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 Ne jamais dire 'non' à la Dame [Quête - PV Mitsuko Taiji]

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Sam 13 Fév 2016, 23:16

" Il y a juste un… juste un… Il éternua, il faisait vraiment un froid de canard ici et cela n'arrangeait pas son affaire. Juste un petit bémol. Il s'essuya les narines d'un coup de manche, ce manteau qu'il avait "emprunté" allait vraiment finir en serviette usagée. Pourquoi tu es venue jusqu'ici ?
- Parce que j'en envie. Roucoula le reflet, son sourire qui dévoilait ses canines refit surface. Elle jeta un regard au ciel noirci, les ténèbres environnants n'avaient pratiquement aucune influence sur son humeur habituelle. J'ai envie, que l'inspiration artistique jaillisse au plus profond de l'intérieur de la muse ! Chantonna-t-elle avant de ricaner, le jeune homme laissa échapper une grimace à la limite entre le dégoût et la stupéfaction.
- Limer mon écrevisse ? Là elle pouffa de rire, le réprouvé avait le don de paraître sérieux, voire écœuré, mais toujours aussi poétique. Bien trouvé, cependant tu n'es pas ma muse. Cracha-t-il avant de renifler, le regard braqué devant.
- C'est vrai, mais ta muse devait être disons… plus marmoréenne que moi. " Elle disait vrai, sans même connaitre son histoire.

Carmine était loin de ressembler à Norcadès. Toutes les deux avaient cette fougue caractéristique, une sorte d'envie d'expulser leurs pulsions pour se libérer du carcan sociétal. Mais sa muse d'antan était glaciale, elle n'exprimait jamais réellement sa joie, elle tentait de réprimer son enthousiasme face aux situations cocasses dans lesquelles Pendrake s'efforçait de l'entraîner ; elle faisait croire à autrui qu'elle n'assumait pas, alors que le réprouvé savait pertinemment que ce n'était pas le cas. Tandis que le reflet, c'était clair comme de l'eau de roche : quand elle affirmait quelque chose, c'est qu'elle le souhaitait. Par des métaphores étranges ou des discours ambigus, Carmine ne masquait rien, encore moins en public. Et si elle mentait, elle soutenait son mensonge, elle ne se cachait pas derrière des outils ou des apparences si on la découvrait. Un petit bout de femme bien plaisant qu'il avait rencontré…

Cela faisait déjà plusieurs fois que les deux se sont croisés, le plus souvent autour d'un verre mais il arrivait que Carmine apparaisse de nulle part pour l'accompagner dans ses périples ; du moins, offrir ses services, et les Ætheri savaient comme elle pouvait se montrer diablement efficace dans ses rôles. Tout comme lui, elle était une femme du monde ; même plus que lui en fait, car elle ne se sédentarisait guère ne serait-ce qu'un petit peu quelque part, tel que Pendrake qui ne parvenait pas à laisser Sceptelinôst derrière lui beaucoup trop longtemps. Il travaillait ce détachement, Carmine l'avait bien cerné à ce sujet, et indirectement elle l'aidait à voir ailleurs. De toute façon, avec les courses de Maître Merwin, c'était aisé d'aller aux quatre coins du monde. Aujourd'hui, il n'avait rien à s'acquitter, il n'était là que de son propre chef. Oui, au sein de l'antre des damnés, un endroit de cauchemars. Les deux protagonistes ne supportaient pas cette situation – en témoignait l'étreinte de leur mains – mais Pendrake continuait d'avancer. Il connaissait le goût du risque de son tuteur en matière de cueillettes dangereuses, il paraissait qu'on trouvait des raretés dans ce genre d'endroit. Autant s'y acclimater avant d'être trop surpris. Quant à Carmine, elle était tombée sur sa route et avait voulu l'accompagné. Pour limer son écrevisse. Pendrake ignorait bien pourquoi elle était aussi affective avec lui, après c'est vrai qu'elle était pas mal dans son genre, mais leur relation avait quelque chose de trop mystique à son goût, trop flou. Il y avait quelque chose que Carmine percevait seule et le réprouvé se refusait de répondre avec trop d'entrain aux provocations de la rouquine tant qu'il n'aura pas élucidé ce détail gênant.

" Tu sais, je ne vais pas te… Il renifla. Te payer cette fois. Elle resserra ses doigts entre ceux du réprouvé ; il n'arrivait pas à savoir si cela l'irrita ou si l'ambiance morne de l'endroit la contrariait.
- Tant pis. Le jour viendra où tu m'engageras comme garde du corps personnel.
- Le jour où il neigera sur Utopia. Elle lui lança un regard en biais, toute souriante.
- Le jour où tu auras vraiment besoin d'un garde du corps personnel. " L'idée était alléchante en vérité, étendre son influence dans son jeu ne pouvait que lui être bénéfique, mais parviendra-t-il à la rembourser totalement, ça, c'était difficile à estimer avec une fille telle que Carmine.

Ils entendirent un hurlement au-delà de ces plaines sombres, le réprouva accéléra instinctivement la cadence, entraînant le reflet avec lui. Si le fol aurait osé m'envoyer ici… Il en avait eu son lot de régions glauques, mais celle-ci dépassait toutes ses attentes. Enfin, avec quelques petits tours entre deux sujets différents, il avait pu dégotter  une information de taille : il y aurait apparemment un manoir quelque part, tout du moins un domaine, avec des gens qui vivaient dedans. Quelle sorte de personne habiterait ici ? Rien de bien sage certainement, mais maintenant qu'il s'était prêté au jeu des curiosités et qu'ils étaient dans les parages, autant ne pas repartir les mains vides. Puis avec Carmine sous la main, il aura de quoi se prémunir de toute menace.

