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  Event Juillet 2015 | Groupe III | Bienvenue en terre inconnue

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Mar 07 Juil 2015, 02:41



GROUPE III
Vanille – Erza – Mia – Rosée du Matin – Ambre – Tristan – Héliana [Mircella] – Jessy [Ethan]

La situation connue ; Le Continent Dévaste s'effondre un peu plus chaque jour. Les vagues se déchainent contre lui, ferment leurs mâchoires humides sur les côtes qu'elles dévorent et tentent d'engloutir. La population, inquiète, quitte la région ou au moins les rivages, préférant le cœur des terres malgré les secousses. Les mauvaises nouvelles s'accumulent et le Continent du Matin Calme se met à trembler, lui aussi. En proie à une peur sans nom, il est envahi par d'étranges hommes bariolés vêtus de couleurs et d'un masque d'or. Fanatiques sanguinaires, ils répandent la mort et parlent dans un dialecte que personne ne semble comprendre. Leurs motivations sont obscures. La plupart des monstrueuses statues retrouvées près dans les eaux peu profondes ont été amené à Drosera, les Alfars s'étant arrangés pour les récupérer, les acheter, les arracher. Prendre la mer n'a jamais été aussi dangereux. Le climat est désastreux. Les vents ne semblent jamais s'apaiser et la mer est perpétuellement en colère. Les monstres marins sont de plus en plus nombreux, sous la coupe de celui qu'on nomme le Kraken Noir. Les peuples tentent de se sortir de cette sombre période mais beaucoup semble en profiter pour régler de vieux comptes. Ainsi, les conflits se multiplient, aboutissant parfois à des guerres. Les Sorciers et les Sirènes sont entrés dans une lutte acharnée et il semble se passer des choses mystérieuses à la Cité Engloutie. Tout le monde s'interroge sur le sort des colons de l'Empereur Noir dont l’on n’a plus aucune nouvelle depuis trop longtemps. Ils seraient arrivés sur le nouveau Continent, celui dont le nom a été trouvé par des chercheurs aux Parchemins du Temps avant qu'ils ne se fassent attaquer par les hommes au masque d'or.


« C’est impossible. C’est impossible ! Non ! Ce n’est pas possible. » - « Calme-toi, matelot. » - « Capitaine, nous avons réussi. » - « Je sais. Mes yeux voient la même chose que les tiens. » - « C’est … Tellement beau. » - « Méfie-toi de l’appât de la beauté, qui dissimule les pires cruautés sous ses charmes soignés. » - « Pardon, mon Capitaine ? » Elle soupira. « Rien. Cependant, tâche de garder tes esprits. Nous ne sommes pas en villégiature sur une île reposante. Les Sorciers sont arrivés les premiers, cela ne fait aucun doute. » - « Comment pouvez-vous en être sûre ? » - « Tu t’émerveilles mais as-tu réellement regardé ? » Le gamin fit silence, prenant quelques instants pour observer les côtés. « Ce navire … » - « Oui, c’est le pavillon de la Prison. » - « Alors tout est vrai ! » - « Cela semble te réjouir. » - « Je trouve que c’est fabuleux. C’est une nouvelle terre à découvrir. Ce continent existe bel et bien. Nous l’avons juste en face de nous ! Ce n’est pas si grave si les Sorciers sont arrivés les premiers. Je ne comprends pas ce que ça change. » - « Je serai à ta place … » Elle fit une brève pause. « Je m’inquiéterai plutôt des raisons qui ont contraints les Sorciers à cesser de donner des nouvelles à l’Empereur Noir. » - « Sommes-nous venus … Sauver les Mages Noirs ? S’ils ont besoin d’aide, bien sûr. » - « Chacun est libre de faire ce qu’il souhaite. Je sais que certains sont venus avec l’idée d’une mission de sauvetage. D’autres aimeraient simplement voir le continent. Je suppose que quelques-uns doivent être animés de bien mauvaises raisons. » - « Et vous ? Qu’est-ce qui vous a poussé à essuyé les tempêtes, à vaincre les monstres et les flots, à éviter la fureur du Kraken ? » Le bateau de Sunilda avait piètre allure, rongé par les tourments du voyage. Pourtant, il avait été une voile de renom, réputé pour sa résistance, son équipage et sa grandeur. Il semblait prêt à couler. « Le besoin de savoir. » Lentement, elle courba la tête, laissant ses yeux clairs se perdre dans les cieux limpides. « Enfin, un peu de répit. » Elle laissa son bâtiment s’échouer près du navire sorcier.

Une brise salée soufflait sur les plages du continent sauvage. Prudente, Sunilda fit quelques pas dans le sable blanc. Du bout des doigts, elle écarta ses cheveux qui, emmêlés par le vent, l’empêchait de scruter les environs. Une forêt s’étendait à perte de vue, les troncs encore noyés par les eaux, peu à peu chassées de la terre. « Aucun doute, il était englouti. » murmura-t-elle. Elle avait la désagréable sensation d’être épiée, jugée, jaugée. Mal à l’aise, la jeune femme croisa les bras et, pensive, imaginait quel genre de créatures pouvait vivre dans les parages. Grognements et grondements résonnaient, symphonie basse et menaçante. « Il n’y a pas de trace de pas. Peut-être sont-ils encore à bord de … » - « Non. Les marques ont simplement été balayées. Ils ont dû s’aventurer dans les bois, à la recherche d’une contrée moins engorgée et plus stable où ils pourraient s’établir. » - « On va partir à leur recherche, n’est-ce pas ? » - « Je crois qu’il le faut. » - « Vous n’aimez pas les Sorciers, Capitaine, n’est-ce pas ? » - « Nos races sont naturellement ennemies, je dirai. » Elle était une Réprouvée. « Que ferez-vous, si vous les trouvez en vie ? » - « Je planterai leur tête sur la plage en guise d’avertissement pour ses foutus Mages maléfiques. » Le gamin blêmit. Sunilda sourit. « Ils ne méritent pas qu’on les prenne en pitié. Comprends : ce continent ne tremble pas. Ils le veulent pour eux, et eux seuls. Ils sacrifieraient les populations touchées par les ruines sans scrupule. » - « Mais vous … » - «  La ferme. Allons-y. » Sunilda était une digne représentante de son peuple. Changeante.

 
Mots : + 980

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Mar 07 Juil 2015, 20:18

« Peut-être n'aurais-je pas dû poursuivre Julia... ». L'Ange se tenait là, peu fière de ce qui arrivait aux terres du yin et du yang, triste de la convoitise qui poussaient les hommes à s'entre-tuer. Elle ne comprenait pas. Il n'était pas ici question d'une quelconque maturité, mais d'un véritable besoin de réponse. L'être céleste se plaisait dans un idéal qui n'existait pas, une utopie qui ne verrait jamais le jour. Elle rêvait trop, beaucoup trop pour ce monde cruel qui n'aurait de cesse de la tourmenter, de la bousculer. Une vie calme et paisible ne l'attendrait jamais au bout du chemin et maintenant elle commençait à ressentir le profond besoin de protéger les autres, plus précisément les Humains. Ce peuple avait trop longtemps été le bouc émissaire de toutes les attaques possibles et inimaginables, et le serait encore longtemps. Héliana ne possédait aucune rancune particulière, estimant que chacun à ses torts ainsi que ses qualités. Et elle s'estimait surtout trop jeune pour poser un tel jugement. Quinze petites années formaient la personne qu'elle était, qu'elle s'efforçait parfois d'être. Être un ange avait pour certain un beau lot de désavantages, mais étant née ainsi – ou tout du moins c'est ce qu'elle croyait -, elle y était habituée.

Il était de son devoir de se jeter à l'eau, de voir ce qu'il se passait sur les navires qui embarquaient vers ce nouveau continent. Elle avait vu celui sur lequel Julia se tenait se faire dévorer par les eaux, par les monstres marins qui le prenaient d'assaut sans pour autant qu'elle n'en soit touchée. La Dullahan avait un don pour se sortir des pétrins les plus profonds, quand bien même elle les causait elle-même. C'était autant un talent qu'un désespoir ambulant. Si seulement elle se servait de ses capacités pour faire le bien autour d'elle.. Un soupir s'échappa de la bouche de la jeune fille, qui s'approcha un peu plus près du rebord qui la séparait de l'étendue de l'océan. Les courants se bousculeraient presque entre eux, bouleversés par l'arrivée de ces monstres marins sommeillant sans doute dans les abîmes depuis la nuit des temps. Aujourd'hui était le jour ou ils se réveillaient, et tenteraient de reprendre leurs droits sur ces hommes. Sauf qu'ils ne se laisseraient pas faire. Ayant posé les pieds sur le bateau l'ayant accueilli alors qu'elle manquait de se noyer, elle se rendit vite compte qu'il serait le seul à arriver à bon port et eut peur, l'espace d'une seconde, de ne pouvoir revenir auprès de l'Elfe Eternel qui s'inquiéterait de son absence.

Enfin, ils s'arrêtèrent. Ils pouvaient enfin s'amarrer, jeter l'ancre. Elle ne pouvait dire qu'elle espérait qu'ils ne risquent plus rien, car ils ne connaissaient rien de ce lieu. Ce continent leur réservait sans doute bien plus de surprises qu'ils ne le pensaient, et elle daigna accorder seulement un rapide regard aux autres personnes qui se trouvaient sur le bateau, vérifiant au passage qu'aucun ne devait bénéficier de soin. C'était bien la seule chose qu'elle pouvait faire après tout. A son âge, l'on ne pouvait lui demander la lune. Mais elle était venue d'elle-même à cet endroit, et ne pouvait retourner sa veste. Il était temps qu'elle se débrouille par elle-même, pour une fois. Qu'elle tente de montrer sa valeur à ceux qui se trouvaient dans ce lieu, peu importe si cela leur tenait à coeur. Elle voulait être sous son meilleur jour et prouver que le doute n'avait pas sa place dans le coeur des combattants. Elle ne serait rien de plus qu'un soutien psychologique, mais ce serait déjà amplement suffisant. Frôlant le nouveau continent qui émergeait visiblement du sol avec ses pieds nus endurcis par les longues marches en forêt, entourés de corne quasi indestructible, elle se sentit emplie d'un tout nouveau sentiment.

