Le deal à ne pas rater :
Où acheter la display japonaise One Piece Card Game PRB-01 One Piece ...
Voir le deal

Partagez
 

 [Q] - Que peut-il y avoir entre un Sorcier et une Démone hormis les ténèbres ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Kaahl Paiberym
~ Sorcier ~ Niveau VI ~

~ Sorcier ~ Niveau VI ~
◈ Parchemins usagés : 4087
◈ YinYanisé(e) le : 25/06/2015
◈ Activité : Professeur
Kaahl Paiberym
Mer 13 Oct 2021, 17:30



Que peut-il y avoir entre


un Sorcier et une Démone ?



Intrigue : La Princesse Sundara Baran est affiliée à Érasme. Elle vivra avec lui sur le territoire des Sorciers et celui de Rhéa Latia, avant que la tendance ne s'inverse et qu'il aille vivre un certain temps en Enfer avec elle. L'objectif est d'instruire davantage la Princesse des Démons et le Prince des Sorciers, sur fond de relations diplomatiques entre les deux peuples.

« Comment est l’Enfer ? » demandai-je. Sundara tourna la tête vers moi. Je n’aimais pas son regard inquisiteur. Vu la situation des Démons, elle aurait dû se montrer bien plus humble et soumise envers moi. L’idée de mon père me restait encore en travers de la gorge. Elle n’était pas intimidée, bien au contraire. Ses talons frappèrent le sol. Ses chaussures étaient noires et brillantes. Les pointes, sous ses talons, semblaient aiguisées. Je ne lui avouerais probablement jamais mais ce qu’elle portait aux pieds me plaisait. Ça allongeait sa silhouette. Ses cuisses étaient moulées dans un pantalon noir attaché à sa taille par une ceinture aux motifs crantés. Elle n’avait rien à voir avec une Sorcière, surtout que sa poitrine était relevée et découverte de moitié. Elle sourit, captant mon regard avec un délice qu’elle ne cacha pas. Je ne l’aimais pas. Comme j’étais appuyé contre le mur, un verre à la main, elle plaça la sienne sur la surface plane, juste à côté de mon visage. « Ça t’intéresse, Prince Érasme ? » Je tiquai. J’aurais préféré qu’elle fût dévolue à Eméliana. Au moins, le spectacle aurait été drôle. Dès la première trace de tutoiement, la rouquine lui aurait déclaré la guerre. Je n’étais pas si pointilleux. C’était une Princesse, elle-aussi. Alors, certes, son peuple avait été pratiquement décimé, mais elle était la fille d’un Roi. « Si je pose la question, c’est que j’attends une réponse généralement, oui. » Mes doigts montèrent distraitement jusqu’à une mèche de ses cheveux bouclés. Je voulais lui montrer que, moi non plus, elle ne m’effrayait pas. Elle était la représentante d’un peuple qui avait essuyé une défaite militaire dernièrement, contre le mien. Surtout, elle était au beau milieu d’Amestris. Elle ne devait pas l’oublier. « Les cheveux de tous les Démons sont-ils bicolores ? » murmurai-je. Il était évident que ce n’était pas une réelle question. « Tous les Princes sont-ils comme toi ? » « Je suis le seul Prince. » « Oh. Ça explique ton côté efféminé alors. » Ma poigne se referma sur le collier qu’elle portait autour du cou et je la tirai à moi. « Pardon ? » Ses lèvres se posèrent sur les miennes avant que je ne pusse réagir. Elle s’écarta juste après, sa poitrine soulevée d’un rire amusé.

