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 Event Août 2015 | Groupe VII | Tu n'as qu'un Destin, laisse-nous t'y conduire, toi qui nous a volé.

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Mitsu
♚ Fondatrice ♔

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◈ YinYanisé(e) le : 07/07/2005
Mitsu
Dim 09 Aoû 2015, 13:48



GROUPE VII
Vanille, Mia, Kohei, Callidora, Adam, Cassiopée, Héliana [Mircella], Oroshi [Milady]

La situation actuelle : Entre désastres et carnages, les continents frémissent et se raccrochent à d’infimes brides d’espoir pour tenir. Seuls le Continent Mystérieux et l’étrange Tælora sont épargnés par les secousses et les vagues, obligeant les habitants à fuir leur demeure pour les plaines sauvages du Temple des Esprits. Vivre près des côtes n’est plus envisageable tant les vagues, immenses et violentes, frappent inlassablement les rivages. Les Masques d’Or – créatures abominables dont le visage difforme est fait dans un alliage de métal et d’or - infestent chaque contrée, meurtriers, sanguinaires ; ils continuent leur marche impitoyable et sèment la mort. Les guerres et conflits touchent leur apogée, rendant la vie insupportable aux peuples. Les propriétaires ancestraux et légitimes des statues monstrueuses que sont les Alfars marchent sur d’autres régions dans la volonté assassine d’agrandir leur empire. De nouvelles expéditions partent pour les nouvelles terres, mieux équipées et préparées. Tælora abriterait déjà une Cité, celle érigée par les Ondins dans le plus grand secret. Peu à peu, les rumeurs se rependent et les histoires se partagent. On murmure que la Dévoreuse - responsable du chaos et du désordre – et l’Architecte – créateur des Masques d’Or – sont une seule et même personne : Vanille caël Deslyce, que l’on peine à trouver pour des explications. Les ragots veulent aussi qu’elle ait volé un artefact rare et précieux, nécessitant une intervention extérieure. Il faut des réponses, pénibles à obtenir depuis que la Cité Engloutie a fermé ses portes aux étrangers.

Les Terres du Yin et du Yang tremblaient, du continent du matin calme au continent dévasté, en passant par le naturel qui rejoignait ses frères dans le chaos, y sombrant petit à petit. Le doute planait toujours, bien que certaines races aient su tirer avantage de la situation. Pourtant, l'homme qui se trouvait entre deux arbres de la forêt des murmures n'avait que faire des caprices de la terre, de la fureur des océans. Il vivait dans un autre temps, dans tous les temps peut-être. C'était un Maître, de ceux qui n'enseignaient pas, de ceux qui apparaissaient simplement ici et là, assistant aux catastrophes que le monde subissait, aidant parfois quand les événements dérogeaient à la véritable ligne du temps. Peut-être était-ce le cas aujourd'hui. Les Maîtres avaient été volés et de ce simple fait avaient découlé l'insurrection des Terres du Yin et du Yang. La prophétesse l'avait prédit et si l'équilibre n'était pas rétabli, alors les continents plongeraient rejoindre les fonds marins, en parfaite contradiction à ce qui était arrivé à Tælora. La terre avait émergé, sauvage, cruelle. Elle serait le seul point sauf si un virage n'était pas effectué. « Cet artefact aurait dû être détruit il y a des siècles. » s'éleva la voix d'Ortance qui venait d'apparaître derrière Haruki. La jeune femme était toujours sèche, stricte, mais ses enseignements étaient excellents. « Cela aurait évité ce genre de situation. Ne l'avais-je pas proposé jadis ? ». « Tout vient à point et, au petit matin, l'aube s'éveillera, et la paix adviendra. » clama Azaël en sautillant, suivant un rythme qu'il était le seul à percevoir. Il était le plus puissant des Maîtres et pourtant le plus étrange. De la répétition, des rimes et des codes sans logique apparente il était le souverain. « Je ne suis pas certain que ta proposition soit une bonne idée Haruki » articula Clovis. « Les Hommes sont parfois dénués de raison. Les faire participer à un problème qui nous concerne pourrait s'avérer dramatique pour eux. ». « Dramatique, dramatique, dramatique... » chantonna Azaël, comme si le reste ne lui importait que peu. Il trouvait ce mot magnifique et ceux qu'il adorait trouvaient parfois dans sa bouche une répétition longue et usante pour son entourage. Il avait l'infini devant lui alors s'il souhaitait articuler mille fois le même mot, il s'en octroyait volontiers le droit.

Serah et Aude apparurent. « Nous avons placé les boîtes à musique de façon à ce qu'ils les voient. Elles les conduiront ici dès qu'ils les toucheront. » articula la plus sympathique des deux. Serah était motivée par cette entreprise. Aude, elle, ne paraissait pas convaincue, à l'image de Clovis. « Je continue à penser que nous aurions pu nous occuper de cela seuls. ». Haruki sourit. Certes, cela aurait pu. Mais il y avait bien trop d'intérêts en jeu, ne serait-ce qu'à cause de l'un des leurs, un Maître qui avait en quelque sorte fauté de par ses choix. Mais auraient-ils pu exiger de lui qu'il renonce à une chose si importante, une chose qui, de toute façon, devait être ? « Cole viendra-t-il ou compte-t-il déserté en se rangeant dans le clan adverse ? » demanda Aude, un brin moqueuse. Cette fois, Haruki soupira, fixant la brune de ses prunelles bleues comme s'il lui reprochait de poser des questions auxquelles elle avait déjà les réponses. Il suffisait d'admirer le futur pour savoir ce qu'il adviendrait. C'était d'ailleurs pour cela qu'ils avaient décidé de faire entrer un brin de folie dans leurs prévisions : des Hommes qui ne connaissaient rien ou presque aux rouages du temps. Ils les guideraient mais ce serait tout. De toute façon, il n'y avait plus que des certitudes sur le résultat, sur ce qu'il adviendrait du fautif. Ainsi son destin devait-il se dessiner. Maintenant, la façon par laquelle la fin devait arriver n'avait plus d'importance. « Le problème réside dans le fait que le coupable demeure invisible au regard des Ætheri. ». « De toute façon, ceux-ci se fichent de ce qu'il se produit en ce moment même. Ils ont bien plus préoccupant à penser. ». Les autres acquiescèrent, sauf Azaël qui était toujours en train de répéter son mot dans son coin en dansant une danse inconnue avec un partenaire imaginaire, ou non visible pour les autres. « Ils se doutaient surtout que nous n'allions pas rester silencieux bien longtemps. ». « Fichtre ! » s'écria tout à coup le Maître du Temps aux traits purs et à l'esprit un peu fou, provoquant le silence chez ses semblables. Azaël n'était pas toujours comme ça, parfois, il était tout à fait « normal », d'autres fois non. Néanmoins, peu importe sa manière de faire, il arrivait toujours à un résultat parfait. Il ne manquait plus que les « invités » et tout s'accélérerait.

803 mots

EXPLICATIONS:

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Dim 09 Aoû 2015, 22:32

Papa, maman !? Je suis heureux que vous alliez bien.

C’était ce que je disais alors que je retrouvais mes parents et avec tout ce qui m’était arrivé, je méritais bien un peu de repos avec mes parents. Apres tout, j’avais quand même du combattre des kidnappeurs alors que Sceptelinôst était en proie au drame suite au tremblement de terre, mais surtout cette nouvelle terre ou les sirènes semblait avoir déjà pris leur aise. J’avais d’ailleurs faillit ne pas revenir de cette expédition. J’avais clairement eu beaucoup de chance et maintenant, même si le monde s’écroulait, je me disais que je méritais bien un peu de repos. Je pouvais en plus protéger papa et maman qui n’avait pas vraiment la carrure pour combattre tous ses cataclysmes qui survenait sans cesse. Toujours était-il que les nuits n’étaient pas facile, je ne saurais dire pourquoi, mais j’avais le pressentiment que les problèmes allaient encore me tomber dessus. Il fallait dire que c’était devenu une habitude pour moi. J’avançais de région en région et à chaque fois je me retrouvais en prise avec les problèmes. Je ne saurais dire si cela était dû au destin, si je pouvais faire quelques choses pour change cela, mais après quelques jours de repos bien mérité chez mes parents, je décidais de me promener un peu sans raison particulière. Comme à leur habitude mes compagnons Gouki, Ivy et Tathar était avec moi…Au bout d’un moment je décidais de revenir alors que mes parents semblait absent… Je me disais qu’il était partir faire des courses, mais une chose attirerait mon attention. Il y avait une sorte de boite à musique sur la table à manger, curieuse et me demandant quand même si mes parents n’étaient pas là, je criais :

Papa !? Maman !? Vous êtes là ?

Pas de réponse, ils étaient donc absents. Je me dirigeais alors vers la boite à musique j’étais comme attirer par elle et alors que je la prenais je disais:

Quel drôle de boite à musique, je me demande si.

Paf, une lumière m’éclairait pendant un bref instant et voilà que je disparaissais sans laisser de trace. Le village ou vivait mes parents pouvait sans doute entendre le hurlement de détresses de Gouki. Il n’avait visiblement pas été invité et mes esprit compagnons non plus. Il était du coup pratiquement impossible pour eu de me retrouver et je osais imaginer la panique que cela avait dû provoque chez eux. Je n’osais pas non plus penser de ce qu’allait s’imaginé mes parents qui venait seulement de me retrouver après des mois, presque des années d’aventure et de séparation.

Mais surtout, je n’avais pas le temps d’y pensé, je me retrouvais dans un lieu qui m’était totalement inconnu. En même temps, il était difficile pour moi de savoir où j’étais alors que j’atterrissais sans une sorte de bois par magie… Je faisais rapidement un tour autour de moi pour voir que d’autre gens étaient là et que d’autre apparaissait. Dans tous ses gens, je pouvais en reconnaître certaines. Premièrement, je pouvais reconnaître le maîtres du temps qui m’avait offert, il y a peu un sablier… Je ne savais pas ce qu’il voulait de moi, mais ma première déduction était de croire qu’on était tous des élèves des maîtres du temps. Je voulais alors leur demander ce qu’il voulait de moi, mais c’était à ce moment-là que je voulais une nouvelle personne apparaître et que je connaissais plutôt bien, vu qu’on avait vécu une aventure ensemble récemment. Je me dirigeais vers elle pour dire :

Héliana que je suis heureuse de te voir. Toi aussi tu as été appelé par les maîtres du temps ?