La peur ne la possédait plus. Alors, oubliant la fatigue l'ayant considérablement affaiblie durant le voyage, avançant de quelques pas à peine, elle se sentit cependant vaciller, et s'accrocha au premier venu pour ne pas tomber. Bredouillant alors quelques mots timides, elle s'éloigna lentement. « Excusez-moi.. J'ignorais que nous allions vers le même endroit. ». Des rimes, des rimes, et encore des rimes. Elle peina à relever la tête pour observer la personne qu'elle venait de percuter sans le vouloir. Elle espérait seulement qu'il ne voudrait pas la pendre sur la place publique pour un tel affront. Elle était si jeune, si naïve, si.. faible. Elle respirait l'innocence, la candeur. Et pourtant elle se trouvait au beau milieu d'hostilités qui mourraient d'envie de sortir de l'ombre, des ténèbres pour l'attaquer et lui faire regretter d'avoir daigné s'approcher de ce lieu si mystérieux..
846 mots


Résumé:
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Rosée du Matin
~ Fae ~ Niveau III ~

~ Fae ~ Niveau III ~
◈ Parchemins usagés : 335
◈ YinYanisé(e) le : 07/06/2014
Rosée du Matin
Ven 10 Juil 2015, 17:34


Rosée du Matin avait hâte de voyager en bateau, d’autant plus que pour une fois, la petite savait où elle allait. Et elle ne serait pas seule. Dans son sillage, son fan inconditionnel la suivait avec autant d’enthousiasme. Il fallait dire qu’il était à l’origine de l’idée de ce voyage. Il avait entendu parler d’une terre inconnu d’où les sorciers n’était pas revenu après leur expédition. Aussi, plutôt que de suivre les autres à l’intérieur des terres, il avait préféré prendre le large. Rosée du Matin s’était facilement laissé convaincre par les mots de l’homme. Un monde nouveau, avec plein de chose à découvre, des fleurs, des insectes… Puis, la fée était assez naïve pour croire que la mer serait plus calme que le continent actuel, secouer de toute part et ravager par d’étrange homme masqué. L’homme était assez naïf pour le croire lui aussi. Insouciants tous les deux, ils montèrent à bord.

Cependant, le duo ne put que constater que le voyage n’était pas aussi agréable qui le pensaient. Le navire était tout aussi secouer que s’il était resté sur la terre, attaquer à la fois par les eaux en colère et les animaux peu sympathiques. La petite fée avait essayé de leur faire entendre raison, le disant qu’il était très vilain de cogner ainsi la coque, mais sa voix ne devait guère porter assez loin car les animaux ne cessèrent nullement leurs assauts. Et puis, le temps eut raison de l’euphorie de Rosée qui trouvait le voyage interminable et de moins en moins gai. Il était éprouvant, fatiguant et désespérant. La tête posée dans le creux de ses mains, la petite fée avait élu domicile sur le gouvernail, espérant voir la terre au loin. De temps en temps, elle faisait aller ses ailes pour permettre au navire de virer sans la faire chuter et se remettait à sa place sous le regard attristé de Fruits des Bois. Pour lui aussi, le voyage semblait éternel, lui qui rêvait déjà d’une terre fruité où il aurait pu virevolter d’arbre en arbre pour se sustenter. De plus, il avait manqué de se faire avaler par un monstre marin et n’osait plus s’approcher du pont.

« Et si nous chantions un peu ? demanda alors son ami l’humain.
Le voyage ne m’inspire pas vraiment pour une chanson, fit remarquer la petite fée, approuvé par l’homme qui tenait la barre. Puis, j’suis fatiguée.
Chante avec moi, ça fera passer le temps »




L’homme fit raisonner la musique et poussa la chansonnette, accompagné par la petite fée qui ne pouvait guère résisté. Après tout, c’était tout ce qu’elle pouvait réellement faire. Elle n’était pas très bateau, ignorant les rouages pour le mener correctement à bon port et elle craignait, comme Fruits des Bois, de finir dans l’estomac d’un animal marin peu regardant sur son alimentation. Et puis, cela ferait passer le temps et lui permettrait d’évacuer la fatigue accumulé par les jours passés à bord du navire.

Emportée par la mélodie, Rosée du Matin eut alors la surprise d’entendre ce que ces oreilles avaient tant attendu : terre en vue ! Enfin. Le bateau accosta pour son plus grand bonheur, elle allait pouvoir quitter ce navire si malmené par l’océan et visiter cette terre si mystérieuse. Elle avait hâte de se dégourdir les petites ailes ! Cependant, elle ne put que constater l’état du bateau.

« C’est tout cassé ! s’exclama-t-elle en s’interrogeant sur la manière de revenir, car elle n’avait pas l’impression que ce dernier résisterait à un second voyage. Oh ! Il y a un autre bateau… Il  n’a pas l’air mieux… » rajouta-t-elle en observant le second navire.

La petite fée n’était pas très au fait des événements, même si l’homme lui avait parlé des sorciers, de l’Empereur noir et tout. C’était rentrer par une oreille et c’était sortie aussitôt de l’autre pour ne conserver que l’essentiel : une terre à découvrir. D’ailleurs, elle remonta ses invisibles manches, prête à motiver les troupes.

« Bon, alors, on la visite cette terre ! la vue du paysage lui avait rendu toute sa joie de vivre, même fatiguée, la petite fée était toujours partant pour prendre des risques. Forêêêêt ! J’vais parler aux plantes, elles doivent avoir pleins de choses à raconter ! déclara la fée en filant aussitôt vers la forêt, telle une guêpe sur un melon sucré.  
Rosa, rosa, rosam, rosae, rosae, rosa, rosae, rosae, rosas, rosarum, rosis, rosis… l’appela le jeune homme, éprouvant quelques difficulté à retrouver le surnom de la petite fée. Tiens, cela ferait une belle chanson ça ! réalisa-t-il alors, jamais à cours d’imagination. Ne pars pas si vite !
Tu m’as appelée ? répondit naïvement Rosée du Matin en revenant vers lui
Oui, cela peut être dangereux, reste près de nous, Rosarum !
A tes souhaits ! »

L’homme demanda à la petite fée de s’installer sur son épaule et suivit Sunilda, préférant la savoir devant, en cas de pépin. Une terre inconnue, cela réservait des surprises et cela n’était pas tou-jours gai! D’ailleurs, il eut l’étrange surprise de sentir une main prendre appui sur lui. Il fallait dire aussi qu’il ne regardait pas toujours où il mettait les pieds ! La jeune femme qui l’avait bousculé s’empressa aussitôt de s’excuser.

« Ce n’est rien ! répondit-il, avant de se faire rouspéter par les grincements sonores du souriceau ailé. Un regard sur son épaule lui fit réaliser que Rosée n’était plus là, probablement projetée lors de la bousculade. Aaaah ! hurla-t-il. Que personne ne bouge ! Ordonna-t-il en regardant le sable. Heureusement, deux pieds minuscule dépassaient et gesticulaient, aussi l’homme s’empressa d’aller à la ressource de la fée avant que quelqu’un ne lui marchât dessus par inadvertance. Rosalie, tu vas bien ? lui demanda-t-il en la tirant par les pieds.
Je m’appelle Rosée du Matin ! Et j’ai du sable dans le nez… et ailleurs aussi, ça me gratte. La visite de cette terre commence bien !»


~991 mots
Résumé:


♪ Chante ♫
 Event Juillet 2015 | Groupe III | Bienvenue en terre inconnue YjFKpln

Merci  Kaahl  nastae
:◄♥►:

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Sam 11 Juil 2015, 21:04

Comment j’ai atterris sur ce navire ? Tout simplement en me trompant de bateau. Normalement, je devais retourner chez mes parents pour me reposer et aussi voir comment ils allaient avant de me rendre à la citadelle ou j’espérais trouver la cousine qui semblait avoir perdu la mémoire. Mais pas de chance, le navire que je devais prendre était celui juste à côté de celui ou je me trouvais en ce moment. Mais alors que je me rendais compte que j’avais pris la mauvaise embarcation, je me disais que la malchance allait peut-être devenir une chance vu j’avais eu le droit comme information que ce navire se dirigeait vers le nouveau continent. Une nouvelle qui m’intéressait beaucoup et vu que j’étais relativement la bienvenu à bord. Je me disais que c’était une occasion en or pour être l’un des premières personnes à faire le pas sur cette ile. Comme d’habitude j’étais accompagné de Gouki d’Ivy et de Tathar dans mon voyage. Un voyage qui se voulait d’ailleurs des plus agité. Certes ce n’était pas une surprise, mais plus d’une fois j’avais cru que le bateau allait chavirer. Mais apparemment c’était un bateau solide et celui-ci résistait au vague des plus déchaines.

Il parvenait même à sauver quelques personnes de la noyade… De pauvre gens qui avait pris la mer avec un autre navire et qui avait eu moins de chance que moi. Toujours était-il, que je décidais de rester sur le pont à garder le vague frapper le navire. Je savais que c’était dangereux et mes talents pour la natation étaient toujours très limités… Je savais garder la tête hors de l’eau, mais c’était surtout durant les moments calmes. Avec une mer aussi agité, je risquais de boire la tasse plus que rapidement. Mais heureusement que Tathar était là, grâce à lui je pouvais obtenir des ailes et voler par-dessus les eaux… Même si le ciel lui non plus n’était pas très clément. Au fait, j’avais l’impression que simplement l’idée de prendre le bateau était un risque mortel… Ce qui n’était pas faux d’ailleurs, mais fort heureusement on arrivait à bon port. La terre était en vue et un nouveau monde s’ouvrait à moi. J’étais assez exciter de pouvoir mettre les pieds sur cette terre plus ou moins vierge vu qu’il semblait que quelques navires sorciers avait échoué ici… Même si ceux-ci semblait pas vraiment prêt à reprendre la mer de sitôt.

