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 Élévation | Chapitre 3, la Renonciation

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Eerah
Æther des Bergers et des Wëltpuffs

Æther des Bergers et des Wëltpuffs
◈ Parchemins usagés : 3537
◈ YinYanisé(e) le : 20/07/2013
Eerah
Lun 30 Déc 2019, 15:01


— « Je m’attendais à quelque chose d’un peu plus… Peut-être d’un peu plus général. Je ne sais pas, la Stratégie, la Royauté, la Politique. »

Eerah se redressa difficilement. Il était étendu sur un sol d’obsidienne, froid et dur. Il grogna et s’assit en se frottant la tête.

— « C’est bien la preuve que vous ne me connaissez pas. »
— « Pas que ça m’ait vraiment intéressé. »

Il jeta un regard surpris et agacé à l’étranger.

— « C’est nouveau, ce petit côté désagréable ? »
— « Tu fais presque partie de la ‘famille’ maintenant, il va falloir t’y faire. » conclut-il en lui tendant la main pour l’aider à le relever.
— « Super, votre famille. », avant de toute fois accepter son aide.

C’était une chambre exigüe, éclairée par deux meurtrières creusées à même la roche, d’où filtrait une lumière rouge et changeante, comme si elle était émise par un feu mourant. Aucune décoration, et une unique issue, sans porte. On y voyait un couloir se diviser rapidement à une intersection, et une torche pendue au mur. Ils étaient seuls, et le Déchu avait froid, ce qui d’une étrange façon, était particulièrement apaisant après une éternité à attendre dans une pièce au climat tempéré. Il fit apparaitre son manteau, et l’enfila, couvrant ses avant-bras hérissés. Lorsque la laine toucha sa peau, un sentiment de bien-être et de complétude l’envahit. La vérité s’imposa si naturellement à lui qu’il s’étonna de ne pas y avoir songé plus tôt : cette matière était des siens, elle avait été tissée de la laine noire et drue d’un Wëltpuff mâle, élevé dans une ferme modeste à l’est du Cœur Vert. C’était encore diffus, mais il pouvait presque voir et toucher la bête du bout des doigts. L’étranger sourit.

— « On a déjà faim à ce que je vois ; tu n’as encore qu’un pied dedans, attends de voir la suite. »

Il se dirigea dans le couloir, décrocha la torche et s’engagea dans le passage de gauche. En le suivant, Eerah jeta un œil à droite : un long tunnel bas de plafond qui semblait monter en pente douce, et au loin, la lumière du jour, peut-être. Sans un mot, il resta dans les pas de son guide, qui s’enfonçait dans un couloir taillé par l’homme. Il était parfaitement carré, mais d’une architecture qui ne ressemblait à rien de connu. Tous les dix pas environ, une bande de roche nue à peine éclatée la pioche barrait sol, murs et plafond. Elles étaient larges d’un bras, s’enjambait sans difficulté ; mais au fur et à mesure qu’ils avançaient dans le noir, leur espacement se réduisit, inversement proportionnel à leur épaisseur, puis ce fut au tour de la roche taillée et ciselée d’être réduite à l’état de bande irrégulière. L’ensemble était un étrange dégradé allant d’une précision de maitre à l’état le plus brut qui peut constituer un tunnel. Au bout d’une demi-heure, ils progressaient plus lentement au milieu d’une grotte qu’un œil non-expérimenté aurait pu voir comme naturelle. Pourtant là encore, il restait des traces plus ou moins discrètes d’excavation. Bientôt, elles disparurent également, et il fallut s’adapter à ce que la nature avait bien voulu creuser pour eux.

L’étranger s’y déplaçait sans difficulté, il adaptait son allure au Déchu qui le suivait. Parfois, ils devaient se presser entre deux murs trop proches, parfois ils avançaient courbés, une main au sol. Quand ils arrivèrent devant un mur, l’homme s’arrêta et Eerah examina la salle d’un air circonspect. Mais quand son guide se décala d’un pas, il aperçut un trou au niveau du sol, à peine suffisant pour permettre à un adulte de ramper. Il y jeta un œil, puis reporta son regard vers son guide, qui ne semblait pas faire de mouvement pour s’y diriger.

— « J’y vais tout seul, c’est ça ? »

Pour seule réponse, l’autre lui tendit la torche, mais sans la lâcher.