Elle marcha vers une autre extrémité de la pièce, avant de se retourner dans ma direction. « Et si nous arrêtions ce petit jeu pour nous concentrer sur les opportunités qui s’offriraient à nous si nous coopérions ? » « Je n’ai rien à gagner à coopérer avec toi. » « Si sûr de soi. Si méprisant envers les autres. Tu es bien un Sorcier. » Je me décollai du mur et bus une gorgée de mon verre. Je grimaçai. J’avais voulu jouer les adultes en buvant de l’alcool mais je n’y étais pas encore habitué. Pas encore. Parce que Sundara serait le début de ma fin. Elle me ferait prendre goût à des substances desquelles il me serait difficile de m’échapper. « Les autres sont méprisables. » articulai-je enfin. « Je suis bien d’accord. Mais, ensemble, nous pourrions les rendre encore plus méprisables. » Elle s’approcha de nouveau et me regarda. Son changement de sujet me déstabilisa légèrement. « Tu aimes violer les femmes, Érasme ? » Il n’y avait plus de Prince qui tînt visiblement. « Je ne dirais pas ça. » Parce que je n’étais jamais allé jusqu’au bout de l’affaire. Je les forçais avec des objets ou mes doigts. Je n’avais jamais eu de relations sexuelles. « Je pourrais t’apprendre à leur faire encore plus mal. » dit-elle. « Je pourrais t’apprendre beaucoup de choses à propos du mal. » « Ethelba est le seul mal que je sers. » répondis-je. Elle venait néanmoins de piquer ma curiosité à vif. « Tes croyances ne me dérangent pas. Toi et moi, nous pourrions réellement nous entraider. Je veux le trône de mon père et… Je suis sûre que tu veux celui du tien. Ou bien… Est-ce le trône du Maître que tu vises ? » Mon expression se durcit. Comment savait-elle que mes préoccupations n’étaient pas uniquement tournées vers les Sorciers ? « J’ai donc raison. » Je croisai les bras sur mon torse, en prenant garde de ne pas renverser mon verre. « Je ne te fais pas confiance. » dis-je. Croire une Démone revenait à croire un Sorcier. « Moi non plus. » Elle sourit et posa sa main sur ma cuisse. « À l’instant même où nous ne serons plus liés par cet accord politique et que tu ne me serviras plus à rien, je te couperai la queue et la donnerai à manger aux monstres de l’Enfer. » Je souris à mon tour. « Je t’aurais tuée bien avant, sale chienne. »

803 mots

Revenir en haut Aller en bas
http://lesterresdesympan.forumactif.com/t38028-kaahl-paiberym-el
Kaahl Paiberym
~ Sorcier ~ Niveau VI ~

~ Sorcier ~ Niveau VI ~
◈ Parchemins usagés : 4087
◈ YinYanisé(e) le : 25/06/2015
◈ Activité : Professeur
Kaahl Paiberym
Jeu 25 Nov 2021, 23:46



Que peut-il y avoir entre


un Sorcier et une Démone ?





Le blé. Les grains contre mes doigts, comme une éraflure, douce. Le vent qui balaye mes cheveux. Avec lui, une odeur de chaleur. Le monde, autour de moi, est orangé, comme lui. Le céruléen de mes yeux reflète le ciel, et les nuages blancs qui s’y promènent ont la forme de son corps. Le blé, sous mes doigts. J’aimerais qu’il s’enflamme.

Je sens mes pieds, contre le sol si cher à son cœur. Je le jalouse alors je le martèle, l’écrase et le domine. Je souhaite sa perte autant que je désire le conserver. Car, sans lui, tout disparaîtrait. Alors j'arrange mes intentions. Mes pas se font plus respectueux, sur la terre de ses ancêtres. Ça ne l’empêchera pas de brûler, un jour, lorsque j’aurai consumé son propriétaire. Consumé ou consommé ? Je suis le seul à me consumer, en pensant à lui. Le feu qui brûle dans mes prunelles donne à mon regard un ton orageux, ténébreux. Je le veux. Je serai le phénix de ses nuits. Chaque soir, il me tuera. Au matin, je renaîtrai. La rousseur de ses cheveux appelle la fièvre de mon corps. Je suis un Sorcier et je le maudirai. Je lui jetterai un sort, l’ultime, celui duquel il ne ressortira jamais, celui au sein duquel il se perdra. Au creux de mes bras.

J’attrape la poignée, l'attire au sein de ma paume et la tords. Ce n’est pas ce que je ferai, une fois devant lui. Je longerai la forme, l’épouserai jusqu’à ce qu’elle se tende et trésaille. Mais cette poignée est froide et mon mal est brûlant.

Tu es ma torture. Tu es mon dégoût. Je t’aime à t’en tuer.

La porte entre toi et moi disparaît. À l’intérieur, la cheminée semble faible et fade. Je suis incandescent. Si je ne t’étreins pas, bientôt, je ne serai plus que cendres. Je me fous de tes occupations. Je me fous de nos mondes divergents. Nous sommes les opposés, Rois de nos contradictions. Je t’aime à chaque fois que je respire. Je te hais à chaque fois que j’existe. Ce que je veux, je le prends. Et je vais te prendre. Je vais te prendre comme si je mourais demain. Je vais te prendre comme si je me battais pour la dernière fois. Je vais te prendre comme si ma vie en dépendait.