Une fois arrivé à terre, je sautais d’un bond pour être dans les premières à fouler les pieds sur ce monde inconnu de tous. Je pouvais ensuite remarquer que le navire sur lequel elle avait fait le voyage était en piteux état… je me demandais même comment celui-ci avait réussi à tenir dans cette état si triste. Mais cette pensé s’envolait alors que je voyais une jeune fille qui semblait avoir plus ou moins mon âge tomber, elle tentait de se rattraper sur un jeune homme, je me souvenais de ce jeune homme qui avait poussé la chansonnette avec une petite fae… celle-ci se trouvait d’ailleurs sur son épaule et se retrouvait envoler de cette épaule à cause de la bousculade provoquer par la jeune demoiselle. Je me dirigeais donc vers ce petite groupe de gens qui c’était réuni un peu par défaut pour leur sourire et dire à la demoiselle qui avait failli tomber :

Salut, moi c’est Mia tu vas bien ? Si tu veux tu peux te reposer sur Gouki, je suis sûr qu’il sera ravi de t’aider…

Je tournais alors ma tête pour voir un spectacle des plus surprenants que moi-même je n’avais pas l’habitude de voir. Gouki était sur ses pattes arrière près du jeune homme. Mais ce n’était pas le jeune homme qui l’intéressait, c’était la fae qu’il avait sur lui. Il était vrai qu’on avait déjà vu des faes, mais c’était la première fois qu’il voyait une fae sous une forme si petite… Du coup, il se mettait à la renifler avec son museau qui semblait presque plus grand qu’elle.

Gouki ! Qu’est-ce que tu fais ?

Lui dis-je d’une fois un peu ferme, il avait rapidement compris qu’il n’avait pas dut faire ça et du coup, il se remettait à quatre pattes la queue baisse croyant avoir fait une grosse bêtise. Je faisais alors un pas vers lui pour le caresser et lui faire comprendre que ce n’était pas grave avant de dire cette fois à la fae :

Désolé, il n’est pas méchant, juste curieux… Et un peu joueur.

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Dim 12 Juil 2015, 04:41



La soirée avait été festive, Jessy avait choisi de trouver une petite taverne bondée pour s'amuser et faire la fête. Elle n'avait rien de particulier à célébrer mais l'envie était là, c'est tout ce qui comptait  pour elle. Chantant et dansant parmi les autres clients présent, elle savait y mettre de l'énergie et ses courbes aidaient grandement à l'appréciation de la gente masculine et  même féminine dans quelques cas. Ce n'était pas pour déplaire au tenancier qui voyait ses ventes gonfler plus que d'habitude. Les bienfaits d'une bonne ambiance parait-il.  La fatigue gagnait peu à peu la bélua qui avait encore toute sa tête, ayant choisi de ne boire que très peu d'alcool pour bien profiter de sa soirée. Elle salua la foule d'une révérence, brin de folie pour terminer la nuit, quittant l'endroit dans le but d'aller se reposer à l'auberge où elle avait prit une chambre.

C'était sans compter sur une femme qui l'aborda dans la rue pour discuter, faisant route avec elle tout en parlant, offrant à Jessy un voyage hors du commun. Décrivant les détails d'une aventure qui s'annonçait croustillante, piquant à vif la curiosité de la bélua qui buvait littéralement les paroles de son interlocutrice. Atteignant le lieu de repos pour la nuit, toute deux montèrent à la chambre pour continuer de discuter et ainsi convaincre la blonde de s'embarquer à bord du navire qui appareillait au lever du soleil.
- Ça ne me fait pas grand sommeil mais je dormirai à bord !
- Parfait, je t'attends sur le quai juste avant l'aube.

Ainsi avait débuté le périple de nombreux jours plus tôt, Jessy avait dormi une bonne journée avant de quitter son maigre lit et faire connaissance avec certains passagers. Elle qui pensait que la mer était de nature paisible, elle avait très mal jugée ce qui était possible. Forcée de se réfugier dans la cale, le bateau affrontant tempête et créatures marines usant tout autre chose que la délicatesse. Elle avait cru y laisser la vie à quelques reprises mais elle était toujours là, le corps couvert de multiples ecchymoses mais encore apte à bouger. La panthère des neiges ne comprenait même pas comment l'amas de bois et de voilure sur lequel ils flottait parvenait toujours à rester à la surface. La vitesse avait ralenti, les manoeuvres plus difficiles, nul doute que quelques part des gens avait prier pour leur salut afin que les Dieux veillent à leur arrivé sur le nouveau continent.

Une secousse indiqua que le bateau venait de s'échouer sur la plage, faisant rouler Jessy sur le sol  de bois froid et humide. Se relevant sans blessure, s'étirant longuement, endolorie par le roulis du navire. Remontant sur le pont pour admirer le nouveau continent qui s'ouvrait à eux, remarquant un autre bateau dans un état pas vraiment plus avantageux que le leur. Jouant du coude avec un homme à côté d'elle, elle demanda.
- C'est à qui celui la ?
- Les sorciers.
- Euh... t'es sérieux ! Ils savent naviguer ? Pourtant la prison ça fait pas très maritime.

Le marin ne put s'empêcher de rire devant cette marque certaine d'innocence, ébouriffant les cheveux longs de Jessy puis lui montre la passerelle afin de mettre pied à terre. Enfin... à l'eau avec un fond solide sablonneux serait plus exacte. La bélua rejoignit les autres membres d'équipage qui se tenait derrière une réprouvée, elle profita de sa petitesse pour se faufiler et entendre la discussion en cours pour assouvir sa curiosité. «Okay, violente la capitaine. Elle doit pas avoir juste une dent contre les sorciers mais le dentier au complet.» Sachant qu'elle n'était pas la plus grand batailleuse, elle retourna lentement vers l'arrière du groupe, y voyant une petite ange toute mignonne, adorant sa crinière rouge. Dose d'espérance dans cette ambiance sauvage, soupçon de curiosité à savoir son parcours pour se rendre ici, n'ayant qu'entendu parler durant le voyage de naufragés récupérés sans savoir de qui il s'agissait et combien ils étaient. Cela avait peu d'importance, la nécessité était de s'aider les uns les autres pour arriver à leurs fin.

Ils avaient embarqués pour une aventure, pour un voyage sur un nouveau continent, il revenait à eux d'accomplir avec le moins d'erreur et d'échec possible la suite. Tandis qu'elle allait dire bonjour à l'ange, Jessy s'arrêta net à la vu d'un loup blanc avec quelques marques rouges. La bélua le trouvait magnifique, se changeant inconsciemment en sa forme animale, se trouvant aussitôt un endroit plus en hauteur tout en restant proche pour arrêter d'avoir les pattes dans l'eau et regarder ce qui se passe.

765 mots
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Dim 12 Juil 2015, 12:10

« ♪ Faal kren naak'fent ney kro ahrk Munax'nah daar vulon ! ♫ Faal Kraken naak'fent ney Kro ahrk Munax'nah daar vulon ! ♪ ». Erza chantonnait tout en s'étirant, regardant la nouvelle terre avec autant d'intérêt qu'une carotte. Bon, elle ne voyait pas ce qu'il y avait de si extraordinaire. Il y avait des arbres, un peu mouillés d'ailleurs, un sol... enfin, un paysage tout à fait normal en somme. Si elle avait su, elle serait sans doute restée chez elle. « Qu'ils sont bêtes ces Sorciers... Sérieusement. Tout ça pour un bout de caillou... ». Elle avait décidé d'arrêter de parler le Zul'Dov depuis que la majorité de la population du navire avait cessé d'être Réprouvée. Il y avait des étrangers partout et, comme elle était dans un bon jour, elle avait décidé de parler le langage commun, histoire de pouvoir se faire comprendre. Ça, c'était pour aujourd'hui, peut-être que demain ce ne serait plus valable. La jeune femme faisait un peu au gré de ses humeurs, et comme ces dernières étaient changeantes, on ne pouvait jamais vraiment savoir sur quel pied danser avec elle. En tout cas, il y avait une chose qui ne changeait pas. « Bon... j'espère que les Sorciers sont déjà morts, ça m'évitera l'effort de les tuer ! Ha ha ! ». Elle se mit à ricaner, prenant un saucisson avant de croquer dedans. En réalité, en embarquant, elle avait eu la brillante idée de se faire un garde manger personnel, accrochant des bouts de saucissons à sa ceinture. Du coup, puisqu'ils n'avaient pu prendre de bain, elle empestait la viande séchée. Cela dit, puisque son peuple n'avait jamais été les princes de l'hygiène, ça ne la dérangeait pas le moins du monde. Une mouche eut d'ailleurs la malheureuse idée de venir la renifler d'un peu trop près. Et paf, voilà que la paume de la main d'Erza s'abattit sur elle comme le courroux d'un Æther mécontent. Le cadavre tombant mollement sur le sol, la Réprouvée s'avança, hache en main. Elle ne pouvait le nier, ça faisait du bien de retrouver la terre ferme, surtout après ce qu'ils avaient traversé. Même son jeu de cartes n'avait pas survécu. Au début, lors des longues nuits de traversé, elle avait proposé aux marins de repos de jouer avec elle. Ils avaient ouvert quelques tonneaux de bière et avaient joué. D'ailleurs, Erza était presque certaine que l'alcool avait sauvé la vie d'un grand nombre de ses compères : ça leur avait fait garder le moral et ils n'avaient pas hésiter à prendre certaines décisions dans les moments critiques. A moins que ça ne soit simplement les réflexes des bons matelots qu'ils étaient ? Bof, elle s'en fichait un peu à vrai dire.

Erza s'avança encore un peu, touchant un arbre qui semblait avoir survécu elle ne savait comment. C'est que, depuis qu'elle avait élu domicile à Bouton d'Or, ses connaissances en agriculture avaient nettement augmenté. Cet arbre était complètement détrempé. « C'est drôle, on dirait qu'il était sous l'eau avant... Il serait remonté comme un bouchon de liège dans un verre de vin ? ». Elle marqua une pause, se frottant le menton de son index, son pouce coincé en dessous. Elle rit. « Intéressant. ». Elle avait envie d'explorer à présent. Düst avait bien fait de lui confier cette mission en réalité. Tuer des Sorciers, ça la ravissait toujours. Non et puis, il fallait penser à annexer un peu. Quoi que, si ça se trouve, ce n'était qu'un leurre, comme le poisson mort qui remontait à la surface un instant avant de couler de nouveau au fond des eaux. Si ça se passait ici, ils seraient mal, surtout vu l'état du bateau. La jeune femme s'avança vers Sunilda. « Il faudrait peut-être laisser des hommes ici pour réparer le navire dans le cas où... nous devrions prendre la poudre d'escampette. ». Et puis, faire un campement serait une bonne idée aussi. Parce que là, ils allaient faire quoi ? S'enfoncer dans ces terres sans savoir ce qui les attendait ? Et si le soleil se couchait et que des monstres sortaient de partout à la fois ? Erza finit par rire. Bof, elle s'en fichait elle. Les monstres, elle n'en ferait qu'une bouchée . Ce serait même l'occasion d'essayer de voir si le bois pouvait cramer ou non. Un petit feu de camp, c'était toujours sympathique. Sans carte un peu moins... Oh mais, peut-être que si elle les étendait au soleil, celles-ci sécheraient assez vite ? Elle avait une revanche à prendre sur cet abruti d’Étienne. Déjà, avec un nom pareil, il ne pouvait que perdre en temps normal. Amusée de sa pensée, elle se mit à sourire.

