son visage, espérant que son souffle arriverait à revigorer ses fins doigts gelés, légèrement bleuté. Elle les frotta entre eux, tout en continuant d'observer les alentours. Soudainement, elle se baissa pour effleurer la neige, et en prit même un poignet. Était-ce du masochisme? Peut-être, qui sait. Ses yeux se posèrent sur l'eau qui ondulait très légèrement, et abandonnant la neige qui fondait déjà, elle laissa sa main plonger dans les flots. A son plus grand étonnement, ce n'était pas glacé comme elle s'y attendait, mais plutôt chaud, agréable. Elle releva le bras, dont la manche tomba sur son coude tandis que des gouttelettes descendaient en tournant. Un fin sourire amusé s'étira sur les lèvres de l'orine. Il faut dire que le calme et la sérénité ambiante lui faisait le plus grand bien, et les moindres petites banalités lui procuraient un bien-être assez puissant. Depuis quelques temps, beaucoup de choses avait changé dans la vie de la jeune femme, et tout ses bouleversements n'étaient pas à son goûts. Elle avait subi bien trop de pression de la part des muses du conseil, avant de mettre les points sur les i les barres sur les t et des virgules bien placées. Lily-Lune n'était pas une personne passive qui se laissait contrôler, aussi, elle n'avait pas tardé pour réformer ce qui ne lui plaisait pas. Reine ou pas, il était hors de question qu'elle vive à Maëlith. Et ce n'était qu'une des nombreuses choses qui n'allait pas dans la constitution de sa race. Des modifications allaient avoir lieu... En tout cas, l'Orine avait besoin d'évasion, de rêver. Ces temps-ci, elle avait du rester concentrée et sérieuse, étant donna lé situation de crise. Maintenant, il lui fallait se détendre...

    Laissant la brise fouette sous visage en relevant un peu la tête, sans enlever la capuche, Lily-Lune se mit à chantonner un air doux mais sinistre de sa composition. L'alliance avec le tableau était assez harmonieuse, une belle scène. Avec un petit soupire, la jeune femme tourna les talons, prête à partir quand un sentiment de malaise se saisit de son âme. Elle laissa quelques secondes s'écouler, à l'affût du moindre bruit inattendu. Rien ne semblait se produire. La jeune femme se résolut à employer une phrase universelle dans ce genre de situation. Et même si elle détestait faire comme tout le monde, il fallait bien admettre que c'était la meilleur question à poser. Si tenté qu'il y ait une réponse. Dans le cas contraire, c'était une preuve de psychose ou de stupidité. La paranoïa était un tel fléaux. Lily savait pourtant que son esprit très imaginatif fabulait souvent et s'éloignait de la réalité. Qu'importe, sa voix suave s'éleva, brisant le silence en douceur:

    « Il y a quelqu'un?»

    Aucune réponse ne la satisferait. Oui ou non, ce n'était pas le plus important. La vrai interrogation pour la Cheffe du Conseil était de savoir si elle était une paranoïaque, ou si quelqu'un l'étant était en train de l'observer.

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Lun 27 Fév 2012, 23:19

A travers la fenêtre, je pouvais voir les premiers rayons du soleil apparaître. Le ciel était d'une teinte orangé, laissant prévoir une journée sans le moindre nuage. Oui c'était le temps idéal pour sortir, se changer les esprits, se reposer … Et c'est dans cette optique que je me préparai, a la hâte, sans me préoccuper des affaires en attente qui s'accumulaient depuis plusieurs jours déjà.
J'avais jeté mon dévolu sur une terre vierge de toutes influences humaine, une terre où j'aurais peu de chance de faire des rencontres. Je voulais être seul loin de tous les tracas de la vie quotidienne et sans grand intérêt que je vivais actuellement.
Une fois que je fus prêt, je me mis en route avec une détermination que je n'avais guère l'habitude de connaître. N'ayant pas encore décidé de l'endroit exacte où j'allais me rendre, je pris la direction du continent naturel. Le voyage fut des plus ennuyant, il était encore trop tôt pour que j'y rencontre de l'animation. Enfin d'un côté c'était ce que je recherchais alors pourquoi m'en plaindre. Je laissai mes pas me guider où bon leur semblaient, sans m'en soucier. Après tout, je me disais que peu importait l'endroit exact, tant que le carde de vie y était paisible. C'est ainsi que je me retrouvai à contempler un paysage semblant tout droit sortie de mes rêves …

