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 Quelques orteils cassés. | Elise

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Stanislav Dementiæ
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◈ YinYanisé(e) le : 30/01/2016
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Stanislav Dementiæ
Lun 31 Jan 2022, 19:34


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Quelques orteils cassés
Elise & Sylbille
« Je vois que vous avez bon goût ! » félicita le marchand en s'approchant de la jeune femme qui flânait le long de son étale. Elle s'était arrêtée un instant pour détailler avec plus de minutie l'arme qui avait attiré son attention. Une lame courte, fine mais élégante, sertie de pierres précieuses, dont le manche avait été travaillé et où l'on pouvait distinguer des gravures. Ce n'était pas tant la beauté de l'objet qui avait interpellé la passante - quoi que l'ouvrage aurait pu attirer son attention par cette simple qualité - mais bien parce que la dague lui était familière. Elle la reconnaissait, car elle connaissait le forgeron qui l'avait imaginé et réalisé. Raedden en avait été le créateur. Il l'avait offert à un Chevalier de l'Ordre d'Hébé, un client régulier avec qui la Gandr avait sympathisé à force de le croiser dans le domaine de l'Ange. La jeune femme esquissa un sourire qui n'avait rien de joyeux, mais qui se voulait toutefois poli. « Où avez-vous trouvé cette arme ? » questionna-t-elle. « Il s'agit d'une arme ayant appartenu à un prisonnier de Verillon. Les Marcheurs l'ont jugé et condamné, et son équipement a été réquisitionné. Ce qui n'a pas été jugé utile a terminé ici, sur mon étale... Toutes les armes que vous y trouvez sont issues de ces réquisitions. Les fonds récoltés sont ensuite reversés à la Marche. » expliqua le vendeur avec une pointe de fierté - de cette fierté patriotique, celle que l'on ressent en rendant service à la nation que l'on chérie tant. « Oh d'accord. » fit l'Orisha, avant de se redresser. Légèrement songeuse, elle laissa son regard glisser en direction de l'imposante prison, en contrebas du quartier Ode. Cela signifiait-il que le Chevalier avait été arrêté ? Sylbille avait entendu parler de l'affrontement mené par les habitants de Ciel-Ouvert, contre l'Ordre. Une guerre ayant pour but de déchoir des imposteurs... Lorsque les premières rumeurs avaient commencé à circuler, la brune n'avait osé y croire - comment un organisme regroupant des chevaliers à l'âme noble avait-il pu noircir autant que le dépeignaient les murmures... Est ce que Saurus avait fait partie de ces charlatans ? S'était-il retrouvé ici à l'issu de la lute menée contre son ordre ? Ou bien y avait-il une autre explication ? Percevant le trouble de sa cliente, le marchand essaya d'attirer son attention sur d'autres articles. « Peut-être désireriez-vous voir le reste de nos marchandises ? Nous possédons de très belles pièces, bien qu'elles n'aient pas été jugées utiles par la Marche. » « Non, c'est gentil. » déclina-t-elle avant de prendre congé.

La Corbeau s'éloigna de l'étal du marché et commença à flâner dans la rue. L'esprit tracassé, elle essaya de se détendre en écoutant les voix mélodieuses des artistes de rue, des troubadours et des musiciens. C'était, après tout, pour cette caractéristique si particulière que la Gandr était venue jusqu'à la cité du Chant. Malgré ses quelques tentatives, la brune s'était rendu à l'évidence qu'elle était loin d'être douée pour jouer de la mandoline et puisqu'elle avait décidé d'apprendre à en jouer, elle en avait conclu que le chemin le plus efficace était de demander conseil auprès de quelqu'un sachant véritablement jouer d'un instrument. Se trouver un professeur. De préférence, quelqu'un qu'elle pourrait retrouver entre deux missions, malgré son emploi du temps parfois chaotique. Elle ne doutait pas qu'elle finirait par trouver quelqu'un pour l'aider, ne serait-ce que pour cette semaine qu'elle avait décidé de passer dans la cité.

L'esprit ailleurs, la brune ne fit plus attention à ce qu'il se passait devant elle et, avant qu'elle ne réalise ce qu'il était en train de se passer, elle avait foncé sur une autre passante, lui écrasant le pied par la même occasion. Prenant conscience de sa maladresse, la Chasseuse inspira profondément, d'un air catastrophé, comme si ce simple geste parviendrait à effacé sa bêtise. Elle sautilla en arrière pour libérer la demoiselle qu'elle avait heurté. « Pardon, je ne regardais pas devant moi. » s'excusa-t-elle précipitamment en se baissant pour récupérer ce qu'elle avait fait tomber des bras de sa victime.