783 mots

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Lun 13 Juil 2015, 02:06


D’un geste délicat, elle avait glissé ses doigts dans les cheveux bruns et emmêlés de l’Ange Noir. D’un pauvre sourire, d’un regard implorant, elle le suppliait de retarder le départ, de rester. Malgré ses efforts, Rowna savait qu’il partirait. Il ne l’aimait pas suffisamment pour désobéir sur son simple désir. « Sois prudent. » murmura-t-elle en le serrant dans ses bras. « Veille sur Kaédé en mon absence. Jorah s’occupera de mes affaires et du manoir. » répondit-il tout bas en se dégageant de l’étreinte. « Est-ce réellement judicieux ? Les rumeurs sont affolantes. Les navires partent mais ne reviennent jamais. » Elle était inquiète. Les sentiments qu’elle portait à l’égard de son cousin étaient forts, sincères, mais n’avaient rien de réciproques. « Notre flotte est excellente. J’y suis pour quelque chose. » Il sourit, avant d’ajouter d’un ton plus sombre : « C’est mon devoir qui l’exige. » Il se pencha pour embrasser le front de la jolie blonde avant de tourner les talons. D’un pas lent et mesuré, il traversa le pont jusqu’à rejoindre le vaisseau volant et son équipage. Depuis l’assassinat de ses parents, Tristan était l’unique maître de l’entreprise familiale. La lignée des Von Kaalhan avait toujours été influente, importante en Avalon. Ils étaient en charge des transports, des négociants avec les meilleurs bâtisseurs de navires. Autrefois, Tristan avait été puissant, à faire trembler les montagnes et pleurer les pierres. Aujourd’hui, il n’était plus rien à cause de cette femme. Un jour, il lui ferait payer. Pour le moment, il se contentait d’être au service de son Roi, de mimer sa force d’antan sur le souvenir de l’effroi. Les mains dans les poches de son long manteau gris, il esquissa un petit geste du menton à l’attention de son Capitaine. Il se mit à brailler des ordres. Les Déchus s’envolaient pour le nouveau continent. Ils ignoraient encore que le voyage serait beaucoup plus éprouvant que prévu. Caprices du climat, les vents violents s’engouffraient et déchiraient les voiles, faisaient chanceler la coque. Une pluie battante malmenait les hommes et le bois. « La Pomme d’Or est perdue ! » s’écriait l’un, les mains usées à force de tirer sur les cordages. Tristan peinait à faire quoique ce soit. Les Déchus ne pouvaient pas s’envoler, au risque de se briser les ailes à l’instant même où elles seraient déployées. Pourtant, il fallait faire quelque chose. Le vaisseau perdait en altitude et bientôt, il serait à portée des vagues, qui l’engloutiraient. « Capitaine ! Il ... » Les mots se noyèrent dans le fracas et l’obscurité. La mer happa la Pomme d’Or.  

« Nos projets ont échoué. Pourtant, d’une certaine manière, nous avons réussis, Tristan. Nous sommes arrivés et c’est …  » - « Si tu le dis. » Le vieux Capitaine, dans un hoquet légèrement moqueur mais sans une once de malice, tendit une gourde de vin à son ami. Il en but quelques gorgées, sans détacher son regard des paysages verdoyants du nouveau continent. La Pomme d’Or avait sombré. Sunilda les avait sauvés. Tout du moins,  elle avait fait ce qu’elle avait pu pour ceux que les Sirènes n’avaient pas entraînés dans les tréfonds des abysses, pour ceux qui n’avaient pas été dévoré par les monstres des profondeurs ou qui ne s’étaient pas brisés contre un rocher en voulant s’envoler. « C’est … Fantastique. » s’émerveilla une jeune Déchue, rescapée du naufrage. Elle s’approchait doucement, presque timide. « Si calme. Tellement paisible. » souffla le jeune homme. « Je suppose que nous allons perturber cette tranquillité. » - « Les Sorciers ont commencé. » - « Il semblerait qu’ils aient payé l’offense. » remarqua-t-il, jetant un rapide coup d’œil à l’épave. Il était las, épuisé. Le voyage n’avait pas été de tout repos et Tristan ne se pardonnait pas la perte du vaisseau. « Allons-y. » finit-il par lâcher. Il ne comptait pas rester une minute de plus à bord du bâtiment réprouvé. Au-delà de la fatigue, Tristan était aussi curieux, intrigué par cette nouvelle terre. Il y avait tant à explorer, à exploiter. Néanmoins, quelque chose le tracassait, quelque chose sur lequel il ne parvenait à mettre de mots. Il était persuadé que tout n’allait pas se dérouler selon ses plans. « Reste près de moi. » glissa-t-il à la toute jeune fille, jeune marin téméraire et imaginative. Tristan se sentait responsable des membres de l’équipage de la Pomme d’Or. Ils étaient sous sa charge. Il devrait déjà expliquer à certaines familles pourquoi l’époux ou la fille ne reviendrait pas.

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Mar 14 Juil 2015, 20:20


« Est-ce que … Puis-je me joindre à vous ? » Quelques mots presque chantés dans un murmure ; voix tendre et fragile d’une créature qui l’était tout autant. Blonde avec des yeux clairs, la Sirène semblait à peine naître de l’écume. Pieds nus, vêtue d’une simple tunique turquoise, elle foulait le sable humide de la plage, se rapprochant d’un pas hésitant de Sunilda et de ses hommes. « Capitaine ! C’est une fille des eaux. Nous ne devons pas lui accorder notre confiance. » s’écria l’un en brandissant son épée, prêt à sévir. « Les tiennes sont particulièrement voraces ces derniers temps, Vampire des Mers. » articula-t-il d’un ton tranchant qui trahissait tout son ressentiment. Il s’apprêtait à la frapper. « Non ! » Un autre s’était interposé. La jeune fille avait reculé de quelques pas, les bras croisés comme pour se protéger. D’un regard perçant, elle dévisageait le soldat. « Ne crois-tu pas qu’elle nous aurait tué depuis longtemps si tel avait été dans ses intentions ? Ses cheveux sont encore mouillés. Elle sort à peine des vagues. Elle est inoffensive. » - « Mieux vaut se méfier des enchanteresses océanes. » - « Ce n’est qu’une enfant ! Les femmes de la Cité Engloutie ne sont pas toutes mauvaises. Il n’y a qu’un clan qui prend plaisir à s’attaquer aux navires et ce n’est qu’un étrange groupuscule qui s’en prend aux voyageurs depuis la chute du Continent Dévasté. » - « Es-tu certain de toi ? Serais-tu prêt à te faire responsable d’elle ? » Il tourna doucement la tête, prenant quelques instants pour dévisager l’Ondine. Petite chose à la silhouette mince et gracile, elle était ravissante, d’une aura plus pure que les Anges. « Oui. » L’autre grogna. « A ta guise. Protège ton béguin. » - « Comment t’appelles-tu ? » s’enquit-il en ignorant simplement les remarques désagréables de son frère d’arme. « Sioban. » Elle sourit. « Sioban. C’est magnifique. » Il s’accroupit près d’elle. Elle était si petite. « Que fais-tu ici ? » - «  J’étais juste curieuse. Je flânais autour de mon village, à l’orée des récifs coraux de Mhéduza quand j’ai aperçu ce vaisseau. Je me suis mise à vous suivre jusqu’à approcher les rivages de ces terres inconnues. » - « Ton village … » répéta-t-il. « Je croyais qu’il n’y avait que la Cité Engloutie. » Elle rit. « Non. C’est ma Capitale mais je ne la connais pas bien. Il y a pleins d’autres Cités Bulles et des tas de villages traditionnels. » - « Ça doit être merveilleux à voir. » - « Vous, comment vous appelez-vous ? » - « Will. Je veillerai sur toi. »

Will sourit, glissant sa main dans celle de Sioban. « Tælora. Ce serait le nom de ce continent. » - « Mon peuple a des histoires sur ces contrées. Je les pensais fausses, de simples contes. » - « Qui sait quelle vérité se cache derrière les légendes de nos livres. L’exploration sera merveilleuse. » - « Êtes-vous réellement un guerrier ? Vous me paraissez tellement rêveur. » - « Je suis un homme à la personnalité paradoxale. Viens. » Il l’entraîna à travers le groupe, loin de se douter du leurre. La Khæleesi avait toujours apprécié les jeux de faux-semblants où elle s’amusait à être une autre. C’était délectable, divertissant et terriblement palpitant. Dissimulée par l’apparente innocence d’une toute jeune fille, elle avait tout loisir d’infiltrer l’expédition censée sauver ou précipiter la perte des Mages Noirs. Certains visages ne lui étaient pas inconnus. Elle reconnut la petite Ange aux cheveux rouges, l’indomptable fille Taiji ainsi qu’un homme dont elle n’aurait pas cru la ténacité. Bousculée par un Réprouvé qui partageait les idéaux du premier qui lui avait adressé la parole, elle valsa dans les bras de quelqu’un. « Je crois que l’on ne m’apprécie guère dans les parages. » murmura-t-elle en se relevant, les joues rouges. « Je veux juste … » Elle s’interrompit dans une grande inspiration. « Ce n’est pas grave. » Elle glissa ses doigts dans ses longs cheveux emmêlés, les nouant rapidement d’une épaisse tresse sur le côté. Vanille se mit à contempler les paysages de Tælora. Les gens braillaient et piaillaient. Inconscients, ils n’écoutaient pas la mélodie de la forêt, le chuchotis des montagnes. Ils auraient dû. Ils allaient regretter. « Qu’est-ce que c’est ? » Elle pointa du doigte une fumée grise qui s’élevait du lointain. La Dame des Abysses adorait jouer les idiotes. « Par tous mes Aetheri … Faites que je sois emprisonné dans mes songes. » Will se frotta les yeux.

