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 [RP] Dans la lumière, l'ombre demeure. [Séléna]

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Ven 22 Fév 2019, 01:53


[RP] Dans la lumière, l'ombre demeure.

[RP] Dans la lumière, l'ombre demeure. [Séléna] En_tet10
~ Ambiance ~

Pas capable ? Lui, pas capable ? C’était ridicule. Il n’avait pas peur. Il n’avait peur de rien. Croire le contraire c’était être un abruti. Oui, c’était tous des abrutis et il aller leur prouver à quel point il était brave. Le plus brave d’eux tous c’étaient lui ! Contrairement à eux, Weï Shen Khan n’avait peur de personne et encore moins de soi-disant esprit qui hantait cet endroit. Il fallait être un imbécile pour croire aux esprits de toute façon. Les morts ça restait mort, c’était même le concept principal de la chose. Ce n’était pas lui qui aller croire le contraire. Il n’était plus un enfant. Certes il n’était pas non plus un adulte, mais là n’était pas la question. Il était un homme, un vrai de vrai quoi qu’en disent les autres.

Les histoires étaient nombreuses sur le manoir. Les enfants et leurs imaginations avaient cultivé des légendes sur cet endroit aux immenses mystères. Cette bâtisse était un lieu pratiquement aussi vieux que l’océan et aussi intrigant que ses tréfonds. Magique ou non, des mystères entouré bon nombre de pièces, il y avait même des endroits où les enfants n’avaient pas le droit d’aller sous peine de lourdes punitions. Entre nous les punitions déjà légères étaient à peine supportables alors vous pouvez imaginer les autres… Les gamins n’avaient pas beaucoup de quoi s’amuser ici, enfaitent ils n’avaient rien de ce côté du manoir. Ne leur resté que les histoires et leur curiosité pour sortir de cette sombre réalité.

Une des plus récurrentes et préférés depuis toujours était celle des sous-sols hantés par une petite fille. On l’aurait enfermé là il y a bien longtemps. Les raisons divergées celons les versions, mais la finalité est toujours la même. Elle aurait été oublier, dans la peur et le silence.  Esseulé l’esprit de la fillette serait alors revenu pour hanter les lieux. La nuit il était dit que l’on pouvait entendre ses pleurs, agonisante, suppliant qu’on vienne la chercher. On dit aussi, que ceux qui sont descendu ne sont jamais revenu. Si vous la croisez elle voudra vous garder pour toujours auprès d’elle, car elle ne veut plus jamais être seule. Le plus horrible dans cette histoire c’est qu’elle collectionnerait les cadavres de ses compagnons, ainsi, à ses yeux, ils sont toujours avec elle.

Les précepteurs trouvaient cette histoire absurde, et bien qu’ils l’interdisent cela ne faisait qu’attiser la fascination des enfants. Dans leurs réunions secrètes pour en parler, Weï avait toujours assuré haut et fort que lui n’avait pas peur de cette histoire. Ce n’était que des bêtises et c’était stupide de croire à ça quand on était plus un bébé. Essayait-il de se persuader lui-même ou les autres ? Rien n’était certain. La finalité fut terrible pour lui. Les autres en eurent marre qu’il se proclame si vaillant sans jamais apporter une preuve de sa propre version, celle du mensonge. S’il était si sûr de lui, il n’avait cas leur prouver, y aller et remonter avec quelque chose qui montre qu’il était bel et bien descendu jusqu’au bout. Les enfants n’avaient aucune idée de ce qui pouvait ce trouvé là, mais ça n’était pas important, les autres étaient persuadés que Wei ne trouverait que des os d’ancienne victime et ne remonteraient que s’il avait de la chance qu’elle le laisse tranquille. Autant dire qu’ils n’en avaient rien à faire s’il remontait ou non. Sauf que pour le jeune lyrienn s’était devenu une obligation. S’il n’était pas descendu il aurait été un lâche, il ne pouvait pas laisser ça arrivé. Il serait humilié et ne s’en sortirait jamais après ça. Bien sûr que c’était de sa propre faute, il l’avait bien cherché à faire le cador, mais hors de question de l’admettre. Tout ça c’était de leur faute à eux, leurs crédulités les perdraient, voilà la vérité, il était plus brave et brillant qu’eux tous réunis, et il leur prouvera !