Je montrais évidemment les cinq qui c’était présenter devant moi, je n’avais pas eu l’honneur d’avoir eu vent du sixième. Mais une fois mes retrouvailles avec Héliana, je me tournais vers les maîtres du temps qui voulait sans nul doute nous demander quelques choses… Sinon, il ne nous aurait pas conviés ici… En tout cas, c’était ce qui me paraissait le plus logique… Même si en réalité, je pensais toutes les personnes présentent ici… En dehors des maîtres du temps. Suivaient la voie du temps. Enfin bref, je finissais donc par le dire :

Excusez-moi, mais pourquoi nous avoir conviez ici… En plus j’aurais bien voulu avoir mes compagnons avec moi… Déjà que mes parents je venais juste de rentrer voir mes parents… Pauvre Gouki, Ivy et Tathar, ils doivent s’inquiète comme pas possible après m’avoir vu disparaître.

Une grande partie de la discussion était surtout pour moi… Même si je parlais de manière à être entendu par les maîtres du temps. Je ne râlais pas ou pas trop, mais j’aurais aimé être appelé autrement et avec mes compagnons surtout.


786 mots

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Lun 10 Aoû 2015, 01:45




Battant des cils, Callidora revenait lentement à elle. Elle ignorait ce qui venait de se passer, mais son crâne la faisait terriblement souffrir, à croire que quelqu'un la frappait sur le devant du front avec une barre de métal. Elle se frotta les yeux, ne distinguant rien d'autre que l'obscurité. Elle finirait par s'habituer à la noirceur qui régnait ici, mais pour le moment, elle devait trouver un moyen d'apaiser sa migraine qui l'empêchait de réfléchir sereinement. Elle se redressa, titubante, et commença à marcher sans savoir où elle allait. Peu à peu, alors que le temps s'égrenait dans une lenteur indescriptible, ses sens reprirent vie. Une odeur âcre de brûlé envahissait l'air nocturne, et bien que sa vision refusât de s'améliorer, elle sentit sous ses pieds nus la caresse de l'humus. Ses orteils s'enfonçaient dans la terre détrempée à chaque pas, et elle ne parvenait pas à progresser comme elle le souhaitait. Sa démarche peu assurée lui donnait l'air d'une jeune femme s'éveillant après un long sommeil qui tenterait désespérément de reprendre contact avec le monde réel.

Lorsque le mot réel éclot dans son esprit, Callidora eut l'immonde pressentiment qu'elle l'employait à tort. Une brise glaciale soufflait autour d'elle, et ses cheveux mouillés lui indiquaient que la pluie avait fait une apparition un peu plus tôt. Soudain, un cri déchira la nuit, un cri inhumain, presque animal. Un sentiment d'urgence s'empara d'elle et elle commença à courir telle une proie qui lutte pour sa survie en sachant le combat perdu d'avance. Au bout de quelques instants, son coeur s'emballa et se mit à tambouriner à toute vitesse dans sa poitrine. Elle déglutit avec peine, refusant d'arrêter sa course, les poumons enflammés. Elle ne savait pas ce à quoi elle voulait échapper, mais une certitude terrifiante l'empoignait : elle ne devait être rattrapée sous aucun prétexte. Sa vue refusait de s'habituer aux ténèbres qui l'entouraient et elle se demanda avec effroi si elle parviendrait à s'échapper, privée de l'un de ses sens. Elle accéléra la course, se sachant poursuivie.

Alors qu'elle tentait de réfléchir à un moyen de survivre, elle s'effondra à genoux. Sa belle robe blanche, seul élément distinguable dans la nuit, se couvrit d'un liquide sale et poisseux. Elle voulut se relever mais son pied paraissait coincé sous la flaque, pris sous une racine. Elle se débattit de toutes ses forces pour le dégager sans parvenir à quoi que ce soit. Totalement paniquée, elle fit tomber la dague qu'elle portait toujours sur elle pour tenter de trancher la racine qui l'empêchait de continuer sa route. Elle approcha la lame de sa cible et s'arrêta net, paralysée par une terreur sans nom. Les nuages venaient de dégager le ciel pour offrir à la terre quelques secondes de lumière qui anéantirent tout espoir. À travers un rayon d'argent, Callidora se vit à moitié allongée, les cheveux hirsutes, le regard animé d'une lueur folle, prête à en découdre avec quiconque approcherait. Elle retint un hurlement de terreur en réalisant que la mare de sang dans laquelle elle baignait lui appartenait.

Callidora se réveilla en sursaut, s'apprêtant à pousser un cri de terreur. Elle posa une main sur sa bouche, haletante, et ferma les yeux. Elle avait toujours eu du mal à distinguer les cauchemars de la réalité, et celui-ci ne faisait pas exception à la règle. Elle prit quelques minutes pour retrouver une respiration calme, s'accordant un peu de repos après cette poursuite imaginaire mais épuisante. Elle finit par s'apaiser et porta son regard sur la cruche d'eau qui trônait sur le bureau. Elle jeta un regard rapide à Syveth qui dormait paisiblement à côté d'elle, enroulé dans sa couverture. Elle se leva avec précaution, encore sonnée de son abominable rêve. Lorsqu'elle parvint à hauteur du pichet d'eau, elle constata avec surprise qu'une magnifique boîte à musique s'y trouvait également. Finement ouvragée, elle relevait plus d'une oeuvre d'art que d'un objet du quotidien, et, fascinée, Callidora ne put s'empêcher de poser la main dessus.

Lorsqu'elle ôta sa main, elle se retrouva dans un sous-bois qui ne lui paraissait pas étranger. Elle fut cependant incapable d'y mettre un nom, tout comme sur le visage des gens présents et de ceux qui apparaissaient lentement. Elle vit une fillette d'une douzaine d'années qui bavardait avec une autre fille plus âgée aux cheveux rouges coiffés d'une couronne. Elles paraissaient toutes deux étonnées de se trouver là mais la jeune Rehla décida de ne pas les déranger puisqu'elles se connaissaient. Elle se dirigea finalement vers un individu à l'allure androgyne qui lui paraissait digne de confiance. Elle prit garde de laisser ses mains en évidence pour montrer qu'elle ne possédait pas d'arme et ne représentait pas une menace. "Excusez-moi mais pourriez-vous me dire ce que je fais ici ?" Elle parla d'une voix douce, sincèrement intriguée, et pencha la tête sur le côté en formulant sa question. Elle avait beau se souvenir de ses lectures sur les phénomènes magiques inhabituels, aucune ne mentionnait une téléportation par l'intermédiaire d'une boîte à musique. Elle décida d'attendre que l'être aux traits délicats ouvre la bouche, conservant une distance respectable entre eux. Après tout, peut-être détenait-il la réponse à ses interrogations.


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Lun 10 Aoû 2015, 15:29


 
   
 

J'avais fini par quitter la ville et son brouhaha incessant au détriment de la pureté, de la simplicité et du calme de la forêt. Être entourée de temps de monde, devenait à force plus oppressant qu'autre chose. Cela faisait quelques minutes, voir même des heures que je foulais le sol jonchait de pierres, de racines apparentes, et d'insectes aussi gros que mon pieds. Le temps semblait s'écouler avec une vitesse surprenante. Le ciel était peu apparent, caché par les branches des arbres aussi vieux que beaux. Les seuls bruits étaient de la nature et de ma respiration qui se faisait de plus en plu saccadée à force de marcher et d'éviter tous obstacles se dressant sur mon passage. Plusieurs branches vinrent fouetter et griffer ma peau de leurs mains crochus, je sentis des épines me rentrer dans les pieds, la nature était belle et hostile à la fois. Adsorbée par ma tache, je faillis passer sans apercevoir cet étrange objet, qui n'avait clairement pas sa place ici. Mais cette douce mélodie que la boîte produisait m'appelait, m’envoûtait. Comme apparut par magie, elle semblait ne jamais cesser de diffuser ce son si harmonieux et enchanteur. Il n'y avait personne aux alentours, ni chanteur, ni danseurs, ni même une personne tapis dans l'ombre attendant le bon moment pour venir reprendre cet objet. Alors que je crus m'en éloigner mes pas me conduisirent juste en face. La chose était posée sur une pierre, bien en évidence, comme si elle attendait que son propriétaire veuille bien la reprendre. S'en même m'en apercevoir, ma main s'approchait tout doucement comme attiré, je ne pouvais ni reculer, ni quitter des yeux ce présent. J'étais comme hypnotisée, je n'avais plus qu'une seule chose en tête, poser ne serait qu'un doigt sur l'objet de mes désires. La musique sonnait à mes oreilles comme une douce symphonie, une mélodie que je n'avais jamais entendue mais qui pourtant me paraissait à la fois familière et rassurante. J'étais charmée et impossible de me soustraire à cet envie de toucher l'objet si finement détaillé. Le son était aussi beau que l'apparence. Tout était fait pour me plaire.

Lorsque je finis par poser un doigt dessus, une vive lumière blanche m'aveugla. Et pendant presque dix secondes, je ne vis que cette lumière. Au fur et à mesure que je reprenais constance, des petits  points noirs vinrent danser devant mes yeux. Je les frottais rapidement à l'aide de mes poings afin de tenter de les chasser, mais rien n'y faisait. Je clignais plusieurs fois des yeux, mais il me fallut un moment avant de pouvoir les ouvrir correctement sans rien apercevoir d'autre que le paysage. A premier vu je me trouvais encore dans les bois. Je pensais n'avoir pas bougé, mais après avoir inspecté les lieux plus en détail, plusieurs choses me sautèrent aux yeux. La boîte n'était plus là, j'eus beau la cherché, tourner la tête dans tous les sens, elle n'était plus sur la pierre, qui avait elle aussi disparut comme par magie. Les lieux étaient les mêmes tout en étant différent. Les arbres me paraissaient plus rigide, plus vieux, et surtout beaucoup plus altérés par le temps, mais le ciel ne m''apparaissait pas et les bruits de la nature semblait se valoir. Mais, la chose qui me sauta aux yeux, la différence la plus flagrante était que je n'étais plus seule. Moi qui pensait n'avoir pas bougé, et avoir simplement rêvé ce moment … qui avais cru n'avoir fait qu'un rêve. Trop hâtée, j'avais fini par me cogner à ce que je cherchais tant à éviter, les branches les plus basses des arbres, et je mettais simplement évanouie. Mais pour m'assure de la véracité de ma vision, vérifier que je n'étais pas en plein rêve, je me pinçais le bras droit le plus fort possible.