Et justement, ils atteignirent enfin le bout du tunnel, façon de parler. Un grillage apparut devant eux, là où la brume refusait de s'étendre. Ils ne se gênèrent pas pour la franchir et leurs muscles finirent par se détendre avec ce poids en moins qu'était le malaise. Enfin, le pourtour du manoir n'était pas en reste également, mais au moins ils avaient l'illusion d'être en sécurité depuis qu'ils avaient dépassé les grilles. Pendrake lâcha la main de Carmine et s'avança jusqu'à la porte d'entrée. Avec toute la délicatesse dont était capable un réprouvé, il toqua bien fort tout en déliant sa langue.

" Hé oh ! Vous n'auriez pas de la Carnia par ici ? S'il arrivait à rapporter ce genre de plantes à Maître Merwin, ce serait fabuleux !
- Hmm ? C'est quoi cette odeur ? Elle commençait à se sentir bizarre, une fragrance peu perceptible l'hérissa.
- Quelle odeur ? Je ne sens rien. " En même temps il avait le nez bouché, il remerciera plus tard cette bénédiction de l'avoir prémuni d'un destin bien burlesque.


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Mar 16 Fév 2016, 17:22

« Hum... ». Mitsuko fixait avec répugnance l'entre jambe de l'homme, aussi molle et insipide que celle de la plupart de ses amants après l'amour. Les hommes... Ils étaient comme les oranges : inutiles dès lors que l'on en avait extrait le jus. Mais celui-ci était une cause désespérée. « Ainsi donc, mon cher, ma présence ne vous procure nulle sensation ? ». Assise dans le trône de la salle principale, elle le regardait, un verre de vin à la main. Quiconque l'aurait observé l'aurait prise pour une Reine, elle en avait les manières et le comportement. Et, à vrai dire, elle était certaine de mériter ce titre bien mieux que la plupart des idiots qui en revendiquait l'appellation. Le serviteur essayait de parler pour se défendre mais il avait bien du mal à articuler un seul mot compréhensible. Elle leva les yeux au ciel, commençant à légèrement s'impatienter. « Je me demande bien ce qu'il vous faut de plus... ». Elle réfléchissait activement à une solution, terrible, comme à son habitude. L'inconvenant était dépourvu du sens de l'odorat depuis le jour de sa naissance et, bien que l'on aurait pensé que sa vue puisse réveiller en lui des pulsions bestiales que la maîtresse des lieux aimait particulièrement voir briller dans le regard de son personnel, il était bien trop timide et peu sûr de lui pour arriver à un quelconque résultat satisfaisant. Sans doute était-il également trop anxieux pour pouvoir laisser le désir l'envahir ? La Démone que l'on disait luxurieuse passa doucement sa main libre sur son corps, caressant son cou pour ensuite venir frôler le haut de ses seins. « N'avez-vous donc pas envie de me toucher ? ». « S...s...s... ». Elle soupira. Avait-elle un retardé mental devant elle ? Pourquoi l'avait-on engagé s'il ne savait ni articuler correctement une phrase ni se servir de son corps pour la distraire ? Inutile, pire que les oranges. « Avancez ! » ordonna-t-elle soudain. Le pauvre homme arriva vers elle, tremblant de la tête aux pieds. Elle lui empoigna le cuir chevelu, le forçant à se courber jusqu'à ses seins, mis en valeur par le corset qui lui donnait un décolleté délicieux. « Baisez les ! » fit-elle. Il avança ses lèvres pour embrasser la peau douce de la Démone. Quel dommage qu'il ne puisse sentir l'odeur de son huile. A cette distance, il serait déjà en train de la supplier. Elle finit par rire. « Bien, je ne vois qu'un moyen d'éveiller votre... ». Elle fit une mine dégoûtée, ne terminant guère sa phrase. Les femmes avaient bien plus d'intérêt. La source de leur jouissance était infinie, leur corps était délicieux au touché et elles n'étaient jamais rassasiées. Et, plus que tout, c'était un véritable défi d'arriver à exciter une femme, à la sortir de sa morale. Oh toutes n'étaient pas ainsi mais dans le monde dans lequel elle vivait jadis, les hommes avaient tout fait pour contrôler leurs femmes. Ainsi, prenait-elle plaisir à faire tomber toutes les barrières de l'esprit, une à une, comme elle écraserait des fourmis sur la pulpe de ses doigts. « Nous partirons du principe que vous m'avez refusé un désir. Je devrais vous tuer mais j'aimerai bien apercevoir votre virilité un jour. Puisque le sang ne semble pas y influer, je vais vous offrir la chance privilégiée de pratiquer de l'exercice physique... ». Et elle lui expliqua la suite, le maintenant contre son sein tout en lui murmurant que, peut-être, demain, il serait mort. Il allait devoir se battre pour survivre. En réalité, elle se demandait si elle n'allait pas le tuer quand même. Sa chair lui semblait de bonne qualité. Il n'avait pas de graisse et n'était pas non plus trop musclé. Ainsi, à la fin de sa petite entrevue avec cet incapable, elle décida d'engager un champion pour la représenter.

Quelques longues minutes plus tard, l'on se présentait à la porte de son Manoir. Ce n'était guère normale, si vite... Personne ne pouvait se téléporter ici et l'homme qu'elle avait engagé aurait mis des heures. Elle sourit, ayant soudain une idée. Elle fit un geste de la main en direction du majordome pour lui dire qu'elle s'occuperait elle-même d'ouvrir la porte puis, elle joignit le geste à la parole. Elle fixa les deux étrangers puis sourit. « Hum... vous avez fait vite... ». Elle se mordit la lèvre inférieure, s'appuyant doucement sur le mur adjacent à l'ouverture. « J'espère que vous serez efficaces. J'en ai tellement envie que je me languissais en vous attendant. ». Vêtue de rouge, ses boucles d'oreille en or tombaient sur ses clavicules, donnant le la à son collier qui, lui disparaissait entre ses seins. « Ce n'est guère tous les jours que l'on a l'occasion de s'adonner à de telles pratiques... ». Elle rit, passant l'une de ses mains dans ses cheveux avant de se décoller du mur pour leur faire un signe vers l'intérieur. Son majordome venait de réapparaître, un arc dans la main. « Il vous attend... Nous le relâcherons bientôt pour cette nuit... J'espère que vous serez en mesure de tenir la cadence... ». Sa voix était basse, sensuelle. Tout ce qui passait sa bouche l'était toujours et l'on pouvait se questionner sur le sens de ses mots. Elle jouait et elle aimait ça.