Voilà comment il en était arrivé là. La nuit venue il avait réussi à se faufiler à travers les couloirs sombres du manoir. Non sans le cœur battant la chamade. S’il se faisait attraper il savait qu’il aller passer de nombreux et sales quarts d’heure. Quand il entra dans l’escalier interdit menant aux sous-sols il mit sa peur sur le dos de cette angoisse. Bien sûr,’il n’avait pas peur du noir en bas des marches, cette frayeur était due aux précepteurs voilà tout, rien à voir avec le courant d’air froid venant des tréfonds du manoir. Non, vraiment rien à voir. Du haut de ses douze ans Wei descendit chaque marche comme si elle le rapprocher d’un gouffre. La seule lumière qu’il avait était la chandelle qu’il avait volée en passant, sachant qu’il en aurait certainement besoin. Il s’engouffra dans les corridors noirs, descendaient de plus en plus d’escaliers, sans savoir où il allait et comment il allait revenir. Il avait la désagréable sensation de s’engouffrer tau tréfonds de la terre. Ses quatre pauvres bougies ne lui permettaient de rien voir de plus qu’à quelques pieds devant lui. Il était d’autant plus attentif à chaque bruit autour de lui. Cherchant le silence pour se rassurer, mais cela ne faisait qu’augmenter ses angoisses.

Tout ça c’était des histoires. Il se le répétait sans cesses, alors que ses propres bruits de pas faisaient sursauter son cœur… Il fallait qu’il trouve quelque chose, une preuve de sa venue ici, n’importe quoi, pour pouvoir ressortir d’ici le plus vite possible. Seulement a par des murs semblables à tous les autres il ne trouvé rien ici que l’ombre et la peur.


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Lun 25 Fév 2019, 20:54

[RP] Dans la lumière, l'ombre demeure. [Séléna] Pmxa
Dans la lumière, l'ombre demeure


Séléna leva les yeux de l’ouvrage. L’une de ses professeurs lui avait formellement interdit de quitter les lieux avant d’avoir fini l’épais livre d’Histoire qu’elle tenait actuellement entre les mains. Depuis plus de dix minutes, la jeune fille lisait exactement le même paragraphe, essayant de se concentrer, en vain. Elle soupira avant de s’étirer les bras. Tout ceci lui paraissait bien théorique. En réalité, il lui manquait un objectif. Elle ne comprenait pas l’intérêt d’apprendre pour apprendre et elle était convaincue qu’aussi vite lu, le livre serait rapidement oublié par son esprit. Elle aurait tant souhaité pouvoir mettre en pratique ce qui lui était enseigné. Certes, cette matière ne s’y prêtait que très peu mais… « Hum. ». Elle se disait qu’avec la magie, ses précepteurs auraient pu rendre les choses bien plus digestes. Cela dit, tous étaient exigeants, stricts. Aucun ne souhaitait lui faciliter la tâche. Elle avait tenté de discuter mais son interlocuteur lui avait ri au nez, soulignant qu’elle seule devait trouver le chemin capable de faire naître la fascination en elle. L’adolescente n’avait aucune idée de comment faire et, surtout, elle se sentait légèrement démunie et seule, malgré la présence de multiples personnes autour d’elle. Ces dernières lui enseignaient, l’habillaient, la servaient, mais aucune ne lui était réellement intime. Le jardinier était une exception. Les autres enfants de sa moitié de manoir avaient, eux, rapidement compris qu’ils devaient s’élever. La compétition était rude et avait mis à l’épreuve les amitiés enfantines. Samuel et elle ne s’adressaient plus que quelques regards entre deux cours. La charge de travail était devenue insupportable et ils n’avaient que très peu de temps pour eux. Ils devaient atteindre la perfection, tous autant qu’ils étaient.