— « Là où tu vas, tu y va sans magie. Abandonne-la pour toujours, qu’elle retourne à la terre. »

Le Déchu haussa un sourcil et tira la torche a lui. Soudainement, elle s’enroba d’une flamme bleue. Il eut un mouvement de recul, mais le feu gagna sa main, qui s’enflamma immédiatement. Ça n’était pas chaud, mais il jura en lâchant la torche. C’était peine perdue, car l’incendie gagna rapidement le reste de son corps, jusqu’à le couvrir de flammes. Il sentit s’arracher de lui sa magie, et à chaque fois qu’une partie de lui le quittait, la couleur du feu changeait subtilement, du bleu au blanc, du blanc au noir profond, puis du vert, et du rouge. Sa peau brilla une dernière fois, puis tout s’éteignit et il ne resta que la lueur vacillante de la torche, qui ne scintilla que pour lui montrer une dernière fois la route à emprunter, un petit conduit sombre dans la roche.

809 mots.


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Eerah
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◈ YinYanisé(e) le : 20/07/2013
Eerah
Lun 30 Déc 2019, 22:44



C’était la deuxième fois qu’il passait en revue chacun de ses sorts de Lumière, sans le moindre résultat. Ses invocations et ses gesticulations restaient sans réponse. C’était comme perdre un membre ; un instant, il avait accès à des possibilités presque infinies, et maintenant, il ne valait pas mieux qu’un… humain. La compassion et la pitié qu’il éprouvait pour les habitants du désert grimpèrent en flèche. Chaque seconde qui passait, même lorsqu’il décida de se pencher et de tâtonner à la recherche de l’entrée du tunnel, il prenait conscience de tous les mécanismes inconscients qu’il avait mis en place pour domestiquer son esprit et sa mémoire. Autant de serrures et de coffres métaphoriques qui ne tenaient en place que grâce à sa magie. Et qui se déversaient à présent sans retenue dans sa tête. Il allait devoir se dépêcher avant que les groseilles de la ferme de Fääti ne tombent, car une tempête d’ampleur approchait, c’était – il secoua la tête et se focalisa de toutes ses forces sur la tâche à accomplir. L’étranger avait bien entendu disparu, il ne voyait aucune lumière en provenance du couloir d’où il était arrivé ; il n’avait pas vraiment d’autre choix que d’avancer.

Il avança les bras tendus devant lui, aussi hésitant que lors de ses premiers jours en tant qu’aveugle ; il se souvenait de la douleur des collisions inattendues, des chutes, de la colère qu’on pouvait éprouvé à se sentir perdu. Une fois, il s’était égaré dans Megido après avoir trop bu, il avait mis plus d’une journée à retrouver ne serait-ce qu’un élément lui permettant de retrouver ses marques. Il s’agissait d’un banc, en bois usé, meurtri et rendu lisse par le passage de millions de mains ; l’odeur qui s’en dégageait n’avait plus rien d’organique, c’était la fragrance ténue d’un – il heurta le mur du bout des doigts. En se baissant, il trouva rapidement l’entrée du terrier. Ce n’était rien de plus qu’un trou dans la roche, et il puait l’humidité et le renfermé. Il aspira une dernière goulée de l’air relativement frais de la grotte, et commença à ramper. C’était à peine s’il avait la place de ramper ; ses coudes heurtaient sans cesse les côtés, lui rappelant avec amertume les expéditions nocturnes pour la Garde d’Avalon, les missions niées par ses propres supérieurs, où il devait parfois patienter pendant des heures dans la fange et le – il sursauta, conscient de s’être encore égaré dans sa mémoire, et se heurta la tête contre le plafond. Il en venait presque à saluer la douleur, tant qu’elle le maintenait dans l’instant présent.

Le terrier était légèrement en pente, humide et glissant, il rendait toute possibilité de retour en arrière impossible. Si Eerah n’avait jamais été à proprement parler claustrophobe, il ne pouvait nier le sentiment de panique qui naissait au creux de ses tripes. Quoi qu’il y ait au bout du chemin, il était prêt à prier n’importe quel Æther pour que ça ne soit pas un cul-de-sac. La perspective de mourir aussi stupidement, seul et dans un endroit que personne ne connaissait ne lui allait guère. Il en venait à presque regretter d’avoir imposé un sort similaire à certain de ses ennemis. Le nom de Düst lui revenait à l’esprit, et l’exil auquel il l’avait forcé, après lui avoir effacé la mémoire. Il se souvenait l’avoir regardé partir, l’air hagard, rien d’autre en tête qu’une sommaire instruction, aller plus loin, et ne jamais – avec un grognement, il accéléra. Son esprit partait en lambeaux. Peut-être finalement que mourir de faim dans une caverne serait bientôt le moindre de ses soucis. La pente s’accentuait lentement. Il lui arrivait parfois de déraper sur de courtes distances, avant de percuter un tournant ; si la première fois, il avait espéré pouvoir poursuivre en dégringolant sur le ventre, il comprenait à présent que le terrier avait probablement été conçu justement pour éviter cette éventualité. Plus la pente se faisait raide, et plus il se faisait sinueux et tortueux.