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Élise Iranor
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Élise Iranor
Dim 20 Mar 2022, 22:20


Illustration - Karla Ortega

Quelques Orteils Cassés


Je soufflais une ultime fois sur mon travail pour enlever la sciure s'étant accumulée sur le morceau de bois, tout en prenant soin de ne pas en respirer ensuite, évitant ainsi de tousser comme une pestiférée dans une quinte de toux incontrôlable.

Je pense que c'est bon !

Je souris, très fière, en reprenant mon haleine. Je n'y paraissais pas, mais quelques travaux de menuiserie suffisaient à renvoyer mon énergie au néant. On m'avait dit qu'il s'agissait de quelque chose de normal, surtout à la suite d'une amnésie.

C'est très bien, vous vous débrouillez de mieux en mieux.
Daerion, tu peux m'appeler Élise, tu sais ?
Je ne suis qu'un domestique et vous êtes une invitée.
Tu as réponse à tout, hein ? dis-je en soupirant.
Absolument.

Il me l'avait dit avec un petit sourire amusé, malgré ma moue volontairement exagérée. Je m'étais quelque peu habituée à la vie dans la demeure et, même si j'étais une véritable calamité pour couper du bois, je me débrouillais bien pour les repas et les tâches ménagères. Daerion m'avait appris quelques astuces. Je n'allais pas très vite non plus, mais je travaillais bien. Enfin ... quand je n'essayais pas de me broyer la main de manière imprévue ! Une certaine routine s'était installée, toutefois, personne n'expliquait comment je m'étais retrouvée au milieu des montagnes, seule et amnésique, avec une force qui ne m'aurait pas permis d'en gravir les flancs, même avec l'énergie du désespoir. Pour beaucoup, on m'avait déposée là. Qui ? Pourquoi ? Et comment ? Personne ne le savait, personne n'avait un début de réponse. C'était le grand mystère de ma venue. On m'avait suspectée d'être une espionne à la solde de l'Ordre d'Hébé, mon apparence et mon état n'étant pas gage d'innocence, mais les mensonges étaient vérifiables et, surtout, même en autorisant que l'on sonde mon esprit, pour être sûr et certain qu'un sortilège ne dissimulait pas de sombres desseins, il n'y avait eu que le néant avant mon réveil. Aucun sceau, aucune magie, rien. Juste ... rien. J'étais une adolescente sans le moindre souvenir de sa vie passée. Et maintenant que quelques semaines étaient passées, l'on craignait que jamais je ne la recouvre. Je n'avais pas l'once d'un souvenir. Juste le nom d'Iranor et la présence d'une personne rousse, que j'avais souvent l'impression de voir du coin de l'oeil. Peut-être était-ce un effet persistant ? J'avais une sûrement une autre vie, mais c'était avant.

J'étais devenu Élise Iranor et, sans doute, je le resterai pour toute la durée de cette seconde existence.

Toesia passait du temps à m'apprendre de nombreuses choses et, souvent, j'étudiais en sa compagnie. Il était rapidement apparu que je savais compter, mais je n'étais pas en mesure de lire, ni le Commun, ni aucune des langues sur les Terres de Sympan. Pourtant, certains mots m'étaient familiers, comme l'Arshalà, la langue des Orishas. Je semblais faire partie de cette race, c'était ce qu'on m'avait expliqué. J'avais été étonnée de voir que la norme n'était absolument pas d'avoir les yeux vairons, ni ce curieux cristal ornant notre front, au sein de la Cité des Chansons. Je n'étais pas dépaysée, ceci dit, car il y avait beaucoup de membres aux Trois Yeux à Ciel-Ouvert, en commençant par les Köerta. J'avais beau être une page blanche et assez lente de compréhension en raison de cet état, j'avais compris que de grands bouleversements avaient secoués la race. Ma race. C'était assez récent, alors certains se cherchaient parfois une identité et une utilité ailleurs. Ici, ils trouvaient.

J'espérai en faire de même.



Ciel-Ouvert semblait glacé et austère, mais ses habitants étaient ouverts et chaleureux sous leurs airs rigoristes. Qui plus est, la Marche avait remporté une victoire éclatante à Arcadia et, suite au retour victorieux de ceux qui y avait contribué, de nombreuses festivités battaient leur plein et les Marcheurs ne cherchaient plus vraiment de prétexte pour se réunir autour d'un bon repas, des litres de boissons et d'entonner leurs nombreux Chants qui devaient résonner dans toute la région montagneuse.  C'était amusant. J'aimais parcourir les allées aussi enjouées. J'étais sortie pour les courses du jour et, une fois les provisions emballées et le paiement effectué, je le remerciais le marchand d'un ravissant sourire, avant de reprendre ma route vers la maison. Je ne sais pas ce qu'il s'était passé entre l'instant où j'avais baissé les yeux et où je m'étais retrouvé contre le corps de quelqu'un d'autre. Ou plutôt, que cette personne ne me dominait totalement. Nous nous reculions toute deux, surprise de ce contact détonnant.