Séléna essaya de se concentrer de nouveau, sans grand succès. Elle hésitait clairement à écrire à l’auteur de l’ouvrage pour lui demander pourquoi est-ce qu’il employait des mots si compliqués et des tournures de phrase aussi alambiquées. Le résultat de ce style d’écriture rendait sa tâche délicate. N’était-ce pas une obligation, chez les chercheurs, scientifiques et enseignants, d’être capable de transmettre en toute simplicité le fruit de leur recherche, de leur savoir et de leur expérience ? La jeune fille avait l’impression que l’écrivain avait juste cherché à se placer au-dessus de son lectorat, comme pour lui murmurer « Je suis bien mieux que toi, gueux. ». D’un mouvement de main un peu brusque, elle referma le livre. Ils commençaient tous à l’agacer, dans ce manoir. Elle n’avait pas envie d’être une princesse. Elle n’avait pas envie d’être un puit de connaissances. Elle avait simplement le désir fou de vivre une existence parfaitement normale, avec des préoccupations simples. Qui souhaitait apprendre à danser la valse ? Qui souhaitait pouvoir réciter par cœur le moindre village présent sur les cartes des Terres du Yin et du Yang ? Personne. Et puis, le fait que nul individu ne l’informe sur les raisons d’une telle nécessité ne faisait rien pour améliorer son sentiment. Elle savait que les grilles du manoir étaient fermées mais… Oui, peut-être que si elle y réfléchissait longtemps, elle pourrait trouver une échappatoire.

Alors qu’elle songeait à un plan d’évasion, un bruit attira son attention. Elle tendit l’oreille, essayant de repérer sa direction. Incertaine, Séléna se leva et se dirigea vers l’un des nombreux meubles comportant des livres et fixé contre le mur. Il y avait du bruit, derrière. « Comment… ? » commença-t-elle, légèrement interloquée. Ses mains parcoururent les étagères, déplaçant quelques ouvrages, guettant la moindre irrégularité. Était-ce des rats qui rongeaient le mur ? Elle en doutait vraiment. Les domestiques les auraient déjà trouvés et éliminés depuis bien longtemps. « Oh ! » fit-elle en appuyant sur une forme bossue par inadvertance. Il y eut un déclic et la bibliothèque bascula, laissa place à un trou béant dans les pierres du mur. La jeune fille regarda la pièce dans laquelle elle était assise précédemment. Il n’y avait personne, personne susceptible de la suivre, personne susceptible de lui interdire l’accès vers cet escalier sombre et humide. Où menait-il ? La curiosité prit le dessus sur la peur. Elle qui rêvait de s’échapper, quelques instants plus tôt, elle tenait là sa chance. Elle attrapa le devant de sa robe blanche afin de ne pas se prendre les pieds dedans et se mit en route. Après quelques longues minutes à tourner dans des couloirs lugubres, passant d’escalier en escalier, tournant à droite, puis à gauche, elle commença à ressentir une forme de peur, une angoisse qui montait progressivement. Et si elle se perdait ? L’endroit avait l’air bien plus grand que le manoir en lui-même… à moins qu’elle ne se trompe ? Et que pouvait-il bien y avoir ici ? La blonde finit par se dire qu’il serait peut-être temps de faire demi-tour. Cela dit, ce n’était pas en retournant sur ses pas qu’elle pourrait partir. Que devait-elle faire ?

Séléna tourna sur la droite et lâcha un hurlement en distinguant une silhouette au loin. Elle fit rapidement demi-tour et se plaqua contre le mur, n’osant plus bouger. Qui était-ce ? Ou... qu’était-ce ? Sur ses gardes, elle commença à opérer un mouvement pour essayer d’en savoir plus, n’étant pas très sûre de vouloir savoir, justement, paradoxe rendant son corps particulièrement lent et hésitant.

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Mar 26 Fév 2019, 00:11


[RP] Dans la lumière, l'ombre demeure.