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Ven 19 Fév 2016, 23:27

Le reflet se gratta le nez, quelque chose l'irritait. Elle ne savait pas si c'était un parfum ou une odeur inconnue, mais elle se sentait bizarre. Pas vraiment mal, plutôt dérangée. Pendrake sembla s'en ficher complètement, avec ses narines comblées de saletés. L'embarras atteignit cependant son paroxysme lorsque la porte s'ouvrit, celle-ci dévoila une femme au charme incontesté. Le réprouvé eut le réflexe de rajuster son manteau, plus particulièrement son col et ses manches, face à cette propriétaire. Elle était juste attrayante, il n'y avait pas d'autres mots. Le regard du vicelard s'était perdu dans la poitrine en suivant le trajet du collier. Il ne s'était certainement pas à trouver une telle créature au beau milieu de ces brumes abondantes. Je n'ai pas perdu ma journée. Mais plus encore, c'était le comportement de celle-ci qui le surprit agréablement. Non pas uniquement à cause de ses sous-entendus aguicheurs, mais surtout parce qu'elle semblait les confondre avec d'autres. Une ouverture ! Ou pas, difficile à dire. Mais l'important, c'était que cette histoire ne pouvait qu'être fascinante. Il jeta un bref regard complice à Carmine, elle serait du même avis que lui si elle n'était pas dans un tel état,  du moins un état plus stable : la rousse semblait avoir la tête dans les nuages, elle bougeait très peu, et était-ce de la bave qu'il voyait au coin de sa bouche ? C'était mauvais, il fallait qu'il rattrape cet égarement.

" Oui, ces belles "pratiques", on les adore tous ! Tout l'honneur est pour nous de vous accompagner. Il prit le bras du reflet pour la faire entrer, décidément elle n'allait plus très bien cette fille. Tu peux me dire ce qu'il se passe ? Lui chuchota-t-il, mais la jeune rousse comprit cette question comme étant une ignorance du réprouvé sur leur situation actuelle. Très étrangement, Carmine savait ce que cette femme attendait d'eux en ces murs, elle connaissait beaucoup d'histoires, plus que lui alors qu'il était l'aîné ; une véritable fille du voyage, une meilleure croqueuse d'informations que lui… Bref, elle ne se gêna pas pour lui souffler le topo à l'oreille, cette révélation laissa le jeune homme bouche-bée. Tu te fous de moi ? Il éternua et renifla, la jeune femme rigolait sans raison apparente. Et cette déesse, c'est qui ? " Elle ne répondit pas, perdue dans ses ricanements taquins et ses murmures brouillons lui firent comprendre qu'elle l'ignorait sans doute.

Fort heureusement, elle semblait disposée à jouer le jeu avec lui, à tenter de le suivre, leur première comédie en duo. Il ne doutait pas de ses talents d'oratrice, même si elle était en proie à un maléfice bien insolite. Pendrake fixa l'arc du majordome puis leur hôte lorsqu'elle leur adressa la parole, le tout avec une Carmine bien trop collante, la tête enfouie dans son cou et les mains qui se baladent sur son haut. Ainsi donc, elle les invitait à une chasse à l'homme. Une belle pratique, il n'y avait pas à dire. Le réprouvé n'en serait pas à son premier meurtre, mais il détestait se salir les mains, même si pour cette beauté il serait presque prêt à laisser sa dignité au placard ; enfin, il avait la nette impression que si son honneur devait se faire la malle, il n'aurait pas son mot à dire. Quoi qu'il en soit, maintenant qu'ils étaient en quelque sorte pris au piège, il ne fallait pas dire non à la dame. Puis bon, toute cette intrigue l'intéressait, Pendrake était ivre de curiosité et d'aventures malsaines. Carmine commençait à lui baiser le cou, elle plaquait tout le poids de son corps sur son bras droit, ce n'était pas très confortable comme situation…

" Carmine, prends l'arc ! Et cela fonctionna, elle se précipita sur le majordome pour s'emparer de l'arme, sans saisir le carquois néanmoins, et revint à lui très rapidement, le sourire béat. Bien, maintenant les flèches… Non, pas ma "flèche", vire ta main de là. Les flèches dans le carquois. Intima-t-il les bras croisés, soit elle jouait trop bien la comédie, soit elle avait succombé à la libido contre laquelle Pendrake lui-même luttait envers la splendide femme à la crinière flamboyante. Ni celle du majordome, bon sang… Cette fille était désespérante, mais c'était elle la maîtresse des armes ici, pas lui. Une fois que le reflet fut armé, le réprouvé s'adressa à l'hôte. Cette idiote, c'est Carmine. C'est elle qui fera joujou avec votre arc. Moi j'ai d'autres talents. " Il envoya à la sulfureuse hôte un regard dégoulinant de malice.

A vrai dire, cette perspective de jeu commença à lui plaire. Le réprouvé avait la fâcheuse tendance à s'adapter beaucoup trop au climat de son environnement. Cette maîtresse des lieux plus particulièrement, mais aussi le ton sinistre de ce manoir, éveillaient son côté démoniaque. Cela se voyait dans ses ordres à l'attention du reflet, il s'y prêtait beaucoup trop à son goût. Mais tant pis, ou tant mieux selon les points de vue, Pendrake allait satisfaire cette belle créature, tenir la cadence, toutes ces belles mélopées sous-jacentes. Carmine sera les muscles et lui le cerveau, l'opération ne pouvait que bien se dérouler avec ce fin duo. Il réajusta ses manches et renifla, ses yeux pâles retournèrent sur Carmine qui se dandinait sur place de manière aguicheuse avec l'arc. Quand elle remarqua enfin son regard sur elle, elle le fixa et lécha la branche supérieure. Pendrake était dépité et il le montrait bien.