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Mar 14 Juil 2015, 20:20



GROUPE III
Vanille – Erza – Mia – Rosée du Matin – Ambre – Tristan – Héliana [Mircella] – Jessy [Ethan]

« Mes hommes resteront près du littoral. Ils seront divisés en deux groupes. Certains seront en charge des réparations de mon bâtiment tandis que les autres installeront un campement de fortune entre les rochers, plus à l’est. Mieux vaut ne pas trop s’éloigner des rivages, nous ignorons encore ce que … » Coupée dans ses explications par un grondement sourd, Sunilda releva vivement les yeux, dévisageant d’un regard inquisiteur la forêt qui frémissait. D’un geste lent, elle replia le morceau de parchemin sur lequel elle avait commencé à griffonner les contours du continent. Quelque chose semblait approcher, attiré par l’odeur alléchante de proies nouvelles. « A votre avis, quel genre de bêtes rôdent dans les parages ? » demanda-t-elle à Erza. Un matelot se permit de répondre avant elle, murmurant à son Capitaine : « J’ignore tout des monstres de ces contrées mais … » Il s’interrompit. Les mots sortaient péniblement. « Parle. » insista Sunilda. « Regardez la proue du bateau des Sorciers. » Elle accorda un coup d’œil à la ruine délabrée. « Elle s’est brisée sur les roches des eaux peu profondes. Ils n’ont pas été malins. » - « Regardez encore, Capitaine. » La patience n’avait jamais été une vertu de la jeune femme. Elle prit cependant le temps de pousser l’examen. « Quoi ? » lâcha-t-elle avant de se précipiter vers les planches qui jonchaient le sable. Accroupie vers l’un des vestiges de la coque, elle caressa le bois. « Ces traces … » - « Oui, elles ont été faites par des griffes. » - « Elles sont gigantesques. La créature qui a fait ça doit être immense. » Les grognements, sombres et rauques, s’approchaient. « Ils arrivent. » - « Aux armes. Nous allons combattre. » Sunilda dégaina son épée. « Capitaine … » - « Il n’est plus l’heure de bavasser. L’ennemi est à nos trousses, moussaillon. » - « Vous devriez venir voir ça, Capitaine. Je crois que c’est important. » Elle pesa le pour et le contre un bref moment, avisant la fumée qui se rapprochait, avant de rejoindre le jeune homme. « Il n’y avait que les Sorciers, n’est-ce pas ? Eux … Nous … Nous sommes les seuls ici ? » - « Oui. » - « Donc … » Il désigna la chose informe et répugnante que les grains dorés avaient commencé à engloutir. « Ça, c’est un Sorcier. » Sunilda écarquilla les yeux. « Comment est-ce possible ? » - « Si les choses qui arrivent peuvent faire ça … » - « C’est impossible. » répéta-t-elle en attrapant ses cheveux, les tirants en arrière. « Capitaine, quels sont vos ordres ? Que doit-on faire ? » - « Je … » La jeune femme se sentait nauséeuse. « Capitaine ! » Elle se lacérait les lèvres de ses ongles.

Hurlantes et grinçantes, une meute de bêtes monstrueuses surgit des bois verts. Elles courraient en direction des étrangers à leur territoire, la gueule retroussée d’où s’échappait la fumée qu’avait aperçu une enfant, un peu plus tôt. « Qu’est-ce que … » - « C’est quoi, ces trucs ? » - « Rien que des gros chats, on va les massacrer. » - « Non ! Ils … Fuyons. » - « Sunilda … » - « J’ai dit : on court ! Ces choses peuvent … » - « De quoi sont-elles capables ? » Elle ne répondit pas immédiatement. « Ne les laissez pas vous toucher. » Elle se mit à détaler, sans réellement savoir où elle pouvait aller. Les félins au pelage noir et doré ne ressemblaient à rien de ce qu’elle connaissait et, à vrai dire, elle ne tenait pas particulièrement à en savoir davantage pour l’instant. Ils n’étaient pas ordinaires. Ils ne chassaient pas par instinct animal, ni pour se nourrir ou protéger leurs terres. Ils étaient mauvais et prenaient plaisir à éliminer les autres. D’un coup de museau, ils rependaient la maladie sur les corps. La fièvre emportait le malheureux en trois minutes. Juste trois minutes. « Maudite soit la Dévoreuse. » s’écria quelqu’un dans la course. La Dévoreuse. C’était le nom que les histoires avaient fini par donner à l’entité responsable des tragédies récentes. Sunilda aurait aimé se retrouver face à la Dévoreuse, quoi ou qui qu’elle soit. Elle avait deux ou trois choses à lui dire. « Il faut nous séparer ! On va se faire massacrer. » La Réprouvée hocha la tête. Le groupe se dispersa.

Mots : + 980

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Mar 14 Juil 2015, 21:37

L'être céleste se sentit vaciller encore une fois pendant quelques secondes, ne sachant plus sur quel pied danser. Tout autour d'elle semblait devenir flou, perdre sa netteté et l'empêchait donc de se diriger correctement. Elle venait tout juste de bousculer quelqu'un, et ce ne serait pas la dernière personne qu'elle enquiquinerait involontairement. Posant une main sur son front, elle s'arrêta pour reprendre ses esprits. Tout se mélangeait, à n'y plus rien comprendre, et si elle ne se reprenait pas en main tout de suite, ses plans tomberaient à l'eau. Elle leva les yeux, jetant un rapide coup d'oeil aux autres voyageurs, cherchant presque immédiatement du regard la présence d'un Humain à bord du navire qui les avait conduit sur le continent. Ô, non, le paysage ne l'attirait pas plus que cela. Puis enfin, elle rougit face aux remarques de celui sur lequel elle était tombée, et dût s'excuser à nouveau auprès de la petite fée, une fois qu'elle eut fini de s'émerveiller devant cette créature si petite et pourtant si magique. Ses yeux pétillaient de joie malgré son air fatigué et sa mine déconfite d'avoir ainsi échappé à la noyade. Une bonne nuit de sommeil ne lui aurait sûrement pas fait de mal. « Enchantée, Rosée du Matin. Cela doit être le destin. ».

Ses phrases continuaient de rimer entre elles, formant une mélodie qu'elle semblait la seule apte à saisir. « Pardonnez-moi de vous avoir envoyé dans le sable comme une malotrue. Je n'avais point l'intention de causer du chahut. ». Elle s'inclina une nouvelle fois, battant légèrement des ailes, quand quelqu'un d'autre vint s'intéresser à elle. Tous ces gens, ces inconnus, se pavanaient sur ce lieu que les Aetheris cachaient depuis si longtemps sans se méfier de quoi que ce soit. Ils venaient faire connaissance, apporter de l'aide là ou il y en avait besoin. Et cet altruisme soudain que la petite ange ne connaissait pas la fit sourire, presque au point d'éclater de bonheur. Ils étaient tous si.. gentils ! Il n'y avait aucun autre mot qui pouvait les définir, les qualifier. Une jeune fille d'à peu près son âge se trouvait juste en face d'elle. Les présentations gênaient quelque peu la rousse, qui tritura ses doigts pendant quelques secondes avant de daigner répondre, cherchant probablement les mots adaptés à une telle situation. « Ravie de faire votre connaissance, Mia. Je me prénomme Héliana. ». Puis elle baissa les yeux vers le loup qui se promenait avec elle. Apprivoiser un loup, rien que ça ! L'Ange se retenait de balancer un flot de question sur les conditions dans lesquelles elle avait pu en faire un fidèle compagnon, jugeant que ceci appartenait à sa stricte intimité.

« Je ne voudrais pas mettre tout mon poids sur votre ami, mais je vous remercie. ». Puis elle hésita à nouveau, tremblante, rougissante. Se sociabiliser ne faisait manifestement pas parti de ses habitudes, et encore moins de ses intentions. Elle n'avait de contact qu'avec les elfes de la cité d'Earudien, notamment Losagel avec lequel elle entretenait des liens très forts, mais le reste de son temps se résumait à peindre et se chamailler avec Julia. Rien de bien farfelu donc, et rien qui nécessite la présence des autres. Héliana avait toujours été seule, et c'est seulement aujourd'hui qu'elle ressentait le poids de la solitude peser sur ses fragiles épaules. Il était temps de s'en débarrasser une bonne fois pour toutes, avant qu'il ne prenne ses aises. Elle fit un petit signe discret à la panthère des neiges, qui, on ne sait pourquoi, se tenait juste là. A croire qu'il s'agissait d'un complot de fantaisies. « Pourrais-je continuer le voyage à vos côtés ? J'aimerais beaucoup vous accompagner. ». Elle parlait autant à la petite fae qu'à Mia, craignant leur refus, n'osant rien ajouter. Mais elle n'en eut pas besoin. Après quelques pas en compagnie de ceux qu'elle espérait pouvoir présenter prochainement comme ses amis, des hurlements se firent entendre, venant des profondeurs des bois. Des félins en sortirent alors dans un boucan, un brouhaha qui ne fit point douter la jeune fille sur leurs intentions.

Cet endroit était leur territoire, et eux des étrangers, des inconnus qui venaient pour prendre ce qui ne leur appartenait pas. Mais plus que cela, elle lut dans leurs yeux la fureur, le plaisir de tuer, l'envie de voir le sang couler. Des prédateurs à l'état pur qu'il fallait fuir, et vite. Par réflexe, et doutant de la capacité à voler de sa nouvelle compagne, elle attrapa Mia et l'installa en vitesse sur ses épaules, laissant le loup non loin d'elle, prête à lui foncer dessus s'il venait à se faire attraper par un des félins. Dans cette position là, elle ne pourrait pas voler longtemps, ni atteindre des sommets, elle en était sûre. Mais le temps pressait, et elle n'avait pas le temps de réfléchir. « Rosée Du Matin ! Est-ce que vous allez bien ? ». Elle voulait se tenir au courant de son état, mais dut bien vite arrêter de se stopper dans son élan. Le groupe se divisa bien rapidement, et lorsqu'elle tourna la tête, elle vit le pire. Une vision d'horreur, qui aurait pu lui retourner l'estomac. Tout d'abord, plusieurs cadavres gisaient au sol, ce qui n'eut pas le don de la réconforter. Puis enfin, un humain courait dans le lot, perdu dans ce capharnaüm. Elle ne pouvait pas l'aider. C'était impossible. D'un coup de griffe rapide, il se retrouva au sol, et quelques minutes après, alors qu'elle tentait de ne pas le perdre du regard ou cas ou il serait possible de revenir en arrière, il ne vivait plus. C'était peine perdue. Ils venaient d'arriver dans un camp près d'un grand lac, et la situation s'apaisait à peine. « Est-ce que ça va ? ». Question banale, mais qu'elle poserait tout au long de cette escapade.
976mots


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Mer 15 Juil 2015, 00:45

Il était là cet animal?