[RP] Dans la lumière, l'ombre demeure. [Séléna] En_tet10
~ Ambiance ~


Tétaniser, le corps entier du garçon venait de se figer. Son sang se glaça dans ces veines pendant que l’air de ses poumons se coupa. Son esprit déjà hanté par de bien sombres idées se mit à imaginer d'autres bruits. Imaginait-il vraiment ? Non, cette fois ceux-là avaient l’air vrais. Des pas, des bruits de pas qui n’étaient pas les siens. Il en était presque sûr, et c'était ça le plus terrible, il ne pouvait en être totalement certain. C’était difficile de les distinguer, mais maintenant qu’il ne bouger plus du tout et qu’il concentré toute son attention il ne pouvait qu'y croire. Quelque chose rôder ici. Lentement, mais surement. Était-ce un monstre ? Un animal ? Une créature bestiale en recherche de nourriture ? Weï frissonna de tout son corps, ne sachant quoi penser. Sa tête remplit d’image toute plus folle et atroce les unes que les autres. Il n’avait pas envie de mourir ici ou dans le ventre d’une chose. Même si son destin n’était pas de devenir un grand de ce monde, ça n’était pas quand même de finir comme ça. Était-ce la petite fille ? Celle qui hanté les lieux ? Non, les spectres n’étaient physiquement pas matérialisés, cela faisait même partie de leur spécificité. Il y a une raison si on appelle des spectres des spectres. Seulement, et si elle avait trouvé un moyen ? Une forme solide pour venir attaquer sa proie. C’est le cœur frappant comme un tambour que le petit Weï trouva la force de ce retourné, lentement. Le chandelier à la main pour seul arme et source de lumière. C'est là qu’un hurlement atroce retenti. Son écho frappant tous les murs des sous-sols, le rendant plus effroyable aux oreilles du garçon qu’il ne l’était vraiment. Dans sa panique il lâcha le chandelier. Tombant à terre, les bougies se brisèrent au sol, les mèches s’éteignant. N’ayant plus aucune source de lumière pour se rassuré.

Le crie d’effroi du garçon c’était bloquer dans sa gorge. Il fixa les yeux écarquillés l’ombre profonde du corridor, persuader que la créature viendrait l’attraper. Quant au bout de quelques secondes ça ne fut pas le cas, il se remit à respirer. Nullement seraient pour autant, il se colla au mur à l’écoute de n’importe quel indice sur la situation. Avec la mauvaise impression d’avoir vécu une crise cardiaque le garçon profita de ces quelques secondes pour tant bien que mal calmer son corps. Rien ne se passer. Peut-être était-elle partie ? Même s’il n’y croyait pas une seconde, il fallait bien qu’il se raccroche à quelque chose. Il n’aller tout de même pas rester là jusqu’à devenir un squelette. C’était peut-être d’ailleurs comme ça qu’elle faisait collection de ses cadavres. Elle tétanisait ses victimes et attendait qu’ils meurent de peur. Weï ne se laisserait pas avoir par un spectre, même s’il n’avait aucun pouvoir et rien sur lui pour se battre contre une telle créature. Prenant tout le courage qui lui resté, le garçon s’accroupit en longeant le mur pour attraper le chandelier. Si l’objet était dépossédé de sa lumière il n’en restait pas moins une possible arme. Il n’avait aucune idée de ce que ça pourrait faire contre un fantôme, mais le brandir devant lui le rassura. Prenant une grande bouffer d’air frais l’une après l’autre, il n’avança pas-à-pas dans le couloir. Une main sur le mur humide pour avoir la sensation de ne pas perdre l’esprit, l’autre tenant fermement son redoutable chandelier. Le regard perdu dans le noir, il ne distinguait pas grand-chose.

« Montre-toi. » J'ai pas peur. « Montre-toi. » J'ai pas peur. Weï répéta ces mots inlassablement avec l’espoir étrange qu’il ne se réalise pas. Essayent au passage tans bien que mal de se donner du courage. Il était partagé entre l’envie de savoir si c’était vrai, et la prière que ça ne soit qu’une plaisanterie. Ses yeux s’étant habitués à la pénombre maintenant qu’il n’avait plus de lumière, il lui sembla distingué quelque chose au fond du corridor. Cela ne lui plut pas du tout. Quelque chose de blanc faisait réverbération du peu de lumière qui passer ici, et la vision de cette chose plus clair n’était pas pour lui plaire. C’était elle. Elle l’attendait au fond du couloir. Il stoppa net sa progression, sentant son cœur battre dans sa gorge. Il fallait combattre le feu par le feu. Il ne pouvait rester avec cette peur, il lui fallait être plus fort que la terreur. Il se plaça au centre du couloir, et toujours le chandelier en avant il se mit dans la position de combat qu’on lui avait inculqué. L’adrénaline envahissant tout son corps. Il ne mourrait pas sans se battre ! Spectre ou non, il était Weï Shen Khan et ne mourrait pas comme une fillette apeurée au fond d’un trou. Du moins il pria pour.