Je ... Je ne faisais pas attention non plus ! dis-je en posant ma main sur mon visage.

J'avais l'impression que mon nez me démangeait.

Aïe ! m'exclamai-je dans un souffle. Mon pied ... !

C'était devenu douloureux d'un seul coup au niveau de l'avant, comme si mes orteils étaient dans un état lamentable. J'avais relevé mon genou en pensant que j'étais mal positionnée, mais la pression ne cessait d'augmenter au point que ma chaussure ne devienne problématique.

Oh, non ... !

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Stanislav Dementiæ
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Stanislav Dementiæ
Mer 29 Juin 2022, 14:55


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Elise & Sylbille
« Votre pied ? » répéta Sylbille en sentant son cœur tomber jusqu'au creux de son estomac : la culpabilité la fit frémir. « Vous ne pouvez pas le poser à terre ? » s'inquiéta la brune, sentant son palpitant s'affoler. « Hum... » Elle essayait de réfléchir mais plus elle s'y efforçait, moins les idées semblaient s'articuler logiquement dans son esprit. Finalement, elle se racla la gorge puis inspira profondément pour retrouver son calme - ou au moins y prétendre. « Venez, écartons-nous pour pouvoir mieux regarder ça. » proposa-t-elle. Sans vraiment attendre la confirmation de la jeune Orisha, la Gandr s'empara des provisions qu'elle tenait encore - en profitant pour ranger les quelques affaires qu'elle avait ramassé - puis lui proposa son bras pour servir d'appui. « Ne forcez pas trop dessus, si c'est trop douloureux. » Elle ne se sentait pas très utile, avec ces commentaires, et une petite voix intérieure lui soufflait qu'elle ferrait mieux de se taire. Pourtant, elle ne pouvait pas s'empêcher de parler. « Je suis vraiment désolée, j'avais les idées ailleurs, je ne faisais vraiment pas attention et... » Et elle était très petite, comparée à elle. Elle ne l'avait pas vu. « Et je vous ai foncé dessus... Je suis navrée. J'ai la mauvaise habitude de marcher avec le talon et... pour être honnête, j'étais quelque peu contrariée et je crois que j'y suis allée avec en plus d'entrain que d'habitude. J'espère vraiment que ce n'est rien de grave. » Ça ne le pouvait pas, n'est ce pas ? Elle lui avait simplement marché dessus... Ceci dit, elle était vraiment Agacée et, à vu d’œil, elle faisait presque deux fois son poids - à moins que l'angoisse ne la fasse simplement empirer cette impression. « Ça vous fait mal, même lorsqu'il n'est pas appuyé au sol ? » questionna la brute, tremblant légèrement.

« Tenez asseyez-vous. » L'Orisha avait conduit sa paire jusqu'à un rebord de pierre, qu'elle balaya à l'aide de son manteau pour chasser toute trace de neige. Là, elles se trouvaient un  peu à l'écart de l'agitation. Sylbille déposa le sac de provisions à ses côtés puis s'accroupit face à sa victime involontaire. Avec délicatesse, elle s'empara de sa cheville. « Me permettez-vous de retirer votre chaussure pour regarder ? » demanda-t-elle. Une fois qu'elle eut l'accord de la blessée, la Chasseuse commença à retirer les lacets de son soulier puis la bottine en elle-même. C'était une procédure délicate : la jeune femme avait peur de provoquer de nouvelles vagues de douleur chez l'inconnue. Lorsqu'elle la sentait se contracter, la brune s'immobilisait un instant, levant vers elle un regard désolé et s'excusant encore abondamment. Après ce qui lui parut être une éternité, le pied fut enfin délivré de son carcan. « Oh... » Sylbille eu un mauvais pressentiment. Fébrile, elle approcha sa main libre pour essayer de toucher l'un des orteils qui avait commencé à gonfler. A peine l'eut-elle effleuré que cela arracha un cri à sa propriétaire. « Oh, pardon, je- je ne les touche plus. » promit-elle. Elle passa sa main au dessus des orteils, les maintenant à bonne distance, fermant les yeux pour essayer de se concentrer. Rien ne se passa. La Corbeau releva la tête vers celle qu'elle avait blessé. « Je... Je crois que c'est cassé... Et je n'arrive pas à les soigner. » avoua-t-elle d'une voix brisée par le remord. « Il faut que je vous emmène voir un médecin. » La fille aux cheveux foncés se tourna pour se mettre dos à son interlocutrice, restant toujours accroupie. « Je vais vous porter sur mon dos, ce sera plus simple. »