« Aie …  Bien réel»

Je doutais que quelqu'un m'est entendu, aussi je continuais d'analyser la situation. Nul doute que je ne rêvais pas. Il ne pouvait donc s'agir que de magie. Je ne m'y connaissais pas encore assez pour saisir toute la situation. Mais aucun doute possible quand au fait que j'étais venue ici par magie. Mais pourquoi ? Je n'étais pas seule en ces lieux, plusieurs personnes y étaient entassées. Étaient-elles ici pour les mêmes raison ? Avaient-elles des réponses à mes questions ? Malgré toute la curiosité qui me dévorait de l'intérieur, je ne parvenais pas à faire un pas. Je semblais comme clouer sur place, peut être un effet secondaire. Je me mis à observer ceux qui m'entourait. Un groupe de cinq personnes se tenaient comme à l'écart. Un homme plus efféminé que je le serais jamais, et trois autres personnes se tenaient en retrait. Si je ne pouvais pas bouger autant essayait de tirer parti de cet embarras. Je m'appuyais contre un arbre et continuait de fixer le groupe de cinq, non plutôt de six. Nul doutes qu'ils n'étaient pas comme nous. Trois hommes, trois femmes, qui dégageaient un charisme impressionnant. Malgré tout, cette situation était désarmante et cela commençait presque à m'agacer. J'étais libre d'aller ou je voulais, je ne voulais pas dépendre de quelqu'un pour m'amener à tel ou tel endroit. Encore une fois, plus pour moi même, des mots quittèrent ma bouche.

« Bon sang, mais qu'est ce qu'on fait ici ? ... »

Je ne manquais de respect à personne, mais tout cela était perturbent il fallait bien l'avouer. J'étais totalement perdue.

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Ven 14 Aoû 2015, 17:19

Héliana se tenait assise, devant ses esquisses, ses toiles de peinture. Elle les observait, cherchait à en retrouver le sens par le simple biais des traits qu'elle venait de tracer, se corrigeait à chaque coup de pinceau qu'elle jugeait mauvais, effaçait ce qui ne lui correspondait point, ou ce qui pouvait être mal interprété. C'était une de ses habitudes, de rester pendant plusieurs heures à s'interroger sur le fruit de son travail. Cela lui permettait de se remettre en cause mais également de se plonger dans ses souvenirs les plus profonds sans pour autant s'embourber dans de trop douloureuses jérémiades. Ses paupières se fermèrent doucement, tandis qu'elle se reculait de sa chaise, devenue maintenant bien trop petite pour sa taille et bien trop frêle pour soutenir son poids. Elle ne se résignait pas à en demander une autre, et lorsqu'elle approcha un de ses doigts de la fresque, elle put sentir une larme rouler sur une de ses joues demeurées inertes depuis bien des années. Écarquillant les yeux, elle rapprocha une de ses mains de son visage pour en écarter l'unique preuve de lâcheté qu'elle daignait montrer, sa seule faiblesse que jamais elle ne supporterait. Balançant la goutte d'eau dans le vide, la laissant se répandre sur le sol de la bâtisse dans laquelle elle résidait, elle prit sa tête entre ses mains, avant de sangloter bien plus fort que l'on aurait pu la croire capable.

Ses doigts longs et fins parcouraient les étoffes, avant que d'un revers de main violent, elle ne les envoie valser contre le mur. Tout ça la représentait-elle vraiment? Était-ce cette impression qu'elle désirait transmettre? Elle l'ignorait. Et son cœur se déchirait d'être ainsi perdue entre ciel et terre, de ne savoir ou se trouvait véritablement sa place. Chez elle, dans son foyer aux côtés de l'Elfe Éternelle ainsi que de la Dullahan ou à la citadelle blanche qui demandait son aide plus que n'importe qui d'autre? Son peuple était-il elfique ou angélique? Elle avala sa salive, sentant que des maux de têtes n'allaient pas tarder à secouer son cerveau perturbé. Elle se dirigea vers la porte de la demeure, ignorant les appels incessants de l'être sylvestre qui la surveillait constamment. « Dame Héliana ! Je vous en prie, parlez...» Il s'arrêta de lui-même dans sa démarche, attrapant son poignet sans se risquer à le serrer. « Parle moi. Je ne suis plus un inconnu à tes yeux, à présent, n'est-ce pas? Nous vivons sous le même toit, et je te découvre un peu plus chaque fois que je te vois. Tu ne peux pas me demander de rester serein alors que ton visage est meurtri par la souffrance.». Il crut apercevoir un très faible sourire sur le visage de l'être céleste. « Vous ne sauriez comprendre. N'allez pas vous méprendre.» Et elle quitta le lieu sans plus de cérémonies, déployant ses longues ailes blanches qui traînaient sur le sol dés lors qu'elle marchait, pliant les genoux et prenant son envol.

Cependant, quelque chose l'attira sur le rebord de la fenêtre de sa résidence et sans se faire voir par Losagel qui guettait non loin son retour, elle s'en approcha. Pour une raison inconnue, ses yeux ne purent se détacher de ce qui lui semblait être une boîte à musique. Aucun son n'en sortait et pourtant elle l'envoutait. Baissant les yeux, elle voulut en approcher la main, avant de se résigner. De quel droit s'appropriait elle ce dit objet? Les larmes recommencèrent à couler sans qu'elle ne les ai autorisées. Grimaçant, elle posa ses mains sur le dit objet et son esprit disparut aussi vite que son corps, se laissant entraîner dans un tourbillon de magie qui dépassait toutes ses espérances. Quand elle rouvrit les yeux et parvint à se redresser correctement, la première personne qui se dressa devant ses yeux fut Mia, la chamane rencontrée à Taelora. Elle tenta de bredouiller quelques mots, sans y parvenir, le regard fuyant, les mains tremblantes comme si elle craignait le pire. Ses yeux cherchèrent immédiatement la Dame des Abysses, mais elle ne trouva pas son compte. Pour autant, elle ne s'estimait pas hors de danger. Tout pouvait arriver. Et ils n'étaient pas arrivés ici par hasard.

Elle décida cependant de garder sa rancœur pour elle-même et d'agir comme à l'habituée en face de la jeune adolescente, lui adressant donc un sourire teinté de légèreté qui contrastait avec l'état d'esprit dans lequel elle se trouvait. « Bonjour, Mia. Je suis également en joie que vous soyez là.» Elle ne mentait point, mais quelque chose clochait définitivement dans la manière qu'elle avait de s'exprimer. Comme une hésitation terrible, comme si elle avait peur de sombrer dans le précipice à chaque faux pas. Détendant ses muscles, elle ne put guère garder cette expression d'allégresse qui trônait sur son joli minois. La silhouette de l'Alfar se dessinait non loin d'elle, et elle eut l'ultime conviction que devant ce dernier, elle devrait tenir un rôle bien précis. Appuyant sur le sol afin d'être bel et bien stable, son regard de détresse se changea en une détermination sans faille. Personne ne la ferait quitter les lieux, quand bien même elle ignorait la raison de sa venue. Le destin fait bien les choses.
914 mots


Résumé:
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Ven 14 Aoû 2015, 18:28


Et mince. Drosera. Il venait de quitter Drosera. Pourquoi ? Quelle calamité. Kohei qui ne voulait plus rien à voir avec le monde extérieur pour un moment venait d’être outrageusement contraint à sortir de son trou. Il se sentait bien, chez lui. Avec tout ce qu'il se passait, il ne voulait plus voir qui que ce soit qui n'était pas un Alfar. Du dégout. Voilà ce qu'il éprouva. Tranquillement posté à la fenêtre de sa chambre, feuilletant un livre, las, dans lequel il avait était pris pour ne plus en sortir, les yeux vidés, le geste simple, il avait posé l'ouvrage, sans même prendre la peine d'en garder la page, tournant la tête vers cet étrange objet qui ressemblait à s’y méprendre à une boîte à musique. Et maintenant, il était là. Le blond était maudit. Avoir autant de malchance, c'était totalement inhumain. Si habituellement ces moments de pur acharnement du sort ne se traduisaient que par sa maladresse, parfois elle le foutait dans une situation des plus inadmissibles. Et où était-il enfin ? Pas loin de sa cité, il l'espérait. Mais il rêvait un peu trop…

Les traits durcis par la frustration, il scrutait les alentours du regard, cherchant à s'adapter à l'environnement. Pour rentrer, il fallait déjà qu'il sache s'orienter. Et pour l'heure, il ne le pouvait pas. Fort heureusement, il n'était pas seul. Plusieurs personnes se trouvaient çà et là, et certaines se sentaient perdues, tandis que d'autres semblaient plutôt maîtres de la situation. Son regard voulu se tourner instinctivement vers ceux-là, avant que la vision d'une frimousse rousse ne le retienne. Héliana. Mais enfin, qu’est-ce que cela signifiait ? Pourquoi eux ? Pourquoi étaient-ils réunis dans un endroit si étrange ? Pourquoi ne pouvait-on simplement pas lui foutre la paix ? Pourquoi l’avait-on appelé en ces lieux ?

Son regard restait posé sur l’Ange. Dans son expression faciale quelque chose semblait clocher. Elle n’avait plus l’air aussi… angélique qu’autrefois. Comme si quelque chose la préoccupait presque dangereusement. Mais ses pensées divergèrent encore… Revoir l’Ange lui parut comme un énorme coup de poing en pleine face. Et dire que seulement quelques jours auparavant il avait failli tuer un des siens par pur excès de rage. Tout ça parce qu’il se trouvait dans la forêt des murmures, alors que les Alfars perdaient la face contre les Elfes qu’ils avaient eux-mêmes attaqués… Mais que lui avait-il prit ? Protéger les Alfar était infiniment plus important que foncer tête baissée sur tout ce qui n’en était pas. Les Alfars… et leur désir inassouvis d’assoir leur puissance… Qu’allait devenir son peuple ? En se laissant entrainer, il avait failli mourir. Il ne regrettait pas. Mais il savait que ces agissements étaient étranges. Tant les siens que ceux des Alfars.