Un temps indéterminé s’écoula tendit qu’il descendait lentement dans les entrailles de la terre. Il n’était entouré que de roche et du son de sa respiration, de ses grognements et de ses jurons. Souvent, il s’arrêtait un instant et se perdait dans le ressac de sa mémoire à l’abandon, qui mugissait telle une tempête dans son crâne. C’était une bête, une créature dont les fers qui la maintenait enfermée avaient cédé, et elle comptait bien l’emporter avec lui. Il s’effilait inexorablement dans le souvenir d’une après-midi d’été en compagnie d’Erza, quand sa main se déroba sous lui. Il fut précipité dans un abysse, un puit à peine assez grand pour le laisser tomber, aux parois lisses. Sa chute s’arrêta violemment après quelques mètres, et il hurla de frayeur et de douleur, irrémédiablement enfoncé la tête la première dans un trou. Ses bras étaient pressés contre lui dans une position inconfortable, sa joue pressée contre la terre, le cou étiré. Il pouvait à peine bouger ses jambes et elles étaient loin de pouvoir atteindre le bord du puit. Il était bloqué, et il allait mourir ici, comme un chien mal entrainé à chasser les furets. L’idée le mettait hors de lui ; il s’esquinta la voix à crier de rage et de peur, avant de se faire happer par une autre mémoire. Peut-être était-ce ça, son salut, disparaitre de son plein gré dans un souvenir agréable.

La tête toute aux doux bruits de son logis dans le Domaine Royal, il ne sentit pas la roche chauffer, et se craqueler à grand bruit. Le boyau s’illumina petit à petit d’une lueur rouge, et il sortit de son hébétude juste à temps pour entendre la terre rugir. Puis tout explosa ; il fut broyé dans la pierre, liquéfié dans le magma, et en une fraction de seconde, il ne resta plus rien de lui. Ainsi mourut Eerah von Dreth, Dædalus.

980 mots.


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Eerah
Sam 04 Jan 2020, 20:25


Elles étaient éclatées parmi toute chose ; depuis la pierre même qui l’avait écrasé jusqu’aux cellules vivantes d’une créature qu’aucune espèce intelligente n’aura la chance de nommer un jour, dans les confins les plus reculés du monde. Chaque particule de ce qui constituait Eerah, désormais rendue au plan matériel maintenu dans un équilibre constant. Tout ce qui s’y trouvait et s’y trouvera jamais s’additionnant jusqu’à former une somme finie et fixe dans la trame de l’univers. Mais de l’amas de chair, d’os et de viscères qui portait autrefois un nom, vivait et évoluait, plus rien. Il ne restait à présent que les marques de son passage dans l’existence : quelques pierres déplacées, ou une empreinte bientôt effacée dans la terre. Des souvenirs, des écrits, rien d’immuable. Son âme ne s’était pas échappée, elle s’était effacée, et son esprit n’avait pas été transporté dans l’Au-Delà, il avait disparu. Tout ce qui fut de l’homme qui régnait sur Avalon, soudainement réparti uniformément en toute chose. Alors que, sans se soucier de cet évènement, le reste du monde continuait à tourner, au cœur même de la trame du monde, la toile qui lie chacun de ses fragments s’agita imperceptiblement. Une magie singulière les habitait, une magie qui refusait catégoriquement de se laisser dominer, effacer ou contrôler par les rituels, les incantations et les autres magies.