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Élise Iranor
Sam 30 Juil 2022, 18:40


Illustration - Karla Ortega

Quelques Orteils Cassés


J'étais assez obnubilée devant les vagues aléatoires de douleur qui me prenaient malgré mes tentatives de rester immobile. Je ne pouvais qu'incliner la tête plusieurs fois devant la question de l'étrangère, comme si parler allait les accentuées. Je serrais les dents, tout en essayant de la suivre un peu à l'écart, sautillant et claudiquant. J'avais presque oublié la raison de ma présence en dehors de la maison tant la sensation était désagréable. A force d'être habitué au confort quotidien, on négligeait presque que c'était une chance d'être en bonne santé ! Je la laissai me guider vers un coin où je pusse m'asseoir, à deux doigts de tourner de l'oeil. Je me demandais comment je faisais pour supporter ... J'étais blême et je ne m'en rendais pas compte.

Ce ... Ce n'est pas grave ! Ce genre d'accident arrive ! ne vous excusez pas, ce ... ce qui est fait est fait.

Ma voix était entrecoupée en raison de l'affliction, même en étant suspendu et sans rien pour s'appuyer contre lui, mon pied demeurait douloureux, comme si rien que la pression de l'air le comprimait. Elle n'avait pas trop le choix que de chercher la raison principale, même si mon inconscient niait l'évidence. Je lui donnais mon accord tout en essayant de ne pas tourner de l'oeil. Ce n'était pas beau à voir. Je voulu remuer mes orteils pour lui montrer que ce n'était pas aussi grave qu'escompté, mais la tentative se soldait par un échec et une violente grimace, en plus d'un léger cri lorsque je sentis sa main.

Im ... impossible de bouger mes orteils, admis-je.

Que devions-nous faire ? Que devais-je faire ? Aller voir un médecin ? Maintenant ? Daerion allait s'inquiéter de mon retard et j'allais lui causer plus de tracas que nécessaire. Je ne pouvais pas non plus rentrer chez les Koërta dans cet état pour en revenir à la solution initiale, puisque voir un médecin était ma seule solution ... Je n'avais pas le choix. J'avais tendu mes bras et m'était accroché à ses épaules. Ça me faisait bizarre d'être dans cette situation, mais ce n'était pas comme si une panoplie de solutions existait. La douleur se voulu moins virulente, mais je ne cessais d'y penser, alors que tout mon pied était engourdi à cause du froid. Nous avions au moins remis la chaussette, mais on avait abandonné l'idée de remette ma chaussure. Vu les températures de Ciel-Ouvert, nous allions devoir nous presser pour éviter les engelures.

Je sais où il est.

Je ne savais pas vraiment si cette personne était une étrangère de la Cité des Chants ou une citoyenne de l'Empire, il y avait tellement de passage que je voulais le montrer prudente en l'avertissant, au fait que ce serait nous donner la possibilité de gagner du temps. Je le lui indiquais de ma main en me basant sur mes souvenirs. Ça me faisait drôle de dire ça, mais ...

Bonjour ... ! dis-je entre mes dents.
Bon ... Oh !

La doctoresse s'était immédiatement levée de son bureau en nous voyant entrées au sein de l'hospice. Une dame à la peau comme du ... comme du quoi ? Elle était sombre, mais aucune couleur de ma connaissance ne la définissait vraiment. Elle devait être la collègue de celui m'ayant ausculté ici pour la première fois. Elle invitait ma sauveuse à m'asseoir sur un tabouret, ce qu'elle fit sans trop de mal, comme habituée. La dame se penchait alors sur mon cas sans attendre.

Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Heu ... Je crois que je me suis cassé le pied.

L'incompréhension se lisait un peu sur son visage quant au fait de  savoir comme cela s'était produit, mais fut rapidement balayé lorsqu'elle tenta la même expérience que j'avais subi un peu plus tôt en palpant la partie incriminée.

Aïe !
C'est bel et bien cassé. Je vais vous remettre tout ça à place ... attendez un instant, dit-elle en se redressant, avant de revenir quelques instants plus tard. Je vais d'abord appliquer cette pommade anesthésiante.

L'odeur. Je ressentais quelque chose. Je ne savais pas pourquoi ... C'était ...

Ne bougez p ... Mademoiselle ?