Héliana avait peut-être été appelée de la même manière que lui, hypnotisée par cette maudite boîte à musique… En tout cas, il ne sut comment tout cela s’était organisé. « Héliana. Cela faisait bien longtemps. » Tellement longtemps en réalité. Plus longtemps encore que la dernière fois qu’il avait vu Mircella. Un flot de souvenir s’empara de son esprit. Il la revoyait encore à la frégate. Là où tout avait pris fin. Ce moment avait marqué un si grand changement dans sa vie. Il sentit un étrange malaise dans son ventre lorsqu’une simple question lui effleura l’esprit. « Comment vont Julia et Mircella ? » Cette question, loin d’être une simple formalité visait réellement à s’enquérir de l’évolution des deux. Non pas qu’il ignorait le malaise qui transpirait du visage de la jeune fille, mais les mots rassurants ou tout autre formule, ce n’était pas un don inné pour lui…

Il se reculait un peu d’elle, voulant juger de la situation générale. Qu’il aimerait partir. Mais qu’il n’oserait pas laisser l’Ange seule dans un tel endroit… Son dégoût pour les autres… Il ne le ressentait plus lorsqu’il se trouvait face aux gens qu’il connaissait bien avant tout ces horribles événements. « Et toi surtout ? Quelque chose ne va pas, et ça se voit. » Il fallait absolument qu’il prenne des repères, et qu’il trouve enfin un fichu moyen de partir. Mais cela lui sembla bien expédié. Plutôt que de partir la rage entre les dents, il songea plutôt à d’abord s’enquérir des raisons qui l’amenaient en ces lieux, et surtout, l’Etat de l’Ange l’inquiétait quelques peu. Il ne posa aucune question aux personnes présentes. Il ne voulait pas du moindre contacte. C’était en cette pensé qu’il se su rancunier. Mais il allait se contenter d’écouter ce qu’ils avaient à dire. Kohei voyait des gens apparaître les uns après les autres. Des personnes… étrangères à sa race… cela l’énerva. Cependant, cette observation lui permit de comprendre qu’une fois ces apparitions finies, il y aurait une prise de parole de ces hommes et femmes observant la scène d’un œil plus aguerrit. Et il l’attendait patiemment.
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Sam 15 Aoû 2015, 23:58


« Comptes-tu m’ignorer encore longtemps, Isabella ? » s’agaça le Professeur. Planté dans l’encadrement d’une porte, les bras croisés, il toisait, avec une nonchalance qui frôlait l’insolence, une jeune femme qui faisait mine de ne pas l’entendre. « Tu te comportes vraiment comme une gamine capricieuse. » articula-t-il tout bas. Elle eut un hoquet de mépris. « Je crois entendre le Patron. Tu parles comme lui, tu deviens comme lui. Je suppose que tu as même copié ses goûts en matière de femme. » Répondit-elle, tournant la tête pour planter son regard perçant dans les yeux bleus de son grand frère. Ils se dévisagèrent longuement sur un air de défi. « Bien. » finit par murmurer Cole qui, peu à peu, reprenait l’allure décontractée et impertinente qu’on lui connaissait. « Très bien. » renchérit-il en haussant les épaules. Un léger sourire aux lèvres, il tourna les talons. « Où vas-tu ? » - « Ailleurs. Lorsque tu cesseras de te conduire comme une enfant, je songerai à revenir te voir. » Elle s’empourpra, criant au Maître du Temps qui s’éloignait et qu’elle ne voyait même plus : « Tu sais très bien que je ne l’aime pas. » Dans un soupir, il fit demi-tour. « Je ne te demande ni ton avis ni ton approbation. » - « Elle est mauvaise. » - « Dois-je me répéter ? » - « Je m’inquiète pour toi. » - « Je vais très bien. » - « Elle est … » - « Ta belle-sœur. » Ces mots lui arrachèrent une grimace. Nerveuse, elle secoua les longues boucles brunes de sa chevelure. « Elle détruira ta vie. Elle a déjà commencé. » Il leva les yeux au ciel, comme amusé par l’avertissement. « Je suis sérieuse. Je n’aimerai pas être à ta place, en ce moment. » - « Tu ne devrais pas t’en soucier autant. La situation n’est pas aussi désastreuse que tu le penses. » - «  Ne me fais pas croire que les Maîtres du Temps sont d’accord avec tes choix. » - « Non mais ils sont assez intelligents et clairvoyants pour savoir que cela devait arriver. Je suis un tordu et ils le savent. Je suis certain qu’ils s’attendaient à pire, de ma part. » - « Pire que de demander la main de la Dévoreuse et de la laisser filer en possession de l’artefact ? » - « J’ai une sacrée réputation. » Il rit. « Cole … S’il te plait. Ce n’est pas un jeu. » - « Si c’était le cas, tu ne serais pas un pion de la partie. Reste en dehors de tout ça. » La Magicienne s’approcha d’un pas hésitant vers Cole. « Que vas-tu faire ? » - « Rejoindre les autres et leur prêter main forte. » - « Ils te feront payer tes décisions. » - « Je suis convaincu qu’Azaël ne sera pas contre moi. » Il songea avec ironie qu’il était l’âme sœur d’une femme qui avait mis au monde sa propre âme sœur. « Les autres seront forcés de l’imiter même s’ils aimeraient qu’il en soit autrement. Ils finiront par plier. Sauf peut-être Aude. Elle a son petit caractère. » Isabella ne paraissait pas rassurée. Lentement, elle se glissa dans les bras de son frère. « Fais attention à toi. Ta charmante épouse risque de t’en vouloir. » - « Non. Elle fait ce qu’elle veut et moi aussi. » Doucement, il embrassa le front de la jeune femme puis s’écarta. Il esquissa un petit geste avant de s’éclipser.

« Je vous ai manqué ? » s’enquit le Professeur d’un ton moqueur. Un sourire aux lèvres, il observait les autres Maîtres du Temps. « De toute évidence, non. » L’atmosphère ne semblait pas le déranger. D’une démarche légère, il se dirigea vers Azaël, gratifiant au passage Serah d’un clin d’œil. Cole s’était toujours entendu avec l’Ange et le Mage Blanc. Du moins, il était aussi proche de ce dernier qu’on le pouvait. Il n’avait jamais semblé porté attention aux sautes d’humeur et aux excentricités du plus puissants d’entre eux. « Je pourrai m’excuser. » lui glissa-t-il d’une voix basse. « Je pourrai prétendre être désolé mais je ne le suis pas et tu le sais. » Il ne comptait pas mentir pour apaiser les tensions. Ils étaient censés comprendre. Ils le devaient. Parfois, c’était tellement difficile de mettre ses sentiments à part. Cependant, ils voyaient le passé, le présent et le futur. Ils devaient se résigner. En tout cas, Cole se reposait entièrement sur l’essence qu’ils partageaient avec ses compères pour éviter l’incident. « Hum. La jolie Prophétesse n’est pas parmi nous. » Elle prenait toujours ses résolutions aux derniers instants, rendant floue et instable la ligne de sa propre destinée. « Dommage. »

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Mitsu
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Mitsu
Lun 17 Aoû 2015, 00:19



GROUPE VII
Vanille, Mia, Kohei, Callidora, Adam, Cassiopée, Héliana [Mircella], Oroshi [Milady]

Le regard de Serah se posa un instant sur la jeune Mia, une apprentie de la voie du temps. Le temps, il était au centre de tout, au centre même de la réflexion de la Chamane. Alors, doucement, elle s'approcha afin de lui murmurer : « Tout vient à point à qui sait attendre. Tu l'apprendras en nous côtoyant jeune fille. Rien ne sert de demander lorsque les réponses se trouvent si proches. ». La jolie blonde était de loin la plus magnanime et patiente de tous. Aude, aux longs cheveux de jais, elle, fixait Mia avec une pointe d'agacement. Son caractère était difficile et elle était redoutable, surtout avec les nouvelles recrues qu'elle n'épargnait jamais. « Nous attendons simplement d'autres invités » chuchota-t-elle, passant outre la non approbation d'Aude quant à son comportement quasi maternel, avant de se reculer pour aller rejoindre les autres. « Ta bonté te perdra, Serah. » lui dit le sixième Maître du Temps dans un sourire. Lui-même était un Ange, un Ange qui se voulait juste et, parfois intraitable. Il avait assisté à tant d'événement en même temps, obligé d'incarner « la clef » de bien des solutions. Mais sans doute étaient-ils tous ainsi, trop jeunes et trop vieux à la fois. Ils n'avaient pas vraiment d'âge. Azaël, quant à lui, s'était retrouvé face à une jeune femme aux cheveux de feu et, depuis qu'elle lui avait adressé la parole, avait cessé de bouger, la fixant comme un pantin immobile. Sa respiration semblait également inexistante. Une forte bourrasque de vent aurait pu le faire tomber, du moins, vue de l'extérieur, c'était l'impression que son corps inerte donnait. Puis, après quelques longues secondes, il s'activa, son index venant toucher le front de l'intéressée plusieurs fois, le tapotant doucement, comme s'il jugeait de sa qualité. Son crâne était-il vide ou rempli ? Rempli de quoi ? « Rempli d’Étoiles ! ». Il rit, visiblement heureux de sa trouvaille, tout en continuant ses petits gestes. Il ne répondit guère à la question et stoppa son geste que lorsqu'un septième Maître du Temps apparut. Alors, ce fut lui qui fut l'objet de sa manie, l'index d'Azaël cognant son épaule à rythme régulier alors que Le Professeur lui parlait. Ses dires ne semblaient guère atteindre l'homme aux traits efféminés mais lorsqu'il évoqua la Prophétesse, le Maître du Temps dit d'un voix forte et poétique : « L'avènement des terres oubliées signera l'effondrement de l'ordre établi. Les cartes redessinées devront supporter les affres des éléments déchaînés. Chacun aura son rôle à jouer dans la recherche de l'équilibre qu'il faudra trouver pour ne pas sombrer. ». Tout avait du sens et cette prophétie aurait dû être prises au sérieux par les Hommes trop peu soucieux de l'écho des vagues traversant le temps. Haruki, peu de temps avant, avait posé son index sur ses lèvres, pour montrer à l'Orisha indomptable que l'instant n'était guère aux questions. Ils y viendraient, bientôt. Le Professeur était une pièce maîtresse et dans ses murmures à l'oreille d'Azaël, il avait révélé ce que tous ici souhaitait connaître : la position exacte de la coupable, celle-la même qu'il faudrait rejoindre. « Le futur sera, qu'importe l'inclination de ton cœur. Tu le sauras, jamais ne s'éternisera la rancœur. ». Alors, quittant ses interlocuteurs pour murmurer quelques mots à l'oreille de Clovis au passage, il finit par disparaître dans le bois, le son du chant qu'il entama comme seul preuve de sa présence.