" Prépare-toi. Tu n'as pas envie de décevoir notre hôte, n'est-ce pas ? Elle ne répondit pas de suite, comme si ses mots mirent du temps à remonter jusqu'en haut.
- Non, je n'en ai pas envie. Elle regarda de haut en bas leur employeuse puis le réprouvé. J'ai envie d'autre chose. Il voulut soupirer, mais ce fut un autre éternuement qui lui échappa.
- Est-ce que votre demeure leur fait tout le temps cet effet ? Il haussa les épaules, cet endroit était vraiment intéressant. D'où venait cette fameuse odeur dont elle parlait, sans que lui ne soit touché ? N'importe, nous demeurerons efficaces. Nous n'avons pas accouru jusqu'ici pour vous désappointer, ma chère. Ainsi… Il lui sourit, écarta les bras et tourna les paumes vers le plafond. Allons-y ?
- Oui, allons-y ! S'enthousiasma la rousse, l'expression extatique sur le visage, en commençant à dénuder son épaule de son haut.
- Carmine, rhabille-toi comme il faut. "


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Ven 04 Mar 2016, 03:23

Un petit sourire étira les lèvres rouges de la Démone. Elle regardait la jeune femme subir l'emprise de la Luxure en Flacon. Le délice du parfum n'était qu'une traîtrise, vouée à dominer la raison pour conduire à un monde de dépravation intense et excitante. Quelle dommage que l'homme semble enrhumé, se dit-elle avec une pointe de frustration. Elle aimait voir ses invités dépossédés de leurs moyens. Certains allaient même jusqu'à la supplier d'abréger la douce torture qui les tiraillait. Seulement, elle n'embauchait guère ses domestiques pour le plaisir de les voir la divertir elle et seulement elle. Elle n'était pas égoïste, loin de là. Aussi, nul employé ne se formalisait de subir des attouchements. Elle-même aimait tester leur résistance et leur pratique. Elle était maîtresse de son domaine et, en bonne dominatrice qu'elle était, elle entendait à ce que chacun obéisse au moindre de ses désirs. S'approchant de l'homme doucement, elle amena ses lèvres près de l'une de ses oreilles, expirant un souffle chaud avant de murmurer à mi-mots : « Je suis impatiente de découvrir vos talents... ». Elle frôla son lobe de ses lèvres avec une langueur qui lui était propre. Rêveuse, il semblait qu'elle songeait à bien des délices, envoûtée par la présence de ses invités. Son regard se posa sur celle qui avait été présentée comme étant Carmine. La Démone se mordit la lèvre inférieure avec une gourmandise que l'on pouvait deviner aisément. Oh oui, elle était infernale, impossible à rassasier ; ou du moins le paraissait-elle être. Elle libéra sa lèvre doucement, laissant sa bouche entrouverte quelques secondes. « Allons, il serait dommage de vous déshabiller trop vite ma chère, après tout, nous n'avons point encore évoqué le paiement... ». Elle était tout sauf avare, bien au contraire. Et puis, puisqu'ils entraient au sein même de son petit jeu en se faisant passer pour ceux qu'elle attendait, elle allait leur montrer que, elle aussi, aimait jouer. La Démone passa deux de ses doigts sur sa mâchoire, allant de son oreille à son menton, remontant pour caresser ses lèvres. Elle semblait pensive mais le sourire qu'elle affichait était celui du plaisir. Elle aimait se toucher et, surtout, se toucher en sachant parfaitement être observée par des spectateurs. « Bien. ». Elle replaça sa main le long de son corps. « Je suppose que nous aurons tout le loisir d'en discuter une fois la tâche accomplie. Et, croyez-moi lorsque je dis que je suis toute disposée à consentir bien des faveurs à ceux qui exhaussent mes souhaits les plus chers. ». Elle se mit de nouveau à murmurer, à l'attention de cet homme dont elle ignorait toujours le nom. « Peut-être vous livrerai-je le secret de cette demeure, et bien d'autres encore. ». Passant l'une de ses mains dans ses cheveux, elle enroula une mèche entre ses doigts. « Et n'oubliez pas de me révéler votre identité, j'aime connaître le nom de ceux qui me font plaisir et le leur faire entendre. ». Elle rit doucement, coquine, provocante.

Elle finit par tourner les talons, faisant un bref signe à l'attention du majordome. Elle s'arrêta dans l'embrasure de l'une des nombreuses portes, se retournant pour glisser encore quelques mots. « Nous nous reverrons bientôt, si vous sortez victorieux de votre chasse, bien sûr. ». Elle n'avait guère de temps à perdre avec des incapables après tout. Cela dit, s'ils échouaient, peut-être pourrait-on les cuisiner à la perfection pour son repas de demain, suite à quelques ébats avec ses domestiques bien entendu. La viande était toujours plus tendre ainsi, un vrai délice, fondante à souhait sous la langue. Et puis, s'ils réussissaient, peut-être se servirait-elle également de sa langue, d'une autre façon.

Après son départ, le majordome expliqua en quoi consistait la tâche exactement. Une nuit, dans le parc, à chasser un homme qui avait osé défier la propriétaire des lieux. Il précisa bien qu'ils n'étaient en aucun cas obligés de le tuer tout de suite, qu'ils pouvaient faire durer le plaisir. Aussi, il confirma que la Dame ne manquerait pour rien au monde le spectacle, qu'elle le regarderait depuis ses appartements car elle avait vue sur tout le domaine grâce à la magie de l'endroit. Il ajouta que sa maîtresse était très friande de cette activité, que ça la mettait en appétit. Il les accompagna dans une autre salle qui donnait vers l'extérieur. Par la baie vitrée, l'on pouvait voir le malheureux « lapin » s'enfuir vers le bois. Quelques minutes passèrent avant que l'homme de maison n'ouvre la porte, s'inclinant légèrement devant ses invités.