Voilà ce que je me posais comme question quand elle voyait une panthère des neiges pointer le bout de son nez vers le petit groupe qu’on commençait à former. Mais évidemment, c’était Gouki qui était le plus attiré par l’animal après avoir été légèrement grondé pour son comportement qui n’était peut-être pas très convenu vis-à-vis de la petite Fae. Du coup, il se tournait vers l’animal et poussait quelques petits bruits sans doute pour se présenter ou pour demander qui était l’animal… Maintenant je ne parlais pas aux animaux. Mais c’était la déduction la plus logique… Mais ce qui était important c’était qu’il n’était pas agressif face à l’animal et celui-ci non plus. Une chance car, je ne savais pas si la panthère des neiges était sauvage ou si elle appartenait à quelqu’un… Mais tant qu’il ne faisait aucun mal lui ou Gouki ce n’était pour le moment pas trop grave car, j’avais ma petite conversation à faire avec l’ange qui avait perdu l’équilibre et qui semblait être plus fatiguer que n’importe qui ici… Il fallait avouer que le voyage avait été des plus difficiles, si je n’étais pas une boule d’énergie comme le disait certaines personnes, sans doute que j’aurais commencé par poser mes fesses sur le sable avant toute chose.

Enfin bref, la demoiselle qui semblait donc être un ange au vu de ses ailes… Maintenant, il y avait toujours moyen d’avoir des ailes vu que je pouvais en obtenir en fusionnant avec Tathar. Toujours était-il qu’elle se présentait sous le nom de Héliana. Je lui affichais un grand sourire alors que la demoiselle semblait toute gêner. C’était amusant et j’avais l’impression qu’on était totalement diffèrent elle et moi… Ce qui ne m’empêchait pas de l’apprécier car, c’était une gentille fille. Notre différence était surtout dans notre façon de nous comporter elle était réserver et moi plutôt extraverti. Quoi qu’il en soit, elle ne voulait pas imposer son poids sur Gouki ce qui me faisait encore plus sourire… Gouki me portait régulièrement et j’avais l’impression d’être un peu plus forte qu’elle… Je voulais dire par là qu’elle semblait plus frêle que moi, pas que je suis grosse… Du coup, je finissais par lui dire :

Oh tu n’as pas t’inquiète. Je suis souvent sur le dos que Gouki et s’il arrive à me porter, il arrivera bien avec toi… Enfin une fois qu’il aura fini de joué.

Quand Héliana demandait pour nous accompagner, je regardais les autres qui étaient venu autour d’elle avant de lui faire un oui de la tête, toujours accompagné d’un sourire des plus amicales… Je ne savais pas pour les autres, mais j’avais le pressentiment que peu d’entre eux allait refuser. Mais à peine on c’était mis d’accord pour faire partie du groupe ou pas, qu’un bruit inquiétant venait de la forêt. Je me tournais vers la forêt pour voir une fumer inquiétant sortir. Juste derrière cette fumée des gros chats noir bien plus gros que Gouki qui était déjà bien plus grand que certain animaux, il avait un air mauvais, je décidais donc de sortir mon arme quand une main m’agrippais pour me faire décoller les pieds du sol sans me demander mon autorisation… L’instant plus tard, je remarquais que c’était Héliana qui m’avait prise pour me mettre ensuite sur son dos. Je ne le savais pas, mais elle m’avait peut-être sauvé la vie. Gouki lui avait compris d’instinct le danger que représentait cette fumer et préférait garder ses distances… Même s’il aboyait sur les félins qui venait nous attaquer. Apres un bref instant de réflexion, je tapotais l’épaule d’Héliana avant de lui dire :

Merci, mais je vais me débrouiller… Fuit par-là je te retrouverais assez vite.

Sans attendre une seconde je sautais dans le vide alors que je fusionnais en même temps avec Tathar. Des ailes apparaissait ensuite pour que je vole à mon tour, mais pas pour fuir. Il y avait des gens qui ne pouvaient pas prendre la voie des airs pour s’échapper. Je devais leur donné une petite chance de s’en sortir. Je descendais donc vers Gouki pour me mettre sur son dos. Ma faux en main, je me séparais de Tathar pour cette fois utilisé Ivy qui fusionnait avec mon arme. Une petite tornade de sable apparaissait et repoussait la fumée et aveuglait pendant quelques secondes les vilains matous. Cela n’allait pas durée très longtemps, mais assez longtemps je l’espérais pour permettre au moins chanceux de fuir. Evidemment, vu la situation, je n’allais pas non plus rester à combattre ses créatures. Je laissais alors Gouki utilisé sa super vitesse pour distancé ses animaux pendant que je me dirigeais vers l’endroit où j’avais signalé à Héliana de se rendre… C’était assez approximatif, mais avec le flair de Gouki, je me disais que cela irait quand même assez vite… et en effet grâce à la vitesse de mon ami, cela ne prit que quelques instants. Mais lui comme moi on était assez fatiguer de cette course folle qui c’était combiner au voyage… Toujours était-il que l’ange me demandait à moi et aux autres arrivants j’imaginais si cela allait, ce que je répondais avec le même sourire que d’habitude :

Oui ça va, c’était une grosse surprise ses animaux par contre… Si quelqu’un est blessé je peux peut-être l’aider.

Je m’adressais à tout le monde bien entendu. Ivy ou Tathar n’était pas gêner par le vent ou la fatigue du coup, il ne m’avait pas perdu de vu. Je pouvais donc fusionner à nouveau avec mon compagnon elfe et utilisé ses pouvoir pour soigner les blesses… Du mieux que je pouvais en tout cas.


939 mots

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Rosée du Matin
~ Fae ~ Niveau III ~

~ Fae ~ Niveau III ~
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◈ YinYanisé(e) le : 07/06/2014
Rosée du Matin
Mer 15 Juil 2015, 21:58



Le sable était bien vilain avec la petite fée, n’hésitant pas à glisser dans des coins difficile à atteindre, mais au moins, avait-il rendu sa chute peu douloureuse. Le sable, ce avait l’avantage d’être moelleux. Par contre, la jeune fille qui s’excusa une nouvelle fois pour la bousculade avait une drôle de façon pour s’exprimer. La petite fée la regarda, perplexe : elle n’était pas certaine d’avoir tout compris, aussi, elle se contenta d’une réponse simple.

« Ce n’est rien, j’ai juste du sable sous les pétales… »

Elle essaya de secouer ses pétales pour chasser les grains indésirables lorsqu’un souffle humide lui ébouriffa légèrement sa longue chevelure. Lorsqu’elle tourna la tête, elle vit un immense museau qui la reniflait avec insistance. Rosée du Matin ne bougea pas, quelque peu intriguée par l’imposant animal, la bouche béate. La fae n’était pas très prudente, mais elle savait qu’elle ne craignait rien sur l’épaule de son admirateur. Du moins, en théorie, mais pour une fois la pratique était en phase avec ladite théorie. Une femme lui assura bien vite que l’animal n’était pas méchant juste curieux et joueur. Rosée en fut rapidement soulagée.

« Il est joueur, c’est chouette… j’aime bien jouer aussi déclara-t-elle aussitôt ravie d’avoir un futur compagnon de jeu. L’homme lui fit toutefois remarqué qu’il n’était pas là pour jouer, mais pour explorer une île mystérieuse. Ah bah… ça n’empêche pas, si ? » lui répondit-elle, l’air interrogateur.

Et lorsqu’elle tourna une nouvelle fois la tête pour observer l’animal nommé Gouki, elle vu double ! Elle plissa d’abord les yeux, pensant avoir encore du sable qui lui troublait la vue. Mais non. Il y avait bien deux créatures à quatre pattes aussi belles lui que l’autre. Rosée était ravie de voir tant d’animaux.

« Oh, Gouki a emmené une amie avec lui ! s’exclama-t-elle avec une naïveté enfantine déconcertante. Ils sont trop choupinous… C’est pour quand les petits ?
Comment tu sais que c’est un mâle et une femelle ? se demanda alors l’homme, intrigué
Je suis une fae, la nature me parle et je sais l’écouter. Lui c’est un monsieur et elle, une madame… et donc, ils font nous faire des bébés. C’est comme ça que va la nature.
Ah ! laissa échapper l’homme, sceptique. Reste bien sur mon épaule. »

D’une oreille attentive, l’homme écoutait les échanges avec le Capitaine et cela ne le rassurait pas. Il entendit vaguement parler de griffes et de créatures, ce qui laissait supposer qu’il n’y avait pas que des gentils Gouki sur cette île. Il s’inquiétait surtout pour la petite fée, peut-être un peu trop innocente qui s’extasiait des alentours. Elle ne survivrait pas longtemps sans protection en cas de prédateurs terrifiants. Heureusement, la fée savait se faire des amies, apparemment.

« Oui, reste à nos côtés, c’est plus amusant quand on est nombreux »

La fée imaginait déjà plein d’aventures plus folles les unes que les autres, mais sa vision idyllique des choses chavira tel un bateau lorsqu’elle entendit des cris plutôt angoissant. Elle sursauta et vit de monstrueuses créatures sortir des bois. Rosée du Matin due bien s’avouer que ce n’était certainement pour leur faire un gros câlin. Quoique… Elle s’accrocha toutefois solidement à l’épaule qui lui servait de perchoir, assurant que tout allait bien pour elle.

« Je vais bien, je vais bien » cria-t-elle secouée de toute part pendant que son ami fuyait les créatures. Puis, à un moment, elle lâcha prise, emportée par un mouvement d’épaule un peu trop brusque.