L'homme s'avança, son allure athlétique dominant toutes les têtes présentes. « Des rumeurs courent sur nos terres. Certains d'entre vous les auront sans doute entendu. La Dévoreuse et l'Architecte, ces entités mystérieuses responsables de la création des Masques d'Or et du chaos qui dévore le monde, ne seraient qu'une seule et même personne : Vanille caël Deslyce, la Dame des Abysses. ». Clovis marqua une pause. La suite ne leur était guère favorable. « Si le pouvoir de la  Khæleesi est grand, rien de ceci n'aurait été possible sans le bien dont elle nous a dépossédé : une montre contenant les pouvoirs du temps, la rendant invisible aux regardes des Ætheri. ». Ortance leva les yeux au ciel. Tout ceci à cause de cette montre. Elle avait pourtant demandé à ce qu'elle soit détruite. Mais ce qui était fait était fait et elle savait mieux que quiconque que ressasser sans cesse un « Je vous avais prévenu » ne résoudrait rien. « Ne la haïssez pas pour ce que le Destin a choisi pour elle. La Véritable Ligne du Temps est immuable... ». continua l'homme au kimono bleu. Du moins, elle le serait pour ceux qu'il avait en face de lui. Il n'avait pas le temps d'entrer dans les détails, de parler de la Prophétesse et de ses morts répétitives quand celle-ci était rompue. « C'est pourquoi nous nous devons de la retrouver et de la punir. La Royauté ne l'habillera bientôt plus, soyez en sûrs. ». Que pouvait-il dire, lui qui savait ? Leur promettre qu'ils la tueraient pour ses forfaits ? Hum. La chose serait bien fausse. Cependant, ils allaient lui donner une leçon qu'elle n'était certainement pas prête d'oublier. L'ego légendaire de la Dame en prendrait un coup, même si elle s'en relèverait. Clovis lâcha : « La Dame se trouve dans les Montagnes du Continent Naturel. ». Azaël revint, emportant avec lui une dizaine de boîte à musique qui ne cessaient de se multiplier sur ses deux mains sans jamais vaciller. « Nous nous y rendrons par leur intermédiaire. ». Clovis n'avait guère besoin de leur expliquer leur fonctionnement.  

926 mots
Ouais je me suis étalée pour pas grand chose mais c'est de la faute des gens de la CB o/ /sbaf

EXPLICATIONS:

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Lun 17 Aoû 2015, 15:29




L'être qui venait de s'approcher de Callidora lui tapotait désormais sur le crâne. Lorsqu'il s'écria qu'il était rempli d'étoiles, la jeune femme ne put s'empêcher de sourire. Son esprit résonnait du murmure incertain des astres lumineux, mais jamais elle n'aurait pensé que quelqu'un puisse le découvrir de la sorte. Amusée, elle laissa faire Azael jusqu'à ce qu'une dernière personne apparaisse, détournant leur attention à tous les deux. Les paroles du nouveau venu firent frissonner la Rehla. Il émanait de lui une grande sagesse et un savoir immense, et elle se demandait comment il était parvenu à une telle élévation spirituelle. Peu importe au fond de qui il s'agissait, il déclamait ses paroles sur un ton mystérieux et solennel comme s'il récitait une vieille prophétie à laquelle personne ne croyait plus depuis longtemps. Par respect, elle inclina légèrement la tête à la fin de son discours. Elle n'était de ceux qui ignoraient les  présages, et les rêves qui l'assaillaient ces derniers jours confirmaient les dires de l'homme qui disparut quelques instants plus tard.

Elle n'eut pas le temps de s'interroger davantage sur la troublante apparition : une nouvelle voix s'éleva, appartenant à un individu aux cheveux blonds et à l'allure imposante. Elle ne savait rien sur les mots qu'il employa : l'Architecte et la Dévoreuse sonnaient pour elle comme une découverte totale. Que diable se passait-il sur ces terres ? Si elle passait son temps à voyager, Callidora commençait à se rendre compte qu'elle ignorait presque tout des événements qui secouaient les continents. Il faudrait qu'elle corrige ces lacunes au plus vite vite. Mais pour l'heure, la déclaration retenait toutes ses pensées. Ainsi, la Dame des Abysses avait dérobé une montre contenant les pouvoirs du temps ! La Rehla, qui ne connaissait même pas l'existence de l'objet jusqu'à présent, se dit qu'il fallait être complètement fou pour s'approprier une telle pièce. Elle comprenait l'importance du Temps, l'harmonie qu'il instaurait dans le monde et elle n'osait imaginer les conséquences d'un pareil vol. Mais ce fut la suite qui retint particulièrement son attention : le groupe réuni ici devait retrouver la souveraine pour récupérer la montre. Elle songea avec horreur qu'ils ne seraient jamais suffisamment puissants pour la vaincre. Elle ne savait quoi penser de cette étrange réunion, d'autant que tous les visages qui l'entouraient lui étaient inconnus. Comment des étrangers pouvaient-ils venir à bout de la Dame des Abysses alors que les Aethers eux-mêmes ne savaient pas où elle se trouvait ?

Malgré ses questions, elle ne broncha pas lorsque l'homme désigna les boîtes à musique. Elle ne savait pas encore ce que le Destin lui réservait, mais puisque le Temps risquait de subir des dommages aux répercussions catastrophiques, elle se devait d'agir. Elle s'inclina poliment devant le petit groupe, une lueur de détermination illuminant ses yeux dorés. Nul besoin de tergiverser davantage. Elle sentait l'urgence qui perçait dans les voix de ceux qui avaient parlé. "Un tel larcin ne saurait rester impuni. Il n'y a plus de temps à perdre." Elle se tourna ensuite vers ceux qui affichaient un visage intrigué et soucieux. "Je ne sais pas si nous réussirons, mais autant nous mettre en route avant que des dégâts irréparables ne surviennent. Dépêchons-nous. Et puissent les étoiles guider nos pas." Sur ces mots, Callidora s'approcha des boîtes à musique et posa l'index sur l'une d'entre elles. Elle disparut instantanément.

Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle se trouvait sur un plateau enneigé. La température avait considérablement chuté et le froid lui mordait les joues. Sa robe traînait dans la poudre blanche et glacée. Elle cligna des paupières un instant, se maudissant d'avoir agi sous le coup d'une impulsion. Elle faisait parfois preuve d'une imprudence incroyable. Elle se mordit la lèvre inférieure, se demandant si les autres allaient la suivre. Elle leur avait presque donné un ordre et elle détestait le ton froid qu'elle avait utilisé pour leur parler. Qu'ils la suivent ou non, ils allaient à coup sûr lui en vouloir. Et elle ne se sentait pas prête à affronter leurs regards courroucés. Contrairement à son habitude, elle avait agi sans réfléchir, effrayée par ce qui les attendait si ils ne reprenaient pas la montre. Une bien piètre excuse à servir si ses compagnons lui demandaient des explications, d'autant qu'elle n'avouerait jamais que la peur s'était insinuée dans chacune de ses cellules lorsque l'homme mystérieux avait commencé à parler.

Seule au milieu d'un endroit qu'elle ne connaissait pas, elle songea qu'elle venait de se comporter en parfaite idiote. Ces derniers temps, elle avait de plus en plus de mal à réfléchir correctement. Ses émotions semblaient prendre le dessus et elle se sentait sombrer lentement comme si quelque chose se détraquait en elle. Que lui arrivait-il ? Et plus important encore, le vol de la montre avait-il déjà des conséquences irréversibles sur les terres qu'elle aimait tant ? Elle n'eut pas le temps de réfléchir davantage à ce qui la préoccupait. Un coup brutal venu de nulle part lui coupa la respiration. Elle s'effondra sur le sol enneigé avant de parer une nouvelle attaque.


841



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Lun 17 Aoû 2015, 22:46

Je venais de dire bonjour à Héliana, elle m’avait rendu mon bonjour avec un joli sourire, mais quelques instants plus tard, j’avais cru décerner une expression un peu moins radieuse sur son visage. Mais entre temps, j’avais choisi de converser avec les maitres du temps. Ce qui ne me laissait pas le temps d’en savoir un peu plus son ma camarade. Serah arrivait prêt de moi pour me demander d’être patiente, je pouvais comprendre, mais cela ne m’empêchait pas de faire une petite mine un peu déçu. Elle n’avait pas répondu à toutes mes questions. Je voulais revoir mes compagnons et ma famille elle risquait de s’inquiète de ne plus me voir. La seule chose que je trouvais réconfortant alors que je ne savais toujours pas ce qu’on allait faire c’était que j’avais mon arme avec moi. Toujours était-il que même si je ne connaissais pas encore très bien les maitres du temps, je savais que je n’avais pas posé plus de question vu que je n’aurais pas le droit à des réponses… En tout cas, pas avant d’avoir tous les invités présent… Ceux-ci arrivèrent d’ailleurs progressivement, on était une petit poigné de brave, mais on ne savait toujours pas ce qu’on faisait ici… Mais finalement la réponse n’allait pas tarder à arriver.

Finalement des réponses semblaient sortir de la bouche d'Azaël, enfin des réponses… Mia n’était pas sur de bien comprendre tout le sens de ses mots… Même si elle avait quand même une petite idée de ce qu’il voulait dire… La suite n’était qu’un peu plus clair pour moi la Dame des Abysses semblait être la coupable de tous ses cataclysmes. Elle était puissante et sans doute loin d’être une gentille. Mais son plus grand crime semblait être d’avoir volé un objet au maitre du temps. Une montre, cela semblait ridicule au début, mais même moi je pouvais savoir qu’une arme n’avait pas forcement une apparence dangereuse pour l’être. Et puis en sachant ce qu’il avait sans doute commis à Taelora, il était clair que les crimes de la Dame des Abysses devaient payer de ses trop nombreux crimes. J’étais donc parfaitement d’accord avec les maitres du temps, elle devait être punie et même si je ne savais pas si j’étais capable de la combattre, j’étais prête à tout faire pour aider les maitres du temps à mettre fin aux agissements de notre ennemi… Surtout si cela voulait dire que j’allais pouvoir empêcher le monde de sombrer.