« MONTRE-TOI ! » hurla-t-il finalement. Sa voix s’éraillant de terreur. Il n’était nullement près, mais bien décidé à ne pas se laisser faire. Si elle courait, il lui courrait après, si elle attaquer il se défendrait, même si c’était inutile de frapper un esprit il le ferait. Ce qui lui fit le plus peur ce ne fut pas l’impression d’apercevoir des cheveux, mais la lueur des yeux dans la pénombre. Il allait mourir ici, cette fois c’était sûr...


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Sam 02 Mar 2019, 16:37

[RP] Dans la lumière, l'ombre demeure. [Séléna] Pmxa
Dans la lumière, l'ombre demeure


La respiration de Séléna semblait s’être évaporée. Il y avait quelqu’un, là-bas. Au début, elle avait voulu regarder dans le couloir mais elle avait hésité trop longtemps. Elle avait peur que la chose se soit rapprochée et se trouve juste à l’angle, dissimulée par le mur froid. Elle avait lu beaucoup d’histoires mais, à dire vrai, elle n’avait jamais eu besoin de livres pour s’en inventer. Elle redoutait un monstre sanguinaire, à deux têtes, prêt à la dévorer. Comme si c’était le moment, son ventre émit un gargouillis qui résonna et se perdit entre les couloirs. « Han… » fit-elle dans un souffle, portant sa main droite sur le traitre affamé. Elle se mordit la lèvre inférieure tout en réfléchissant. Peut-être valait-il mieux qu’elle vérifie… Le jardinier lui avait donné ce conseil un jour, lorsqu’elle était plus petite et qu’elle lui avait parlé du squelette qu’elle pensait vivre dans son placard, certains soirs où elle n’arrivait pas à dormir, terrorisée. Il lui avait dit qu’elle devait prendre son courage à deux mains et ouvrir les portes afin de savoir si oui ou non il était là. D’après lui, faire face aux monstres était le meilleur moyen de les effrayer. Rester dans l’incertitude, cependant, les rendait plus puissants. Enfant, elle avait mis à exécution ce conseil, constatant que le squelette était parti, sans doute effrayé. Maintenant adolescente, elle devait avouer ne pas y avoir repensé depuis. Elle n’avait plus réellement peur de ce qui se cachait dans son armoire ou sous son lit. Cela dit, dans la situation actuelle… peut-être que ce serait une bonne idée d’appliquer la méthode. Le problème c’est que le squelette du placard n’avait jamais fait de bruit, lui. Là, clairement, il y avait quelqu’un. À moins que tout ceci ne soit que le pur produit de son imagination ?

Séléna expira, essayant de se calmer. Hésiter rendait la situation encore plus anxiogène. Elle aurait aimé être une guerrière et n’avoir peur de rien, se jeter dans la gueule du loup et la lui découper à grands coups de sabre magique. Seulement, elle n’était pas très courageuse. Disons qu’elle avait perdu de sa candeur en grandissant. Avant, elle aurait retourné des montagnes par la force de sa motivation ; ou, du moins, n’aurait pas reculé devant l’adversité.