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Latone
~ Orisha ~ Niveau I ~

~ Orisha ~ Niveau I ~
◈ Parchemins usagés : 2294
◈ YinYanisé(e) le : 24/05/2014
◈ Activité : Horticultrice
Latone
Sam 16 Avr 2016, 18:36

Le souffle chaud de la sulfureuse hôte ne laissa évidemment pas indifférent le réprouvé, qui inspira très légèrement – de manière assez maladroite étant donné son état – pour calmer ses pulsions. Consciemment ou non, cette femme touchait juste son instinct démoniaque, qui prenait de plus en plus le pas sur ses actes présents. Cet endroit, et tous ses habitants, étaient malsains, il y avait quelque chose de surnaturel, quelque chose qui lui donnait envie de s'engouffrer davantage dans ces ténèbres diablement chaudes. L'hôte parvenait à convaincre Pendrake, ainsi que Carmine qui était davantage en position de faiblesse. Eux deux, elle les invitait à avancer à tâtons dans son jeu, en alléchant leur appétit insatiable quant à l'évocation du tant désiré "paiement". Oh oui, cette rouquine visait juste dans leur cœur noir d'escrocs à temps plein. Le réprouvé et le reflet échangèrent un nouveau regard complice, une décision commune naissait entre le duo. Ils fixèrent de nouveau leur employeuse, qui n'était pas chiche en jeu de mains pour soutenir ses propos. Je vais craquer. Commença à se convaincre le blondinet, alors qu'il n'était même pas victime de la sorcellerie luxurieuse. Des secrets, de bien belles promesses, une opportunité inratable pour le dévoreur de mystères. Il ria tout bas avec elle.

" Je ne risque pas d'oublier. Assura-t-il, lui aussi avec ses promesses, il allait rafler la mise, quitte à se trahir.
- Elle t'a léché l'oreille ? " Pendrake jeta un nouveau regard dépité au reflet, se trimballer ce poids ne sera pas de tout repos.

Une ultime fois, la sulfureuse leur jeta quelques miettes avant de s'éclipser, livrés au majordome qui démarra les explications. Une chasse, exactement comme le lui avait confessé Carmine plus tôt. Comment avait-elle pu s'emparer d'une telle information ? Ce n'était quand même pas anodin, qu'une bande de prestigieux se regroupent autour de cette demeure pour s'adonner au plaisir d'une traque humaine. Leur proie l'avait bien cherché apparemment, cela ne leur fera ni chaud ni froid de s'en débarrasser. Quelle idée de la défier. Cela se voyait très clairement que le moindre égarement pouvait être fatal, surtout lorsqu'on connaissait la réputation des lieux. Quoiqu'il en soit, Pendrake et Carmine étaient parés pour faire plaisir à la dame, et par extension se faire plaisir.

Le réprouvé fixa le domestique s'enfuir à toute jambe, via la baie vitrée. Avec la nuit s'abattant sur le manoir, ce parc tombait peu à peu dans des ténèbres palpables, il n'allait pas être aisé de retrouver sa trace. Mais Carmine était une bretteuse, pourvu qu'elle parvienne à lutter. Le bonimenteur nota chaque information livrée par le majordome. Il n'était pas dupe : si cet homme prenait la peine de livrer autant de détails, c'est parce que sa maîtresse souhaitait qu'ils possèdent toutes les cartes en main. Faire du spectacle pour exciter madame, cela n'allait pas être bien compliqué avec son acolyte, même lui en solo aurait suffi, sans doute. Enfin, il n'allait pas cracher sur les talents de la rouquine, qui seront bienvenue pour la suite. Il la laissa sortir en première lorsqu'on leur ouvrit la porte. Ils n'avaient pas le droit à l'erreur, maintenant qu'ils s'étaient mis dans ce joyeux pétrin. Pendrake fixa le dos de Carmine, elle demeurait immobile à deux pas de lui et observait les alentours. Soudain, le réprouvé claqua la fesse de la jeune femme, qui répliqua instantanément par un coup de poing retourné. Le blond se tint la mâchoire à deux mains en s'accroupissant, il serrait légèrement des dents, tandis que Carmine le regarda de haut, dérangée par le geste déplacé de son compagnon.

" C'est ça, le spectacle que tu veux servir ?
- Je voulais m'assurer que t'ais terminé de te toucher… Elle leva le regard en direction du manoir, les vitres ne laissaient aucun moyen de voir l'intérieur.
- C'est son parfum je crois… Il m'enivrait, et…
- Crois-moi que je l'ai bien remarqué, qu'il t'enivrait. Il se releva et se massa la joue, il commençait un peu à comprendre pourquoi il n'avait été que peu affecter. Passe-moi ton mouchoir. Elle obtempéra, un peu étonnée qu'il décide de briser son ultime défense maintenant. Il se moucha et fit une légère révérence. Honneur aux demoiselles. "

Arc armé, Carmine avançait doucement dans les bois, le dos courbé. Pendrake la suivait sans faire de bruit, la main posée sur l'omoplate de la chasseuse, afin de ne pas se perdre. Ils ne connaissaient pas cet endroit, ni les possibles dangers qui les attendaient au moindre recoin. De même pour leur proie, qui, elle, devait être au moins un peu au courant de ce qu'il se tramait là-dedans. Puis les chasseurs ignoraient totalement ce que le domestique comptait faire ; s'il avait osé défier sa maîtresse, c'est qu'il était soit courageux, soit facilement intimidable. Ils pouvaient autant avoir à faire à un rebelle aguerrie qu'à un couard désespérant. Le réprouvé était un peu saoulé, il n'était bon qu'au jeu de piste, après neutraliser une personne… Il pourrait, mais il allait devoir être à portée de main, et croiser les doigts que sa maigre force supplante celle de l'agneau. Heureusement qu'il pouvait compter sur Carmine ! Il en était même un peu trop enthousiaste, tout à coup.