Perdue, elle fila à tire d’aile, cherchant à retrouver son perchoir protecteur, sans réel succès. Poursuivit par l’une de ses horribles créatures, elle redoubla d’effort, mais se retrouva bloqué par une branche. Elle battit des ailes encore plus fort, tendant la fine branche à son maximum.

« Mais lâche moi gentille branche, il va me croquer comme une souris. Puis, elle réalisa. Fruits des bois ? »

L’animal ailé répondit aussitôt à l’appel, aidant la petite fée qui s’agrippa à sa queue pour se détacher de l’arbre. Alors que l’immonde créature était à quelques centimètres d’elle, la fée se libéra enfin et la branche retrouva sa position initiale, fouettant au passage le museau de la créature.

« J’ai eu chaud aux pétales, encore un peu et il me grignotait le derrière ! »

Pour parer aux autres attaques, la fée attrapa son épée et l’agita dans tous les sens, comme pour chasser les moustiques. Les crottes de Fruits des Bois et son épine de rose n’étaient pas des armes très idéales au vu de la carrure et de la rapidité des créatures, mais sa maîtrise des armes n’étaient pas très au point. La petite fée avait également oublié un détail : l’épée attirait les insectes… Une nuée d’insectes divers sortit de nulle part, assombrirent rapidement la plage, effrayant plus encore la petite. D’ordinaire, ces petites créatures ne lui faisaient pas peur, elle leur faisait même des bisous sur leur carapace, mais là, ils étaient un peu trop nombreux et chaotiques. Puis, elle ne voulait pas se faire mordre les fesses…

« J’veux retourner dans mon jardiiiiiiiin » hurla-t-elle en fuyant droit devant sans regarder où les autres membres de la troupe se dirigeait.

Elle se retrouva perdue, au milieu des bois et de ce qui se rapprochait d’un campement. Avec des cadavres… La petite fée hurla plus fort. Il y avait trop de violence, trop de morts et dans la panique, elle ne voyait plus personne et angoissait de plus belle. Fruits des Bois virevoltait à ses côtés, tentant de la rassurer avec ses petits grincements. Puis, afin de fuir le spectacle, elle posa ses mains sur ses yeux pour ne plus rien voir et se mit à chanter. Rosée du Matin s’imaginait ainsi loin de tout, dans son jardin, avec des petites fleurs et des petits animaux gentils et bien veillant à son égard.







~980 mots
Résumé:


♪ Chante ♫
 Event Juillet 2015 | Groupe III | Bienvenue en terre inconnue YjFKpln

Merci  Kaahl  nastae
:◄♥►:

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Ven 17 Juil 2015, 16:25

La brise me fouettant le visage je n'arrivais pas à regretter pas de m'être lancée dans cette aventure. Pourtant cette curiosité, ce besoin de savoir ce qu'il y avait de l'autre coté de l'étendue bleue ne me ressemblais pas en temps normal. Il est vrai que j'étais du genre à envoyer les autres se faire tuer à ma place. Peu m'importais que l'on me dise lâche car au final j'étais plus en forme qu'eux et surtout plus en vie. Mais voilà, les temps étaient tout sauf normaux, et comme une mauvaise maladie se rependant sur le territoire je pouvais voir que la situation ne s'arrangerais pas... Du moins pas tout de suite. Ceux qui se réfugiaient à l'intérieur des terres n'étaient pas plus en sûreté que moi sur ce bateau. Sayron quant à lui avait été contre ce voyage. Il voulait suivre les réfugiés. Et quand je me suis mise à travailler pour payer le voyage il a fini par se résigner et m'avais apporté de l'argent  pour que nous montions tout les deux à bord de ce navire. J'avais voulu le questionner sur la manière dont il se l'était procuré mais j'avais fini par abandonner cette idée. Selon lui voler des voleurs était tout à fait honorable et comme il autorisait le voyage j'avais fini par fermer les yeux.

N'empêche que même après avoir vu toutes les horreurs de ce voyages, les navires que l'on voyait couler au loin, les monstres marins, et même les tempêtes, je me sentais plus en sécurité que sur le continent au futur beaucoup trop incertain. Néanmoins, je ne me faisais pas d'illusion, cette sécurité était relative, j'avais bien entendu certains marins se plaindre des naufragés que le capitaine avait récupéré. Cela me paraissais normal de repêcher ceux que la mer avait épargnés mais cela ne semblait pas être le cas de tout le monde. Après tout, une personne de plus à nourrir, cela pouvait aller mais plus de trois, c'était compromettre les réserves de l'équipage et donc pour certains il était normal de vouloir renvoyer les "gêneurs" d'où il venait. Dans la mer.

La nature des gens pouvait parfois être bien effrayante.
Heureusement que je ne mangeais pas.

Enfin, mis-à-part ce genre de petits incidents, le voyage s'était déroulé correctement. Ce n'était pas une partie de plaisir mais il fallait s'y attendre. C'est pour cette raison que Sayron n'avait pas voulu me suivre au départ. Après tout il s'agissait d'un loup, et sans contact avec la Terre ferme il se sentait malade. C'est d'ailleurs pour cette raison que j'étais toute seule sur le pont du grand bâtiment qui fendait les eaux en ce moment même, lui se terrait au fond de la cale, là où personne ne viendrait le déranger. De toute façon vu son humeur mieux valait ne pas trop l'approcher, d'ailleurs personne ne s'y risquait.
Enfin, une agitation inhabituelle s'empara du navire. Craignant une nouvelle attaque de monstre marins je m'étais préparée (Sérieusement je ne savais pas que des créature aussi laides pouvaient exister, elles ont ébranler toutes mes certitudes)

Tout le monde se préparait à descendre du navire car la Terre était en fin en vue. Un grand soulagement pour Sayron qui se précipita sur le pont à l'instant même où je le prévenais. Vraiment parfois il agissait comme un gamin ... Il n'attendit même pas que le navire accoste correctement et sauta à une distance raisonnable de la plage avant de ce mettre à battre des pattes pour rejoindre le rivage.  Très sincèrement j'avais eu peur quand il avait soudain disparu entre deux vagues. J'avais vu beaucoup de monde mourir au cour de ce voyage, et si certains avaient encore le cœur à chanter - ce qui n'était pas mon cas - tant mieux pour eux. (Loin de là l'idée de les critiquer certains avaient peut être besoin de musique pour se détendre après un voyage aussi éprouvant, seulement je n'arrivais pas à être à l'aise) cette pression en plus sur les épaule m'avais légèrement rendue irritable. Si bien qu'une fois à terre je fis promette à mon compagnon de ne plus me refaire une frayeur pareille. C'est vrai quoi, si il avait supporté le voyage pendant autant de jours il pouvait faire un effort de quelques heures et m'épargner ce genre de soucis.

Avec un sourire lupin, il me fit remarquer qu'il ne remonterais plus dans ce genre de construction qui contrevenaient aux lois de la nature. Un loup restait sur la terre ferme. Point.
C'était bien beau de rêver car pour l'instant l'avenir était bien trop incertain. Voyant où je venais en venir, il faillit répliquer mais autre chose retint son attention. Le capitaine prévoyait de faire une petite exploration de l'île afin de trouver un endroit plus sûr. Suivant son instinct il me conseilla de les suivre afin d'être plus en sécurité. Avec un haussement d'épaule je m’exécutais. Il savait à quel point je répugnais à me mettre en danger quand d'autre pouvais revenir avec les nouvelles. Qu'elles soient bonne ou mauvaises.

Elle n'essaya même pas de se faire des amis lors de la petite excursion. En général Sayron lui suffisait, c'était à vrai dire son seul camarade. Il remplaçait tout les autres avec efficacité de toute façon. J'avais trop de secret à garder pour pouvoir me permettre de lier réellement une relation avec quelqu'un. Et puis je ne me faisait pas confiance, dans ce genre de situation mieux valait s'entraider et je risquais de tomber facilement jalouse de la vie que menait le plus simple des marins. Car il vivait, dans tous les sens du terme.
De toute façon, il n'y avait que les génies pour comprendre cette sensation. Les génies et Sayron. Je n'avais pas besoin des autres et je l'avais souvent appris à mes dépends. Le loup comprenait, la meute aussi ne l'avait pas compris quand il avait commencé à devenir bizarre.

Quand ils arrivèrent devant le lac, tout sembla paisible aux premier abords ; mais cette première impression ne duras pas car en quelques secondes tout cela se renversa de manière incompréhensible. Tout d'un coup surgissait plusieurs créatures étranges (encore) qui se sont mises à dévorer joyeusement tout ce petit monde. Sans trop réfléchir, et plus par habitude je pris mes jambes à mon cou. Et quand je me rendis compte enfin de ce que je faisais j'avais mis une trentaines de mètre entre moi et la scène du carnage. Je vie même de loin quelqu'un prendre les armes pour se battre et essayais de sauver des vies. J'eus honte, mais l'histoire appartiens aux survivants je devais donc me contenter de survivre pour l'instant. Mais refuser d'approcher des bêtes ne me rendais pas complètement inutile. De loin, je vis la fae se perdre dans la panique et s'enfoncer dans les bois.
Bien, les bois étaient le terrain de chasse de Sayron, il saurait nous reconduire et dans le cas contraire je n'aurais qu'à me changer en une créature aérienne pour nous sortir de là. Mais d'abord il fallait que je la suive et que je ne la perde pas de vue. En courant donc je me lançais à la poursuite de cette petite créature.
Elle se pris la grappe avec plusieurs créatures qui faisaient à peu près sa taille mais résolu son problème avant que ne puisse intervenir. Enfin, elle s'arrêta dans ce qui ressemblait aux restes d'un campement. Visiblement nous n'avions pas été les seuls à chercher la sécurité dans la forêt et à s'être fait surprendre.

"Je veux retourner dans mon jardiiiiin" Ce cris du cœur venait du petit être qui maintenant pleurer à chaudes larmes visiblement éprouvée par les récents événements.

Gentillement, pour ne pas la brusquer je m'accroupis à côté d'elle. "T'en fais pas, on va s'en sortir et tu retourneras dans ton jardin, il y auras bien une solution à tout ces événements. crois moi j'en ai vu des choses et je te promet que ce genre de situation ne reste pas tout le temps mauvaise. Elles finissent par s'arranger."  