Des mots arrivèrent jusqu’à elle, la faisant frissonner. Se montrer ? Pourquoi ? Pour que la chose la mange ? Pourtant, la jeune fille sentait qu’elle devrait prendre une décision, et vite. Ce qu’elle prenait pour un monstre se rapprochait. Elle l’entendait. Est-ce qu’un monstre parlait ? Pas vraiment. D’un autre côté, ça pouvait aussi être un tueur en série, venu la zigouiller. Elle devait être forte, ne reculer devant rien. Elle devait être le soldat qu’elle n’avait jamais été. Il le fallait. Si elle l’impressionnait, il serait surpris et reculerait. Quand un cri fut poussé, un ordre venu de l’autre côté du couloir, Séléna fronça les sourcils et sortit de sa cachette. Il n’était plus question de se cacher ! Elle allait faire ce qui lui semblait le plus logique, le plus propice à sa survie ! « AAAAAAAAAAHHHHH ! » hurla-t-elle d’un air martial, se mettant à courir en direction de son assaillant immobile. Ce n’était plus le moment de réfléchir, elle devait lutter ! « Je vais te pourfendre ! » cria-t-elle, comme si la formule aurait un quelconque effet magique. Se déplaçant aussi vite qu’elle le pouvait, son cerveau occulta totalement le fait que ce n’était pas un monstre qu’elle avait devant elle mais un garçon au moins autant effrayé qu’elle, tenant un chandelier. Dans sa tête, la scène était un peu différente. C’était une arme et il voulait la tuer ! Elle devait le mettre hors d’état de nuire avant qu’il n’essaye de faire la même chose avec elle. « AAAAHHH ! » cria-t-elle de nouveau tout en lançant son corps vers le sien, de toutes ses forces. Le choc ne fut pas spécialement violent – quoi que – mais assez pour les faire tomber par terre. Une fois sur lui, bien qu’un peu sonnée, Séléna se mit à donner des tapes avec ses mains, presque comme une enfant. « Va-t’en ! Monstre ! Je n’ai pas peur de toi ! ». C’en était un peu ridicule mais la peur n’est pas connue pour rendre intelligent. « Je… eh mais attends… » fit-elle en arrêtant de le frapper, prenant conscience qu’il n’avait rien d’un monstre.

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Mer 13 Mar 2019, 00:11


[RP] Dans la lumière, l'ombre demeure.

[RP] Dans la lumière, l'ombre demeure. [Séléna] En_tet10
~ Ambiance ~


C’était la fin. C’était ici que sa petite existence se terminerait. Dans les sous-sols humides et sombres d’un manoir aussi vieux que l’histoire. Dans l’oubli et la solitude. Weï le cru au plus profond de lui. Quand le crie du spectre s’éleva dans le corridor, dans de longs échos. Toute sa bravoure s’effrita d’une seule traite. Tout fut si rapide qu’il ne se rendit pas compte de la réalité. Tout ce qu’il vit c’est la forme d’une fille, qui sortant de l’ombre se jeta sur lui. Dans la stupeur il en lâcha sa seule arme. Le chandelier maintenant oublié, roula à terre dans la fine couche d’eau couvrant le sol.

« Je vais te pourfendre ! » C’est les yeux écarquiller qu’il aperçut le visage du fantôme. Un fantôme ? Weï se vit alors frapper par un corps, tout ce qu’il y a de plus physique. Dans sa situation il n’eut d’autres choix que de se protéger le visage de ses bras. Acculer il encaissa les coups de poing. Il fallait le comprendre, son cœur explosé sous l’adrénaline. Étourdi par sa chute, il lui fallut un instant avant de réaliser.  Les coups n’étaient pas des poings, c’était des tapes, frénétique, certes, mais nullement dangereux. La voix était celle d’une fille, oui, celle d’une fille normale pas d’une créature maudite. Le vrai problème c’était qu’il ne pouvait ni vraiment se défendre, ni parlé, les assauts ne cessant jamais. Jusqu’à ce qu’enfin il ait du répit. La situation fut alors étrangement comique, si ce n’est carrément ridicule. Une fois la furie passée Wei fixa la fille avec des yeux ronds. Non, ça n’était définitivement pas un fantôme. Il se sentait stupide, supposant qu’elle aussi. Il avait déjà vu cette fille. Enfaite, il se souvenait très bien d’elle. Bien qu’elle ait changé depuis le peu d’années qui c’était passer, il était difficile d’oublier ce visage. Il n’avait vu des cheveux aussi blonds et des yeux aussi verts qu’une fois dans sa vie. Il fallait aussi dire que son escapade de l’époque lui avait valu l’une punitions les plus douloureuses et cruelles qu’il n’est jamais reçu. Il avait encore les cicatrices et le souvenir acide de la faim lui brulant l’estomac. Quelques heurs d’innocence volée qu’il avait payée très chère.