Compris et c’est avec plaisir qu’on l’arrête elle et sa folie… Héliana, tu es prête ? Si tu as peur, je serais là pour t’aider ne t’inquiète pas.

Mon ton se voulait encourageant, mais je savais que cela n’allait pas être une partie de plaisir, je ne savais pas ce qui nous attendait, mais c’est sans hésitation que je prenais une boite à musique pour partir à nouveau mais cette fois dans les Montagnes du Continent Naturel. Au moins, je savais plus ou moins ou j’allais me faire téléporter. En l’espace d’une seconde, je me retrouvai donc sur ce qui semblait être montagnes de l'edelweiss. Je fis un rapide topo des lieux pour voir les autres arriver progressivement. Comme d’habitude le temps n’était pas au beau fixe. Mais elle n’avait pas le temps de profiter de la météo ou des conditions toujours plus désastreuse que nous offraient notre monde. Une jeune femme qui était partie juste avant moi, venait de se faire attaquer par surprise. Elle était en mauvaise posture, je ne réfléchissais pas un seul instant et passait à l’attaque en frappant l’ennemi d’un coup de pied sauté retourné pour empêcher qu’un de mes camarades des jours se retrouve en danger.

Mais le danger on y était en plein dedans. Des ennemis arrivaient progressivement de partout, un combat acharnée et sans merci allait avoir lieu. Je n’aimais pas l’idée de prendre part à une bataille qui allait sans doute être sanglante, mais le monde avait besoin de nous, je sortais donc ma faux qui se dépliait alors que progressivement toute ceux qui avait été invité par les maitres du temps arrivèrent. Je plantais la pointe de ma faux dans le sol et levant le poing je disais :


On va sauver notre monde, récupérer la montre et mettre donné une bonne leçon à cette Dame des Abysses… Alors, à l’attaque !

Utilisant ma faux comme d’une catapulte, je fonçais à toute allure sur les ennemis. J’attaquais avec toute la force et ma vitesse pour mettre chaque ennemi hors d’état de nuire. Je faisais de mon mieux pour ne pas tuer car, je n’aimais pas ça. Mais malheureusement, je ne pouvais pas réussir à les battre sans les blessés. Mais grâce à ma taille plutôt petite et ma fougue, j’étais une cible plutôt difficile à atteindre, même sans mes esprit compagnon, j’étais devenu plutôt forte.


804 mots

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Mar 18 Aoû 2015, 19:27


 
   
 

Je regardais les gens qui m'entouraient sans trop savoir quoi en pensais. En vérité j'étais assez perdue, je ne m’intéressais pas vraiment au autre race, j'étais assez étrangère à toutes ses guerres qui faisaient rage et à toutes ses catastrophes, seulement je devais bien reconnaître que même si je n'étais pas directement concernée, je finirais pas l'être, tôt ou tard. Les continents tremblaient, des hommes mourraient sans doute chaque jours, je ne pouvais donc pas rester sans rien faire. Je voulais aider les autres, et c'était le moment de prouver ma valeur. La responsable de tout cela, que je ne connaissais ni de nom, ni de réputation, était décrire comme une femme forte avec un immense pouvoir et qui avait en sa possession cette fameuse montre. Les deux réunies ne faisaient donc clairement pas bon ménage. Nous avions donc été appelé, en quelques sortes, afin de l'arrêter. Je doutais fortement de la réussite de cette mission, mais comme à mon habitude je ne pouvais pas m'empêchais de trépigner d'impatience à l'idée de devoir me battre. En de très nombreuses occasions, je n'attirais pas les ennuis ils venaient tous seul à moi. Je n'avais pas bougé de mon tronc d'arbre, les bras croisés, un petit sourire sur le visage. J'écoutais presque sagement les dires des uns et des autres. Je pouvais sentir mon sang se réchauffait, mes muscles se tendre et même si je risquais ma vie dans cette histoire … et bien il fallait bien mourir pour une cause juste non ? Le seul problème survint lorsque je vis l'homme qui depuis le début semblait s'amuser comme un petit fou revenir avec ces maudites boîtes à musique. Malgré le fait que je me jugeais assez brave et courageuse, retouchait cet objet ne m'enchantait guère plus que cela. Peut être était-ce du à ma première expérience, ou juste une sorte d'appréhension … car même si j'avais beau chercher l'action, mon corps trahissait toujours la peur que je tentais de refouler. Je restais donc un moment ne silence, comme on me l'avait conseillé, observant les deux jeunes femmes que j'avais pu voir juste avant toucher une des boîtes et disparaître. Mon égo, ou le fait que je ne voulais pas rester cacher, m'ordonna d'avancer. Je me frayais un chemin jusqu'à l'endroit ou se trouvait les objets en questions. Je ne devais pas hésiter, ni avoir peur, c'était tout ce que je recherchais. Aider les autres, c'était le moment.

« Je sais pas si les étoiles vont guider mes pas, mais je sais ou vont finir mes pieds … allez, allons attraper cette dame des abysses ... »


Un peu d'humour ne me faisait jamais de mal, surtout que je n'avais pas vraiment voulu dire ses mots, ils avaient quitté ma bouche avant même que je m'en rende compte. Fichu Cassiopée. Le deuxième voyage fut moins éprouvant que le deuxième, je ne ressentis pas de trouble, ma vision s'acclimata assez rapidement à mon nouvel environnement. Lorsque je finis par regarder autour de moi, nous n'étions pas encore encerclé mais cela ne serait tardé. Quelques hommes, des ennemis sans aucun doute attaquaient déjà mes deux comparses étant passée avant moi. Mon sang ne fit qu'un tour, et sans prendre le temps de réaliser que la neige glacée mes pieds, je fonçais en avant. Je n'étais pas chaudement habillée, et la température se révéla un contrainte de taille. Bouger réveillerait mes membres endolories et me réchaufferait. Compte tenu du fait qu'elle était déjà deux d'un côté, je m'avançais jusqu'à me trouver à quelques mètres à peine d'autres assaillants.

« Alors, on attends pas Cassie ? »

Je leur envoyais un petit sourire avant de foncer sur un ennemi. Si ces hommes se trouvaient ici, ce n'était pas pour rien. Ils devaient avoir une bonne raison, ils devaient savoir que nous arriverions et ils nous attendaient. Certainement dans le but de nous retarder ou pire de nous arrêter. Nous savions que l'auteur de tout les tourments qui touchaient notre terre se trouvait ici. Elle devait donc tout mettre en œuvre pour ne pas que l'on puisse l'arrêter. Se débarrasser de ses hommes se révélaient donc être notre première tâche si nous voulions pouvoir continuer, autant le faire correctement. Depuis quelques temps, je m'étais améliorée c'était certains, mais je ne parvenais quand même pas à me débarrasser de mes adversaires. Je prenais des coups, j'en rendais certains. Couteaux en mains je tentais de les affaiblir avant de pouvoir les immobiliser complètement. Seulement mes doigts ressentaient déjà l'effet du froid, mon souffle était plus court, respirer en altitude se révélait plus ardu et me compliquais la tâche. Je commençais à avoir de plus en plus de mal à me battre, les ennemis ne semblaient pas se préoccuper du froid encore moins de notre sous nombre, pour le moment. Je lançais un de mes couteaux dans le cou d'un de mes assaillants, je le récupérais rapidement envoyant un peu, le mot était faible, de sang partout. Acculée, je rebroussais chemin afin de rejoindre les deux jeunes femmes.

« A trois, on y arrivera peut être mieux … vous en dites quoi ? »

Heureusement que les autres finirent pas suivre, peu de temps après mon arrivée finalement. Le temps m'avait semblait défilé à vive allure alors qu'il ne devait pas s'être écoulé plus d'une minute. Avant même de m'en apercevoir, totalement obnubilé par la personne en face de moi, je ne vis pas le coup venir de ma gauche. Je reçue un coup de pied en plein dans la tempe, ce qui me fit perdre l'équilibre et me fit voir trouble pendant un moment. Je ne pus empêchais ma chute, le sol se rapprochant de plus en plus.

« Et mer** ... »

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Ven 21 Aoû 2015, 18:26

Les yeux de la jeune ange partaient dans le vide, laissant transparaître toute la douleur qui habitait son âme céleste. Elle ne fixait absolument rien, ne se concentrant sur aucun détail qui aurait pu attirer son attention si seulement elle avait eu le coeur à rire de quoi que ce soit. Cependant, l'Alfar vint titiller son attention, une fois de plus. L'espace d'un instant, elle se sentit renfrognée, frustrée de voir ainsi sa tranquillité s'envoler. Mais pouvait-elle véritablement s'affirmer sereine ? Un torrent de souvenirs l'assaillait, et si elle ne tanguait point sur ses deux pieds, c'est bien parce qu'elle se tenait presque complètement à la chamane juste à côté d'elle. Elle était son pilier, son point de ralliement. Un soupir discret sortit de l'entre ouverture de ses lèvres, avant qu'elle ne reprenne pied. Il lui fallait agir.. normalement, était-ce le terme ? Elle avala sa salive, avant de prendre enfin son courage à deux mains pour fixer l'elfe de la nuit dans les yeux. Lui aussi, avait énormément changé. Il ne ressemblait à plus rien de semblable. Un faible sourire arqua les lèvres de la jeune fille. La dernière fois qu'ils s'étaient côtoyés, elle ne dépassait pas les dix ans. Comment se sentait-il, de la voir à présent adolescente ?