Je vois mes doigts autour de ton cou, serrer ta peau pour la marquer à jamais. Je sens mon corps annexer le tien, éprouver tes muscles pour les forcer à se tendre. Et mes lèvres caressent les tiennes dans une danse qui échappe à ma conscience. Je veux te mordre mais je t'effleure. Je veux t’étrangler mais je n'entrave que tes cheveux. Je veux t’humilier mais je t’anoblis. Tu es mon Roi, celui devant lequel je m’incline. Mais ton sceptre est mien, dur dans ma main. Tu perdras ton bâton de royauté. Les Faes t’ont prévenu : il y a des cavernes desquelles personne ne revient. Enfonce-toi plus loin, continue, encore, et sens ta fin. Je te priverai de ton souffle, lorsque ton cœur s’usera d’avoir été trop sollicité.

Je t’aime, comme Ethelba aime le Chaos. Je t’aime, comme la Lune aime le Soleil. Je t’aime, comme je me hais.

Mes doigts enlacent les tiens. Nos essences se mélangent. Nos parfums ne sont plus qu’un. Je veux te sentir jusqu’à étouffer. Mes flammes t’embrasent mais je sais que, si je brûle, ce n’est que de ton fait. Je brûle pour toi. Je brûle autour de toi. Je mourrai ce soir, dans tes bras. Pourtant, au matin, je renaîtrai, parce que je ne suis qu'à toi et ne quitterai jamais ce monde sans toi. C’est pourquoi je te haïrai jusqu’à la fin, même lorsque nos cris résonneront à l’unisson, même lorsque nos cœurs frapperont d’un même rythme.

De nous deux, tu es le vrai maître. De nous deux, tu es le vrai traître.

J’ouvris les yeux. Mon regard se plongea dans celui de Sundara qui me dominait avec un sourire joueur mais non moins malin. Ses cuisses autour de ma taille, elle était nue. Elle dormait toujours nue. Je me redressai, ma respiration encore haletante. Il ne s’était rien passé entre elle et moi la veille. Je n’aimais pas sa propension au sexe. Je préférais lorsque les femmes se débattaient ou se figeaient de frayeur. Ce n’était pas son cas et mon intérêt pour son corps était presque inexistant. Bien sûr, elle arrivait à me faire réagir mais j’avais l’impression de plonger en Enfer à chaque fois qu’elle me touchait. Mon sexe se durcissait et, parfois, l’envie émergeait, mais elle n’était pas suffisante pour que je voulusse aller plus loin. En la voyant assise comme ça, je sus que j’avais dû la réveiller. « Alors, elle était comment ? » « Qui ? » « La fille de ton rêve. » Je serrai les dents. « Rousse. » mentis-je.

J’avais envie de vomir.


803 mots

Revenir en haut Aller en bas
http://lesterresdesympan.forumactif.com/t38028-kaahl-paiberym-el
Kaahl Paiberym
~ Sorcier ~ Niveau VI ~

~ Sorcier ~ Niveau VI ~
◈ Parchemins usagés : 4087
◈ YinYanisé(e) le : 25/06/2015
◈ Activité : Professeur
Kaahl Paiberym
Dim 28 Nov 2021, 18:24



Que peut-il y avoir entre


un Sorcier et une Démone ?





« Tu m’emmerdes, Érasme ! » rugit-elle, à mon attention. Je n’en avais rien à faire. Avachi sur la table, l’un de mes bras était tendu sur le bois. Fixée autour de mon semblant de muscles, il y avait encore la lanière de cuir qui avait servi au garrot. À côté, la seringue trainait négligemment dans une coupelle. Mes veines ressortaient et teintaient d’un bleu-vert ma peau pâle. Je poussai un soupir. « Dégage si je t’emmerde. » murmurai-je, avec un sourire mauvais, perdu entre quelques mèches de cheveux. Mes yeux avaient une couleur qui variait suivant l’angle de vue. Le jaune tentait de voler la vedette au rouge mais le céruléen de mes iris restait roi. De l’eau baignait l’ensemble. Elle refusait de couler. « Non. » répondit-elle d’un ton autoritaire. « Je ne peux pas te laisser seul vu ce que tu fais quand je ne suis pas là ! Je ne t’ai pas montré ça pour que tu tentes de te tuer dans mon dos ! » Je ricanai. « Mais qu’est-ce que tu t’en fous ? T’es la Princesse Démoniaque. Si je crève, tu auras contribué à redorer le blason de ton peuple. Parce qu’il est question de ça, non ? C’est ça que tu veux ? M’écraser, comme toutes les femelles dans ton genre. » J’aimais vraiment les talons qu’elle portait, ses jambes à la fois musclées et élancées, son audace. Pourtant, rien n’y faisait. Ses seins ne m’attiraient pas dans ce sens-là. Son entre-jambe me répugnait autant que l’air assuré qui marquait son regard. Toutes les fois où nous avions essayé de coucher ensemble avaient été un échec cuisant. Il n'y avait que lorsqu’elle m’aidait à traumatiser d’autres femmes que je fonctionnais correctement. C’était l’horreur dans leurs yeux qui m’excitait. Jamais leur corps.