« Sé... Séléna. » Soupira-t-il, comme une surprenante constatation. Il avait du mal à y croire et ne savait pas quoi ressentir. Du soulagement, parce que finalement il n’allait pas se faire massacrer par une créature des ombres.  De le préhension à l’idée de revivre le même sort cas leur première rencontre. De la joie, parce qu’elle avait été sa seule relation humaine et chaleureuse qu’il n’ait jamais connue. Se souvenait-elle seulement de lui. Rien n’était moins sûr. Elle vivait une vie d’aisance, elle n’avait pas à s’accrocher à de stupides souvenirs tel que lui. Tout devait être bleu et rose dans son monde, là où tout était noir et sombre dans le sien. Weï fut soudain envahi de colère, écœuré. La noirceur venant lentement envahir son cœur. Sans ménagement il l’a poussa pour se dégager d’elle. Sans sentiment, ni délicatesse. Elle pouvait bien s’étaler dans la moisissure et la poussière, ça lui changerait. Bien sûr,’il était injuste, mais tout ce qu’il avait appris jusqu'ici c’était que rien ne l’était. Il ressent pour une rare fois de la culpabilité à son geste, mais prit le soin de la camoufle en se redressant.

« Idiote. » Sifflât-il entre ses dents, ses propres vêtements maintenant tâchés et salis? Il allait avoir des problèmes, comment allait-il justifier ça à ses maitres. Ô, il aurait bien des problèmes quand il sortirait d’ici et il l’avait su au moment même où il avait fait le choix de s’aventurer dans ces couloirs, mais c’était plus facile de mettre ça sur la faute de la nouvelle arrivée. De plus il était bien aussi stupide qu’elle d’avoir cru à un spectre, cette histoire imbécile de fantôme hantant les caves du manoir. Bien aussi coupable mais assez humilié comme ça pour le reconnaître. Deux forces en lui se battait. La première était une voix qui lui demander de s’excuser. Quand il la regardait il voyait bien qu’elle c’était elle aussi laisser emporter par la peur. Quelque part, elle n’avait jamais été que la seule personne à avoir été sincère et gentille avec lui. C’était lui l’idiot. Seulement l’autre force était plus sombre et plus forte. Il avait honte, se sentait étrangement coupable et en colère. Il était plus simple de céder à sa rage, de se cacher derrière un mur de méchanceté. C’était elle qui l’avait attaqué, par sa faute il était couvert de saleté maintenant. Elle en mérite bien tout autant, en plus maintenant si on les trouver encore ensemble il aller être puni encore pire que la dernière fois. Cette idée le faisait paniquée, et sa seule défense c’était la haine, parce que c’était la seule chose qu’on lui avait apprise.

« Puis qui dit « pourfendre ? » tu t’es cru dans un récit de héros ? T’as quel âge, 500 ans ? Pff… » Visiblement ce fut l’arrogance qui gagna le combat final. Il se moqua ouvertement d’elle, la jaugeant avec colère. Colère qu’il retenait malgré tout, parce qu’il savait aussi ce dont il était capable et ça n’était pas l’idée. Il ne voulait pas lui faire de mal, pas vraiment, il voulait simplement se protéger lui. Il oublia simplement que le mal avait de multiples formes.

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Jeu 11 Avr 2019, 21:30

[RP] Dans la lumière, l'ombre demeure. [Séléna] Pmxa
Dans la lumière, l'ombre demeure