Chaque particule frémit d’impatience en entendant chacune de ses compères appeler, comme un troupeau égaré bêlant dans la brume, effrayé et habité d’une farouche envie de continuer à vivre et à exister en tant que tout. Quelque part – sur la pellicule qui maintenait une gouttelette d’eau en place, sur une feuille d’un petit buisson quelconque dans les terres sauvages de ce que les Déchus appellent le Plateau – l’une d’entre elle grossit et se fit entendre de toutes les autres ; elle imposa sa présence, et d’une voix autoritaire, impérative, elle ordonna à toutes les autres de s’assembler, là où elle le désirait. Lentement, échappant à toute perception, ses sœurs obéirent docilement. Elle grossissait à chaque nouvelle particule qu’elle avalait, gagnant en force et propageant sa voix plus loin. Cette microscopique noix de magie s’assembla en plus d’ères qu’il n’en faut pour créer et abattre des empires, et bien que sa croissance exponentielle ne fasse que gagner en vitesse à chaque nouvel instant qui s’écoulait, ni le nom ni la vie d’Eerah von Dreth n’avaient survécu à ce qu’il était devenu. D’abord informe et lumineux, il demeura là où tout avait commencé, prenant le pouls du monde. Son voyage l’avait amené dans une colline qui n’existait sur aucune carte, sur un paysage que nul n’avait jamais pu décrire ; et il prit conscience qui se déplaçait avec aisance dans le temps lui-même. Puis il prit conscience de sa conscience, et du fait qu’il n’était plus une infinité de choses, mais un être unique. Et seulement alors, il décida de prendre forme.

Il se jeta un regard en arrière et remonta le long d’un sentier qui le mènerait à son époque. Il enjamba des temps de famine et de guerre sans leur prêter attention, et passa à côté d’une ère de prospérité absolue, d’amour et de compréhension. Puis il vit au loin les années de sa vie, et là où elle s’arrêtait, alors il s’y arrêta et se laissa emporter par le cliquetis lent et minutieux du temps. Il apparut dans un bois sauvage, chargé d’humidité. Il se savait en haut du Plateau, et décida d’aller voir l’étranger ; alors soudain, il fut là, et l’autre l’accueilli en lui saisissant l’avant-bras, un avant-bras qu’il prit le soin de matérialiser avant que leurs peaux ne s’effleurent. Il décida d’avoir une bouche et une gorge pour parler, car son interlocuteur portait encore son apparence de mortel, et s’aperçut qu’il était aussi simple d’être ce qu’il avait toujours été jusqu’à présent, alors Eerah inspira de nouveau pour la première fois depuis une éternité, et cela le fit tousser. Se pencha en avant le temps de reprendre son souffle, et demanda avec difficulté :

— « Et maintenant, c’est tout ? »

Il ne s’étonna pas de connaitre la réponse et se rendit compte que ce dialogue était une pathétique supercherie destinée à adoucir son arrivée dans le domaine divin, l’omniscience, l’omnipotence, tout. Il comprit que certaines choses échappaient à sa perception, les Ætheri, les Maitres du Temps, quelques autres singularités ; mais tout le reste était là, dans le creux de sa main. Il fut surpris de constater que sa personnalité avait survécu à l’opération, et décida tout de suite de limiter sa connaissance à ce qu’il avait envie de savoir. Soudain le monde parut bien plus supportable, et il esquissa un sourire.

— « Mieux. »

L’autre hocha la tête.

— « Tu n’es pas le premier à procéder ainsi ; ça passera avec le temps et ton humanité. Il ne reste qu’une chose à faire. Ton existence est conditionnée par ceux qui croiront en toi, et même si tu existes déjà dans le temps, il te faut maintenant convenir d’un nom et d’un… Disons un symbole, une relique ou ce que tu veux pour qu’ils puissent t’identifier et te vénérer. »

L’Æther des Bergers vit ce qu’il avait à faire et il apparut dans un passé oublié, aux côté d’un être qui aurait échappé à sa précédente conception d’intelligence et de société. Le premier à décider de prendre soin d’un troupeau, et les premières créatures qui acceptèrent sa protection en échange de leur existence. Il avait pris l’apparence d’un Wëltpuff bien plus grand que la normale, il dominait son premier disciple et posa sur lui deux yeux lumineux impassibles. Ses cornes gigantesques s’enroulaient plusieurs fois sur elles-mêmes, et elles étaient noires comme la nuit ; on y voyait briller d’innombrables étoiles inconnues. Sa laine était grise et sombre, comme les nuages chargés d’éclairs d’une tempête sans fin, et elle fluctuait, parfois éclairée de l’intérieur. Là où il posait ses sabots, la terre se couvrait d’une herbe grasse et verte. Sa voix résonna dans l’esprit du berger alors que celui-ci tombait à genoux, et il lui dicta son nom avec une force irrésistible.

— « Je m’appelle Kohr, Æther des Bergers et des Wëltpuff. »

1032 mots.


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