Sundara et moi parlions beaucoup. Mes mots étaient injustes car nous avions fini par nous entendre. Elle avait un fond éminemment noirci et beaucoup de problèmes à régler avec son père. Elle désirait son trône. Elle m’exposait ses projets avec une confiance qui m’étonnait. Mais, parfois, je doutais d’elle. M’aimait-elle ou me manipulait-elle ? L’amour, pour un Sorcier et une Démone, restait une notion profondément différente de l’amour que les bénéfiques pouvaient se porter. Nous nous droguions ensemble, buvions ensemble et aidions ceux qui croisaient notre route à mourir. C’était un jeu, si plaisant. Pourtant, alors que nous aurions aussi pu coucher ensemble, mon esprit ne cessait de la refuser. Elle me dégoûtait. Je ne ressentais aucun plaisir à caresser son entre-jambe de mes doigts. L’humidité qui y régnait me révulsait au lieu de me satisfaire. Alors nous nous disputions et, invariablement, je finissais par rester seul, avec toutes les substances douteuses qu’elle avait introduites dans notre quotidien. J’en prenais, beaucoup, trop, et mes pensées commençaient à nourrir différents délires, dont certains particulièrement honteux. Je craignais de dormir. Mon lit était devenu ma hantise, à cause du roux qui y apparaissait trop souvent lorsque je fermais les yeux.

« Je pense que je vais devoir avertir le Duc Windsor de ton état… » commença-t-elle. « Et tu lui diras quoi ? Que c’est toi qui es responsable ? » C’était le problème. Elle m’avait tout appris et, maintenant, elle perdait le contrôle de la situation. Je trouvais ça tellement intéressant, de sentir mon corps atteindre ses limites et de sombrer sans savoir si je me réveillerais un jour, que je n’avais pas l’intention d’arrêter. Surtout, certaines substances me faisaient du bien et me permettaient d’oublier le terrible constat que j’avais réalisé et que je n’étais pas près d’avouer.

En me redressant, je calculai mal la distance et basculai en arrière, m’étalant sur le tapis qui couvrait les dalles en pierre. J’émis un bruit de surprise. J’entendis ses talons se rapprocher, alors que mes yeux étaient rivés sur le plafond. Comme à son habitude, elle prit place sur mon ventre. « C’est toujours cette histoire de tombeau ? » me demanda-t-elle. Je soupirai encore. « Oui. » Et il n’y avait pas que ça. Bien sûr, le fait d’être inéluctablement attiré dans un endroit inconnu par surprise à n’importe quel moment commençait à me peser. Ce n’était pourtant pas le pire. Le pire, c’était lui. « Je suis fatigué. » laissai-je tomber, comme un aveu silencieux. « Et si je venais avec toi, la prochaine fois ? » Je ris. « Ce n’est pas si simple. » « Et si je m’attache à toi ? » « C’est ridicule. Laisse-moi dormir. » Surtout pas. Je ne voulais pas dormir. J’étais pourtant épuisé. « Ça suffit. J’appelle Cyrius. » dit-elle fermement, en constatant mon état. « Ce n’est pas pour toi. » ajouta-t-elle, avant que je parlasse. « Je ne peux simplement pas apprendre aux côtés d’une épave. »

782 mots

Revenir en haut Aller en bas
http://lesterresdesympan.forumactif.com/t38028-kaahl-paiberym-el
Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
 

[Q] - Que peut-il y avoir entre un Sorcier et une Démone hormis les ténèbres ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» [Q.] Quelle valeur peut avoir du Sang ?
» La couronne des ténèbres |
» Il ne reste que les ténèbres | Solo
» Reflet d'ange et de lumière parmi les ténèbres
» Les Ténèbres traquent Luane Mirsaalak [PV : Julius H]
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Terres de Sympan :: Zone RP - Océan :: Continent Devasté - Ouest :: Nementa Corum :: Amestris-