« Ah… » fit-elle en se rattrapant comme elle put sur le sol froid et humide. Elle se redressa, restant silencieuse. Ce qu’elle avait envisagé plus tôt, lorsqu’elle l’avait reconnu, n’était en rien identique à l’ambiance qui semblait, à présent, les lier. Il n’était pas heureux de la voir et ce simple fait la rendit triste, en un sens. Sans doute avait-elle été bien trop naïve. Ils ne se connaissaient pas, après tout. Leurs chemins ne s’étaient croisés qu’une seule fois par le passé. Elle en gardait pourtant un souvenir qu’elle aimait se remémorer lorsqu’elle se sentait seule. La moue qu’elle fit avait un côté à la fois attendrissant et plutôt surprenant. Elle était vexée par ses propos mais ne savait pas encore sur quel pied danser. Était-ce la peur de cet endroit sinistre qui le faisait réagir ainsi ? Elle se posait des questions et était sans doute trop gentille pour son propre bien. Elle cherchait à comprendre. Elle essaierait même de réparer la situation d’ici quelques secondes, oubliant peut-être qu’il était impossible de changer les gens. S’il avait décrété qu’il la détestait, qu’elle n’était qu’une idiote de cinq-cents ans se croyant dans un récit de héros, alors peut-être était-ce ce qu’elle resterait à ses yeux. Elle avait pourtant envie d’essayer de désamorcer la situation. Elle était ainsi, un temps. Quand le temps était passé, cela dit, lorsqu’elle avait trop souffert pour nul résultat, alors tout se finissait d’un seul coup. Plus d’essais, plus de tentatives, juste une indifférence profonde et sans retour possible. Oh bien entendu, ses histoires d’amitié fanées n’étaient pas bien graves ni même importantes. Les Grands de ce monde en auraient sans doute ri. Pourtant, à son échelle, les rares conflits qu’elle avait eu avec autrui avaient paru cruellement dramatiques. Elle espérait que rien de tel n’arriverait avec Weï. Elle l’aimait bien. Elle ne voulait pas refouler ses émotions au point de voir naître le néant à son égard. Cependant, elle ne décidait pas. Le cœur a ses raisons. La raison les ignore.

« Et si ça me plaît, à moi, de me croire dans un récit de héros ? Hum ? T’es qui pour juger ? » fit-elle d’un ton plutôt ferme. « T’es qui pour me dire ce que je suis et ce que je ne suis pas ? Et si ça me plaît d’avoir cinq-cents ans dans ma tête ? ». Elle le fixa de haut en bas, toujours avec une moue étrange, mi-figue mi-raisin. Elle finit par soupirer, essayant d’oublier qu’il l’avait blessée. Le plus dur était sans doute de ne pas attaquer l’autre, de ne pas le mordre profondément, jusqu’à lui en arracher la chair et lui broyer les os, juste pour se venger, juste pour lui rendre la pareille. Une partie d’elle en avait envie, pourtant. L’autre lui criait de calmer le jeu, quitte à passer pour la plus faible et soumise des deux. Comment rester digne tout en faisant un pas en avant qui risquait de lui faire essuyer un refus catégorique et violent ? Elle avait peut-être eu tort de lui sauter dessus ainsi. Peut-être. Seulement, elle ne l’avait pas fait exprès. Elle n’avait pas eu la volonté ni de lui faire peur ni de lui faire mal. Ce n’était pas intentionnel. Ou alors… Ou alors Weï créait-il un problème d’une situation qui n’en comportait aucun ? « Et puis… » fit-elle d’un ton plus doux. « En fait, je me dis que c’est peut-être étrange de se croire dans un récit de héros toute seule et, du coup, ce serait sans doute bien mieux si quelqu’un d’autre voulait s’y croire aussi. ». Lorsqu’ils étaient enfants, elle l’avait entrainé dans une « aventure ». Ils avaient été des héros pendant un moment, avant que la vie et les adultes ne les rattrapent. Pourtant, ça avait été merveilleux le temps que ça avait duré. « J’ai souvent pensé à toi, tu sais. » lâcha-t-elle. « Ceux qui vivent avec moi n’ont à cœur que la perfection. Je crois bien être un cancre… Tout ce monde ne m’intéresse pas. J’aimerais m’enfuir… ». Finalement, rien n’avait changé. « Je trouverai un moyen. J’aimerais aller ailleurs, là où je n’aurais pas à étudier toute la journée, à apprendre la danse et tout un tas de choses inutiles. Tu sais à quoi je rêve ? À avoir une petite maison et à cultiver quelques fruits et légumes dans un potager, juste à côté d’elle. ». Le jardinier était le seul individu qu’elle appréciait vraiment et, depuis qu’elle était enfant, il lui donnait en cachette des tomates cerises ou des fraises. « Et toi ? Depuis quand tu ressembles à un vieux bougon de cinq-cents ans ? Ce n’est pas parce que t’as pris une bonne tête que t’es obligé d’être grincheux. ».

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[RP] Dans la lumière, l'ombre demeure. [Séléna]

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