« Je n'aurais su dire mieux. Ravie que notre dernière rencontre n'ait point été synonyme d'adieux. ». Elle réajusta sa robe pendant quelques secondes, avant de reporter une nouvelle fois son attention sur le jeune homme face à elle. « Merci de demander. Vous m'en voyez fort intéressée. ». Aucune ironie ne trahissait le ton de sa voix, et quand bien même elle ne souriait point, elle parvenait à adopter un visage neutre face à celui qui s'était attiré les charmes de celle qu'elle considérait comme sa mère. « Mircella et Julia se portent, ma foi, plutôt bien. Pour ce qui est des nouvelles, nous n'en manquons point. ». Quand il aborda son sujet, Héliana tiqua, fronçant les sourcils de manière à peine perceptible pour quelqu'un n'y faisant pas attention. Elle aurait voulu éviter que sa mauvaise humeur déborde et qu'on ne vienne la placer en interrogatoire pour savoir ce qui se passait. Mais elle connaissait Kohei d'ordinaire peu bavard, et se préoccupant assez peu des autres pour les forcer à cracher le morceau, et elle tournerait ce trait de caractère à son avantage. « Vous n'avez pas à vous inquiéter de mon état. A votre place, je me questionnerais plus sur la raison pour laquelle nous sommes là. ». Le souvenir de Art lui brûla la poitrine.

Les conversations tournaient en rond. Personne ne savait ce qui se passait, et pourtant, cela ne tarderait pas à prendre une tournure qui secouerait considérablement le coeur de la jeune fille. Les réponses à ses questions arrivèrent bien trop vite, et lorsqu'on évoqua encore une fois la Dame des Abysses, Héliana se sentit défaillir. Quelque chose en elle venait de se briser en milles morceaux, et elle recula de quelques pas, posant une main sur sa poitrine qui la torturait. Si elle avait peur… Si elle avait été d'humeur cynique, l'adolescente aurait éclaté de rire à la remarque de Mia. Elle n'avait pas peur. Elle était terrorisée, terrifiée, tremblante, transpirant à grosses gouttes à la seule idée de croiser devant elle celle qui causait tous les torts de ces terres, qui manigançait dans l'ombre tout ce que l'univers avait pu endurer depuis des années. Les yeux de la jeune fille redescendirent sur ses mains, qui finirent par se resserrer en un poing. Se calmer était la clef. Dans un tel état, elle ne ferait que les ralentir.

Approchant une main d'une des boîtes à musique, elle se tourna vers l'Alfar. « Je suis néanmoins surprise de voir que vous avez quitté Drosera. On raconte qu'à présent, vous y vous sentez.. ». Ses yeux parurent briller quelques secondes. « Comme un Roi. ». Puis elle fut téléportée au beau milieu de la montagne de l'Edelweiss enneigée. Cependant, le repos, s'il y en avait eu un depuis son arrivée, ne fut que de trop courte durée. Mia venait de se jeter dans la fosse aux lions, défendant une femme qu'elle ne connaissait point. Son altruisme aurait pu faire chaud au coeur de l'ange si seulement le souvenir de Vanille ne la perturbait pas. Battre la Dame des Abysses… La chamane était inconsciente. Ils ne pouvaient rien faire. Ils n'étaient que les pantins de cette femme qui tenait le monde entre ses mains malfaisantes. Le ventre de l'ange se mit à la faire souffrir de plus en plus, et malgré ses efforts pour tenir le coup face aux ennemis, elle ne put que tomber sur le sol, l'épaule entaillée par la lame d'un des guerriers. Elle ferma les yeux. Si tout devait se finir là, alors elle ne lutterait pas. Là était son destin.

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Ven 21 Aoû 2015, 21:54

Un à un, les gens disparaissaient des lieux, touchant la boîte à musique qui leur était mise à disposition. Ils s’en allaient tous rejoindre la montagne, sous le regard éteint de Kohei. Il remettait entièrement sa présence en question. Chacun semblait déterminés, tous avaient accepté cette mission qui leur était confiée, et ils dirigeaient leurs doigts sur l’objet avec un courage incontestable pour se jeter dans la bataille. Mais l’Alfar… lui… que faisait-il ? Qu’allait-il faire ? Les suivre ? Il n’en avait guère l’envie, guère l’intérêt. Qu’allait-il y gagner ? Que le motivait-il ? Rien. Loin de là l’idée qu’il se fichait éperdument du sort de ces terres… Il n’allait pas jusqu’à leur souhaiter de sombrer. Bien au contraire. Et pourtant, il sentait que sa place n’était pas ici. Un Alfar, aussi égoïste que lui… se retrouver dans une telle situation… C’était comme si l’on avait décidé de se moquer ouvertement de lui. Pourtant, chacun de ses membres recevaient l’idée de se battre dans une frénésie incontrôlable. Une occasion de tuer ? Il s’en serait délecté. Mais non. Il ne pouvait se le permettre. Chacun ici défendait une cause juste, alors que lui, il n’était en train d’y voir qu’une opportunité d’y goûter du sang. C’était purement et simplement déplacé de sa part. Il voyait ici tant de personne guidée par de bonnes intentions, motivées à souhait, alors que lui, de son côté… il réfléchissait juste à ce qu’il pouvait faire pour tourner cette situation à son avantage. Le blond désirait s’enfuir, rejoindre les siens… Mais comment ? Dans ce lieu, il était totalement perdu. Et bien vite, il allait se retrouvé seul, livré à lui-même.

Mais pourquoi l’avait-on appelé ? Il n’avait résolument rien à voir avec toutes ces personnes ici présentes qu’il... méprisait presque. Son dégoût profond pour les étrangers le rongeait petit à petit alors qu’il prenait tout aussi bien conscience de la stupidité dans laquelle il s’enfonçait lorsqu'il rejetait toutes ces personnes. Kohei savait pourquoi il réagissait comme cela, et savait parfaitement pourquoi cela lui serait néfaste. Il avait aussi comprit que montrer ses réactions ouvertement serait bête, et de ce fait, il se résolu à ne rien laisser transparaître. Laissant tomber les regards noirs qu’il jetait partout autour de lui, il se contenta d’acquiescer fébrilement aux paroles de la petite ange sans chercher à insister. Pour rien au monde il irait l’agacer.

Il soupira, de l’agacement profond qu’il portait au fond de lui. « Se sentir comme un Roi »… dans sa cité. C’était vraiment le mot. Sa race était hautaine, ses membre peut-être froids envers les autres… Tout comme l’était Kohei depuis un long moment. Dans sa cité, il se sentait libre, bien moins oppressé... La surprise de l’ange était parfaitement justifiée. Mais dans un sens, avait-il eu le choix de se retrouver dans un tel lieu ? Dans une telle situation qu’il qualifiait lui-même de traquenard ? Sa malchance semblait lui coller à la peau, et il l’avait épousé avec une telle rengaine, que, finalement, après avoir fermé les yeux et longuement réfléchi, il s’était décidé à suivre Héliana. La laisser seule dans une guerre, elle était là, la folie. Bien vite, il se retrouva dans le milieu froid et hostile qu’avait à lui offrir l’Edelweiss enneigé. Mais dans un sens, il l’appréciait. Et de toute façon, pensa-t-il, l’adrénaline allait finir par monter voyant l’entrechoquement des armes et les clameurs s’élever.

« Héliana ! » S’écria-t-il lorsqu’il vit la jeune fille se faire toucher à l’épaule. Alors que celle-ci s’écroulait, le geste vif ne relevant toutefois pas de trace de stresse, il la rejoignit, observant les alentours de la blessée, et sans même se préoccuper de la santé des parfaites inconnues présente, il leur adressa une faveur. « L’une de vous sait soigner les blessures ? » Fit-il alors qu’il parait de sa lame à peine dégainée une attaque. L’ange allait devenir une proie facile, à la fois affaiblie mais visiblement en vie, n’importe qui chercherait à l’achever. Kohei ne pouvait simplement plus la laisser seule. Mais il soupira, alors qu’il s’imaginait déjà perdre les pédales. L’appel du sang devenait trop fort, et il sentit son autre lui bouillir au fond de son propre être. Le contrôler n’était pourtant pas difficile. Il lui suffisait simplement de maintenir sa volonté. Et même si celle-ci pouvait se montrer parfois faible, ici, elle était parfaitement appuyée par son simple objectif de protéger cet être qu’il connaissait.

Et là lui traversait une pénible pensée. S’il ne connaissait pas Héliana, il savait qu’il se serait complètement fichu de son sort. Simplement parce que son mental traversait une mauvaise passe. Kohei était bien trop hésitant. Néanmoins, il connaissait les raison de tous ses moments d’indécision, et savait très bien ce qu’il voulait. Certaines personnes étaient importante pour lui, et il était par conséquent prêt à les protéger, alors que d’autres lui étaient complètement insignifiantes. Puis, il se sentit mal. Toutes ses pensées qui le traversaient une à une étaient simplement en train de lui montrer à quel point il se fermait à nouveau à toute trace de « bonté » et d’ouverture qui avait pu naître en lui depuis longtemps. Et pourtant, ce qu’il pensa au sujet de son extraversion fut que ce n’était pas totalement une mauvaise chose. Il ne devait simplement pas aller dans l’excès, mais rester juste assez fermé pour protéger mentalement ce en quoi il croyait. Mais Kohei pensait, pensait, sans s’arrêter, de manière bien trop abstraite qui plus est, alors qu’il livrait dans le même temps un combat acharné dans le but de protéger l’ange. Sa concentration était totalement absente, à tel point qu’il esquivait mal certaines attaques et que sur sa peau s’ouvrit quelques entailles, certes légères, mais fruit d’une dangereuse inattention. Ses sourcils se froncèrent alors qu’il se jetait clairement dans la bataille. Tuer, il s’en fichait totalement tant que c’était sa raison qui prenait le dessus. Ainsi, il ne perdait pas son temps à achever ces hommes et se contentait de tous les repousser, dans l’espoir que les choses se calmeraient et que la jeune ange pourrait être conduite à l’abris.
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Sam 22 Aoû 2015, 11:58