Doucement je me relevais. "Il est plus satisfaisant de savoir que l'on à survécut au pire. Cela nous donne confiance, on se sent plus fort ou on le deviens. Mais si on reste ici, loin du groupe on auras moins de chance de survivre. Mieux vaut retrouver le groupe."

J'avais faillit rajouter "ou ce qu'il en reste" mais je ne voulait pas heurter la sensibilité de la fae qui semblait déjà mal en point.

"Je t'offre le voyage si tu veux." Et simplement, sans m'encombrer d'effets de théâtre je me transformais en oiseau. Un joli corbeau brun.
Quoi qu’après coup je me disais qu'un rouge-gorge  correspondait mieux à sa passagère.

Voilà:
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Dim 19 Juil 2015, 23:45



Jessy ne s'attendait pas à une réponse aussi positive de sa présence, déjà le loup après avoir reniflé Rosée-du-Matin était venu vers elle pour faire copain, appréciant Gouki qui ne représentait aucune menace. Le petit groupe commençait à s'agrandir, formant une cohésion autour de la petite ange et de la fae. Heliana fit un signe discret à la panthère qui s'approcha pour lui faire une léchouille sur le bout des doigts. La blonde n'avait aucune envie de reprendre sa forme humaine, se sentant tout à fait confortable aux côtés de ses nouvelles connaissances. Il n'était pas commun de voir un rassemblement de ce genre, d'autant plus dans une région mystérieuse pour ne pas dire dangereuse après un quasi naufrage.

Alors que chacun s'apprêtait  à se déplacer vers un lieu sûr en vue de l'exploration des lieux, le groupe qui venait de se former eut le réflexe de s'arrêter net sous les hurlements qui se firent entendre.  Celle qui menait l'expédition cria sans attendre de fuir, d'éviter tout contact au risque d'y laisser sa peau. «Ah non ! J'ai pas fini de faire des folies moi. Vite une cachette !» La panthère des neiges passa tout près de Gouki et lui fila un coup de tête sur l'épaule comme pour lui faire signe de suivre. La petite ange avait la possibilité de prendre place sur le loup en cas de besoin, la Fae semblait aussi se voir offrir un moyen de transport pour accélérer la fuite.

Un peu partout des gens couraient en criant, traçant des zigzag pour s'éloigner, comme si les créatures allaient être décontenancé par ça. Jessy soupira, c'était absurde à quel point certains pouvait considérer les animaux stupides mais c'était à se demander qui était le plus con des deux. Courir, toujours courir, ne pas regarder en arrière, ne se fier qu'à son flair. Voilà l'option la plus précieuse pour Jessy alors que le groupe restait soudé le plus possible. La panthère des neiges se sentait dans son élément malgré la chaleur et l’inconnue qui régnait autour d'eux, elle avait toujours été de nature très sociable malgré la pseudo captivité de son ancien travail. Tout ça c'était du passé, elle avait la chance de tourner la page et faire quelque chose de sa vie.

Un des énormes félins noir se rapprochait dangereusement, elle pouvait sentir son odeur âcre, presque répugnante. Bondissant sur un homme qui le menaçait d'une branche en guise de moyen de défense. Les détails du spectacle ne sont pas joli joli et ce n'était pas le seul à subir ce sort. Les plus chanceux ne recevaient qu'un coup de museau avant de mourir dans les quelques minutes suivantes. Jessy ne savait pas si une douleur assaillait les victimes et n'avait pas envie de le tester. Elle fixait droit devant, apercevant ce qui semblait être les vestige d'un lieu d'habitation, accélérant les foulées pour être en sécurité le plus tôt possible, en oubliant de regarder où elle met les pattes. Se cognant celle avant gauche sur une roche, elle se prit une fouille, roulant sur le sol dans sa lancée. Lorsqu'elle s'arrêta, secouant la tête, elle était de nouveau la grande et belle demoiselle. Plutôt pratique vu la douleur à la main gauche, elle n'aurait pas pu continuer de courir dans cet état. Se relevant, elle atteignit avec les autres le campement  détruit au bord d'un lac.

Des cadavres ici et là, certains terminant d'agonisant au moment où ils arrivaient. Nul ne savait toute les causes de leurs mort et le savoir n'était pas la première nécessité. Jessy regardait autour d'elle, comptant un à un ceux qui sont près d'elle pour savoir si tous avait réussi à se rendre sans encombre. «L'ange, le loup, Mia... on dirait que c'est bon.»  Jessy regardait tout autour d'elle, de petites cabanes avaient vu la nature reprendre ses droits, recouvrant de mousse et de plantes le moindre espace non naturel. Un certain charme que ce recul d'une société passé, camouflant à merveille et offrant sûrement une fraicheur agréable à l'intérieur. Elle s'y avança d'un pas lent, entendant au loin les cris des énormes félins, espérant qu'ils ne viendrait pas jusqu'à eux.  La question restait de savoir comment ils pourrait se sortir de cette situation, après tout ils étaient sur un continent nouveau, à des lieux de toute aide potentielle et avec un bateau en piteux état. Jessy croisait les doigts qu'une partie de l'équipage saurait remettre à flot le navire et qu'il pourrait endurer de nouvelles attaques en mer.

Secouant la tête pour chasser ses idées, elle se concentra sur le moment présent. Venant tendre la main à Helianna pour une présentation plus courtoise qu'une léchoulle.
- Bonjour, je suis Jessy.
Parlant pour que chacun l'entende,n'ayant qu'à s'annoncer une seule fois pour tout le groupe. Se penchant pour faire une gratouille sous le menton du loup.  

807 mots
Résumé:
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Mer 22 Juil 2015, 14:38



GROUPE III
Vanille – Erza – Mia – Rosée du Matin – Ambre – Tristan – Héliana [Mircella] – Jessy [Ethan]

« Je crois que nous avons trouvé le campement des Mages Noirs. » murmura une jeune femme, le regard inquiet et la mine pincée. D’un pas indécis et chancelant, elle longeait les structures archaïques que le temps et la pluie avaient rongés. Du bout des doigts, elle effleura les lambeaux des tentures, déchirés et ravagés. « Comment ont-ils pu en arriver à là ? Ils n’étaient pas faibles ou vulnérables. » Après un léger moment de silence, quelqu’un répondit : « Je crois que cela nous renseigne sur la faune et la flore de ce continent. On ferait mieux de partir, vite. Ces terres sont hostiles, sauvages et indomptables. » - « Nous ne pouvons pas fuir de la sorte. Nous avons une mission. » - « Ouvre les yeux, ma jolie. » Il s’accroupit près de la carcasse d’un Sorcier. « Celui-ci a succombé à l’une des créatures qui nous pourchassaient, autant que je peux juger des effets des maladies qu’ils répandent en nous touchant. » Il scruta la dépouille, sans la toucher ni trop s’en approcher. Il se releva, enjambant les cadavres pour en désigner un autre. « Morsures animales et chair arrachée … Des bêtes ont fait un festin de ceux-là. » Il ne restait presque plus que les os. « Lèvres bleues, corps crispés … Eux ont mangé quelque chose qu’il ne fallait pas. » Il prit une grande inspiration, se dirigeant lentement vers d’autres corps. « Mais ce petit groupe là … » Les mots moururent. Anxieux, il frotta son visage avant de reprendre : « Les plaies sont d’une perfection redoutable. Les coups ont été portés à des points stratégiques et les coupures sont nettes. » A l’aide d’un morceau de bois, il souleva les vêtements, découvrant les blessures. « Elles ont été faites avec des armes par des guerriers entraînés. » - « Avons-nous été devancés ou s’agirait-il plutôt d’autochtones ? » - « Je ne peux pas répondre à ça. J’aurai tendance à penser que rien n’aurait pu survivre dans les parages mais nous sommes les premiers arrivés. » Il y eut un rire. « C’est ce que vous croyez. » souffla une voix basse et morne. Perchés dans les branchages, dissimulés par les épais feuillages, quelques Sorciers observaient la scène. Ils étaient en piteux état. « Que voulez-vous dire ? » - « Nous croyons être seuls mais ce n’est pas la vérité. Nous ne sommes pas seuls, jamais. C’est au-delà des monstres qui vivent sur ces terres. Elles sont venues la nuit. Elles nous chassent. » - « Qui ? » - « Elles sont au service de la Dévoreuse. La Dévoreuse contrôle ce continent. Elle décide de tout. » - « Vous avez vu la Dévoreuse ? » Il ne répondit pas. « Vous comprendrez, bientôt. » Les bois frémirent. « Je crois qu’elles arrivent. Elles ne sont pas loin. »

Sunilda contemplait le carnage, sans rien dire ni bouger, perdue dans le fils de ses pensées. Les Sorciers avaient été massacrés. Plusieurs maux s’étaient abattus sur eux, tous différents. Certains prêtaient à confusion. « Il n’y a pas de survivant près du lac. » marmonna un jeune homme, épuisé d’avoir fait le tour du point d’eau en courant. « Tous les Sorciers sont morts. » - « Que s’est-il passé ici … » - « C’est plutôt une bonne chose, non ? Qu’ils ne soient plus en vie. » - « Oui. Je m’inquiète seulement. » - « Pourquoi ? » - « Les choses qui les ont tué peuvent aussi nous décimer. » Elle tendit l’oreille, croyait avoir entendu quelque chose. « Je … » Un filet de lumière attira son regard. Elle se baissa, écartant les herbes hautes pour trouver le petit objet qui brillait. « Qu’est-ce que c’est ? » demanda un autre. Elle fit tournoyer la broche entre ses doigts. Sunilda avait déjà vu ses bijoux, dans les longs cheveux des Sirènes qui attaquaient les vaisseaux et noyaient leur équipage. « Je ne suis pas certaine de comprendre. » murmura-t-elle en engouffrant sa trouvaille dans sa poche. « Allons-y. J’ai cru … » Elle s’interrompit. « Ne devrions-nous pas retrouver les autres ? » - « Non, plus tard. Suivez-moi. » Elle se mit à détaler à travers les plaines et les collines. « Faites silence. » prévint-elle. Elle avait un mauvais pressentiment. « Est-ce que vous entendez ? » Des rires, des conversations, des plaintes et un brouhaha. Il y avait de la vie, non loin. Tapie dans les mauvaises herbes, elle rampa pour jeter un coup d’œil de l’autre côté des dunes. Près des rivages, une Cité dont la construction s’achevait.


Mots : +780

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