Les larmes coulaient toute seule. Cette odeur !

Ne vous inquiétez pas, Mademoiselle. Vous ne sentirez plus rien d'ici quelques instants.

Si seulement ...

Post II - 730 mots


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Stanislav Dementiæ
Lun 27 Fév 2023, 11:08


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Elise & Sylbille
La brune suivit les directives de la doctoresse et installa la blessée sur le lit indiqué. Le ventre tiraillé par la culpabilité, elle glissa un regard vers la patiente : ses prunelles anthracites parlaient à sa place, et hurlaient muettement qu'elle était désolée, se répandant en excuses silencieuses. « Ca va aller maintenant. » assura la brune, sans trop savoir qui d'elle-même ou de la personne à qui elle avait fait mal elle essayait réellement de rassurer. Malgré son ton apaisant, une pointe d'incertitude perçait. « On va bien s'occuper de vous et tout ira mieux. » Elle jeta un regard à la médecin, esquissant un sourire avant de retourner son attention vers la convalescente. « Vous êtes entre de bonnes mains... » assura-t-elle en exerçant une légère pression sur l'épaule de la blanche. Elle se sentait obligée de dire ce genre de chose, bien que ce fût l'estropiée qui l'avait conduite ici. Elle savait mieux que quiconque ce que valait la guérisseuse.

Sylbille laissa sa place à la femme de santé, se mettant immédiatement à faire les cents pas. Elle esquissa quelques sourires nerveux à l'autre patient présent dans l'office. Si la demoiselle avait eu le tact de ne pas l'incriminer, il ne faisait pas grand doute qu'elle était lié à l'incident qui les avait conduites ici : elle transpirait la culpabilité par tous les ports. Elle s'en voulait terriblement. Elle ne savait toujours pas comment une telle situation avait pu se produire. Ca lui semblait irréel. Pourtant, elle était témoin du résultat de sa maladresse.

Lorsque la savante appliqua l'onguent, l'observatrice fut plus désolée encore, tandis que les larmes ruisselaient sur le visage de la blessée. Son cœur s'affolant, la brune s'approcha du chevet de celle qu'elle avait porté sur son dos quelques minutes auparavant. « Vous souffrez ? » demanda-t-elle idiotement, par réflexe. « Tenez. » dit-elle en tendant sa main. « Vous pouvez la serrez si vous le souhaitez. » dit-elle en fermant son poing libre pour faire une démonstration. « Ecrasez-là aussi fort que vous en sentez le besoin. Jusqu'à m'en casser les doigts si vous le souhaitez. » essaya-t-elle de plaisanter. Ceci dit, elle le pensait sincèrement. Ce ne serait que lui rendre la monnaie de sa pièce. Pourtant, la Chasseuse doutait que son interlocutrice fut en mesure de lui briser le moindre os par la simple force de la main. Elle semblait si chétive, si fragile... En l'observant, Sylbille avait davantage envie de la protéger. Et pourtant, c'était bien elle qui lui avait fait tant de mal. Ne sachant quoi faire d'autre, la brune tapota la main de la blessée, pour essayer de lui apporter un peu de réconfort et de soutien émotionnel.

Du coin de l'œil, l'Orisha observait l'inconnue s'activer pour réparer les dommages qu'elle avait causé. Elle semblait douée, son savoir ne laissant pas la place aux hésitations. Ses mains semblaient danser une valse hypnotisante, dans laquelle se plongeait la grande. Clignant des yeux, elle essaya de parler d'autre chose, pour que la peinée ne pensa plus à sa douleur. « Vous devez sans doute voir ce genre de blessures souvent, non ? » questionna-t-elle. « J'imagine que les chutes sont monnaies courantes, ici. Le verglas doit causer pas mal de glissades... » La médecin haussa les épaules. « Pas tant que ça, non. » fit-elle. « Les locaux sont habitués et surtout, ils sont équipés. Ils font attention à là où ils mettent les pieds. » « Ah... haha... » La Grandr se sentit plus embarrassée encore. « Mais je vois souvent passer des voyageurs qui ne se sont pas bien préparés ou qui empruntent des chemins qu'ils ne sont pas en mesure de prendre... » La jeune femme lâcha un soupir las, désabusé. Cela lui donnait sans doute plus de travail inutile qu'autre chose.

« Est ce que ça va mieux ? » demanda Sylbille dès que la soignante fit signe qu'elle avait terminé sa manœuvre. « Vous pouvez vous levez ? Et marcher ? » Tendant toujours une main sécurisante, la Corbeau continua : « Vous pouvez prendre appui sur moi si nécessaire ! »



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