Le lac de la transparence était le miroir de la perfection en ce monde. Je me retrouvai la, sans vraiment savoir pour quelle raison, mais je ne pouvais que rester ébahit devant un tel spectacle. En effet ce que je voyais me coupait le souffle de part sa simplicité et sa pureté. Malgré l'apparition de nuages venant briser le trésor bleuté que m'offrait le ciel, malgré la brume qui donnait a ce lieu une atmosphère mystique, je trouvai cet endroit idyllique. La nature y était maitre, dessinant avec simplicité ce décors. Les arbres, encore couverts de givres, l'herbe essayant de se montrer malgré le restant de neige, la fine couche de glace encore présente a quelques endroits du lac … tout ceci montrait a qui savait voir, que l'homme ne pourrait rien faire ici. La nature y faisait sa loi et c'était une notion immuable que beaucoup avaient semblé oublier.
Je me rapprochai alors du lac pour contempler par moi même la transparence de cet eau si particulière. D'après ce que j'avais pu lire ou entendre, cette étendue était si pure qu'a tout endroit du lac, on y voyait le fond, sans le moindre trouble. Cela me paraissait tellement improbable qu'il me fallait le vérifier.

Une fois au bord de l'eau, je m'accroupis et plongeai ma main dans ce liquide étonnamment chaude pour la saison. Aussi loin que je pouvais le voir, le fond du lac m'apparaissait. Je ne pouvais que confirmer les dires. Je me demandai alors ce qu'on pourrait bien voir lorsque l'on se trouvait au centre de cette étendue. Pouvait on vraiment voir ce qu'il se trouvait dans les abysses? C'est alors qu'une pensée traversa mon esprit, ce qui eut le don de faire monter en moi, une colère sourde et lancinante. Je devais me calmer. Dans un endroit aussi calme et serein, ressentir de telles émotions ne pouvait être possible. Mais comment pourrais je rester impassible en sachant que c'est dans cet endroit que se trouvait le repère de ma propre race, lieu qui ne m'était pas ouvert, ou du moins qui ne l'était plus depuis quelques années déjà … Je devais faire fi de tout cela, me concentrer sur ce que je voyais. Tant que ces magiciens restaient en retrait loin de ma vue, tout se passerait pour le mieux.

C'est alors que je vis une personne emmitouflée dans une cape de couleur sombre, qui ne me laissait entrevoir que peu de chose la concernant. Ce que je pouvais déduire était dû a sa chevelure noire qui ne pouvait que présager la féminité de cette personne. Je la vis alors effleurer et prendre une poignée de neige. Mais que faisait elle? Ne ressentait elle pas la froideur de cette substance qui allait surement frigorifier ses doigts? Ou peut être qu'elle aimait ça, le contact froid sur sa peau qui devait surement être délicate. Après avoir laisser fondre cette neige, elle plongea dans la tiédeur du lac. Je restai la, a la contempler, me demandant ce qui pouvait bien lui passer par la tête. C'est alors que j'entendis le son de sa voix. Non pas qu'elle me parlait, elle ne faisait que pousser la chansonnette, mais sa voix et la mélodie s'alliait tellement bien avec l'endroit que j'en restai sans voix. Sans m'en rendre vraiment compte, je m'avançai alors de quelques pas. Chose que je n'aurais peut etre pas du faire, car elle ressenti ma présence. Comment le savais-je? Tout simplement parce qu'elle demanda s'il y avait quelqu'un … J'avais maintenant le choix d'aller me cacher tel un lâche ou aller a sa rencontre pour en apprendre d'avantage sur cette personne. Peut être me dira t elle son nom, peut etre pourrai-je entre apercevoir son visage, mais tout cela je le saurai une fois que je me serai présenter dans les formes, tel un véritable gentleman. Je me rapprochai alors, m'arrêtant a quelques pas d'elle, laissant ainsi une distance respectable, pour ne pas donner l'impression que je m'introduisais dans son espace personnel

Toute mes excuses gente Dame, il se trouve que je vous ai entendu chantonner un art des plus merveilleux, et je n'ai pu m'empêcher de m'approcher. Veuillez m'excuser si ma présence vous dérange. Si vous le souhaitez, je peux me retirer et vous laisser seule a vos occupation?