" Cesse de caresser "discrètement" mon dos, s'il te plait. Elle s'arrêta, sans pour autant se retourner.
- C'est celle qui masturbait un arc qui parle… Là, elle se tourna vivement, l'arc bandé contre Pendrake. Il leva subitement les mains en l'air et recula jusqu'à un arbre. Holà, c'est bon, je plaisant— Elle tira, la flèche alla planter sur la manche ample du barbu, sans pour autant le blesser, il se retrouva donc immobilisé au tronc. Oh ! Il força sur la flèche mais elle était bien enfoncée… Il se montra beaucoup moins amusé que tantôt et il le montrait bien. C'est quoi cette mascarade ? Elle lui sourit, toute malicieuse.
- Un peu de drame pour pimenter le jeu, je suis certaine qu'elle appréciera. Le reflet recula doucement. C'est moi qui aurai le paiement, mon chou. Mais qui sait, tu auras peut-être la chance de regarder ! " Elle fila, le laissant livré à lui-même. Je vais lui faire sa fête ! S'enragea intérieurement le mi-démon, qui commença à voir rouge.


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By Jil ♪
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Mar 05 Juil 2016, 19:50

Assise confortablement dans une chaise qui ressemblait bien plus à un trône qu'autre chose, Mitsuko activa la magie du lieu, différents endroits du parc apparaissant sur les murs de la pièce. Le Manoir Taiji était parfait, un lieu qu'elle avait pris soin de charger de magie par l'intermédiaire de plusieurs objets disséminés ici et là. Si l'on comptait les passages secrets, la demeure était un véritable dédale de luxure et d'instruments de torture, enrichi de siècles de recherches scientifiques et magiques. « Montre-moi l'impudent. » ordonna-t-elle alors d'une voix langoureuse.

Le domestique était parti à toute vitesse. Il savait que sa vie était en jeu. Elle l'avait prévenu. Gauche, il manqua plusieurs fois de tomber. Par quelle folie avait-il souhaité travailler ici ? Pourquoi n'avait-il pu se raidir en présence de la Dame ? Il l'ignorait. Il la désirait pourtant mais... elle l'impressionnait trop. Elle n'était pas femme à être compréhensive. Ce qu'elle souhaitait, elle le souhaitait à la seconde. Mort de peur à l'idée de ne plus jamais revoir la lumière du jour, il courait afin de se perdre dans les bois. Entre les arbres, peut-être aurait-il une chance de passer inaperçu ? Sans doute devrait-il monter à l'un d'eux pour plus d'efficacité ? Il y en avait beaucoup. Ceux qui le chassaient n'auraient jamais l'idée de contempler chaque cime. Il l'espérait. Ou peut-être devrait-il s'enterrer ? Ne laisser qu'un espace pour pouvoir respirer ? Il ignorait ce qu'il devait faire. Son instinct le poussait à courir toujours plus loin, toujours plus vite, ne sentant point encore à quel point son cœur battait contre sa poitrine. Il était essoufflé mais la terreur le maintenait à flot.

Les mains de la Démone parcoururent doucement le bois dans lequel avait été façonné son trône, caressant les accoudoirs avec sensualité avant d'attraper une petite fiole à l'odeur sucrée, posée sur une petite table à droite de celui-ci. Il s'agissait d'une liqueur de fraises particulièrement succulente. Se saisissant d'un verre par la même occasion, elle fit doucement couler le jus à l'intérieur de celui-ci, se délectant d'avance du nectar. La situation était des plus excitantes. Elle aimait admirer la chasse, elle aimait voir la peur apparaître dans les yeux de ceux qui avaient raison de la craindre. Elle porta la coupe à ses lèvres, humant l'odeur de la boisson avec délice. Penchant légèrement l'ustensile, elle sortit sa langue avec langueur, trempant le bout de cette dernière à l'intérieur, sa respiration provoquant un nuage de buée dans le verre. Elle sourit, se sentant déjà brûlante de désir.

Le domestique, lui aussi, était brûlant. Néanmoins, ce n'était pas pour les mêmes raisons. Il avait entendu des paroles non loin. Il devait vite trouver un moyen de se cacher. Il ne voulait pas mourir. Il avait peur et retenait difficilement les larmes qui coulaient sur ses joues. Pourquoi, par tous les Monarques Démoniaques, avait-il accepté de travailler ici ? Cette femme était de la pire espèce, pire que toutes les personnes qu'il avait rencontré dans sa pauvre vie. Il devait se décider et, finalement, il opta pour grimper jusqu'à la cime d'un arbre. Ce serait difficile mais les feuilles et la nuit lui donneraient un avantage.

Mitsuko promenait sa main libre sur son visage avec douceur, parcourant sa peau jusqu'à sa mâchoire. Là, elle descendit dans son cou,. Effleurant l'une de ses épaules avec un frisson délicieux, elle attrapa son haut, le faisant doucement glisser au fur et à mesure de son avancée. Un petit sourire aux lèvres, elle descendit jusqu'à ses seins, fixant avec envie le domestique qui peinait à gravir les sommets, écorchant sa peau, glissant parfois. S'il n'avait pu la contenter physiquement plus tôt mais rien n'était perdu pour autant. Une jeune femme entra. La Dame l'avait fait demander. Elles étaient à présent deux luxurieuses. Elle s'approcha, écartant doucement les cuisses de la Maîtresse des lieux pour se glisser entre ces dernières et être plus proche de sa poitrine. Elle défit les lacets du corset petit à petit avec un sourire qui en disait long sur ses intentions. Mitsuko demanda à la pièce de lui montrer Pendrake et Carmine. La domestique écarta doucement le corset, découvrant les seins de la Démone. Traçant un chemin sur les courbes de ces derniers avec le bout de ses ongles, sa langue vint en caresser le bout avant de le mordiller. « Hum... continue. ». Les yeux rivés sur le visage de Pendrake qui se faisait avoir par sa compagne, elle fit doucement couler le nectar entre ses seins pour divertir sa charmante compagne tout en glissant sa main libre entre ses propres cuisses.