Le geste était lent, délicat, presque fragile. Du bout des doigts, elle traçait les contours de la petite montre, au bout d’une longue chaîne en argent qu’elle avait entouré plusieurs fois autour de sa gorge. D’apparence, le bijou n’avait rien d’exceptionnel. Il était vieux, un peu rouillé. Tellement banal. Si insignifiant. Pourtant, il lui conférait les entiers pouvoirs du Temps. Grâce à lui, elle détenait des dons fabuleux dont elle pouvait user et abuser à sa guise, sans restriction, dans la seule limite de sa puissance obscène. Vanille aurait aisément pu s’enfuir, éviter l’avenir qui se profilait. Elle avait longuement réfléchi. Il y avait certains conflits qu’il valait mieux s’épargner et assez étrangement, elle préférait s’abstenir de déclencher une guerre du temps. C’était inutile. Elle avait déjà gagné. Elle le savait : elle l’avait vu. La montre resterait à ses côtés et c’était tout ce qui lui importait. Bientôt, elle atteindrait l’apogée de ses desseins, loin de la Cité Engloutie et de sa royauté qu’elle aspirait à quitter au plus vite. Ses projets visaient un ailleurs insoupçonné, oublié, où elle était destinée à rayonner. « J’entends du grabuge. » Dans un soupir, la Sirène glissa l’artefact sous son corsage. Ils arrivaient. « Où est Zaäshiel ? » s’enquit Gabriel d’une voix basse. « En lieu sûr à Port Dirælla avec Ismaël. » Ils étaient nombreux à songer à s’en prendre à ses fils pour la punir de ses fautes. Ils pouvaient toujours essayer. Elle les aurait décimés avant qu’ils approchent du berceau. « Tu ferai mieux de t’en aller. Le Maître possède des dizaines de repères et d’abris. Tu n’as qu’à en choisir un que ton charmant époux ne connaît pas. Il t’a dénoncé. C’est forcément lui. » - « Oui, je sais. » Elle ne pouvait pas lui reprocher de protéger ses arrières. A sa place, elle aurait certainement fait bien pire. « Va-t’en. » lui ordonna-t-elle. « Non. » - « Je ne veux pas de toi ici. » - « Tu … » - « Je n’ai pas besoin de toi. » Il fronça les sourcils. « Tu as changé.  » Elle sourit. « Non, tu es simplement d’humeur maussade depuis que tu as appris mes noces avec un autre. Tu étais prêt à tolérer un mariage arrangé avec l’Empereur Noir, pas celui qui m’unirait à un homme que j’aurais choisi. Entends-le : je ne t’aime pas. » Ils se dévisagèrent un instant. « Bien. Parfait. Au revoir, Vanille. »

La Khæleesi se servit une coupe de vin, chantonnant du bout des lèvres. Rêveuse, elle but quelques gorgées d’alcool. Quelqu’un arrivait en trombes. Son pas lourd et pressé résonnait dans les tunnels de la crypte. Brutalement, le jeune imprudent claqua la porte. « Dévoreuse ! » hurla-t-il, les yeux exorbités et le souffle court. Il semblait particulièrement fier de lui. L’imbécile. « Vous allez payer pour … » La tentative avait quelque chose d’attendrissant tant elle était risible et allait échouer lamentablement. Vanille n’avait pas bougé d’un cil. De ses grands yeux verts, elle contemplait le corps inanimé qui s’effondrait en silence, transpercé par des centaines de petits morceaux de métal. Si la jeune femme acceptait son destin immédiat, elle n’était pas prête à laisser le premier idiot régler son sort. De toute manière, il en aurait été incapable. Elle termina son verre d’une traite et, un léger sourire aux lèvres, quitta la petite pièce, enjambant la dépouille ensanglantée de l’Elfe qu’elle avait tué avec une élégance et une aisance que conférait l’habitude. Doucement, Vanille se rapprocha des affrontements. Ils étaient adorables à se démener pour une cause perdue d’avance. Tout naturellement, elle choisit de pimenter un peu la situation, à croire qu’elle trouvait le combat de ses étrangers trop facile. Aidée par son Esprit Elémentaire, elle créa une vague qui s’éleva derrière elle pour aller s’abattre sur ses assaillants et inonder les passages souterrains. « Héliana. » appela-t-elle, toujours souriante. « Tu es donc parmi eux. Tu devrais avoir honte. » Manipuler les sentiments et les souvenirs d’une enfant fragile n’était pas une tâche difficile. « Je suis terriblement déçue. » Elle marqua une pause, avant d’articuler : « Après tout, je suis ta mère. » Allait-elle la croire ? Peu importe, le mal était fait, dans un moment particulièrement mal choisi. Dans un petit rire, elle tourna les talons et s’éloigna. Les membres du Temple de Rhéa Latia leur donnaient du fils à retordre. Ce n’était qu’un début. Ils n’avaient pas encore invoqué le moindre monstre. Ça ne saurait tarder. « Vanille. » Le Professeur était près d’elle. Elle le gratifia d’un regard impassible. « Reste loin de loin. » Elle s’en alla.

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Mitsu
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Sam 22 Aoû 2015, 17:49


Event Août 2015 | Groupe VII | Tu n'as qu'un Destin, laisse-nous t'y conduire, toi qui nous a volé.  520730Event1

GROUPE VII
Vanille, Mia, Kohei, Callidora, Adam, Cassiopée, Héliana [Mircella], Oroshi [Milady]

Azaël arriva sur les flancs neigeux. Plus loin, des constructions semblaient souhaiter se dissimuler dans le décor. Pourtant, les ouvertures n'étaient autres que les entrées de tunnels souterrains qui avaient été construits ici afin de dissimuler trafics et marchandises. « La la la. » chantonna le Maître du Temps avant de passer à côté de l'Alfar aux pensées troubles. Il protégeait une Ange en mauvaise posture mais l'homme aux traits efféminés ne semblait pas s'en soucier le moins du monde. Il fit un pas élégant avant de tourner sur lui même et de chuchoter lentement : « Tout vient à point à qui sait attendre. Le temps saura vous entendre. ». Il rit brièvement avant de marcher un peu plus loin, se couchant dans la neige à côté d'un homme qui rendait son dernier souffle. Fixant le ciel de son regard azur, il semblait y voir quelque chose. Puis, il se mit à compter doucement. « Un... deux... trois... ».

Les hommes des montagnes n'en démordaient pas et, pire encore, si les plus faibles étaient déjà à terre, d'autres n'avaient pas dit leur dernier mot. Ce n'était que l'entrée, une simple mise en bouche. Car, oui, les adeptes de la secte de l’Étoile Froide avaient des talents obscurs et cachés, qu'ils ne révélaient guère souvent. Mais l'occasion était trop belle pour ne pas en faire une démonstration, n'est-il pas ? L'un des hommes de noir vêtu esquissa un petit sourire avant que sa magie se mette à l’œuvre. De cette dernière naquirent des monstres difformes et repoussants, des monstres qui ne tardèrent pas à se mettre à la recherche d'êtres à détruire. L'un d'eux, aux yeux faits de feu ardent se dirigea vers le petit groupe exclusivement composé de femmes à l'exception d'un Alfar qui semblait bien trop attaché à une enfant pour son propre bien. Il fut immédiatement suivi d'une sorte de chevalier de la mort à l'armure blanche et solide. S'ils n'avaient qu'une apparence effrayante, cela aurait pu aller, mais ceux là étaient dotées de facultés magiques. Chaque monstre avait la sienne. Certains étaient capables d'incendier les corps, d'autres de les dévorer de leurs dents aiguisées, d'autres encore d'insuffler une peur atroce dans l'esprit de ceux qui les regardaient. Il n'y avait guère de limites si ce n'est celle de la puissance des hommes qui les avaient façonné. « Trente-deux... trente-trois... trente-quatre... ».

« Nous devrions entrer dans les tunnels ! » cria un homme qui avait avancé un peu plus loin que les autres. Une vingtaine le suivirent, s'engouffrant dans les passages où ils ne rencontrèrent que la fureur de l'eau créée par la Dame des Abysses. « Soixante-cinq... soixante-six... ». Azael agitait doucement ses bras et ses jambes, créant la silhouette d'un papillon dans la neige. Il ne semblait pas perturbé par le froid. Les autres Maîtres du Temps avançaient, évitant les attaques avec trop de facilité. On aurait pu les prendre pour des divinités mais, après tout, une fois la magie du temps acquise, quelle était la différence aux yeux des Mortels ? En réalité, elle était grande. Eux avaient une mission bien précise. On les pensait absents mais, en réalité, le monde tournait grâce à eux, à eux et aux mots que murmuraient la Prophétesse à travers les âges. « Deux-cent-quatre-vingt-deux... ». Azaël semblait s'amuser alors que tous combattaient au péril de leur vie. Le rythme était parfait, l'écart entre ses chiffres toujours identique.

Le sixième Maître du Temps, celui au kimono bleu clair, ouvrit sa main. Jusqu'ici, il avait gardé son poing serré afin de ne pas montrer au monde ce qu'il tenait aux creux de sa paume. Une montre, celle là même que Vanille avait dérobé. Était-ce celle du passé ou celle du futur ? Comment le savoir ? Le temps était complexe mais sans doute les esprits aiguisés pourraient-ils deviner ce qu'il en était véritablement. Un paradoxe, voilà ce qu'il allait créer. Une même montre, à une époque identique et, pourtant, en deux exemplaires. Il y avait quelques règles, comme par exemple celle qui voulait qu'une femme enceinte fasse une fausse couche dès lors que son enfant futur apparaissait devant elle. De même, aujourd'hui, et pour un temps suffisant, la montre qu'il tenait entre les doigts annihilerait la magie de l'autre. Vanille perdrait également beaucoup de sa magie durant ce laps de temps, si bien qu'elle s'en retrouverait affaibli et à la merci de la sentence qui lui serait appliquée. La Dame des Abysses le savait, bien sûr qu'elle le savait, et elle viendrait d'elle-même affronter son Destin. Car, de sa défaite d'aujourd'hui dépendrait la réussite de ses projets futurs. Le monde la haïrait pourtant et sur sa route, seules les maléfiques lui ouvriraient leurs portes, et encore. Les autres la montreraient du doigt, lui cracheraient au visage sans aucune pitié, voudraient la tuer, la piéger et lui faire regretter son acte par mille tourments. Et si le monde était assez crédule pour l'accueillir avec le sourire, alors tant pis pour lui, c'est qu'elle avait eu raison de l'assouvir à ses volontés.

« Six-cent-quatre-vingt-dix-neuf... Hum... ». Azaël se leva, chantonnant lentement : « Tu n'as qu'un Destin, laisse-nous t'y conduire, toi qui nous a volé. Car sur ton chemin, nul ne peut te nuire, outre ton reflet. ». Le Maître du Temps attendait Vanille, elle viendrait.

886 mots

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Event Août 2015 | Groupe VII | Tu n'as qu'un Destin, laisse-nous t'y conduire, toi qui nous a volé.

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