Une fois cela dit, je me demandai ce qi avait bien pu me passer par le tête. Il est vrai que je ne voulais point la déranger, mais cela ne voulait pas dire pour autant, que je ne voulais pas en apprendre d'avantage sur elle. Plus qu'a espérer maintenant qu'elle m'invite a rester ...
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Dim 01 Avr 2012, 17:30


    D'une main, Lily-Lune saisit le bord de sa capuche, rabattant le plus possible le tissu sombre sur son visage d'opaline. Ces temps-ci, c'était presque une manie pour elle de se cacher aux yeux de tous. Peut-être supportait-elle de moins le regard qu'on posait sur elle, tantôt remplis de haine et de convoitise, tantôt de désir, ou de méfiance et de colère. Tant de sentiments différents qu'on lui adressait devenait assez lourd... D'où ce besoin d'évasion et de calme qui l'apaisait. Seule, elle n'avait rien à cacher, aucun rôle à jouer, ne devait pas réfléchir à ses moindres faits et gestes, sur tous les mots qu'elle employait. C'était comme être sous une surveillance permanente. Les choses allaient changer, elle le savait, elle y veillerait personnellement. Mais pour le moment, elle ne pouvait que subir ces affronts et ses coups d'œils dédaigneux qu'on lui jetait. La tête légèrement baissée pour être sûre qu'on ne percevait rien de sa petite tête, elle gardait les yeux levés pour les laisser vagabonder sur les alentours. Elle qui avait recherché la sérénité et l'apaisement se trouvait alors dans une atmosphère de tension, attendant avec une certaine nervosité qu'on se présente à elle ou non.

    Puis, après quelques secondes qui lui parurent interminables, une jeune homme apparut. Bien qu'il soit d'une beauté assez peu commune et que tout son être, aura comprise, respire les nobles sentiments comme l'affirmaient ses paroles, Lily-Lune recula de quelques pas, tendus et gênée. Comme toujours, la jeune orine se méfiait de ceux qui l'approchaient, les inconnus comme les personnes les plus proches. Cette compagnie fortuite la mettait mal à l'aise, mais pourtant, elle avait envie de faire connaissance avec cet inconnu au visage que la jeune femme trouvait angélique. Elle ne répondit pas immédiatement aux paroles de l'étranger, laissant encore de longs moments s'écouler. Doucement, elle releva légèrement sa tête qui restait dans l'ombre de ses vêtements, dur à discerner. Tout aussi lentement, elle fit quelques pas sur le côté, s'approchant d'un arbre à l'écorce recouverte de givre où elle posa une de ses mains blanches, le bout de ses longs doigts toujours bleuté par le froid. Après quelques instants d'hésitations, elle se décida à prononcer quelques paroles, d'une voix légèrement craintive mais toujours suave et mélodieuse:

    « Le Lac de la Transparence est un lieu commun où tous peuvent se promener. Même si je le voulais, je n'aurais aucun droit de vous sommer de partir.»

    A moins qu'il tente de la tuer ou soit animer de quelques mauvaises intentions, bien sûr. Elle ne comptait pas les cas particuliers, préférant croire que ce n'était que des hypothèses farfelus d'une âme trop imaginative et aux tendances paranoïaques. Après tout, son mystérieux interlocuteur se montrait d'une politesse exquise, un vrai gentleman. Mais le meilleur moyen de ne pas attirer des soupçons sur sa personne était encore de se montrer doux et attentionné en abordant un physique irréprochable et vertueux. Pour une fois, bien que gardant à l'esprit que les apparences pouvaient être trompeuses, elle tenta d'accorder une bride de confiance à cet être céleste.

    « De plus, je n'ai aucune occupation particulière, je ne fais que visiter et contempler les environs. Ne trouvez-vous pas les environs splendides?»

    Elle tourna légèrement la tête vers la grande étendue d'eau parsemée de bloc de glace, entourée d'arbre recouvert d'une fine couche de neige. Les paysages blancs étaient ceux que la jeune femme préférait. Reposant ses yeux sur le jeune inconnu, elle murmura, confuse:

    « Désolée, je dois vous ennuyer

    Presque instinctivement, elle recula davantage, creusant la distance qui la séparait avec le jeune homme. Elle devait tout de même faire attention, elle était relativement proche du bord de l'eau, et il serait aussi stupide qu'humiliant de tomber dans l'onde. De plus, elle se rendait compte qu'elle faisait preuve malgré elle d'une impolitesse assez rare: face à elle, l'étranger s'était présenté à elle de façon découvert, laissant tout son être à sa vue, elle pouvait ainsi le détailler à sa guise, minutieusement. Et elle, elle se cachait sous une cape, laissant à peine entrapercevoir ses lèvres ensanglantée et ses joues blanches quelque peu rosie. La moindre des choses aurait au moins été d'enlever son capuchon, mais sa tête lui criait de ne rien changer. Pourtant, elle sentit ses mains se porter prêt de son visage et d'un geste fluide, faire glisser le tissu sur son dos, dévoilant ses délicats traits de poupée de crinoline et ses grands yeux noirs envoutants. Son regard posé sur le jeune homme, elle murmura doucement

    " Peut-être est ce moi qui vous gêne après tout"

    Il pouvait très bien avoir quelques affaires à régler, qui sait.

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