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Latone
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Sam 16 Juil 2016, 00:13

Ce n'est qu'une petite minute plus tard que Pendrake réussit à déloger la flèche du tronc, de gros efforts pour une si petite avancée ; il aurait très bien pu déchirer sa manche pour continuer, mais il y tenait à ce manteau ! Cette barbare n'a aucun respect pour la mode. Étant donné son style vestimentaire, cela ne lui était guère étonnant : Carmine pourrait très bien demander l'aumône un jour, elle paraîtrait être dans son élément. Bref, elle avait maintenant de l'avance et ce n'était qu'une question de temps avant qu'elle ne déniche leur proie. Le Réprouvé épousseta ses vêtements tandis qu'il avançait parmi les arbres, très nombreux. Il devait plus d'une fois contourner pour progresser. Une réflexion lui vint alors en tête, alors qu'il observa la cime des arbres, à peine visible à cause des touffes feuillues. Les branches de l'un s'enchevêtraient avec celles de ses voisins, tel un gigantesque bal masqué. Il planta son regard sur le sol et finit par sourire de manière carnassière. Il avait un plan.

~~~

Les sens en alerte, Carmine pistait le malheureux jusqu'aux confins du parc. Puisqu'il ne pourra sûrement pas s'échapper par-delà la grille – la maîtresse des lieux devait bien avoir fait en sorte que son destin soit scellé – il allait vouloir se cacher. En se mettant à sa place, le Reflet pouvait très aisément deviné qu'il préférera se camoufler dans les hauteurs. La flore n'était pas chiche en grands arbres bien rapprochés. Il lui suffisait d'entendre ne serait-ce qu'un froissement de feuille et elle le coincera. A pas feutrés, l'archère se faufila près des troncs, de telle manière qu'il ne la voit pas arriver de loin. Elle ignorait s'il sera courageux ou s'il exprimera ouvertement sa peur, mais Carmine préférait opter pour la prudence ; surtout qu'elle avait potentiellement son collègue qui cherchera à lui mettre des bâtons dans les roues.

Soudain, le feuillage juste au-dessus de sa tête s'agita. Un mouvement de panique, supposa-t-elle sur l'instant, mais elle ne se fit pas lambiner pour autant : elle banda davantage son arc et tira. La flèche fila dans l'inconnu et sûrement le vide étant donné qu'aucune goutte de sang ne fut versée, aucune plainte ne lui fut jeter au visage. De nouvelles feuilles tombaient plus loin, elles traçaient un chemin, une fuite de sa cible. Irritée, Carmine suivit la piste et tira de nouvelles flèches lorsqu'elle en eut l'occasion. Mais aucune ne semblait l'atteindre, pour un peu elle croirait poursuivre un rongeur tellement il lui semblait difficile de faire mouche avec ses projectiles. Au bout d'un moment, la course sembla s'arrêter, elle l'avait peut-être touché ; elle s'avança vers le tronc où il était censé être, mais un bruit de verre cassé l'alerta. Sous son pied, elle venait d'écraser une petite fiole et une légère vapeur beige la recouvrit. Le Reflet fut pris d'une violente quinte de toux, au point qu'elle sentit ses jambes lâcher. L'individu qui l'avait piégé descendit doucement, il se dévoila en la personne de Pendrake. Carmine fronça les sourcils tandis qu'elle cherchait des temps morts pour respirer, elle reconnaissait bien les méthodes du Réprouvé pour l'atteindre.

" Fais pas cette tête, ça va rapidement s'estomper. Par contre, tu vas te sentir un peu… fatiguée, mais je vais te faire une fleur : tu pourras nous regarder. " Le paiement n'était pas encore à portée mais ce n'était qu'une question de temps.

A peine songea-t-il à cela qu'il lui sembla entendre un hoquet. Il tourna lentement la tête en direction de la source : un arbre, et des gouttes de sang y tombaient périodiquement. Carmine venait tout juste de terminer de s'en remettre, Pendrake profita donc de son état quasi-léthargique pour prendre son carquois et ses flèches. Cette action, comme prévue, fit paniquer le domestique qui venait sûrement de manquer de prise : il dégringolait de branche en branche jusqu'à se heurter par terre. Il se releva en trombes, pour constater que le Réprouvé le menaçait d'une flèche. L'instinct prima sur sa conscience, il commença à fuir à toute jambe. Pendrake retint un rire moqueur et partit à sa poursuite, en prenant bien son temps.

Avec une pincée de Sul Vulon, le bonimenteur accentua la noirceur des ténèbres environnantes, forçant sa proie à se précipiter sur une source de lumière, qu'il contrôlait également, forcément. Pendrake joua ainsi avec le pauvre domestique, il le guida vers des recoins insoupçonnés ; parfois, histoire de rajouter du piment, le Réprouvé apparaissait à sa vue, afin de l'effrayer. Ce manège servant à divertir l'hôte de ce manoir, le blondinet commença à prendre de plus en plus goût aux lubies de la Dame Rouge. Sa part maléfique se manifesta contre son gré, le Démon qu'il était prenait à cœur son rôle de chasseur. Il fit d'ailleurs en sorte de rendre le clou du spectacle inoubliable, puisqu'il venait de mener petit à petit le domestique à leur point de départ : l'entrée du manoir. Lorsqu'il tenta de se retourner pour fuir à nouveau, Pendrake prit les devants pour l'achever avec son lacet étrangleur. Le processus prit quelques secondes, avant qu'il ne relâche la pression, laissant un cadavre tout frais sur le pas de la porte. Le Réprouvé souffla et rangea son instrument. Il devait encore ramener Carmine pour finaliser le tout…

~~~

Il poussa doucement la porte, d'un coup d'épaule. Pendrake rentra dans la pièce avec sa victime sur les épaules et la chevelure rousse de Carmine entre les doigts, qu'il traînait de force jusqu'ici. Avec ces deux corps sous la main, le Réprouvé eut bien du mal à faire travailler ses maigres muscles pour les amener à la Démone. Il entendait déjà quelques sons bien réjouissants en gravant les escaliers, et le spectacle fut tout aussi alléchant pour les yeux lorsqu'il les découvrit. D'un geste brusque, il jeta le défunt aux pieds du "trône" et relâcha la pression sur le Reflet. Cette dernière, les genoux à terre, reprenait peu à peu ses esprits, et ne savait où promener son regard vorace pour satisfaire son appétit naissant ; le majordome à croquer, la mystérieuse luxurieuse qui venait de s'inviter, ou la maîtresse en personne, si elle le pouvait ?

Quant à Pendrake, il était toujours sous l'impulsion de ses instincts démoniaques. Et puisqu'il pouvait enfin sentir le fameux parfum, il succomba bien vite à la luxure dont la sulfureuse était une adepte. Lentement, il prit le poignet de l'invitée et la repoussa gentiment, d'un regard équivoque, pour qu'il se taille une place dans cette débauche qui devait être sienne. Enfin il braqua ses pupilles cristallines dans les rubis de son employeuse. C'était une sacrée mascarade, ils le savaient tous, et pourtant Pendrake ne s'était jamais senti aussi bien de mentir et voler le dû d'un autre.

" Mon nom est Pendrake. Il fit glisser son manteau le long de sa stature, tandis qu'il se penchait vers son visage, pour être plus proches, plus complices. Et j'ai envie de vous entendre le crier. "


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By Jil ♪
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Mer 20 Juil 2016, 23:55

« Hum... Qu'en dis-tu ? » demanda la Démone à sa servante entre deux gémissements. « Il me semble qu'ils seront peut-être meilleurs que ceux que vous avez appelé... » répondit-elle. À vrai dire, lorsque les heureux élus arriveraient, ils serviraient sans nul doute de repas pour quelques jours. Il serait dommage de gâcher une si belle opportunité après tout. « Hum... Tu as raison. Je te laisserai la fille... Je suis sûre que tu sauras lui montrer ô combien le manoir est un lieu accueillant... ». Elle se mordit la lèvre inférieure. L'une de ses mains parcourait doucement son trône. Le bois aurait été vivant, peut-être y aurait-il pris beaucoup de plaisir. Ses yeux fixés sur la scène qui se déroulait dans le parc, elle sourit, sa deuxième main toujours entre ses cuisses. La violence était si envoûtante... La douleur si excitante... « Descends... » ordonna-t-elle dans un soupire. La Démone savait ô combien sa Maîtresse était joueuse et ô combien elle pouvait se montrer reconnaissante lorsque son plaisir atteignait son paroxysme. Elle prendrait son temps. Elle lui mordillerait la peau en passant. Elle lui empoignerait les hanches. La Dame Rouge délogea sa main pour venir la poser sur le trône un instant. Ses yeux faisaient des va et vient entre les actes du Réprouvé et ceux de cette délicieuse succube. Elle avait l'impression que le premier prenait beaucoup de plaisir à effectuer sa tache. La seconde également. À vrai dire, la Démone n'aimait pas spécialement les Réprouvés mais les voir plonger dans le mal le plus absolu l'émoustillait. Elle souhaitait salir la partie angélique, annihiler toute forme de bonté en eux et les faire tellement pécher qu'ils la supplieraient de continuer à les plonger dans les ténèbres, encore et encore. Elle voulait les perdre à jamais. Elle sourit, dans un état presque second à cause des sensations qu'on lui procurait d'une main de maître. Les images qu'elle voyait ne venaient qu'accentuer ses soupirs. Elle se cambra légèrement, ses mains parcourant son corps sur le passage qui les menait au dossier du trône. Elle l'agrippa, se laissant aller à plus d'intensité alors que le Réprouvé en finissait avec ce sale domestique incapable de ressentir l'extase. L'extase, elle l'atteignit peu avant que l'homme ne rentre, accompagnée de la jeune femme. La servante s'écarta légèrement, un petit sourire en coin sur les lèvres. Mitsuko se redressa quelque peu. Elle fixa le cadavre, penchant doucement la tête sur le côté avec un intérêt naissant pour celui qui avait eu raison de lui. Oh oui, elle allait le récompenser comme il se devait, sans doute même plus que ce qu'il aurait pu attendre d'elle dans ses rêves les plus fous. Elle le laissa s'avancer, entrouvrant la bouche dans l'attente de ce qu'il allait dire. Elle ne fut pas déçue. « Hum... J'aime les hommes qui ont du cran. » dit-elle sans le quitter des yeux. Elle avança un peu plus son visage, s'amusant à lui attraper la lèvre inférieure avec volupté. Après en avoir pris possession quelques secondes, elle relâcha cette dernière, passant ses doigts dans les cheveux de l'homme. Elle regarda sa servante avec un petit sourire coquin. « Je suis sûre que notre invitée aimerait beaucoup que tu lui fasses visiter les lieux les plus secrets du Manoir... ». « Tout de suite Maîtresse. ». La Démone reporta son attention sur le Réprouvé. « J'ai beaucoup aimé cette chasse que vous avez mené en mon nom... » commença-t-elle, ses lèvres près de son oreille. Elle passa son autre main sur lui, remontant sa chemise langoureusement.  « … et si, bien sûr, je serai particulièrement heureuse de crier votre nom... ». Sa voix n'était qu'un murmure chaud qui se perdait contre sa peau. Elle s'écarta le temps de lui enlever ce qui couvrait son torse. « … j'aimerai avant tout que vous criez le mien... ». Ses mains arrivèrent à sa ceinture qu'elle détacha et retira. Elle la jeta, le bruit métallique de la boucle retentissant au loin. Agrippant le haut de son pantalon, elle se servit du tissu pour le coller à elle. « Je l'impression que vous êtes brûlant... » dit-elle avant de se mordre la lèvre inférieure. C'était un jeu. Elle détacha les boutons, faisant glisser le vêtement sur ses cuisses. Elle le fixa quelques secondes avant de sourire. « J'espère que vous m'exprimerez ce que vous en pensez... » chuchota-t-elle avant de s'agenouiller devant lui. Il n'y avait pas meilleur moyen de dominer que celui-ci.

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Ne jamais dire 'non' à la Dame [Quête - PV Mitsuko Taiji]

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